GreedFall II : The Dying World

En 2019 sortait des studios de Spiders Greedfall premier du nom, un RPG narratif qui prend place dans un univers original inspiré de l’Europe du 17ème siècle. Dans ce dernier, nous incarnions un colon de la ville de Sérène, envoyé sur l’île mystérieuse de Teer Fradee, où vivent des natifs indigènes et des créatures mystérieuses. Différentes factions étaient impliquées, et il convenait de gérer nos relations avec ces dernières pour créer d’éventuelles alliances. Dans ce deuxième opus, Greedfall II : The Dying World, nous incarnons cette fois un natif de l’île de Teer Fradee, trois ans avant les événements du premier volet, et nous découvrons une autre partie de ce merveilleux univers, dans le même esprit, mais sous une perspective totalement différente.  

Ce test a été réalisé sur une version PS5 fournie par l’Éditeur.

L’Île Mystérieuse

Dans un univers inspiré de l’Europe du 17ème siècle, trois ans avant les événements du premier jeu, nous incarnons un natif de Teer Fradee. Dans Greedfall II : The Dying World, notre personnage va se trouver confronté à différentes factions, devoir nouer des relations, et évoluer dans un monde où une mystérieuse maladie, la Malichor, fait des ravages.

Des Choix et des Conséquences

Commençons cette partie concernant le gameplay de Greedfall II : The Dying World, pour parler de la création de notre personnage. En effet, des traits physiques aux compétences à choisir en fonction d’une classe parmi pas moins de douze choix (guérisseur, chef de guerre…), la création du personnage peut prendre un certain temps et est un vrai jeu dans le jeu pour qui aime prendre le temps de créer un avatar. L’esprit se rapprochera plus d’un Baldur’s Gate ou d’un Dragon Age que d’un Action RPG classique.

Comme pour ces deux autres licences, nous serons amenés à rencontrer des compagnons au cours de notre aventure. Ces derniers seront au nombre de huit, et auront chacun leur propre histoire, leurs secrets ou leur propre style de combat. Parler avec eux et prendre certaines décisions va augmenter ou réduire leur sympathie à notre égard, ce qui peut déboucher sur une romance ou leur départ du groupe. De la même manière, lors de notre découverte du monde, nous ferons la connaissance de divers alliés et factions, aux objectifs très différents les uns des autres. Il conviendra de naviguer intelligemment entre ces dernières en faisant des choix avisés pour parvenir à nos fins.

Chaque choix, quel qu’il soit, aura un impact sur les événements et l’environnement, ce qui est toujours très appréciable dans un jeu de ce genre, car cela nous implique d’autant plus en tant que joueur et joueuse. Le HUD de Greedfall II : The Dying World est très classique et se compose d’une mini-map et d’un marqueur de quête (plutôt visible et envahissant à mon goût). Lors des phases de combat, ce dernier se complexifie pour y ajouter les compagnons, ainsi qu’une barre d’action. La map, quant à elle, ressemble fort à celle du premier opus et contient son lot de points d’interrogation. Ces derniers sont devenus, ces dernières années, un point discutable pour tous les mondes ouverts, car la plupart du temps ces derniers sont envahissants et servent à remplir artificiellement la map. Cependant, je tiens à souligner qu’ici les points de déplacement rapides peuvent s’y cacher, par exemple.

Le voyage rapide sera de la partie via des panneaux indicateurs dans les différents endroits dans lesquels nous allons passer, mais également via les feux de camp, que l’on pourra trouver et installer partout sur la map, et qui serviront de relais pour nous reposer, améliorer notre équipement, etc. Ce deuxième volet s’avère être plus tourné vers la tactique que le premier. Pour les combats, nous pouvons choisir de les mener en temps réel ou via la pause tactique pour planifier des actions et prendre le contrôle de nos compagnons. Cependant, il sera également possible d’automatiser les actions de ces derniers en activant l’option adéquate. De cette manière, nos compagnons agiront à leur guise, et nous permettront de nous focaliser sur notre personnage.

Pour ma part, j’ai plutôt choisi de fonctionner de manière hybride selon le type d’ennemi. Tantôt en pause tactique, tantôt en temps réel, ce qui rend les combats polyvalents. Chaque attaque simple génère des points d’action, qui une fois qu’ils sont au nombre de cinq permettent d’effectuer une attaque spéciale, choisie dans notre arbre de compétence et équipée en raccourci par la suite. Bien que sympathiques, je n’ai pas trouvé les combats passionnants, ces derniers étant plutôt répétitifs. Heureusement, l’aspect des combats n’est pas ce qui m’intéresse le plus dans l’univers de Greedfall, mais bien les relations avec les différents personnages, les différentes factions et, évidemment, l’histoire.

