La Guilde Marchande de Pandémonia – Tome 2

A peine deux mois après la sortie de son premier tome, La Guilde Marchande de Pandémonia poursuit son petit bonhomme de chemin, tout comme son ancienne héroïne Lucciola Lunatria reconvertie en négociante. Après avoir fait affaire avec une grenouille géante et des harpies, le groupe de marchands débutants s’attaque à un vaisseau fantôme dans le tome 2 sorti le 22 avril 2026. Une mission qui va nécessiter de mettre leur vie sur la balance pour obtenir une transaction, car le maître des lieux ne semble pas enclin à faire affaire…

Cette critique a été réalisée avec un exemplaire fourni par l’Éditeur.

Suivez la guilde !

La thune est plus forte que l’épée !

Pandémonia, les terres où s’affrontent monstres et humains, où seule règne la loi du plus fort. Au cœur de ces affrontements se trouve la vaillante Lucciola Lunatria. Lorsque son chemin croise celui de Bilkis Draco, membre de la guilde des marchands, elle découvre un monde très particulier : celui du commerce avec les monstres. Désireuse d’amener la paix en Pandémonia, elle décide alors de rejoindre la guilde. Réussira-t-elle à lier ses aspirations avec celles de cette organisation ?

Glénat

Dans un monde où héros et rois démons s’affrontent depuis des générations, Lucciola Lunatria, redoutable guerrière aux “griffes d’argent”, pense accomplir une mission des plus classiques en traquant un roi démon sévissant sur les terres de Pandémonia. Pourtant, durant le combat, la jeune héroïne se retrouve propulsée dans une benne de fumier appartenant à Bilkis Draco, négociant de rang 1 deLa Guilde Marchande de Pandémonia.Estimant avoir subi un lourd préjudice, le marchand exige alors que Lucciola travaille pour lui jusqu’au remboursement complet de sa dette. Une perspective loin d’enchanter la jeune femme, dont le seul désir reste de repartir au combat afin d’éliminer définitivement le roi démon.

Seulement, les ambitions de Bilkis sont à l’opposé de celles des héros. Représentant d’une organisation dont la vocation est de commercer et négocier avec les monstres, il entraîne peu à peu Lucciola dans la découverte d’un monde où humains et créatures peuvent coexister à travers des accords mutuellement bénéfiques. En observant les échanges entre le marchand et le roi démon qu’elle poursuivait jusque-là, l’ancienne combattante commence à remettre en question le bien-fondé de sa mission, d’autant plus lorsqu’elle prend conscience des ravages causés par les héros envers des monstres simplement considérés comme nuisibles. Peu à peu, une idée germe alors dans son esprit : celle d’une paix durable obtenue non par la force, mais par la diplomatie.

Convaincue par cette nouvelle voie, Lucciola reçoit de Bilkis une lettre de recommandation afin d’intégrer à son tour la Guilde Marchande de Pandémonia et devenir négociante. Toutefois, après deux échecs successifs à l’examen écrit, ce n’est qu’au terme d’efforts acharnés qu’elle accède enfin à l’épreuve finale sous la supervision de Shikai Crow. Pour réussir, la jeune femme doit conclure une transaction avec un monstre afin d’obtenir l’eau d’une mystérieuse source. Mais tandis que Shikai commence à douter des capacités de l’ancienne héroïne, un piège les conduit droit face à un dangereux cocatrix. Contre toute attente, Lucciola parvient grâce à sa bonté et son profond sens de la justice à désamorcer le conflit de manière pacifique, obtenant ainsi l’eau tant convoitée et gagnant au passage le respect sincère de son examinateur.

Désormais membre officiel de la Guilde Marchande de Pandémonia, la jeune négociante doit encore apprendre à survivre entre paperasse, règlements et missions commerciales. C’est ainsi qu’après des débuts mouvementés dans l’univers administratif de la guilde, Lucciola se voit confier sa première mission officielle par son supérieur Daryl Morgan. Accompagnée de Shikai, de l’ancienne prêtresse Meena Ratri et du jeune noble Kieran Doon, elle parvient brillamment à conclure un accord avec les harpies. Pourtant, alors que tout semblait enfin se dérouler sans encombre, le navire des négociants croise la route d’un inquiétant navire enveloppé dans la brume…

S.O.S Fantômes

Face aux monstres, la victoire par l’échange plutôt que par la force !!

Lucciola et ses compagnons sont sur le retour après s’être acquittés de leur mission auprès des harpies. Mais voilà qu’un vaisseau fantôme apparaît devant eux, son équipage leur proposant une transaction. Toutefois, le navire est connu pour amener les vivants à son bord afin de grossir ses rangs. Lucciola et ses compagnons, qui ne sont que de rang six, seront-ils à la hauteur ?

Glénat

C’est sur le chemin du retour, après avoir frayé avec les harpies dans le tome 1 de La Guilde Marchande de Pandémonia, que Lucciola et ses compagnons rencontrent sur leur route le terrible vaisseau fantôme qui, d’après la légende attire les humains pour venir grossir les rangs de son équipage. Alors qu’un mort-vivant hèle les marchands pour leur demander de venir conclure des négociations entamées il y a de cela 244 ans, et que Lucciola souhaite tenter l’aventure, Shikai tente par tous les moyens de s’enfuir. Mais, au bout de 16 tentatives ratées, il doit se rendre à l’évidence : la brume ensorcelée les empêche de s’échapper.

