Suite à son arrivée en fanfare au catalogue de l’éditeur Glénat et après un premier tome qui avait su nous enthousiasmer, il est temps de retrouver le deuxième tome des aventures de Tatari, le chat Yokai, à la recherche de justice pour son ami Takeru tué injustement. Disponible chez les libraires depuis le 2 avril 2025, la transformation en humain est loin d’être simple pour le matou qui a l’art de se faire des ennemis à chaque coin de rue. Pour s’en sortir, il va devoir faire le dos rond et sortir les griffes pour se rapprocher des assassins de Takeru.
Cette critique a été réalisée avec un exemplaire fourni par l’Éditeur.

La griffe de la vengeance
Tatari, le chat yokai vengeur !
Jadis, dans l’ancienne capitale de Kyoto, vivait Tatari, un grand yokai chat métamorphe qui terrorisait la population. Mille ans plus tard, c’est en simple chat de gouttière qu’il vit non loin de chez Takeru et sa petite sœur Yuki. Ils s’entendent à merveille et, malgré leur pauvreté, mènent une existence heureuse dans un appartement miteux. Jusqu’au jour où Takeru est froidement éliminé… Tatari décide alors de prendre la place du garçon pour tenter de découvrir l’identité des assassins !
Glénat

Tatari est un petit chat de gouttière qui vit des jours paisibles auprès du jeune Takeru et de sa petite sœur Yuki. Seuls et pauvres, les deux enfants vivent pourtant une vie heureuse, l’adolescent travaillant sans relâche pour assurer un avenir et le bonheur de sa cadette. Malheureusement, cette dernière est atteinte d’une maladie congénitale qui ne lui permettra pas d’atteindre l’âge adulte. Déterminé à contrer le destin, Takeru cumule les petits boulots, jusqu’au jour où, inquiet de ne pas le voir rentrer, Tatari le retrouve gisant dans une mare de sang, assassiné.

Cependant, Tatari est loin d’être un chat comme les autres, étant en réalité un puissant yokai ayant semé le chaos mille ans auparavant. Afin de retrouver les responsables du meurtre de son ami, Tatari prend l’apparence de Takeru pour continuer à protéger Yuki et à traquer le tueur. Désormais dans la peau du jeune garçon, le chat va assez vite retrouver le coupable de la mort de Takeru et celui-ci lui apprend avoir été commandité par l’héritier d’une famille mafieuse dont Takeru est le fils illégitime du chef. Une guerre entre les sept héritiers restants pour prendre la direction du clan Lu se profile et le yokai y voit l’occasion de se venger tout autant que d’avoir les moyens de soigner sa petite sœur, ainsi que de lui assurer un avenir confortable.

Toutefois, à part Takeru, chacun des héritiers possède un yokai qui lui est affilié et Tatri se retrouve très vite confronté à Setsuna, le yokai de celui qui est derrière le meurtre de l’adolescent : Belter Lu. Ayant réussi à vaincre la poupée de neige envoyée par le démon, le chat déguisé cherche un moyen de se rendre à Hong-Kong pour y affronter ses ennemis, et il trouve le moyen idéal en intégrant le club d’athlétisme pour la prochaine compétition qui y aura lieu. Mais les choses se compliquent lorsqu’un nouvel élève fait son apparition dans la classe du Yokai.
Retrouvez notre avis complet sur Tatari – Tome 1 ici !
Il va l’avoir dans l’Obaba !
Tatari est un grand yokai, un bakeneko, qui a pris l’apparence de son ami Takeru après sa mort. Il fréquentait le lycée à sa place, incognito, mais Haruka Abe, descendant d’un onmyoji, l’a démasqué, rouvrant ainsi la porte d’un affrontement vieux de 1000 ans ! Quelle sera l’issue de ce combat ?!
Pendant ce temps, à Hong-Kong, une bataille éclate entre les héritiers Belter, Setsuna, et d’autres yokais !
Glénat

Alors qu’il vient à peine de faire la connaissance d’Haruka Abe à la fin du premier tome, Tatari sait d’emblée que le nouveau ne lui veut pas du bien. Descendant d’Onmyoji dont le rôle est d’exterminer les yokais, Haruka parvient à isoler son adversaire avant de se lancer à l’attaque avec la ferme intention de l’éliminer. La bataille est épique et ce n’est qu’au prix de grosses souffrances que le démon en sort vainqueur.

