Tatari continue sa parution à un rythme d’un tome tous les deux/ trois mois et nous voici arrivés au troisième tome de l’intrigue, volume charnière s’il en est puisque Tatari va se rendre au cœur de la guerre pour participer à la grande bataille de succession. Bien que son seul objectif soit de tuer Belter pour venger la mort de son ami Takeru, la multiplication des conflits risque bien de le mener plus loin que prévu. Sorti en librairie le 2 juillet 2025, Tatari tome 3 nous mène par le bout de la truffe dans les traces du chat Yokai aveuglé par la vengeance.
Cette critique a été réalisée avec un exemplaire fourni par l’Éditeur.

Ghost of Yokai
Tatari, le chat yokai vengeur !
Jadis, dans l’ancienne capitale de Kyoto, vivait Tatari, un grand yokai chat métamorphe qui terrorisait la population. Mille ans plus tard, c’est en simple chat de gouttière qu’il vit non loin de chez Takeru et sa petite sœur Yuki. Ils s’entendent à merveille et, malgré leur pauvreté, mènent une existence heureuse dans un appartement miteux. Jusqu’au jour où Takeru est froidement éliminé… Tatari décide alors de prendre la place du garçon pour tenter de découvrir l’identité des assassins !
Glénat

Tatari n’est pas un chat de gouttière ordinaire. Aux yeux de Takeru et de sa petite sœur Yuki, il n’est qu’un compagnon affectueux, un allié discret dans leur quotidien difficile. Mais derrière ses yeux félins se cache en réalité un yokai qui autrefois sema le chaos à Kyoto avant de finir scellé durant des millénaires. Takeru, adolescent courageux, travaille sans relâche pour offrir à sa sœur malade un semblant d’avenir, jusqu’au jour où il est brutalement assassiné. Déterminé à le venger et à protéger Yuki, Tatari prend alors l’apparence du jeune garçon et se lance sur la piste du meurtrier.

Très vite, il découvre l’implication de la famille Lu, un puissant clan mafieux dont Takeru était l’héritier illégitime. Une guerre de succession se dessine entre les sept héritiers restants, chacun lié à un yokai redoutable. Pour Tatari, l’occasion est double : se venger et assurer à Yuki les moyens d’être soignée et de mener une vie confortable. Mais sa quête le met face à Setsuna, le démon affilié à Belter Lu, responsable du meurtre de Takeru, et le combat se termine sur un match nul. Dans sa traque, Tatari croise aussi Haruka Abe, un nouvel élève pas si ordinaire qu’il en a l’air.

Descendant d’Onmyoji, son rôle n’est autre que d’exterminer les yokai. Leur affrontement est aussi brutal qu’imprévisible, mais contre toute attente, Tatari choisit d’épargner son adversaire. Déstabilisé, Haruka accepte une trêve : il a lui aussi une mission à accomplir, élucider la disparition de trois jeunes filles qu’on soupçonne d’avoir croisé la route d’un démon. Tatari, flairant une opportunité de s’en débarrasser au plus vite, décide de l’épauler… tout en gardant en ligne de mire son véritable objectif : rejoindre Hong Kong, où la guerre entre héritiers a déjà éclaté et promet de plonger tout le clan dans le sang.
Retrouvez notre avis complet sur Tatari – Tome 1 ici !
Le sanglier de Hong Gong
Le prochain adversaire de Tatari se nomme Beriko, c’est le yokai affilié à Konia Lu, le cinquième fils héritier ! Tatari est plus fort que lui, mais la motivation dont fait preuve Beriko le met en difficulté…
De plus, le combat a cette fois lieu à Hong Kong. Tatari s’est juré de venger la mort de Takeru, mais c’est dans cette ville que sont réunis tous les héritiers et leur yokai. La bataille qui l’attend s’annonce épique !
Glénat

Après avoir attiré l’attention de l’un des héritiers du clan Lu à la fin du tome 2 de Tatari, notre yokai sous couverture est appelé auprès de sa soeur qui vient de faire un malaise dans le parc. Là il est abordé par Beriko, le yokai affilié de Konia Lu, chargé de déterminer s’ils ont réellement affaire à un humain. Bien qu’ayant réussi à donner le change, Tatari finit par se trahir. A la faveur de la nuit il est amené à affronter le démon sanglier afin de s’assurer de la protection de sa petite sœur. Cependant, une fois Beriko battu à plate couture, Tatari à la surprise de voir Konia s’agenouiller devant lui pour lui faire une étrange proposition.

