Call of Duty : Black Ops 7

À peine un an après la sortie de Black Ops 6, nous voilà avec un septième épisode. Le rythme des COD tous les ans est toujours maintenu, à la différence que les jeux ne s’alternent plus forcément, ce qui implique un rythme beaucoup plus soutenu. Cela semble être un pari risqué d’imposer un si court délai entre la sortie de deux jeux AAA. Il nous reste à voir si ce Black Ops 7 va poursuivre dans la lignée de son prédécesseur.

Ce test a été réalisé sur une version PC fournie par l’Éditeur.

Call of Duty

Call of Duty, c’est un peu cette série de jeux qui revient tous les ans. Et depuis un moment, elle ne marque plus trop le monde du jeu vidéo. Récemment, on a eu des essais pour le moins mitigés avec un Modern Warfare 3 plutôt passable suivi d’un Black Ops 6 ayant redonné un souffle à la série en proposant un épisode mieux fini. C’est donc toujours avec une petite appréhension que l’on démarre un nouvel épisode.

Et comme ses prédécesseurs les plus récents, pas de launcher à part entière pour ce volet de la série. Il vient s’inscrire dans le launcher unifié sous le nom de Call of Duty. Celui-ci demandera de bien choisir ce que l’on souhaite installer via Steam dans mon cas. On aurait aimé avoir pourquoi pas un vrai launcher. En effet, il faudra aller dans les DLC et choisir lesquels installer. Chaque jeu et mode de jeu représentent un DLC. On aurait pu espérer enfin un launcher qui propose lui-même les installations. C’est donc après notre petite sélection que l’on peut installer le jeu. Un bon gros 200 Go annoncé. Pour une raison obscure, seuls 111 Go sont visibles dans mon installation.

On se retrouve avec en moyenne 70 Go par mode de jeu, soit le mode Campagne, Zombie et Multijoueurs, ce qui est un assez gros gap comparé aux 97 Go de Battlefield 6, bien qu’il n’y ait pas de mode zombie dans ce dernier. On constate aussi que les paramètres sont divisés dans les différents modes. Il n’est pas possible de tout modifier dans le launcher. Et certains paramètres sont verrouillés si on ne se trouve pas dans la bonne catégorie. Cela rend les réglages un peu fastidieux au début. On remarquera que le choix de relancer le jeu pour la campagne a quant à lui été abandonné, ce qui est plus que positif.

Une campagne coop

Alors que l’on ressort d’une campagne qui a clairement marqué avec BO6, on en attendait beaucoup de ce Black Ops 7. Et on a vite été un peu déçus. Première chose que l’on remarque, la campagne est complètement coopérative. Le jeu nous incitant fortement à la faire à plusieurs, le matchmaking étant coché par défaut. Ce choix laisse clairement perplexe à première vue et on se dit pourquoi pas.

On commence la première mission, on s’infiltre dans un labo, le but étant d’arrêter le grand méchant Menendez revenu d’entre les morts, ce dernier décidant de continuer son œuvre avec son poison. S’ensuit une série de missions entre bad trip et réalité malheureusement un peu trop grosses, bien que certains décors soient réellement impressionnants. Sans compter la présence des autres joueurs en coop et des missions plus bourrines. On fonce, on tire, on remplit l’objectif. On recommence en boucle cette boucle de gameplay. Finalement les missions deviennent monotones avec à chaque fois le même schéma se terminant par un boss. Peut-être le meilleur point de la campagne. Chaque boss de Black Ops 7 a ses particularités et ses mécaniques, un peu comme dans un RPG. Cela reste passable mais au final assez anecdotique.

Direction le multi… ou presque

Bon, comme tout bon jeu, pour aller au multi il faudra passer par les menus. Et ceux de Black Ops 7 sont encore une fois un résultat assez mitigé. On retrouve le même menu central que pour tous les autres Call of Duty, avec cette séparation. Cette dernière intervient jusque dans les configurations des touches. On aurait clairement préféré un menu unifié, en particulier pour les graphismes où c’est fragmenté un peu partout.

Sinon, rien de spécial. Le menu personnalisation comme d’habitude, avec la possibilité de créer des loadouts. Pas de surprise, c’est toujours le même menu, les mêmes options. Les armes et bonus sont différents mais c’est tout. On remarque aussi, et confirmé par plusieurs sources, une utilisation de l’IA générative. Dur de dire quelle quantité mais pour une production de cette envergure, c’est dommage.

Comme toujours, les skins sont relatifs à un Call of Duty. Donc, on ne peut utiliser les skins venant des précédents épisodes. C’est dommage de ne pas pouvoir continuer d’utiliser son skin préféré de soldat. Il y a un petit côté remise à zéro dès que l’on change de jeu. Bien que Call of Duty 6 propose des skins discutables compte tenu du contexte du jeu.

Mode multijoueurs

Là, encore une fois, aucune surprise pour Call of Duty Black Ops 7. Le multi reprend les mêmes modes dans l’ensemble. Il propose de nouvelles maps mais cela reste sensiblement la même chose. À un détail près qui a son importance : on dirait que les maps ont été rétrécies au maximum, créant des zones de combat ridiculement petites. En particulier celle sur le yacht, la traversée demandant seulement quelques secondes. Et bien que Call of Duty ait toujours été réputé pour des cartes resserrées, dans ce dernier volet on se sent vraiment à l’étroit.

