
Alors que nous étions de passage à la Paris Games Week 2025 en cette fin du mois d’octobre, nous avons été invités par le studio japonais AREA 35 à nous essayer, en exclusivité européenne, à leur nouveau jeu de stratégie : Tiny Metal 2. Suite directe de Tiny Metal (sorti en décembre 2017 sur PlayStation 4, Nintendo Switch et PC) et de Tiny Metal : Full Metal Rumble (sorti en juillet 2019 sur Nintendo Switch et PC), Tiny Metal 2 promet de reprendre les bases des opus précédents avec de nouvelles fonctionnalités pour le moins réjouissantes. Avec une sortie prévue sur PC (les autres plateformes restant encore à découvrir) pour 2026 sans plus de précision, nous avons pu tester pendant 15 minutes le dernier né de la saga. C’était court, mais ça promet de bien belles batailles.
Command and conquer
Alors que pour la création de Tiny Metal l’équipe de développement d’AREA 35 s’est heurté à des contraintes techniques et à un effectif réduit, Tiny Metal 2 se donne les moyens de faire passer la licence à un tout autre niveau. Véritable lettre d’amour aux jeux de stratégie japonais classiques à la Advance Wars, le premier épisode, bien qu’inspiré, accessible pour les novices du genre et avec de fortes ambitions, a refroidi son public par un trop grand classicisme, un manque de profondeur et une rejouabilité limitée. Cependant, nombres de ces critiques ont déjà été largement améliorées dans Tiny Metal : Full Metal Rumble, ce qui amène à se poser la question : qu’apporte de plus Tiny Metal 2 ?

Et bien pas mal de choses en vérité à commencer par un renouveau graphique complet, incluant des cinématiques réalisées par le studio d’animation SAFEHOUSE (Gundam: Requiem for Vengeance). Mais ce n’est pas tout puisque de grands noms du doublage japonais comme Kenjiro Tsuda (Kento Nanami dans Jujutsu Kaisen), Atsumi Tanezaki (Anya Forger dans Spy × Family), Yoko Hikasa (Mio Akiyama dans K-ON!), Toshiyuki Toyonaga (Yuri Katsuki dans Yuri!!! on Ice), Daisuke Ono (Sebastian Michaelis dans Black Butler) et Kenichiro Matsuda (Batou dans Ghost in the Shell: SAC_2045) sont également au générique ce qui laisse supposer un grand soin apporté tant au scénario qu’à l’incarnation des personnages.

A ce propos, ce sont désormais 18 commandants jouables qui seront disponibles dont 10 nouvelles figures inédites que nous verrons évoluer au sein d’un conflit qui met en scène des entités issues de la Grande Guerre, ressuscitées dans le Cimetière des navires. Pour contrer cette menace qui pourrait anéantir les nations d’Artemisia, Zipang ainsi que le reste du monde, Nathan Gries s’entoure de valeureux alliés, mais cela sera-t-il suffisant ?

Call of Shooty : Naval Warfare
Autre nouveauté et pas des moindres, les affrontements auront désormais lieu sur terre, dans les airs, mais également, et pour la première fois, en mer. Tiny Metal 2 est un jeu de stratégie au tour par tour sur une grille isométrique ou vous devrez déplacer vos unités, tout en utilisant à bon escient les capacités passives, modifiant les statistiques de vos troupes et l’ultra-power (déclenchable une unique fois durant un combat) spécifique au commandant que vous avez choisi pour commander vos soldats. Sur votre chemin vous pourrez capturer des usines et des ressources afin de produire de nouvelles unités et de maximiser vos chances de vaincre l’ennemi et ce dans une centaine de cartes différentes à débloquer.



