
Dune, un monument de la pop culture. Initié au travers des livres de Frank Herbert. L’histoire de Muad’dib et de la célèbre planète de sable s’est vue adaptée au travers de films, notamment plus récemment avec déjà deux volets. Mais aussi plusieurs jeux. Pour la plupart des jeux de stratégie en temps réel. Pour sa part, Dune : Awakening propose un action MMORPG sur la planète de sable et d’épices.
Ce test a été réalisé sur une version PC fournie par l’Éditeur.
Bienvenue sur Arrakis
Dune : Awakening commence par notre arrivée sur la planète de sable. Ou presque ! Une petite cinématique nous introduit à l’univers de Dune, contée par Muad’dib. Très vite, on apprend au travers de celle-ci que l’on évolue dans un monde sans lui. Une version alternative. Une version où beaucoup de choses changent par rapport à l’histoire que tout le monde connaît.
Attention, les lignes qui suivent contiennent des spoilers sur l’histoire du jeu. Ceux-ci sont présentés au début du jeu mais révèlent des éléments sur les premières heures de jeu.

Dans cet univers, Jessica n’a pas donné naissance à un homme. Elle a suivi les ordres des Bene Gesserit, ce qui a changé le cours de l’histoire. Les Atréides n’ont pas été tués, et ils sont en guerre ouverte avec les Harkonnen. L’empereur a toujours la main mise sur l’épice et le peuple de Arrakis souffre de cette guerre pour cette ressource si spéciale.
Cette courte introduction se termine par Muad’Dib nous disant que sans lui nous sommes celui qui pourra changer les choses. Mais notre personnage ne le sait pas encore. Alors que nous faisons notre arrivée sur Arrakis, notre vaisseau se fait détruire et nous sommes le seul survivant. Rapidement, nous sommes pris en charge et guidés par celui qui a offert un atterrissage forcé à notre vaisseau. C’est ainsi que commence notre périple sur Arrakis.
Création de notre survivant
Une fois la première cinématique passée, Dune : Awakening nous fait commencer par une entrevue avec la mère supérieure des Bene Gesserit. prétexte à la création de notre personnage en jeu. Cette phase se divise en deux parties, la première étant l’apparence physique, puis la seconde notre background.



Pour ce qui est de notre apparence, on retrouve une personnalisation assez classique. Pas forcément très permissive au niveau de la corpulence de notre corps. On reste tout de même sur quelque chose de suffisant pour se faire plaisir. On regrette tout de même que les modèles font un peu vieux au niveau des apparences, en particulier des cheveux qui ont ce rendu carton.
Puis vient le choix de notre background. Présenté comme étant un interrogatoire par la mère supérieure Bene Gesserit. Cette phase permet entre autres même aux néophytes de l’univers de s’y retrouver. Chaque choix est détaillé avec du lore. On y retrouve les grandes maisons comme les Atréides ou encore les Harkonnen, mais aussi d’autres planètes moins connues. On y choisit notre rang aussi et, pour finir, notre “classe” telle que Mentat ou encore Bene Gesserit.
Apprendre à survivre
Arrakis est impitoyable, et Dune : Awakening nous le fait rapidement comprendre. Perdu au milieu du désert, à la merci de la chaleur, il faudra vite trouver une solution. Heureusement, une petite voix nous aide après avoir descendu notre vaisseau. Il nous guidera lors de nos premiers pas pour nous expliquer les bases. Premièrement, l’eau.
La gestion de l’eau
Ressource précieuse sur Arrakis, l’eau vaut plus que de l’or. Il faudra en trouver et rester hydraté. Représentée par une barre de soif, celle-ci est divisée en trois zones, la plus basse indiquant que l’on est déshydraté. Les deux autres apportant des bonus d’endurance si on reste à ce niveau. Mais comment s’hydrater ?