En échange de son aide logistique et humaine dans sa traque de Belter Lu, Konia demande au bakeneko de détruire son père Garand Lu et l’aîné de la fratrie Bride Lu. Une fois la proposition acceptée, Konia rentre à Hong Kong où il organise tout afin que le stage d’athlétisme prévu avec le lycée de Takeru se tienne au plus vite. Fort de l’influence de son nouvel allié, Takeru et sa classe s’envolent pour la Chine où il bénéficie d’une chambre d’hôtel particulière afin de pouvoir agir au mieux. Seule ombre au tableau, Abe, toujours méfiant à son égard, débarque à l’hôtel afin de le mettre discrètement sous surveillance. Alors que les différentes factions se renforcent en vue de l’affrontement qui se prépare, Tatari et Konia décident de passer à l’action…
Lisez un extrait de Tatari – Tome 3 ici !
La fin des Beriko !
Enfin, nous y sommes ! Tatari, toujours sur l’apparence de Takeru, n’attends plus que les ennuis viennent à lui, mais décide enfin de se rendre à Hong Kong avec l’aide de Konia Lu avec qui il s’est allié. Si Konia et son Yokai Beriko ont l’apparence d’enfant et parfois les réactions qui vont avec (surtout en ce qui concerne le yokai sanglier), j’ai beaucoup de mal à les considérer comme tel quand on voit l’intelligence dont fait preuve le garçonnet. Idem pour son Yokai qui doit être en réalité bien plus âgé qu’il n’y paraît. Je n’arrive pas à déterminer jusqu’à quel point ils vont pousser l’alliance avec notre héros avant de le trahir, car l’héritage étant au final en ligne de mire, il est évident que les intérêts de Tatari et Konia vont finir par diverger.

Cependant, Konia Lu reste un mystère pour moi, savant mélange qui m’évoque aussi bien Kate Shadows de Shadows House pour son intelligence et son influence qu’Akuri de Brave Bell pour ses réactions. Dans ce dernier volume, un autre personnage à attiré mon attention : Rokuro Hayami. Présent depuis l’apparition de sa sœur auprès de Takeru, l’adolescent est de plus en plus présent et semble cacher un secret, quand je pensais au départ qu’il n’allait être qu’un prétexte à Tatari pour se faire les griffes. Plus l’intrigue avance et plus je me demande s’il n’est pas en réalité un yokai à l’apparence humaine, ce qui expliquerait sa force prodigieuse, et ce, même si pour l’instant il ne s’est frotté qu’à des humains.

Alors que les ennemis se multiplient, l’action se déchaîne et ce n’est pas pour me déplaire. A suivre la vie quotidienne de Tatari, j’en étais venue à ne le considérer que comme un gentil démon qui avait auparavant l’apparence d’un chat, ce conflit a au moins le mérite de ma rappeler la vraie nature de Tatari, qui menace d’ailleurs de le submerger alors que la lutte s’envenime. L’esprit de Takeru arrivera-t-il encore à atteindre la yokai ? Je n’en suis pas certaine. Je suis un peu déçue du peu de résistance du groupe de mercenaires démons Managarm, certaines de leurs personnalités étant intéressantes et j’aurais vraiment aimé creuser un peu plus dans leurs individualités.

Malheureusement, il semblerait que Watari ne l’entende pas de cette oreille et que nous n’en saurons pas beaucoup plus sur Enra et ses sbires, à moins que je ne me trompe complètement, ce qui serait de nature à me ravir. Cependant, je ne suis pas inquiète la série étant complète en 9 tomes, il reste encore beaucoup de planches au mangaka pour développer son univers et j’attends avec impatience la suite de la “bataille de Hong Kong” qui devrait se poursuivre dans le tome 4 de Tatari d’ores et déjà annoncé pour une parution le 1er octobre 2025.
Ça se déchaîne dans Tatari tome 3, entre l’entrée en jeu du groupe de mercenaires Managarm, les yokai affiliés aux héritiers du clan Lu et Tatari qui, aidé de Konia et du yokai sanglier Beriko, compte bien mettre un grand coup de pied dans la fourmilière. Avec l’arrivée de Tatari à Hong Kong, le yokai se déplace directement au cœur du conflit et l’action s’en trouve multipliée par dix. Ça cogne, ça frappe tout azimut, mais c’est toujours aussi efficace et haletant, d’autant que le Bakeneko semble avoir bien du mal à ne pas laisser sa nature de démon reprendre le dessus. Bien que la bataille qui s’amorce prenne des airs de bataille finale, gageons que c’est loin d’être aussi simple, sachant qu’il reste encore beaucoup de zones d’ombres entourant notamment le frère d’Aoi. De quoi nous rendre impatient de connaître la suite de l’histoire, même si pour cela il va falloir patienter jusqu’au 1er octobre 2025 et la parution du tome 4 de Tatari.




