
Créé par une équipe d’indépendants sous le nom de The Outsider, et édité par Funcon. Metal Hellsinger est un jeu de tir à la première personne. Mais aussi un jeu de rythme. Il avait fait parler de lui à l’époque grâce à sa playlist très métal, mais aussi à son univers graphique qui en est très inspiré. C’est après quasiment deux ans qu’il revient dans une version VR pour le meilleur, ou le pire.
Ce test a été réalisé sur une version PC utilisant Windows avec un casque VR HTC Vive et des controllers Vive première génération ainsi que les Valve Index de Steam.
Qu’est-ce que Metal : Hellsinger ?
Metal : Hellsinger VR comme son aîné est un jeu de tir et de rythme. Sa particularité : proposer une liste de titres du monde du métal, pas le plus doux du genre. Pour beaucoup, c’était une petite révolution dans le monde du jeu de rythme. Fini l’électro, ou encore la pop. Bienvenue le métal bien gras. Malheureusement, peu de jeux ont suivi l’exemple ne proposant que très peu de titres du genre. Seules quelques custom map sur certains titres tels que BeatSaber permettent de se faire plaisir aux amateurs.
La DA (Direction Artistique) elle aussi s’inspire grandement de ce monde. Rien que notre présence en enfer. Mais aussi les monstres et autres éléments. Tout est assez cliché. Mais, c’est ce qui fait le charme du jeu. Comme pour Hellsinger, sa version VR reprend sans difficulté ses niveaux, ainsi que ses musiques. On retrouve donc le même jeu, la même histoire. Durant celle-ci, on incarne un démon venu se venger pour le traitement qu’il a subi.
Passons maintenant à la version VR. Sans surprise, certains éléments comme les cinématiques ont été modifiés. Dans Metal : Hellsinger VR celles-ci sont présentées de deux façons différentes. La première, pour les narrations sur une suite de dessins se fait dans l’antre. Celui-ci se présente dans l’arche qui forme comme un écran de télé. Ce qui est plutôt astucieux d’une certaine façon. Néanmoins, les arts sont malheureusement un peu relégués au second plan.

Pour ce qui est des cinématiques in game. C’est vraiment là que le bât blesse. Plutôt que de nous proposer une vraie mise en scène comme dans le jeu principal. Ou encore pourquoi pas vivre à la première personne. On est relégué au second plan. Tel un observateur planant au-dessus de la scène qui est loin… Parfois très loin. On y perd de la visibilité, mais aussi toute la tension de la scène. Le cadrage est très important pour créer et faire vibrer le joueur, et là c’est juste plat. On ne se sent pas impliqué, notre présence flottant au-dessus de l’action rend tout très lointain.
À l’ancienne
Pour ce qui est du gameplay de Metal : Hellsinger VR, si on se base sur la version classique du titre, celle-ci est assez simple. Tout ce qui bouge est un ennemi. Mais, pour les éliminer, il faudra suivre le rythme. Pour ce faire, rien de plus simple : soit vous fier à votre oreille, soit à l’indicateur visuel au milieu de votre écran. Celui-ci bat au rythme de la musique. Chaque tir fait en rythme augmentera les dégâts, mais aussi le score.
Avec cela, il sera aussi possible de faire un dash. Celui-ci comptant aussi pour maintenir le rythme et nos combos. Il faudra donc être rapide, précis, mais surtout en rythme. Et finalement, lorsque notre ennemi subit assez de dégâts, il sera possible de faire un finish.
Ne vous faites pas d’illusion, le rechargement, lui aussi, devra être dans le bon rythme. Représenté par des encoches jaunes, s’il est opéré au bon moment, il sera plus rapide ce qui est plus que nécessaire pour faire un bon résultat. Cette construction assez simple fonctionne particulièrement bien. Le résultat est un peu nerveux et assez addictif pour les scoreurs les plus hardcore.
Bienvenue en enfer
Pour ce qui est du jeu en lui-même. Il reprend tout ce que le premier proposait. On retrouve un bestiaire correct mais pas forcément des plus impressionnants. Les monstres se répètent, ce qui n’est pas forcément dérangeant pour les ennemis de base. Il est dommage que les boss suivent le même schéma. Chacun a, certes, ses propres mécaniques, mais leurs skins sont tous identiques.
Les différents biomes quant à eux sont plaisants à parcourir. Il est vrai qu’on ne peut pas vraiment faire le tour du propriétaire. Mais on voit une vraie progression au fur et à mesure que l’on s’avance dans notre aventure, parcourant les profondeurs de Metal Hellsinger : VR.



