La chasseuse et l’Alchimiste, après 25 000 lecteurs en France, le livre sort en poche chez Bigbang. Partez avec Margaret et Wes pour participer à la grande chasse du Hala. Cette créature mythique refait son apparition et déclenche un des plus gros événements. Une chasse qui demande à être en duo. Chasseurs et alchimistes s’unissent alors pour se lancer à l’aventure ! Retrouvez cette histoire en version brochée, reliée et poche chez votre libraire préféré et sur Amazon.
Cette critique a été réalisée avec un exemplaire fourni par l’Éditeur.


Une fantasy cosy et romantique
Le légendaire hala, créature mythique, a fait son apparition, et une grande chasse va s’organiser. Margaret en est sûre, si elle remporte cette chasse, sa mère Evelyn rentrera enfin à la maison. Mais même si elle n’a pas son pareil avec un fusil, Margaret doit trouver un alchimiste comme partenaire, c’est la règle. Wes n’est pas alchimiste, du moins pas encore. Il a été congédié par tous ses maîtres, et Evelyn représentait sa dernière chance.
La Chasseuse et l’Alchimiste a déjà fait sa place sur les étagères depuis 2023. Fort de son succès, voilà la version poche. Je découvre alors encore une fois une histoire avec une certaine pression sur les épaules. Comme Love Hypothesis qui était le phénomène Tik Tok, je parcours les pages d’une histoire tout aussi acclamée et je vais devoir donner mon avis.
Voyons ce que cette petite romance cosy et fantasy va me faire comme effet.
De la haine à l’amour
Je pourrais parler du côté fantasy en premier, mais vous allez vite savoir pourquoi je commence par cette romance. Margaret est la fille d’une puissante alchimiste. Sa mère est partie en voyage et impossible de savoir quand elle reviendra. Mais ça, Margaret en a l’habitude au final.
La chasse se prépare et elle n’y prendra pas part. Mais voilà que Wes débarque chez elle. Le pire alchimiste du milieu crée son petit mensonge et annonce étudier avec la mère de Margaret.

Premier point noir, Wes n’a rien fait, rien dit et voilà que Margaret le déteste déjà. Pourquoi ? Le pauvre, il n’a rien demandé. Bon, il n’est pas très doué mais on l’aime quand même. Mais d’un autre côté, je ne peux pas en vouloir à la miss. J’ai trouvé Wes insipide et sans caractère. Il se mettrait à côté d’une plante verte, je ne ferais pas la différence. Ici, on n’a pas de mâle alpha ni d’homme charismatique, juste le pire des alchimistes.
Quant à Margaret, je la vois comme une pauvre fille aigrie. Certes, elle n’a pas une vie simple avec sa mère digne d’Elizabeth Grey (si vous connaissez Grey’s Anatomy, vous avez la réf). Dès le début, elle prend Wes en grippe, et allez savoir pourquoi à un moment, hop, c’est l’idylle parfaite. La transition ne m’a pas plus séduite que ça.
Bonjour, je cherche la chasse
Outre la romance, il y a un autre sujet qui titille la hype. La chasse ! Dès le début du livre, on nous en parle et on attend que ça. Après une centaine de pages, hormis quelques mentions des préparatifs, toujours rien. Mais alors, à qui la faute ? L’auteur qui n’a pas su nous offrir une chasse digne de ce nom ?


Eh bien non. J’opterais plutôt pour une maladresse de la maison d’édition. Je vous laisse lire plus haut le résumé sur la couverture en photo.
Quand je lis le résumé, je m’imagine une chasse, de la magie noire et une énorme enquête avec en fond une petite romance sympathique. C’est là que la déception arrive. Quand on ferme le livre en fin de lecture, on se retrouve avec un goût amer sur la langue. La chasse n’a lieu qu’en fin de livre. C’est clairement ce qui m’a déçue. Trop d’attentes de mon côté je suppose, mais bon. Ceux qui hésitent à acheter ce livre à cause de la chasse, ne vous inquiétez pas, on n’en voit pas plus que ça, promis.
Mon avis sur La Chasseuse et l’Alchimiste
J’ai frôlé le DNF. À chaque fin de chapitre, je me disais « bon allez, j’abandonne, je n’y arrive pas ». Mais je me suis accrochée afin de pouvoir offrir un avis correct. De base, je ne suis pas une adepte du Slow Burn. Mais quand l’intrigue autour est prenante, ça change la donne. Là, je me suis ennuyée dès le début, et même après une centaine de pages j’avais du mal à garder la tête en dehors de l’eau. Margaret est agaçante et Wes n’a aucune saveur. Leur romance prend du temps (logique pour un slow burn), mais se débloque d’un coup sans logique. La chasse qui, d’après le résumé, est le centre de l’histoire n’est au final qu’une petite partie du livre et finalement on se retrouve avec une histoire qui dénonce la société. La fantasy se retrouve à être finalement juste le support qui guide le message.
Je me retrouve avec ce livre entre les mains à essayer de comprendre d’où vient le succès. Après discussion avec des lectrices, il se trouve que ce livre a plu par sa couverture et que beaucoup ont été déçues de l’histoire. La raison ? Le résumé qui met sur une fausse piste. Il n’aurait pas fallu parler autant de la chasse dans le résumé alors qu’elle n’en est pas le centre. Donc si vous cherchez un slow burn et de la fantasy, ce livre vous plaira. Mais si vous voulez de l’épique et des combats fantasy, passez votre chemin.
Margaret et Wes font équipe durant les trois quarts du livre pour une chasse dont on entendra beaucoup parler mais qu’on ne verra au final que très peu. Un duo qui passe du dégoût à l’amour sans trop de raison mais qui pourra satisfaire les fans de slow burn. Le côté fantasy cosy est sûrement trop présent à mon goût. Le livre est long et plat. On aurait voulu un peu plus de folie pour que cette histoire nous marque.




