Les éditions Seshat n’en finissent pas de nous régaler. Avec sa ligne éditoriale centrée autour de la femme, des femmes, la maison d’édition sort chaque mois une nouvelle pépite d’un genre différent. Seshat décide de commencer l’année 2025 avec un peu de suspense. Retrouvez « Un Mort pas si innocent » de Liv LAND depuis le 21 janvier sur Amazon ou autres sites revendeurs habituels, et même en version ebook sur la boutique HelloAsso de Seshat (18,90€ pour la version brochée, 8,50€ pour la version numérique).
« Un Mort pas si innocent », ce sont quelques deux-cent-cinquante pages de mystère, d’enquête et aussi d’amour, un nouveau cosy crime à la Agatha Christie version 2025.

Synopsis
Quand Fabrine apprend le décès de son père, elle doit revenir dans la demeure familiale située sur les bords du lac d’Annecy. Elle ne souhaite pas s’attarder dans ce lieu empreint de mauvais souvenirs. C’est sans compter sa rencontre avec la magnétique Emmanuelle et les ambitions d’un promoteur immobilier. Fabrine se retrouve confrontée à un passé qu’elle a tout fait pour oublier, mais qui lui colle à la peau.
Parviendra-t-elle à se sortir de ce nœud coulant qui se resserre peu à peu autour de son existence ?
Notre avis sur Un Mort pas si innocent
Commençons par la couverture. La maison d’édition en a fait sa marque de fabrique : elle travaille avec des aquarellistes, ce qui fait de ses couvertures des œuvres d’art uniques, et ça, on aime. Ici, l’artiste a choisi un paysage d’apparence tranquille, le lac d’Annecy, les montagnes, la végétation. Sans la police d’écriture un peu sanglante, on se croirait au paradis… Ou presque. Si on regarde de plus près, une envolée d’oiseaux s’élance au-dessus d’un puits pas si tranquille, puisqu’une gerbe d’eau s’en échappe. Qu’est-ce qui vient de tomber au fond du puits ?
Il suffit de se plonger dans le prologue pour comprendre qu’au fond du puits, on ne va pas trouver de l’eau claire… Qui, pourquoi ? Le seul indice dont nous disposons est de la date. Mais à peine l’autrice nous a-t-elle donné l’eau à la bouche, qu’elle nous fait faire un saut dans le temps et l’espace.
Le chapitre 1 nous entraîne douze ans plus tard. Fabrine et sa petite sœur, Maya, apprennent le décès de leur père et vont devoir retourner à Annecy, ce qui n’a pas l’air d’enchanter l’aînée des deux sœurs.
Si l’homme n’a pas été assassiné, alors, qu’est-ce qui ne tourne pas rond dans cette famille ? Est-ce l’ombre de ce « il » peut-être de retour qui plane au-dessus des deux jeunes femmes ?


Alors que le suspense grandit, surgit la très séduisante Emmanuelle. Oui, nous lisons du Liv LAND, autrice connue pour ses romances policières FF. Entre Emmanuelle et Fabrine, c’est un coup de foudre ou peut-être de tonnerre, un coup de grisou comme l’a chanté Pierre Bachelet dans « 20 ans », bref, un truc détonnant. Attraction et répulsion vont savamment se mêler tout au long du récit tandis que l’enquête sur le mystérieux bonhomme du puits démêlera ses fils, ou les embrouillera encore un peu, comme un Marionnettiste (décidément, il faut que j’arrête d’écouter du Pierre Bachelet).
Liv LAND excelle dans ce jeu-là. Elle sème des indices qui n’en sont peut-être pas, et quand nous pensons savoir, nous finissons comme Socrate « Ce que je sais, c’est que je ne sais rien ».
Nous savourons les dernières pages pour comprendre enfin et savoir si la romance que l’on espère depuis longtemps pourra déboucher sur une historie d’amour solide !
L’autrice, comme à chaque fois, nous mène en bateau pour traverser le lac et on en redemande. Au moyen d’un vocabulaire riche et d’une syntaxe fluide, Liv LAND nous balade avec un humour piquant dans une enquête pleine de rebondissements. Deux héroïnes de poigne vont s’aimer, se détester, se re-aimer et… vous le découvrirez en parcourant les pages de ce roman incroyable.
Les personnages, même secondaires, ont chacun une psychologie très travaillée et on s’attache très vite à cette drôle de famille plongée dans les tourments de son passé. Peut-on réellement s’en libérer en grandissant ? Fuir permet-il d’oublier ? Peut-on vraiment tout recommencer ? Fabrine va, au fil du roman, essayer de répondre à ces questions qui l’étouffent depuis trop longtemps.
Dans « Un Mort pas si innocent », Liv Land aborde en parallèle une histoire d’amour et une enquête policière, mais pas seulement. Elle dénonce les travers d’une société arriviste, la loi du silence, le poids de la culpabilité, jongle avec humour sur les ressorts de la « superconscience » qui a fait le succès de la saga « Avatar », traite aussi du handicap mental… Ce roman cosy crime est donc une belle surprise de ce début d’année riche en émotions et en péripéties que Geeks By Girls ne peut que vous conseiller d’acquérir au plus vite ! Seshat nous donne maintenant rendez-vous au mois de février pour une nouvelle de la Saint-Valentin, « Le Chalet des Anges ».




