
C’est pendant l’automne que se révèle le plus souvent la magie. Avec l’ambiance d’Halloween, de nombreux.ses sorciers.ères sont mis.es en avant pendant que les couleurs automnales se déversent dans le paysage. Citrouilles, chats noirs, balais et autres attributs fleurissent au coin des maisons alors que dans celles-ci, les habitants suivent le rythme à coup de marathons Harry Potter. Mais pour changer un peu nos soirées, Magic Rain Studios nous a sorti ce 20 octobre 2025 une nouvelle aventure magique, ILA : A Frosty Glide. Une sorcière, un chat noir et un skatebalais.
Ce test a été réalisé sur une version PS5 fournie par l’Éditeur.
Le chat noir
La quête d’Ila se dessine alors que son chat Coco a disparu. Cette jeune sorcière encore en apprentissage s’envole alors vers une île magique enneigée, sur les traces de pattes de Coco. Derrière cette attendrissante recherche, la vie d’Ila se dessine au travers de ses souvenirs et des lettres de son papa. D’un simple pistage, ILA : A Frosty Glide se transforme en leçon de vie. Coco n’est pas juste un chat et notre quête nous l’apprendra.

ILA : A Frosty Glide, ce n’est pas que l’histoire d’Ila. C’est aussi le village magique de Brumeval et ses alentours. Au cœur de l’île, des traces du passé resurgissent à travers les lettres laissées par d’anciens habitants. D’antiques mages ont soumis les environs à des parcours régis par les quatre éléments naturels. Ila devra utiliser sa magie pour venir à bout de chaque parcelle afin d’atteindre le sommet de ce monde. Au plus elle avance, au plus ces épreuves lui apprendront à utiliser sa magie. Elle pourra ainsi continuer vers des environnements plus complexes, mais surtout revenir sur ses pas pour accéder à ce qui lui était auparavant inatteignable.


Monde ouvert miniature, cette île magique propose en premier lieu une avancée linéaire. Ila ayant besoin de certaines capacités pour continuer, les différentes zones se débloquent donc au fur et à mesure. Mais il est toujours possible de faire demi-tour et d’explorer ce qui l’a déjà été, puis de continuer ensuite comme bon lui semble. En ce sens, ILA : A Frosty Glide dessine une mécanique proche du genre métroidvania. Une fois toutes les compétences en poche, l’exploration complète de l’île peut commencer.


Le balai
Avant de pouvoir voler/rider comme une pro, Ila doit accumuler plus de magie. Dès le départ, les mécaniques les plus importantes du gameplay sont utilisables. Ce qui change ensuite, c’est la quantité de magie que possède notre sorcière. Au plus elle avance dans sa quête, au plus elle cumule de capacité magique. Cette dernière lui permet de voler plus haut, plus loin, plus longtemps.
Ne se suffisant pas toujours à elle-même, la magie d’Ila peut être boostée par des éléments magiques dans l’environnement. Des champignons magiques à activer comme raccourcis, permettant de sauter haut vers un point déjà atteint. Des ellipses donnant une accélération ou ravitaillant la jauge de magie, ce sont d’autant d’éléments permettant de se déplacer plus facilement ou d’atteindre des points presque inaccessibles.