Le résultat ne se fait pas attendre. Les parties en sont plus nerveuses. Elles en deviennent presque injouables par moments. Il n’est pas rare de spawn et mourir avant même d’avoir bougé d’un pas. L’espérance de vie est de quelques secondes en moyenne. On ne citera pas les histoires autour du chronus qui posent pas mal de soucis à la plupart des FPS. Les cartes sont quant à elles correctes mais pas non plus transcendantes.

La construction de chaque carte est assez simple au final. Le yacht offre des parois pour sauter par-dessus un trou, mais cela crée une zone pour camper. La plupart des cartes proposent une avancée rectiligne sur deux ou trois voies. On perd ces subtilités qu’on avait sur Black Ops 6. On peut citer Payback qui offrait pas mal d’opportunités par de petits passages, Scud et ses tranchées, ou encore Stakeout avec ses balcons et conduits d’aération. Fini les cartes plus stratégiques pour proposer un format plus en mode “tu cours, tu meurs”.

Le mode zombie

Et qu’en est-il pour le mode par excellence des Black Ops ? Le résultat est un peu mitigé. J’ai lancé la partie en mode coopération. Mon escouade s’est assez vite remplie et on s’est lancé. On nous briefe un petit peu comme pour les précédents au travers d’un personnage nous parlant à la radio. Cette fois, ce dernier essaie de nous éliminer. Pas de grosses surprises dans l’ensemble. On pourra tout de même noter que la carte est jolie.

Cette dernière se divise en zones, chacune atteignable soit à pied, soit avec une voiture. Cette dernière est fortement conseillée pour progresser entre les zones, la traversée étant assez longue à pied. Heureusement, si un joueur part avec la voiture. Il est possible de prendre des téléporteurs. On retrouve des armes à acheter, quelques portes, mais pas forcément beaucoup.

Cette première carte met le véhicule au centre du game design, avec le sacré punch fixé dessus. Mais, en même temps, ces déplacements en voiture sont inintéressants. Il suffit de juste rusher droit devant dans l’ensemble, les zombies sur le passage ne rapportant rien du tout. On fait des allers-retours, on remplit des objectifs. Il y a un côté plus speedrun que sur les maps de BO6 et, surtout, il n’y a qu’une seule carte au démarrage. À voir avec les évolutions futures.

La roadmap

Petite mode des jeux récents : la roadmap. Et celle de Black Ops 7 est déjà bien remplie pour la première saison. Cette dernière devrait commencer le 4 décembre. Elle apportera sa carte Warzone et les armes et améliorations associées, mais aussi de nouvelles maps multijoueurs, qui à première vue semblent un peu plus grandes. Mais il est assez dur de s’en rendre compte pour l’instant. Mais aussi de nouveaux modes de jeu, dont certains connus comme le gun game.

Bien évidemment, on y retrouve une nouvelle carte zombie, dénommée Astra Malorum. On décolle pour l’espace avec notre bolide qui semble finir en miettes. Peut-être une carte plus orientée exploration comme les précédentes, qui semble exploiter certaines théories comme des Nazis sur la lune dans un mood un peu plus mystique entre science et magie. Avec ces dernières, deux maps survie qui seront sûrement des cartes plus petites, dont le but serait de rester en vie le plus longtemps possible.

Et, bien sûr, de nouveaux opérateurs, de nouvelles armes et plus encore. On a quand même une petite impression de jeu en kit. D’un côté, c’est cool d’avoir du nouveau contenu, mais d’un autre côté on se demande si le sortir après coup n’a pas pour but de donner une impression de mise à jour constante. Néanmoins, on ne se plaindra pas d’avoir plus de contenu.

Pour conclure…

Call of Duty : Black Ops 7 nous propose un nouveau volet seulement un an après BO6 et ça se sent. Le jeu semble plus court et moins travaillé. Entre la campagne un peu anecdotique en mode coop, le multijoueurs et ses cartes trop petites amenant au spawn kill constant, cette map zombie qui est cool mais propose des déplacements peu intéressants, on a un peu une impression d’avoir une grosse mise à jour plutôt qu’un jeu. On avait un vrai regain sur BO6 mais au final on perd un peu ce souffle qu’on avait eu avec l’épisode précédent. On a tout de même une roadmap bien remplie, qui propose plein de contenu qui pourra donner le coup de pouce qui lui manque. On regrettera quand même l’usage de l’IA pour un jeu avec un si gros budget.

La  note  de la  rédaction

2/5

Les notes de la rédaction

Les points positifs

Assez beau

Le monde Zombie reste cool

La campagne est prévue pour la coop

Les points négatifs

La voiture en mode Zombie

Des map multijoueurs trop petite

Spawnkill en boucle

Un solo avec peut d’émotion

Toujours le même jeu

Vous devriez Lire aussi
Let's Sing 2025

Dans le même genre

Laisser un commentaire

En savoir plus sur GeeksByGirls

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture