Alors que dans à peine un mois cela fera un an que l’auteur de Dragon Ball, Akira Toriyama, nous a quitté, Glénat continue la parution de Dragon Ball Full Color L’enfance de Goku. Tandis que le tome 7 vient de débarouler en boutique le 5 février 2025, nous avons continué notre incursion dans le passé de Goku qui s’apprête à rencontrer un tueur redoutable au service de l’armée du Red Ribbon.
Cette critique a été réalisée avec des exemplaires fournis par l’Éditeur.


Les singeries de Son Goku
En 1984, commençait dans le Weekly Shonen Jump la prépublication d’une toute nouvelle série racontant les aventures d’un jeune garçon avec une queue de singe, à la poursuite des sept boules de cristal. L’univers n’avait alors pas encore réalisé que ce manga allait devenir une œuvre culte et installer les valeurs du shonen dans l’esprit des lecteurs du monde entier…
Quarante ans après, la série est toujours présente dans le cœur des fans. Et pour fêter ce bel anniversaire, vous pourrez la découvrir sous une nouvelle forme, entièrement colorisée ! De quoi compléter votre collection bien évidemment et aussi convaincre de nouveaux lecteurs d’entrer dans la confrérie !
Glénat

Dragon Ball, c’est en premier lieu l’histoire d’une rencontre entre une adolescente de la ville nommée Bulma et un enfant sauvage doté d’une queue de singe et d’une force titanesque du nom de Son Goku. Alors qu’elle est en quête des Dragon Ball, dont la légende indique que si l’on réunit les sept boules il est possible de réaliser un vœu, Bulma rencontre un étrange gamin en plein cœur de la forêt. Totalement ignorant du monde extérieur au-delà de sa montagne, il se révèle extrêmement fort et la jeune fille décide de lui demander de l’accompagner dans sa recherche. D’autant que Bulma découvre que Goku possède l’une des Dragon Balls, un souvenir de son grand-père décédé, Son Gohan.

Au fil de leur aventure, ils vont faire plusieurs rencontres comme Muten Roshi, un pervers maître des arts martiaux, Yamcha, un bandit du désert et son compagnon Puehr et Oolong, un cochon métamorphe. Après avoir vaincu Pilaf qui voulait réunir les Dragon Ball afin de dominer le monde, ces dernières s’éparpillent et s’inactivent pour une durée d’un an. Tandis que Bulma repart chez elle en compagnie de Yamcha, Oolong et Puehr, Son Goku retourne chez Muten Roshi afin de suivre son entraînement. Mais il ne sera pas le seul à vouloir apprendre les techniques du maître…
Retrouvez notre avis complet sur Dragon Ball Full Color L’enfance de Goku – Tome 1 & 2 ici !
Tao kaï kaï
Face à la menace que représente Son Goku, l’armée du Red Ribon fait appel à Tao Pai Pai, un tueur à gages capable de tuer ses victimes d’un simple coup de langue ! Alors que Son Goku poursuit sa quête des dragon ball, l’assassin entame le combat avec lui… Un duel qui pourrait bien lui coûter la vie !Retrouvez toutes les aventures de Son Goku dans cette magnifique édition grand format en couleur, qui ravira les fans de la première heure comme ceux qui souhaitent découvrir ce flambeau du manga !
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Après un petit détour par le village Pingouin dans le tome précédent, Goku continue sa quête de la boule à quatre étoiles, souvenir de son défunt grand-père. Après avoir sauvé Upa, le petit indien, d’une attaque des membres du Red Ribbon, notre héros rencontre le père de ce dernier qui accepte de lui remettre la boule de cristal qu’il a en sa possession. Mais ce qu’ils ignorent, c’est que dans le même temps le Général Red à fait appel au terrible tueur à gage Tao Pai Pai pour lui rapporter les Dragon Ball que Goku a récupéré. Cet assassin est tellement puissant qu’il parvient à abattre Blue (enfin revenu du village Pingouin) en utilisant uniquement sa langue.

Arrivé au pied de la tour de Karin où se trouve sa cible, Tao Pai Pai commence par exécuter sans pitié le père d’Upa, avant de se retourner vers Goku qu’il vainc facilement et laisse pour mort. Il repart ensuite avec trois boules, ignorant que le jeune guerrier a gardé sur lui celle de son grand-père. Cependant, l’enfant a survécu et décide de monter la tour de Karin dont la légende raconte qu’à son sommet existe un élixir sacré qui rend surpuissant, gardé par un sage. Arrivé au bout de son ascension, Son Goku se retrouve en face du sage maître Karin, un chat blanc, qui lui explique qu’il ne lui laissera boire le breuvage sacré que s’il parvient à le lui subtiliser.