Comme dans Baldur’s Gate 3, Greedfall II : The Dying World utilise le système de lancer de dés pour certaines actions. Ce sera le cas lors de choix de dialogues, par exemple, mais également pour effectuer des actions comme le pistage ou déverrouiller un coffre. Ces compétences et les statistiques de lancer de dés liées à ces dernières peuvent être améliorées via l’arbre de compétence de notre personnage. Nos compagnons auront également leur propre arbre de compétences avec une section centrée sur leur évolution personnelle, avec des techniques spéciales.

Pendant notre exploration, grâce à notre vision spéciale, à la manière des sens de sorceleur dans The Witcher, nous trouverons divers loot, que ce soient des coffres disséminés çà et là ou encore des plantes, ou des ressources trouvées sur nos ennemis. Ces dernières seront indispensables pour nous permettre d’améliorer notre équipement ainsi que celui de nos compagnons. En effet, grâce à un établi, que l’on pourra trouver dans notre quartier général ou dans les feux de camp par exemple, nos équipements pourront se parer d’atours qui leur confèrent des bonus statistiques.

Le Charme est Intact

Greedfall II : The Dying World est visuellement très réussi et très beau, et tout comme le premier opus, il a une véritable identité visuelle, et une vraie personnalité. L’univers qui faisait tout le charme du premier est présent, et on y retrouve la même ambiance et le même souci du détail. Les environnements, intérieurs ou extérieurs sont fouillés, tout comme les costumes, coiffures et couvre-chefs qui sont tout aussi beaux, originaux et réussis que dans le premier volet, et participent grandement à l’univers et à l’immersion. Je regrette cependant que les animations, bien que jolies, restent encore rigides au niveau des visages des différents personnages, ainsi que les cadrages que j’ai trouvés assez conventionnels. Enfin, je regrette également qu’il n’y ait pas (encore ?) de mode photo disponible sur console.

Une OST Parfaitement Adaptée

Comme pour Greedfall, ce sera Olivier Derivière qui compose la musique de Greedfall II : The Dying World, et j’ai ailleurs été très contente de retrouver de temps à autre quelques bribes du thème du premier GreedFall. Olivier Derivière a un joli palmarès à son actif et a notamment travaillé sur la musique des A Plague Tale, Dying Light 2 ou, plus récemment, sur South of Midnight. Pour ma part, j’avais beaucoup apprécié son travail sur Vampyr. Olivier Derivière est aussi un gamer et travaille généralement en intégrant de la musique adaptative.

La musique adaptative, c’est lorsque cette dernière s’adapte à l’environnement ou aux actions du joueur. De nouveau, l’immersion se trouve renforcée car la musique rythme réellement toutes nos actions. J’ai juste trouvé dommage que l’ambiance musicale se coupe lors des écrans de chargement, de manière plutôt abrupte.

Ce qui participe également grandement à l’immersion, c’est la langue des natifs inventée par les développeurs. En effet, les conversations de ces derniers se feront dans cette langue inconnue. De plus, lorsqu’ils parleront en anglais (j’ai testé le jeu en version anglaise sous-titrée en français), les natifs auront un accent, ce qui est très cohérent, et donc immersif.

Pour conclure…

Greedfall II : The Dying World est l’une des sorties que j’attendais le plus cette année. En effet, j’avais adoré le premier du nom, donc j’avais hâte de retrouver cet univers si particulier. Je n’ai pas été déçue : le jeu garde tout ce qui a fait le succès de son prédécesseur, comme l’importance des choix lors des dialogues, les compagnons et leur histoire, et ajoute même quelques nouveautés. Cependant, j’ai trouvé que le rythme était un peu lent par moments, et les animations un peu rigides au niveau des visages. De plus, le jeu prend le temps de se mettre en place, avec un prologue un peu trop long à mon goût. 

La  note  de la  rédaction

3-5/5

Les notes de la rédaction

Les points positifs

Univers original

Choix et conséquences qui agissent sur le monde 

Musique adaptative d’Olivier Derivière

Polyvalence du style de combat 

Les points négatifs

Animations rigides au niveau des visages 

Rythme un peu lent par moments 

Les combats peuvent être répétitifs

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