Combinant donc la magie et l’environnement, l’équipe derrière ILA : A Frosty Glide offre un level design original et varié. On ne s’ennuie jamais, l’aventure n’est pas répétitive et certaines petites énigmes se cachent en chemin. Accessible à tous, il sera tout de même conseillé d’ouvrir les yeux et de prêter attention aux documents et à l’environnement pour avancer au cœur de l’île.
L’avancée au travers de l’île se faisant en vue 3D, les développeurs ont choisi de nous confier une caméra pouvant partiellement pivoter. Si à certains endroits elle peut être tournée à 360°, d’autres passages limitent la rotation de la caméra pour fixer l’objectif sur les plateformes qu’ILA doit passer. Entravant un peu la liberté de déplacement, le positionnement de la caméra est pensé pour nous aider, bien qu’il soit parfois plus handicapant.
Le chapeau pointu
Aux couleurs saturées et variées se mélangent des graphismes pixélisés. Propres et nets, les divers éléments du jeu se différencient bien les uns des autres. Les objets les plus importants se démarquent des décors par des couleurs plus vives et chaleureuses. Le tout formant une île divisée en plusieurs zones reconnaissables par leur ambiance visuelle. De la sombre forêt à la ville éclairée en passant par les monts glacés, chaque recoin a sa propre atmosphère.
Prouesse visuelle, si à l’approche d’une zone le visuel se différencie, l’ensemble de l’île vue de loin reste uniforme, sans que ne nous puissions réellement remarquer les diverses zones, à moins de bien connaître le coin. Cela induit aussi une répétitivité dans certains décors. D’un mont à l’autre, il est facile de se perdre et d’avoir des difficultés à se repérer. Ceci complique l’exploration et fait tourner en rond tout inconnu un peu dissipé.


L’esthétisme dans ILA : A Frosty Glide passe aussi par le look d’Ila. Des coffres à dénicher ainsi que deux boutiques nous offrent des vêtements pour se changer. Aucune compétence n’est impactée par la modification des habits. Un petit plus qui n’était pas nécessaire, mais qui récompense l’investissement dans l’exploration de l’île.
Si les zones de l’île d’ILA : A Frosty Glide ont leur propre visuel, elles ont aussi un fond sonore bien à elle. Reflétant l’ambiance, la musique nous berce dans l’univers magique d’Ila, bien qu’elle disparaisse de temps en temps, laissant les bruitages rythmer le voyage.


La magie opère
J’ai tout de suite accroché à ILA : A Frosty Glide. Avec une prise en main rapide et facile engendrée par un gameplay simple et progressif, j’ai vite pu avancer sans difficulté. Ajouter à ça une histoire limpide et facilement compréhensible (avec un chat en plus !), il est facile de s’attacher à Ila et son histoire.
Happée par le visuel du jeu, j’ai été captivée par les décors magiques, entre la fraîcheur de la neige et la chaleur du village. À chaque endroit où se posent mes yeux, un décor fabuleux se dessine. Ce dernier semble d’ailleurs illimité. L’île d’ILA : A Frosty Glide n’a pas de limite physique réellement perceptible en dehors de la mer, me donnant une réelle sensation de liberté, tout en me lovant dans le petit cocon qu’est cet îlot. L’histoire de la magie et de l’île ajoute du contexte et un univers à l’histoire, mais cela ne suffit pas à enlever la solitude ressentie pendant l’aventure.
Dans cette aventure presque parfaite se glisse un seul point vraiment négatif : la durée de vie du jeu. L’histoire se réalise en 2h30 et l’exploration en guère plus d’une heure de plus. Sans que cela ne bâcle l’expédition, j’aurais personnellement apprécié jouer deux à trois heures de plus. Les développeurs ont été à l’essentiel, sans jamais tourner en rond.

Des plus petits studios émanent souvent les plus petites perles du jeu vidéo. ILA : A Frosty Glide en est la preuve parfaite. De la beauté dans tous les aspects et des défauts peu perceptibles et si minimes qu’ils en sont inexistants. Une histoire rapide, un gameplay simpliste et un monde ouvert miniature nous offrent l’essentiel pour s’amuser sans jamais se lasser. Ajoutez à cela quelques petites attentions dans l’univers de l’île magique et on obtient un jeu complet et captivant.
La note de la rédaction
Les notes de la rédaction
Les points positifs
Une direction artistique magnifique
Un level design intéressant
Une histoire attachante
L’univers de la sorcellerie
Une prise en main très facile
Aucun bug
Les points négatifs
Une durée de vie très courte
Une exploration compliquée par quelques zones similaires




