Pathfinder: Kingmaker

Pathfinder: Kingmaker est un jeu de rôle disponible sur PC. Le titre est développé par Owlcat Games et édité par Deep Silver.

Le jeu financé par les joueurs

Il faut savoir que Pathfinder: Kingmaker est issu d’un Kickstarter lancé en juin 2017, afin de financer une adaptation vidéoludique du jeu de rôle papier Pathfinder. Owlcat Games demandait 500 000 dollars pour lancer le projet. Sur la somme souhaitée, 909 057 ont été récoltés, ce qui a permis de lancer le développement du jeu. Cette somme bien au-dessus de la demande a permis d’accéder à des paliers comme une version Linux et macOS, ainsi qu’à des classes supplémentaires. L’univers de Pathfinder: Kingmaker se déroule en Golarion. On y trouve toutes sortes de races bien connues des RPG comme les humains, les elfes, les orcs, les nains… et des classes comme le barbare, le druide, le roublard, le moine ou le paladin. Le Lore du jeu est très complet, donc il permet pas mal de nuances entre les races et les classes qui leur sont affiliées. La religion est également une chose qui vient étoffer le Lore du jeu. Les divinités, qu’elles soient majeures, mineures, bonnes, mauvaises, auront un rôle à jouer dans votre aventure et feront partie d’un mystère.

La moralité d’un héros

Pathfinder: Kingmaker est un jeu en vue isométrique, comme le célèbre Baldur’s Gate ou encore Pillars of Eternity. Ce style de jeu met un point d’honneur à avoir une excellente narration, donc attendez-vous à lire des centaines et des centaines de lignes de texte, l’action étant placée au second plan. Avant de partir à l’aventure, il faudra créer son personnage. Le joueur aura accès aux races principales peuplant les terres de Golarion et pourra choisir une classe ainsi que son alignement. Cette dernière mécanique sert à donner une morale à son personnage, mais également à définir la relation qu’il aura avec la justice. Par exemple, un personnage mauvais aura plus tendance à suivre ses propres règles tandis qu’un personnage bon respectera les lois et fera en fonction de ces dernières. Tout naturellement, les PNJ et vos compagnons agiront en fonction de votre moralité. Si vous êtes une bonne personne, vous ne pourrez pas vous allier à de mauvaises personnes. Les dialogues du jeu sont également sujets à cet alignement de quoi rendre l’aventure plus immersive. Afin d’ajouter un peu plus de piquant à notre aventure, le joueur aura la possibilité de mélanger deux classes, mais également de se spécialiser. Un guerrier pourra par exemple être couplé avec un paladin afin de gagner des bonus. Cette mécanique est là pour permettre à tous de construire des builds différents et ainsi rendre notre personnage un peu plus unique.

Rendre son avatar unique

Une fois votre personnage créé, l’aventure vous attend. La campagne se déroule en Brevoy, un pays déchiré, car il se situe entre deux nations en guerre. Comme tout bon RPG papier, le gameplay de Pathfinder: Kingmaker est articulé autour de la narration. Votre personnage interagira avec différents PNJ grâce à des dialogues à choix multiples où plusieurs variables comme votre alignement ou vos statistiques entreront en jeu. Si votre personnage n’a pas de connaissance en magie, il ne pourra pas discuter de ce sujet avec un PNJ, sinon la discussion pourra se solder par un échec et peut-être un combat. Ne vous inquiétez pas, vous aurez matière à faire, car le jeu comporte bien sûr des quêtes annexes. Tout naturellement, il y aura des quêtes Fedex (aller chercher un objet pour le ramener au PNJ), mais ces dernières apportent un peu de piquant en mettant en place une limite de temps dans les quêtes comportant de la nourriture. Ces quêtes, bien que barbantes, donnent un peu d’informations sur le Lore du jeu, ce qui n’est pas négligeable pour un jeu immensément riche.

Des combats tactiques

Plus tôt, je vous disais que Pathfinder : Kingmaker était un jeu mettant la narration au premier plan, fort heureusement, le titre comporte pas mal d’action dans ses combats. Ces derniers sont en temps réel avec pause active. Vous (et vos ennemis) devrez lancer des dés dits « d’initiative ». En fonction du résultat, votre position d’attaque sera alors définie. Plus le score est haut, plus vite vous attaquerez. Une fois le combat engagé, vous devrez placer votre groupe, mais aussi utiliser correctement vos sorts. C’est là que Pathfinder : Kingmaker nous montre sa richesse, ses différentes classes permettant une approche différente, car chaque classe à sa propre façon de jouer grâce à un gameplay et des sorts différents. Une dimension tactique se met alors en place, on met nos personnages à des endroits précis afin qu’il cible un ennemi contre lequel il est efficace.

BÂTIR son royaume

Le dernier aspect du gameplay de Pathfinder: Kingmaker est la construction de la ville. À la fin du premier chapitre, vous aurez la possibilité de construire votre royaume. Cela se traduit à l’écran par l’accès à plusieurs bâtiments que vous pourrez placer sur des emplacements vides à l’aide de points de construction. Parmi ces bâtiments figurent un magasin, une taverne ou encore un sanctuaire. Une fois baron, vous devrez affecter vos compagnons ou tout autre personnage rencontré lors de votre aventure à un poste au sein de votre royaume. Cela donnera lieu à une statistique qu’il faudra garder dans le vert pour le bien de votre royaume, une mauvaise armée ou une mauvaise économie ne sont jamais les bienvenues, surtout que cela est signe de fin de partie. Ce concept est intéressant, car il faudra gérer différentes situations qu’elles soient bonnes ou mauvaises et cela aura un impact sur votre royaume. Par exemple de réussite, cela vous octroiera des gains de statistique pour votre royaume. Bien entendu, il faudra correctement choisir votre leader, il ne faudra pas mettre Roger, célèbre pilier de bar à la tête de votre armée. Si vous trouvez votre royaume trop petit, sachez qu’il sera possible à travers des événements de conquérir des royaumes voisins pour agrandir le vôtre.

Pour conclure…

Pathfinder: Kingmaker est un RPG très complet qui vous fera passer de nombreuses heures devant votre écran. Le titre d’Owlcat Games nous propose du contenu afin de vivre notre aventure de différente manière grâce à plusieurs classes et races. Avec ce contenu colossal, la rejouabilité du titre est au rendez-vous.

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La  note  de la  rédaction

4/5

Les notes de la rédaction

Les points positifs

Un gameplay riche

Un contenu colossal

Une narration solide

Un rejouabilité forte

Les points négatifs

Très verbeux

Pas mal de bugs

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