
Partons à la découverte d’un petit jeu indépendant tout droit venu de StudioBando, une petite boîte située entre l’Amérique du Sud (en Colombie plus précisément), et San Francisco, et composé de seulement 3 personnes. Ce studio a plutôt l’habitude de travailler sur des jeux mobiles, et pourtant c’est bien une production sortie sur consoles et PC que je vous propose de découvrir aujourd’hui avec Sopa : Tale of the Stolen Potato.
Ce test a été réalisé sur une version Xbox Serie X fournie par l’Éditeur.
À la Soupe !
Toute bonne histoire commence autour d’un bon repas (ou d’un feu de camp, c’est selon). Mais ici, il s’agira de nourriture ! Et c’est justement en voulant aider sa Nana à faire une délicieuse soupe que Miho, notre jeune protagoniste, se retrouve embarqué dans un monde fantastique, caché dans le garde-manger de leur maison familiale. Situé entre Le Monde de Narnia, Le Voyage de Chihiro, Le Petit Prince ou encore Coco, venez découvrir quel monde merveilleux se cache de l’autre côté du cellier…

Chaud Patate ?
Le but du jeu est simple en apparence : retrouver la grenouille qui a volé le sac de pommes de terre de Nana et Miho. Pour ce faire, le petit héros devra s’aventurer dans un monde fantastique logé dans le cellier de la maison familiale. Sopa : Tale of the Stolen Potato est un jeu de type point and click où nous devons interagir avec divers éléments posés dans le décor, mais également, et c’est là le plus intéressant, en dialoguant avec les différents PNJ. Ces derniers sont tous plus excentriques et originaux les uns que les autres, et on se prend vite au jeu de papoter avec eux.

Mais ce n’est pas tout car, comme tout bon point and click qui se respecte, Sopa : Tale of the Stolen Potato emmène Miho se confronter à diverses demandes et petites énigmes qu’il devra résoudre afin d’obtenir des informations sur le voleur de sac de pommes de terre de sa Nana. Nous n’échapperons pas non plus aux habituelles combinaisons d’objets, véritable marque de fabrique des point and click. Après, ne vous y trompez pas, nous sommes dans un jeu dont l’accessibilité aux très jeunes est perceptible, et se fait notamment ressentir dans le gameplay, et il ne sera aucunement question de se retrouver à tester des solutions au hasard, comme cela a pu m’arriver fréquemment lors de mes tests de point and clicks plus exigeants (je pense aux Chevaliers de Baphomet par exemple).


Nous aurons aussi, au cours de notre aventure, la possibilité de compléter la collection de statuettes en argile de Nana. Il s’agit tout simplement des trophées du jeu, matérialisés sous la forme de figurines. C’est très mignon. Nous retrouverons également quelques mini-jeux façon QTE assez faciles où il faudra simplement pousser le joystick vers le haut ou le bas pour effectuer une action, ou tester nos réflexes. Rien de très palpitant, mais cela donne l’impression de participer à l’action, et cela reste immersif, bien qu’un peu maladroit. Les résolutions d’énigmes se font plutôt de manière organique, et on trouvera assez facilement les éléments nécessaires pour progresser dans notre épopée onirique.



Cependant, la maniabilité peut laisser à désirer à certains moments, en partie à cause de la caméra qui se place à certains endroits clés de l’environnement, ce qui fausse la perspective et cache également parfois des éléments importants ou des obstacles dès lors invisibles. Malgré cela, ce jeu doit être très agréable à tester avec de jeunes enfants car, les mécaniques étant plutôt simples (comme je l’évoquais juste avant), les couleurs très saturées, et les personnages mignons et excentriques, tout se prête parfaitement aux plus jeunes. De plus, Sopa : Tale of the Stolen Potato est très court, j’ai dû le terminer en un peu plus de 5 heures de jeu. On regrettera un peu l’absence de doublage audio, ce qui aurait fini de rendre ce jeu hyper attractif pour les plus petits, il faudra ici y jouer en lisant les dialogues sous forme de phylactères écrits.



Un Jeu qui Donne la Patate
Sopa : Tale of the Stolen Potato est un conte de fée moderne aux graphismes en 3D très colorés et chatoyants. J’ai retrouvé le même genre d’ambiance que pour Harold Halibut sous certains aspects, mais aussi Tchia. On se laisse bercer par un univers totalement décalé, avec des personnages excentriques et attachants. La musique n’est pas en reste puisqu’elle est très inspirée de la musique latino-américaine, et va changer régulièrement entre chaque lieu que l’on va visiter. Tout cet aspect “réalisme magique” et héritage familial rappelle évidemment les dernières productions Pixar et Disney (on pensera notamment à Luca, Coco ou encore Encanto) mais également, sous certains aspects, au cinéma de Hayao Miyazaki.

Miho va ainsi parcourir tout d’abord la maison de sa grand-mère, petite habitation chaleureuse et ensoleillée à l’ambiance sud-américaine aux petits oignons, puis se verra projeté dans un univers onirique et fera escale dans un petit village de grenouilles composé de plateformes en bois, de pontons branlants et d’un marché en plein air riche de détails en tout genre. Le jeu vous invitera parfois à sortir du gameplay classique d’exploration à pieds et de recherche façon point and click avec, entre autres, quelques phases de navigation à la pagaie dont la deuxième se terminera par une belle surprise. Malgré un petit budget, on ressent l’amour et le travail que les développeurs ont mis afin de rendre leur univers riche et inventif, usant du mieux possible les limites graphiques auxquelles ils ont dû faire face.

Afin de pallier ces quelques faiblesses visuelles, ils ont mis les bouchées doubles sur les ambiances, l’atmosphère et un travail plutôt poussé sur la lumière et les couleurs. Mais ce n’est pas tout ! La partie sonore est envoûtante, et les quelques notes, si douces et si poétiques, de flamenco qui résonnent dès l’écran titre annoncent une partition musicale de qualité, qui se révèle à la hauteur sur toute la longueur du jeu.


Le jeu n’est malheureusement pas (encore) disponible en version française, je l’ai donc testé en anglais, ce qui le rend malheureusement difficile d’y jouer avec de jeunes enfants comme je l’ai dit plus haut. Le niveau d’anglais n’est pas particulièrement soutenu, mais il faudra vous apprêter à jouer les traducteurs. Et pas de dialogues audio donc, quelques onomatopées tout au plus. Sopa : Tale of the Stolen Potato n’est pas en reste concernant l’humour et les situations complètement absurdes, ce qui finira de vous charmer si vous ne l’êtes pas déjà et vous fera d’office esquisser un sourire.

Sopa : Tale of the Stolen Potato est un jeu réellement envoûtant qui ne manque pas de charme. Plutôt orienté pour un jeune public, son accessibilité de gameplay et son monde riche et coloré saura sans aucun doute émerveiller les pupilles des plus jeunes. Relativement court et relativement simple, mais ô combien dépaysant, Sopa se dote en plus d’une direction artistique très chouette et d’une partie musicale aux petits oignons.
La note de la rédaction
Les notes de la rédaction
Les points positifs
Jeu très court, parfait pour les plus jeunes
Accessible aux jeunes enfants
Jolie DA et ambiance musicale
Jeu cosy et reposant
Les points négatifs
Uniquement en anglais au moment du test
Maniabilité moyenne à certains moments