Ayant reconnu dans son challenger les mouvements de l’école de Muten Roshi, Karin informe Goku que son maître a mis trois ans avant de parvenir à boire l’eau miraculeuse. Malheureusement, il ne dispose pas d’un temps aussi long puisque Tao Pai Pai, informé de son erreur par le général Red, prévoit de revenir à la tour Karin dans un délai de trois jours. Le compte à rebours est lancé pour l’enfant à queue de singe…
Lisez un extrait de Dragon Ball Full Color L’enfance de Goku – Tome 6 ici !
Ils l’ont dans le Baba !
Toujours en quête de la dernière Dragon Ball, Goku et ses compagnons sont en plein tournoi auprès de Baba la Voyante. À la clé la localisation de la boule tant recherchée. Malheureusement, entre les momies, les démons et les créatures venues de l’Au-delà, notre héros a fort à faire… Et ce, sans compter des rencontres tout autant surprenantes qu’inattendues !
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Le combat contre les sbires de Baba la voyante, afin de localiser la dernière boule nécessaire à ressusciter le père d’Upa, bat son plein. Après la défaite de Krilin contre un guerrier vampire, c’est maintenant Yamcha qui entre en action. Après avoir vaincu son premier adversaire, un homme invisible, avec l’aide providentielle de Bulma et de Muten Roshi, il est désormais confronté à une momie qui lui donne du fil à retordre. Au terme d’un combat épique, l’ancien bandit est obligé de s’incliner et de laisser Goku prendre le relais.

Ayant gagné en puissance depuis son passage par la tour de Karin, il surprend tout le monde, aussi bien alliés qu’adversaires et enchaîne les combats notamment contre l’homme démon Ackman. Mais son ultime opposant, un mystérieux homme masqué, risque bien de lui poser quelques menus problèmes. De son côté, Pilaf, qui a caché la Dragon Ball dans une boîte où elle est indétectable par le dragon radar, observe le combat à distance et pense avoir trouvé le point faible de Son Goku. Il va d’ailleurs avoir l’occasion de vérifier sa théorie peu de temps après quand ce dernier se lance à sa poursuite pour récupérer la boule. Le plan bien rodé de Pilaf réussira-t-il cette fois-ci ? C’est loin d’être évident…
Découvrez un extrait de Dragon Ball Full Color L’enfance de Goku – Tome 7 ici !
Le goût de l’action
Comme j’ai déjà pu le souligner dans ma critique du tome 1 et 2 de Dragon Ball Full Color L’enfance de Goku, J’ai abordé avec cette nouvelle édition tout un pan de l’histoire du Saiyen que je ne connaissais absolument pas. J’avoue qu’au fil des tomes, j’en arrive à me passionner pour cette intrigue bien plus comique que ce qui attend notre héros une fois adulte. Ce qui m’avait rebuté plus jeune, est aujourd’hui ce qui me plaît, la naïveté de Goku donnant souvent lieu à des quiproquos et des incompréhensions cocasses. J’avoue que le fait de découvrir les premiers tomes de la saga dans une version colorisée d’aussi bonne qualité y est pour beaucoup également. Mon homme étant un grand fan de la série, nous avons donc visionné tous les épisodes de l’animé afin d’initier notre ado à Dragon Ball.

Au fil des épisodes, j’ai pu grandement apprécier le sens du rythme de maître Toriyama, l’animé ayant une grosse tendance à traîner en longueur, ce que l’on ne retrouve absolument jamais dans le manga. Tous les événements se succèdent avec une fluidité déconcertante et il est plus qu’appréciable de ne pas passer trois volumes sur un seul et même tournoi, même si les Tenkaichi Budokai prennent plus de pages que la moyenne, ce qui est normal. Avec l’apparition de Tao Pai Pai, Dragon Ball amorce un virage bien plus sombre en présentant un tueur de sang-froid qui exécute réellement ses missions de mise à mort. Pour autant, l’humour n’est pas oublié et continue d’être omniprésent dans l’œuvre.

Ma petite joie en ouvrant les volumes 6 et 7, était le retour des pages bonus ou le mangaka nous en explique plus sur les coulisses de la création du manga. Ainsi, j’ai appris que Toriyama a donné beaucoup de noms de plats inspirés de la cuisine chinoise ou japonaise à ses personnages comme Ten Shin Han, Chaozu, Puerh, Yamcha ou encore la bande à Pilaf. Autre petite surprise sympathique, on apprend que pendant quelques planches Toriyama a changé le nom de Shu en Soba, car il avait complètement oublié avoir déjà nommé ce protagoniste (Shu est le renard sous les ordres de Pilaf).

Une erreur qui a été laissée dans la traduction et que l’on peut retrouver dans les pages de la présente édition, ce qui n’est pas pour me déplaire. Maintenant que le deuxième Budokai auquel vont participer nos amis vient de débuter, j’ai très envie de connaître la suite de la confrontation entre Yamcha et Ten Shin Han. Heureusement, je n’aurais pas longtemps à attendre puisque le tome 8 de Dragon Ball Full Color L’enfance de Goku est déjà daté pour le 19 mars 2025.
Voilà encore deux tomes riches en rebondissements de toutes sortes que ces Dragon Ball Full Color L’enfance de Goku Tomes 6 et 7 qui voient la confrontation avec Tao Pai Pai, la chute finale du Red Ribbon, le combat contre les serviteurs de Mamie Baba et le retour du Tenkaichi Budokai. Pour autant, on ne déplore aucun ventre mou et les événements s’enchaînent sans laisser au lecteur la possibilité de ressentir de quelconques longueurs. Un sens du rythme et de la mise en scène sublimé encore et toujours par le travail de mise en couleur des planches de Toriyama. On en redemande et ça tombe bien puisque le prochain volume de Dragon Ball Full Color L’enfance de Goku est d’ores et déjà prévu pour le 19 mars 2025.