Petit point très sympa et présent seulement dans la partie VR. La crypte est sympa et donne un peu de profondeur à notre histoire. On ne parcourt pas de simples menus, mais vraiment un environnement fonctionnel qui regroupe le choix des niveaux. Mais aussi celui de notre équipement, ou encore des codex avec des informations sur nos ennemis ou l’histoire.
Et maintenant ?
Dans Metal : Hellsinger VR ce principe simple est repris. On dash, on tire, on recharge le tout en rythme. Le jeu nous offre néanmoins une indication supplémentaire au travers des vibrations de la manette. Mais c’est aussi là que les ennuis commencent. Pour ce test, j’ai utilisé les manettes de Valve index. Et le premier point noir est qu’il est impossible de changer les touches. Bien que cela semble anodin, le résultat est plutôt bancal.
Le jeu se veut nerveux sur la version PC. Le placement des touches ralentit tout. Pour faire un dash, on doit appuyer sur le joystick. Mais si on souhaite se retourner il faut utiliser la touche A de la même manette. Il est donc très compliqué de se tourner rapidement. On perd facilement les ennemis de vue et on se retrouve vite dans un combat assez brouillon.



Même constat pour l’attaque spéciale qui se fait en serrant les manettes, et par moments ne se déclenche pas. Il en va de même pour l’affichage, impossible de bien visualiser quand la manette est disponible. Tout bouge beaucoup trop. Pour finir, les rechargements. Ceux-ci se font en mettant nos armes vers le bas. Si nous sommes sommes en rythme sur les marques jaunes, alors il sera beaucoup plus rapide. Problème étant que la détection est un peu hasardeuse, sans compter que le mouvement prend quelques secondes pour le moins importantes. Une touche aurait pu être utile.
Jouabilité
Vous l’aurez compris, l’ergonomie est plutôt à revoir dans Metal : Hellsinger VR. Les touches sont peu pratiques. De plus, il faut tourner encore et encore, il y a beaucoup de choses à penser en même temps à une vitesse beaucoup trop importante. Il faudra garder le rythme. Mais aussi bouger physiquement, viser, tirer, dasher, on s’emmêle vite les idées.
Pour ne pas aider, l’effet de motion sickness arrive très vite. Après moins d’une heure de jeu, cela commence à être gênant alors que sur d’autres jeux cette sensation arrive après plusieurs heures. On est tellement submergé d’informations que cela est très dur à suivre et assez fatigant.
Ajoutons à cela certaines armes comme les boomerangs. Ceux-ci peuvent être lancés. Néanmoins, il faut déjà y arriver. L’explication est assez évasive, et dans mon cas, il semble détecter mal le mouvement et les appuis sur les touches. Résultat : ils se lançaient une fois sur deux. Finalement, j’ai fini soft lock au niveau qui nous impose leur utilisation.
Funcom qui est l’éditeur de Metal : Hellsinger VR tente une transformation avec cette version VR. Le résultat en est malheureusement mitigé. Le jeu souffre de pas mal de défauts. Le premier étant que c’est le même jeu. Rien de nouveau par rapport à la version originale si ce n’est la VR. Cette fonction aurait peut-être pu être un ajout du jeu de base. Les éléments qui changent tel que les cinématiques sont malheureusement modifiés pour un résultat moins bien que l’original. Les configurations de touches sont aussi assez peu ergonomiques. Le jeu en lui-même possède toujours un BO hors norme et le principe reste génial, mais il aurait fallu vraiment le repenser pour une utilisation VR.
La note de la rédaction
Les notes de la rédaction
Les points positifs
DA très inspiré du monde du metal
Bande son atypique !
La crypte qui offre une bonne immersion
Les points négatifs
Les touches peu cohérentes
Impossible de modifier les touches
Peu de différences avec le jeu d’origine
La détection hasardeuse (en particulier sur les boomerangs)




