[Preview] The Guardian of Nature

The Guardian of Nature est le nouveau jeu du studio Inlusio Interactive, basé à Zurich, en Suisse. Ce dernier est spécialisé dans le fait de traiter des sujets sociaux intéressants et veut que ses jeux soient les plus percutants et immersifs possibles. L’éducation est d’ailleurs une valeur fondamentale de ce dernier. Tout cela se vérifie aisément avec la première partie de The Guardian of Nature, que j’ai eu l’occasion de découvrir. 

Cette preview a été réalisée sur une version PC (Steam Deck) fournie par l’Éditeur.

De Rerum Natura

Au cours de trois épisodes, nous allons suivre Henry, le Gardien de la Nature. C’est lui que nous allons incarner et, grâce à son pouvoir qui lui permet de changer de taille, nous allons résoudre divers puzzles et énigmes afin de sauver l’arbre de vie du monde dans lequel nous évoluons. Vous l’aurez compris, The Guardian of Nature met l’accent sur la préservation de la nature et la symbiose des différents éléments vivants qui la compose.

Walk and Click

Parlons un peu plus en détail de l’univers que nous offre The Guardian of Nature. Henry et les Gardiens de la Nature utilisent le réseau mycélien souterrain, c’est-à-dire les racines des plantes et des champignons qui forment un tout, une entité. C’est grâce à ce réseau que les Gardiens ont pu concevoir diverses inventions de style solar-punk. Le solar-punk, c’est un peu du steampunk végétal, et donc l’opposé du Cyberpunk hyper artificiel. En effet, contrairement au cyberpunk qui mise tout sur le progrès sans s’encombrer d’une quelconque éthique ou conscience écologique, ici, c’est grâce à la nature et à un retour aux sources que des inventions vont être créées. Dès lors, nous allons pouvoir découvrir la nature comme nous ne l’avons jamais vue grâce au pouvoir d’Henry, qui permet de grandir et rapetisser afin de nous faufiler dans des endroits de prime abord inaccessibles, sur et sous la terre.

Pour bien nous faire comprendre l’idée que tout est lié grâce au réseau mycélien, certaines énigmes nous demanderont de jongler entre la terre ferme et les souterrains. Je ne vous en dis pas plus, mais j’ai trouvé le pari très réussi, malgré de nombreux allers-retours, heureusement évitables grâce aux déplacements rapides. Nous trouverons aussi quelques collectibles comme les cartes à collectionner, qui seront stockées dans notre journal de bord, et qui nous en apprendront plus sur le lore de l’univers, ainsi que divers objets qu’Henry stockera dans son sac à dos en attendant d’en avoir l’usage pour la résolution de l’une ou l’autre énigme. Le gameplay est simple mais fonctionne plutôt bien, et on se prête au jeu facilement tant les décors sont soignés et agréables à parcourir plusieurs fois. Rassurez-vous, lorsque je vous parle d’allers-retours, cela ne se fait pas sur de longues distances.

Ainsi, la première partie du jeu que représente mon test se résumait à une petite clairière dans laquelle nous pouvons trouver la maison d’Henry, quelques galeries souterraines, quelques nids et terriers d’animaux bien mignons, ainsi qu’une mare aux grenouilles, le tout dans un périmètre très abordable. Les énigmes sont relativement simples dans leur concept, elles se résument à utiliser le bon objet au bon moment, et si besoin notre journal de bord nous offre quelques informations intéressantes pour nous aider, et c’est à peu près tout.

Cependant, la petite difficulté vient du fait que le jeu ne nous indique pas toujours si un objet possède bel et bien une interaction possible avec nous et il semble dès lors davantage faire partie du décor que d’une quête quelconque. Certains ont cependant un bouton d’interaction qui s’affiche lorsqu’on passe près d’eux. Exit ici les objets en surbrillance, bien que les plus observateurs distingueront une légère différence graphique entre ce qui est collectable et manipulable de ce qui ne l’est pas (un peu à la manière des anciens dessins animés peints sur cellulo). L’aspect graphique est d’ailleurs, à mon sens, l’une des grandes qualités du jeu, voyons voir cela…

Solar Funk

The Guardian of Nature est entièrement dessiné à la main, ce qui lui confère un charme sans précédent. J’ai adoré le style graphique très enfantin qui rappelle les années 60-70, tant par les traits que par les couleurs utilisées (on pensera au cultissime Yellow Submarine de George Dunning ou au travail bien rétro comme on l’aime du non moins génial vidéaste Felix Colgrave dont je vous conseille le court-métrage Double King). Le jeu est en vue latérale défilante 2D, avec de superbes effets de perspectives grâce à des éléments mis à l’avant-plan, ainsi qu’un beau travail sur le rapport de taille entre Henry et les différents éléments. Petit bémol, The Guardian of Nature n’est pas disponible en français, du moins au moment de mon test.

Je l’ai donc essayé en anglais sous-titré anglais, le tout sur mon Steam Deck docké sur mon écran télé pour profiter au maximum des environnements qui semblaient incroyablement beaux. Et en effet, le jeu est très joli et très créatif. Cependant, j’ai remarqué un manque certain de définition dans les arrière-plans in-game, ainsi que des bandes noires verticales qui apparaissent de temps à autre.

J’ai trouvé que les décors étaient flous et pixélisés (Il est toutefois à noter que j’ai joué sur un grand écran d’environ 45 pouces et que c’était donc particulièrement visible, gageons que cela est sans doute moins visible sur un écran de taille moyenne). Cependant, les cinématiques, quant à elles, étaient pourtant superbes et bien nettes (sur le même écran). Je me doute qu’une partie provient certainement du Steam Deck qui n’est pas optimisé pour gérer l’HD, et j’espère que les autres versions auront plus de piqués et de détails

Pour conclure…

Ce premier épisode nous donne déjà un bel aperçu de ce que sera The Guardian of Nature dans sa version définitive. À savoir un jeu cosy se déroulant dans une nature luxuriante et stylisée à la façon des animations des seventies. À la fois enfantin et philosophique, il s’agira à n’en pas douter d’un jeu qui trouvera sa place dans votre dossier “détente”.

Les notes de la rédaction

Les points positifs

Direction artistique 

Énigmes originales et variées 

Aspect éducatif 

Les points négatifs

Pas de version française 

Graphismes qui manquent de définition dans les environnements 

Soucis d’affichage (bandes noires verticales) 

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