La première méthode est la plus simple, mais aussi la moins efficace. Au début, on pourra récolter de la rosée sur des plantes. Elle permet de remonter au niveau du premier jalon. Cela permet d’éviter la déshydratation. Mais impossible d’obtenir de bonus. Pour cela, il faudra une source d’eau plus conséquente. Du coup, on pourra tout simplement boire dans les réserves des lieux que l’on explore, certaines possédant des sources d’eau plutôt profitables à notre bien-être. Elles restent néanmoins temporaires. C’est pour cela que rapidement on nous apprend à fabriquer un distille. On reviendra plus tard sur le craft.
Pour ce qui est de cette tenue emblématique des fremens, contrairement à ce que dit le livre, le distille ne nous permettra pas de perdre seulement un dé à coudre d’eau par jour. Mais il permettra tout de même d’en récupérer un peu dans une sorte de réserve. Chaque cran rapportant environ ⅓ d’une jauge. En jouant avec les points de rosée, il sera donc nécessaire d’avoir une réserve sur nous si besoin. Et pour finir, le moyen le plus efficace en début de jeu : la récupération de sang.
Il est en effet possible d’avoir un recycleur de sang qui permettra de récupérer de l’eau pure. Cela demande de tuer des ennemis et de récupérer leur “eau”. Une fois faite, la machine le transformera en eau buvable. En cas d’urgence, il est aussi possible de boire directement le sang de la poche.
Rester à l’ombre
Deuxième danger de Arrakis, le soleil. Brûlant, celui-ci va doucement nous faire perdre toute notre eau. Et en fonction des zones, il peut être plus ou moins fort. Le résultat sera de perdre de l’eau plus vite, mais aussi de la santé et de l’endurance. De plus, plus on reste déshydraté, plus notre barre de vie maximum diminue jusqu’à récupérer de l’eau.
Histoire de ne pas nous aider, les zones n’ont pas les mêmes situations climatiques. Certaines sont plus chaudes. Seule la nuit offrira un peu de répit si tant est que l’on ne parle que de la chaleur. Notre eau continuera de diminuer, sans compter les nombreux dangers de Arrakis. Dune : Awakening est un jeu qui nous rappelle que nous sommes peu de chose, qui plus est face aux Sardaukar qui patrouillent, ou encore au vers de sable qui n’attendent qu’une occasion de nous dévorer.
La mécanique est assez intéressante et reflète bien la dureté de Arrakis. Mais quel enfer ! On passe beaucoup de temps à chercher de l’ombre, puis des plantes pour l’eau entre deux ressources, à faire des allers-retours constants. Et pour ne pas aider, les Distilles sont loin d’être super efficaces. On a aussi un affichage qui est assez minimaliste. Cela permet de vraiment apprécier le jeu, mais les infos de chaleur apparaissent tellement peu, et il est difficile de savoir quel impact direct cela a.
Shai-Hulud et plus encore
Si le climat était le seul ennemi de Dune : Awakening, ce serait simple. Mais le désert réunit de nombreux dangers. Des bandits, bien sûr, et autres pilleurs. Mais aussi les vaisseaux de l’imperium. Bien que l’on participe à son économie, notre présence n’est pas vraiment souhaitée. On se retrouve donc la nuit à éviter les vaisseaux qui traquent toute personne recherchée. Si l’un de ses puissants projecteurs nous touche, nous sommes tenus en stase et des ennemis sont envoyés, des sardaukars.


Sans oublier Shai-Hulud, ou ver des sables. Le plus grand danger de la planète. Lors de nos traversées du désert, le bruit du ver rythmera nos pas, et sûrement notre course pour le fuir le plus vite possible. Sous forme d’un marqueur de vibration, nos déplacements pourront attirer le ver. Bien évidemment, les déplacements à pied seront moins susceptibles d’attirer le ver que les motos des sables. Il semblerait notamment que les boucliers attirent Shai-Hulud plus vite. Ce petit détail venant directement du livre.
Comment se protéger de tous ces dangers ? C’est très simple, ou presque. Pour éviter le ver de sable, le plus simple est de rester à proximité de la roche. Seules les dunes intéressent les vers. Il est aussi conseillé d’éviter de passer en plein milieu d’un passage de ver. Il faudra faire preuve de patience. Pour ce qui est des vaisseaux, il suffira de ne pas entrer dans la lumière. Sauf si vous voulez combattre. Un abri tel qu’une grotte ou des roches suffit à se cacher. Ou tout simplement notre base. Celle-ci, tant que le bouclier est actif, est une zone sûre pour nous, bien que je ne puisse pas promettre qu’une construction en plein désert ne soit pas balayée par Shai-Hulud.
Apprendre, évoluer, s’équiper
Pour survivre sur Dune : Awakening, il faudra s’améliorer. On commence au bas de l’échelle, comme dans tout jeu de survie. Le schéma suit les principes classiques du genre comme Ark par exemple. On répétera donc la même boucle : trouver des ressources, fabriquer de l’équipement, affronter des dangers plus importants pour découvrir plus de matériel et on recommence. L’évolution se passe donc par plusieurs étapes.