Cela étant, il quitte les lieux de l’affrontement en laissant la vie sauve à son adversaire. Déstabilisé, l’exorciste accepte une trêve pour en revenir à sa mission initiale, trouver le responsable de la disparition de trois jeunes filles que les autorités soupçonnent d’être un Yokai. Devant la perspective de se débarrasser au plus vite d’Haruka, Tatari se propose de lui filer un coup de patte dans son investigation. Du côté de Hong Kong, la guerre est déclarée entre les héritiers et elle promet d’être plus que sanglante…
Lisez un extrait de Tatari – Tome 2 ici !
Toc-cat-a en Mia mineur
Maintenant que toutes les présentations ont été faites dans le premier tome, nous entrons dans le vif du sujet et comme tout bon shōnen qui se respecte, l’arrivée du premier rival est très sûrement les prémisses d’une grande amitié avec le héros. Je ne pense d’ailleurs pas me tromper en affirmant qu’Haruka Abe va devenir au fil du temps, et des pages, un allié fidèle comme on a pu en voir des dizaines, à commencer par Ishida dans Bleach. L’alliance des deux est d’ailleurs assez rapide avec l’affaire des Kappas, où l’on commence à entrevoir que l’ordre des onmyoji pourrait bien avoir une place plus importante que ce que l’on croyait à la base.

Sa composition en famille me rappelle encore une fois celle du clan Goko dans Mao et j’avoue que je n’aurais pas été contre de voir dépoussiéré un peu l’image classique qui arrive à l’esprit quand on évoque les exorcistes japonais. Si l’intrigue de Tatari partait très bien, avec ce deuxième tome on revient à quelque chose de bien plus convenu et classique. Non pas que l’intrigue manque de punch, ne serait-ce que par le dynamisme des dessins qui fonctionnent toujours parfaitement, mais elle manque d’un, je ne sais quoi d’inattendu, propre à surprendre et la mangavore que je suis. Pour autant, on a déjà vu des séries commençant de façon très banales, mais montant en puissance au fil des chapitres, comme ce fut le cas pour Rave dont le premier tome m’avait laissé sur ma faim.

Cela étant, j’ai tout de même l’intuition que Watari possède encore une grande marge de progression pour son intrigue et nous réserve sûrement de beaux cliffhangers, ne serait-ce qu’avec la déclaration de guerre au sein du clan Lu, ainsi qu’avec la découverte des différents yokais des héritiers. La relation entre Aoi Hayami et son frère est intrigante également et j’espère que la jeune fille va voir son personnage gagner en profondeur pour devenir une alliée de poids pour Tatari.

En bref, si l’enthousiasme retombe un peu devant un léger manque d’originalité, je veux rester confiante et laisser toutes ses chances à Tatari, d’autant que je me suis réellement attachée à tout ce petit monde et qu’il serait dommage de les abandonner en si bon chemin. Le temps, et le tome 3 de Tatari, dirons si j’ai eu raison ou non de persévérer, et pour cela, il faudra attendre le 2 juillet 2025 et la sortie du prochain volume des aventures de Tatari.
Malgré une entrée en matière de nature à nous rendre impatient d’en découvrir la suite, le soufflé retombe un peu devant l’évolution un peu convenue de ce deuxième tome de Tatari. Pour autant, les graphismes sont toujours aussi percutants et la galerie de personnages attachants, ce qui fait que l’on se laisse porter malgré tout avec l’espoir que cela s’améliore très rapidement. Un espoir que l’on est quasiment sûr de voir se concrétiser tant les factions en présence semblent receler de secrets à découvrir. De quoi passer outre pour attendre avec impatience le 2 juillet 2025 et la sortie du tome 3 de Tatari.