Coincés, ils finissent par monter à bord pour écouter la requête du capitaine. Cependant, avant même d’espérer entamer les négociations, le groupe va devoir lever le voile sur la disparition de l’équipage ainsi que sur les raisons ayant conduit à l’échec de ce marchandage laissé inachevé. Une épreuve qui va demander autant de connaissances que de diplomatie, mais devant l’agressivité de certains membres de l’équipage, Lucciola réussira-t-elle à modérer ses instincts d’héroïne pour ne pas briser le tabou le plus important de la guilde ?

Lisez un extrait de La Guilde Marchande de Pandemonia – Tome 2 ici !

Larme du négociant

Maintenant que les bases sont posées, il est désormais temps de rentrer dans le vif du sujet, ce qui n’est pas pour me déplaire et en même temps, vu le nombre de volumes que compte la série, cela s’avérait nécessaire. Je dois reconnaître que La Guilde Marchande de Pandémonia fait partie de ces séries que j’aurais bien vu s’étaler un peu plus, à l’instar de La Romancière et le Mercenaire, Kuro ou encore Too Beat, tant je me suis instantanément attachée aux personnages. Si Lucciola reste fidèle à elle-même, Kieran et Meena, à la faveur des épreuves vécues sur le vaisseau fantôme, se dévoilent un peu plus et finissent par évoluer positivement au contact de l’ancienne héroïne.

Paradoxalement, la profession précédente de cette dernière, au lieu de lui servir d’avantage comme je m’y attendais, la dessert plus qu’autre chose. Un retournement de situation auquel je ne m’attendais absolument pas, mais qui se révèle assez logique pour peu que l’on y réfléchisse un tant soit peu. Si c’est grâce à ses griffes d’argent que Lucciola a réussi son examen avec brio, le tabou qui consiste à ne pas blesser les monstres sous aucun prétexte que ce soit, les relègue par la suite au rang de fardeau. Il a suffi d’une réaction instinctive destinée à protéger son collègue pour déchaîner l’hostilité de certains matelots mort-vivants. Face à Shikai et à ses connaissances poussées de la valeur des biens, à Meena et à sa clairvoyance et à Kieran qui connaît bien le continent, quelle arme va-t-elle bien pouvoir trouver ?

J’avoue qu’à première vue, à part son courage, sa détermination et sa bonté chevillée au corps, Lucciola ne brille ni par son savoir, ni par ses compétences en négoce quelles qu’elles soient. Il va être d’autant plus intéressant de voir la jeune fille trouver la réponse à cette question et se forger son propre style là où ses compagnons ont déjà leurs points forts tout trouvés. Maintenant que l’expédition sur la route commerciale interdite se profile à l’horizon, je me demande bien quelles sont les vraies intentions de Daryl Morgan, en confrontant ses subordonnés novices à un danger toujours plus grand, sans même les consulter.

J’ose croire que c’est parce qu’il a une entière confiance dans leurs capacités, mais sait-on jamais, Kachou Hashimoto risquerait bien de me surprendre une nouvelle fois. Toujours est-il qu’après son coup d’éclat, il ne fait aucun doute que Lucciola sera de l’expédition, mais je prie pour que ce soit également le cas de Shikai, Kieran et Meena, dont je brûle de connaître le passé. Certes, cela risque d’être court en deux volumes de La Guilde Marchande de Pandémonia restants. Cependant, vu la très bonne gestion du rythme menée depuis le début par la mangaka, je ne me fais pas de soucis. Retour aux affaires donc le 17 juin 2026 pour la sortie du tome 3 de La Guilde Marchande de Pandémonia.

Pour conclure…

Avec ce deuxième tome, La Guilde Marchande de Pandémonia confirme tout le potentiel entrevu lors du premier volume. Derrière son concept de fantasy marchande atypique, Kachou Hashimoto construit surtout un récit d’apprentissage où Lucciola doit peu à peu déconstruire tout ce qui faisait autrefois sa force. Dans un univers où la violence est proscrite au profit de la diplomatie, ses fameuses griffes d’argent deviennent presque un poids qu’elle doit apprendre à dépasser afin de trouver sa véritable place parmi les négociants. Pendant que Shikai, Meena et Kieran dévoilent progressivement leurs talents et leur personnalité, l’ancienne héroïne cherche encore ce qui fera d’elle une marchande à part entière, au-delà de son courage et de sa bonté naturelle. Une évolution particulièrement intrigante alors que l’expédition sur la route commerciale interdite se profile déjà à l’horizon et que les intentions de Daryl Morgan demeurent plus floues que jamais. Malgré les seulement deux volumes restants, le rythme parfaitement maîtrisé par la mangaka laisse confiant quant à la suite des événements. Rendez-vous est donc pris le 17 juin 2026 pour découvrir si Lucciola saura enfin transformer ses faiblesses en véritable force.

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