On pourra rapidement fabriquer nos premiers équipements. Ces derniers s’apprennent via le menu du personnage et permettent de créer de l’équipement. Mais aussi des éléments pour le housing et des machines (mais nous y reviendrons.) Certains plans demandent juste des points de renseignement. D’autres demanderont des conditions supplémentaires comme explorer des camps. Chaque camp exploré et validé permettra d’accéder à de nouveaux plans. Il sera aussi possible d’en trouver dans les labos de recherche laissés à l’abandon sur la planète, aux mains des pilleurs ou encore protégés par des soldats.
Le housing dans Dune : Awakening
Quel joli mot à mon oreille, ou presque. Housing, cela sonne calme, mais dans Dune : Awakening, le terme serait plus création de bases. On peut en effet créer des bâtiments. Ces derniers offrent une protection contre les éléments, les ennemis, mais aussi un espace pour toutes nos machines. Elle permet d’y stocker nos ressources, de fabriquer des objets, ou d’y garder nos véhicules en sécurité. Mais elles sont aussi destructibles.
Construire sa base
Construire sa base est un moment charnière dans l’aventure. Celle-ci nous permettra d’accéder à pas mal d’objets. La plupart demandent un fabricant. Seuls les tenues et objets de base peuvent se faire à partir de l’inventaire. Pour ce faire, on débloque très vite les premiers éléments : une console de sous-fief, les murs et portes de base et, bien sûr, les générateurs et quelques machines.



Toutes les bases fonctionnent de la même façon dans Dune : Awakening. Le joueur a une console de sous-fief. Celle-ci permet quelques gestions de la base mais elle est aussi le point faible de cette dernière. En cas de destruction, on perd notre base. En zone PvP, il est donc très fortement recommandé de la cacher. Les murs demanderont majoritairement du granit. En tout cas pour les deux premiers niveaux de solidité. Les portes, quant à elles, demanderont du métal récupéré pour les classiques. Certaines auront besoin de minerais plus évolués comme du fer.
Pour ce qui est de son fonctionnement, il est très simple. Chaque machine consomme du courant. Un générateur en produit une quantité limitée. Il faudra donc soit couper des appareils, soit mettre plusieurs générateurs. Et il faudra bien sûr les alimenter pour que le bouclier reste actif. Bien évidemment, l’utilisation de ces machines semble impacter la durée de rechargement. C’est un moyen simple de laisser les bases à l’abandon se faire détruire par les autres joueurs.
Entretenir sa base
Au-delà de l’apport en électricité, il y a quelques mécaniques à comprendre. Tout d’abord, il faudra choisir les accès à la base. Ceux-ci sont très importants. Ils permettent de définir qui peut ou non y passer, mais aussi s’y balader, ou même utiliser les machines de cette dernière.
Il faudra bien entendu la réparer aussi quand elle subit des dégâts. Mais surtout, il faudra s’acquitter de la taxe. Cette dernière est une solution pour éviter que des bases prolifèrent de partout dans le jeu alors que les joueurs ne se connectent plus. Il est vrai que certaines zones sont chaotiques avec des dizaines de bases agglutinées sur un même rocher car proche d’un marchand. Mais c’est aussi une contrainte qui arrive tôt dans le jeu. Cette dernière jouant une forme de levier pour forcer les joueurs à se connecter. Car si vous ne vous connectez pas, plus de base et donc vous perdez tout. Elle reste abordable dans l’ensemble et dépend de la taille de notre base mais, au début, elle demandera de s’acquitter de 2500 crédits supplémentaires pour rejoindre une des capitales. Par chance, seul l’aller est payant, le retour est lui entièrement gratuit. Il est donc possible d’aller payer dans l’une des capitales, soit celle des Atréides, soit celle des Harkonnen.
Le gameplay de Dune : Awakening
Il est temps, voyons un peu le gameplay de Dune : Awakening. Celui-ci à première vue ressemble beaucoup à ce qu’on pourrait trouver dans Ark. Une vue à la troisième personne, en mode jeu de tir. Ce dernier est assez simple à première vue, mais se complexifie autour de la personnalisation de votre personnage et de son équipement.
Compétences et équipement
Notre héros aura pour se défendre deux choses. Tout d’abord son équipement. Classique, il comporte notre armure, nos armes et outils, et bien sûr quelques gadgets comme les boucliers. Ce célèbre dispositif de Dune. Ce dernier fonctionne de façon très simple. Lorsqu’actif, il protège des aiguilles et attaques au corps-à-corps rapides. Mais si l’on tire, il se désactive pour nous laisser utiliser notre arme.