Mais votre adversaire pourra en faire autant et l’IA se révèlera souvent retorse et assez maligne pour vous mettre des bâtons dans les roues, que vous choisissiez le mode Campagne ou le mode Escarmouche. A vous de garder à l’esprit les forces et les faiblesses de chaque unité déployée sur le terrain afin de placer vos pions avec le maximum d’efficacité. Mais attention, la topographie des lieux ainsi que la météo sont également des facteurs à prendre en compte dans votre tactique d’approche. Si vous préférez lutter à plusieurs, sachez que le mode Campagne permettra de lutter ensemble avec un partage des ressources et des objectifs communs quand le mode Escarmouche verra s’affronter différentes équipes, en local ou en ligne (en 1v1, 2v1, 2v2, 4v2, 4 joueurs, 6 joueurs et 8 joueurs). Voilà qui promet de longues heures de bataille entre amis.

Pour ne rien louper des annonces de Tiny Metal 2, retrouvez le site officiel du jeu ici !
Il a coulé mon porte-avions !
Il faut bien avouer qu’il est assez difficile de se faire un avis structuré sur un temps de jeu aussi court que celui alloué à la PGW. Si j’ai adoré l’adaptation de la démo à l’environnement du test (j’ai dû combattre pour protéger la PGW et éviter à ses secrets de tomber entre de mauvaises mains) cela ne m’a guère éclairé sur la future intrigue de Tiny Metal 2. J’ignore donc si elle sera assez conséquente pour me donner envie de m’y investir où si elle ne sera qu’un prétexte pour m’amener à prendre part à diverses batailles. En ce qui me concerne je préfèrerais la première option, d’autant que les commandants jouables sont assez charismatiques pour titiller ma curiosité tant sur leur background que sur leurs motivations.

Cela étant dit, vu les pointures disponibles pour le doublage japonais et la présence de SAFEHOUSE pour les cinématiques, j’ai bon espoir que le scénario s’avèrera captivant. Toutefois, n’ayant jamais touché à un épisode d’Advance Wars ou même de Warhammer 40000, qui sont des influences majeures de la saga Tiny Metal, j’appréhendais un peu de me frotter au titre. Cela n’aura pas duré longtemps, et même si je n’ai fait qu’une seule bataille en solo, j’ai très vite réussi à me mettre dans le bain et à tirer parti des capacités uniques du leader que j’avais choisi (un peu au hasard il faut bien l’avouer). J’ai même réussi à gagner la bataille, en mode facile certes, mais pour une première j’ai décidé de ne pas trop présumer de mes forces.

Si la bande son ne m’a pas laissé un souvenir impérissable (j’étais bien plus concentrée sur mes actions qu’autre chose), niveau graphismes, les troupes à pied m’ont très vite évoqué les fantassins de Metal Slug, quand les tanks et autres véhicules à moteur ont fait ressurgir en moi des souvenirs de Fuga, de quoi me pousser à vouloir en apprendre plus. Ce que j’ai trouvé un peu dommage, c’est qu’aucune cinématique n’était visible sur le stand quand j’aurais apprécié de voir les héros évoluer en dehors des phases de combat.


Au final il ressort de cet essai que j’ai une furieuse envie de reprendre les armes quand Tiny Metal 2 sortira et j’espère à cette occasion pouvoir vous proposer un test bien plus conséquent. En attendant je vais aller me faire la main sur Super Robot Wars Y pour continuer sur ma lancée jeux de stratégie, complétée il y a peu avec FINAL FANTASY TACTICS – The Ivalice Chronicles. A suivre donc…

Si Tiny Metal 2 reste dans la lignée de ses opus précédents, il propose tout de même un sacré lot de nouveautés à même de lui ouvrir la porte vers le cœur des joueurs fans de stratégie au tour par tour. Proposant un mode coopératif aussi bien en ligne qu’en local, plus de cent cartes de batailles et 18 commandants jouables (panachant les héros iconiques de la série avec de nouveaux protagonistes) chacun doté de spécificités uniques, Tiny Metal 2 envoyait déjà du lourd, mais en portant désormais le conflit sur tous les terrains (y compris en mer), le titre d’AREA 35 enfonce le clou. Il ne nous reste plus qu’à attendre de nouvelles annonces, dont une date de sortie plus précise qu’un vague 2026, mais il est certain que Tiny Metal 2 possède de nombreux atouts qui valent qu’on s’y intéresse.




