Absolum

Absolum est un jeu d’action aventure directement inspiré des beat’em up en défilement horizontal de l’époque. Seul ou en co-op, parcourez les terres de Talamh pour venir à bout des forces tyranniques qui y réduisent les mages en esclavage. Le jeu est disponible depuis le 09 octobre dernier sur PlayStation 4 & 5, PC via Steam et Microsoft, Nintendo Switch et Xbox Series S & X. Une mise à jour majeure est sortie début février de cette année.

Ce test a été réalisé sur une version PS5 fournie par l’Éditeur.

Absolute magic

Absolum est un de ces jeux que j’avais sur mon radar depuis un moment. Sur le papier, le mélange d’inspirations fait rêver : du beat’em up à la Streets of Rage, les éléments rogue-lite d’un Hadès, et une direction artistique impeccable. Dans la pratique, Absolum réussit à rendre ce cocktail plus que digeste. Au programme : castagne, magie et beaucoup de tentatives de runs !

Absolum s’ouvre sur une courte cinématique d’introduction, nous présentant le monde de Talamh. À la suite d’un grand conflit magique, le vide de pouvoir a été rempli par le tyrannique Roi Soleil Azra. Les mages sont traqués et emprisonnés, privés de leurs Rituels. La résistance est menée par l’enchanteresse Uchawi et une poignée de rebelles, au péril de leurs vies.

Le jeu ne perd pas de temps à nous propulser au cœur de l’action. La mission tutorielle du début nous permet de délivrer Uchawi, récemment capturée par l’Ordre écarlate d’Azra. Bien qu’ils parviennent à sauver leur cheffe, nos héros ne font pas le poids face aux forces de l’Ordre et sont vite terrassés. Heureusement, la magie d’Uchawi a le pouvoir de les ramener sains et saufs dans son sanctuaire.

Éternel recommencement

C’est à partir de ce moment que le cycle roguelite d’Absolum s’enclenche. Après chaque mort, nous sommes ramenés au sanctuaire, avec la possibilité d’améliorer nos personnages. Magies alternatives, statistiques améliorées, nouveaux rituels : tout est bon à prendre pour rendre le périple plus aisé. Car terrasser Azra ne sera pas tâche aisée ! Le Roi Soleil se terre dans sa tour en Asterios, loin de notre point de départ. Qui plus est, il faudra également soumettre deux de ses lieutenants principaux avant de pouvoir espérer l’approcher.

Après avoir choisi notre mage, Absolum nous fait donc traverser toute une série de niveaux en défilement horizontal. Chacun est peuplé d’ennemis prêts à en découdre qu’il faudra éliminer pour pouvoir progresser. L’occasion d’obtenir une récompense aléatoire à chaque fin de combat, allant d’une bourse d’or à un tout nouveau rituel. Toutefois, si vous pensez que chaque périple sera similaire, n’y comptez pas trop : Absolum parsème de nombreux événements aléatoires dans ses runs, y compris dès les premières zones du jeu.

Mini-boss, pièges, chemins alternatifs et autres zones cachées sont donc au rendez-vous. Et, bien entendu, pas de checkpoints : si nous sommes vaincus, il faudra reprendre depuis la première zone de Grandery ! Rien que dans cette région, le nombre d’embranchements et de secrets est affolant. Les premières runs d’Absolum réussissent ainsi à ne jamais se ressembler, puisque des quêtes annexes nous invitent régulièrement à prendre d’autres embranchements. Il en va de même pour le choix de seconde zone du jeu, avant d’arriver sur un banquet final musclé en Asterios.

Mages en bande organisée

Parcourir Talamh quand on est mage nécessite de savoir faire parler ses poings. Heureusement, les quatre personnages jouables d’Absolum sont tous versés dans l’art de distribuer de la violence, chacun à leur manière. Galandra et Karl, disponibles dès le début, se spécialisent respectivement dans l’usage d’une grande épée et d’un tromblon. Brome est un spécialiste de la magie, nous incitant à engranger du mana très vite pour le décharger dans la foulée. L’énigmatique Cider excelle en voltige, avec comme aptitude un redoutable grappin.

Chacun de ces mages se lance dans l’aventure avec un sort puissant, déclenchable après charge préalable de mana en portant des attaques standards. Au cours de nos pérégrinations, nous pourrons également débloquer de nouveaux coups via les Inspirations. Disponible pendant toute la durée d’une run, et combinés aux rituels trouvés sur la route, il y a de quoi créer une grande variété de builds. Sans compter sur les nombreuses opportunités de dépenser notre or, perdu en cas d’échec, en reliques passives.

Sur ma vingtaine d’heures de jeu, j’ai adoré jouer Karl pour son gameplay très collé-serré. J’ai trouvé que le personnage se prêtait très bien à la mécanique de Déviation, qui consiste à foncer en direction d’une attaque pour la parer. On peut obtenir le même résultat avec un Clash, en timant une aptitude avec l’assaut ennemi. Des mécaniques qui rendent chaque rencontre plus technique qu’il n’y paraît, puisqu’avec le mauvais timing, notre mage essuiera une méchante rouste !

Mon avis sur Absolum

Je me suis bien amusée sur la quasi-totalité de mon temps de jeu. Le gameplay nerveux, la direction artistique au poil, la rejouabilité assez folle : il y a de quoi y passer de longues heures. Néanmoins, à force d’échouer en boucle, j’ai tout de même fini par pester sur le système de rituels, que je trouve un peu déséquilibré. Ne vous attendez pas à faire un build qui va rouler sur le jeu pour vous : venir à bout d’Absolum nécessitera une bonne dose de maîtrise.

Surtout que même après avoir vaincu le boss final une première fois, le jeu est loin d’être terminé ! Nouvel objectif, une flopée de quêtes annexes, et depuis la mise à jour 1.1, des dangers supplémentaires. Au lancement d’une run, des biomes seront corrompus, invoquant des hordes d’ennemis de tout horizon ! Il faudra donc redoubler de prudence, ou d’avidité, lors de son choix d’itinéraire. S’ajoutent à cela les Épreuves mystiques, pour rajouter une couche de difficulté supplémentaire à chaque tentative. Mais avec de belles récompenses à la clé.

Ainsi, malgré mes quelques petits reproches au gameplay, difficile de ne pas recommander grandement Absolum. Pas encore convaincus ? La bande sonore rassemble Gareth Coker, Yuka Kitamura, Mick Gordon, et d’autres invités de marque. Si vous reconnaissez ne serait-ce qu’un seul de ces noms, vous savez d’ores et déjà que vos oreilles vont se régaler ! Et le mode co-op permet de s’attaquer au Roi Soleil avec un mage allié via un ingénieux système de fusion de mondes.

Pour conclure…

Absolum est une recommandation aveugle pour tous les fans de beat’em up. Tous les ingrédients sont réunis pour en faire, au choix, une excellente porte d’entrée vers le genre, ou un passe-temps presque sans fin pour les plus fans. Et que la difficulté apparente ne vous rebute pas : un mode accessibilité permet de customiser son expérience à la volée. Encore un doute ? Testez la démo gratuite !

La  note  de la  rédaction

4/5

Les notes de la rédaction

Les points positifs

Gameplay nerveux et varié

Direction artistique incroyable

Rejouabilité virtuellement sans fin

Difficile, mais accessible

Les points négatifs

Les biomes corrompus sont parfois brouillons

Un équilibre de rituels parfois bancal

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