On peut équiper durant nos sorties 8 outils ou armes. Il faudra bien choisir celles dont vous avez besoin. Pour ma part, je gardais toujours un fusil et mon couteau à portée. Et quelques outils de base comme l’extracteur de sang ou encore l’outil de récolte. Bien sûr, en plus de cet équipement, on a accès à des compétences. Certaines sont actives, comme la tourelle de mentat, d’autres passives, donnant des avantages sur certaines armes. Chaque classe dispose de trois arbres, et chaque personnage peut accéder à plusieurs arbres de talents. Certains pour le combat, d’autres favorisant la récolte.
Déplacements et combats
Pour ce qui est une fois dans Dune : Awakening, les déplacements sont parfois un peu rigides. Certains éléments comme la ceinture à suspenseur permettent de gagner en mobilité. On reste tout de même plus proche d’un Ark au niveau de la mobilité. Au début, passer d’un point A à un point B est très très long, il vaut mieux prévoir un endroit optimal pour sa base de départ. J’ai perdu énormément de temps en allers-retours. Sans compter qu’il faudra composer avec le ver.
Plus tard, on découvre les véhicules et on revit. La moto permet de se déplacer plus vite. Avec les bonnes améliorations, cela permet aussi de déplacer notre équipement. Elle reste tout de même assez modeste en rapidité et s’abîme rapidement. Chaque partie devra être réparée. Et même ces réparations sont limitées en nombre. On pourra obtenir d’autres véhicules comme les ornithoptères ou les buggys, mais cela demande beaucoup de temps.



Pour les combats, il faudra utiliser ses compétences et les armes à notre disposition. Pour ce qui est du tir, rien de spécial. On vise, on tire. Mais dès lors que l’on a à faire à un bouclier, il faudra se montrer habile, sortir notre couteau et se battre. Il est possible d’esquiver, de parer et d’attaquer. Et c’est là où cela devient intéressant. Comme pour le livre ou les films, les boucliers protègent des coups directs et des aiguilles. Il faudra donc utiliser une attaque lente. Celle-ci permet de percer le bouclier et d’infliger un coup à notre ennemi.
Un monde en guerre
Revenons-en à notre histoire. Le jeu se divise en deux camps, ou plutôt trois. Les Atréides, les Harkonnen et tout simplement les autres. Bien qu’il soit possible de ne jamais s’intéresser à l’un des deux, il est fortement recommandé d’avoir de la réputation dans l’une des deux maisons, permettant ainsi d’accéder à l’ornithoptère. Mais la route sera longue. Après plus de 20 heures de jeu, je n’y ai toujours pas accès. Après, il est vrai que j’ai pris le temps d’explorer et d’expérimenter. Un joueur qui va se focaliser dessus, ou un groupe, aura plus de facilité.
Celle-ci est aussi importante pour le PvP comme pour l’ornithoptère. Dune : Awakening ne propose pas vraiment de PvP avant le end-game. Celui-ci intervient dans le désert profond. Il est là pour permettre au travers du PvP d’obtenir des ressources rares plus facilement, et proposer des missions. N’ayant pas pu le tester directement, j’ai quand même quelques éléments. Tout d’abord, le PvP va se voir modifier pour laisser quelques zones accessibles aux joueurs PvE, bien que le butin sera moindre pour ces derniers.
Bien qu’il soit possible d’attaquer tout le monde, chaque maison a ses règles et les enfreindre aura des conséquences. Le PvP s’articule autour d’objectifs apportant certaines récompenses. Mais pour le moment, les joueurs restent plutôt sur leur faim. Néanmoins, la promesse est de faire évoluer le jeu. Il reste relativement optionnel et il est facilement évitable pour progresser. Le jeu propose tellement de choses à faire.
Dune : Awakening est un jeu pour le moins spécial. Présenté comme un MMO survie, il tient dans l’ensemble ses promesses. On y retrouve tout ce qui fait un jeu de survie un peu comme Ark. Mais aussi la présence de nombreux joueurs. Ceci jouant forcément sur la partie PvP. Néanmoins, les interactions entre joueurs sont assez limitées. On aurait pu imaginer la construction de villes ou la création d’économies. Pour ce qui est du gameplay, on est sur du TPS classique, plutôt rigide mais qui fonctionne. On retrouve quelque chose d’un peu vieillissant qui se mélange à de la modernité. Cela reste tout de même très jouable dans l’ensemble.
La note de la rédaction
Les notes de la rédaction
Les points positifs
Respect de l’univers
Choix de faire un What if
Shai-Hulud
Système de base
Les points négatifs
Début très lent (jusqu’à l’obtention d’un véhicule)
Beaucoup d’aller retour
Gestion de l’eau un peu punitive




