Like a Dragon Gaiden : The Man Who Erased His Name

"Like a Dragon Gaiden" écran titre

Tandis que se profile la sortie de Like a Dragon 8 Infinite Wealth (qui sortira le 26 janvier 2024), il est apparu important au Ryū Ga Gotoku Studio de contextualiser un peu sa future histoire. Aussitôt dit, aussitôt fait, avec la sortie de Like a Dragon Gaiden : The Man Who Erased His Name qui se propose de nous faire revivre le parcours emprunté par Kazuma Kiryu, de la fin de Yakuza 6 au début de Like a Dragon 8. Disponible depuis le 8 novembre 2023 sur PC, PS4, PS5, Xbox One et Xbox Series, les aventures de Kazuma, qui se nomme désormais Joryu, nous ont fait entrer dans la clandestinité le temps de ce test et on a adoré ça !

Ce test a été réalisé sur une version PS5 fournie par l’Éditeur.

On ne vit que deux fois

"Kazuma Kiryu" est déclaré mort

Like a Dragon Gaiden : The Man Who Erased His Name est donc une intrigue parallèle aux événements de Yakuza : Like a Dragon, mais du point de vue de Kazuma Kiryu, qui commence pile à la fin de Yakuza 6. Kiryu blessé pour sauver Haruka et sa famille, décide de se faire passer pour mort afin de protéger définitivement ses proches. Il orchestre alors son décès avec l’aide de l’organisation Daidoji, qui y voit une opportunité de se servir des compétences de l’ancien chef mafieux. De retour dans le monde sous le nom de code de “Joryu”, Kazuma enchaîne les missions pour la faction qui l’a accueilli.

Le héros est désormais connu sous le nom de "Joryu"
Une mission peut en cacher une autre dans "Like a Dragon Gaiden"

Cependant, et ce malgré un déguisement indétectable à base de lunettes, des rumeurs de sa survie prennent de plus en plus d’ampleur. C’est lors d’une besogne de routine que le passé de Kiryu va se rappeler à son bon souvenir et embarquer le yakuza dans une course à la récupération dont il est le premier prix ! Voilà pour le pitch de base de cette nouvelle aventure mettant en scène le mythique héros de la série des Yakuza, et même si cette dernière s’avère plus courte que celle des épisodes numérotés (comptez une dizaine d’heures pour boucler la trame principale et un peu plus du double pour venir à bout de tout ce que propose le titre), elle n’en est pas moins indispensable pour appréhender au mieux le scénario de Like a Dragon 8.

Un peu de compassion dans "Like a Dragon Gaiden"

Si nous étions habitués à la folie présente dans les divers opus de la franchise, ici elle est poussée un peu loin au début du récit, certaines justifications scénaristiques étant vraiment tirées par les cheveux. Cela étant, si vous suivez les aventures de Kazuma depuis longtemps, je vous mets au défi de ne pas être bouleversés par le dénouement, tant il est fort émotionnellement et conclut admirablement les aventures de Kiryu en tant que légendaire Dragon de Dojima. Pour les autres, vous risquez de passer à côté des références incessantes au passé du yakuza et vous aurez probablement plus de mal à entrer dans l’histoire.

En pleine paix, y parle et pis crac, un bourre-pif…

le "combat" est un élément central du jeu

Il faut bien le dire, rien n’est simple avec la série du Ryū Ga Gotoku Studio, ne serait-ce qu’avec son changement de nom inopiné. Nommée Yakuza en occident jusqu’à l’épisode 6, elle est renommée Yakuza : Like a Dragon pour le 7ᵉ opus avant de désormais prendre le sobriquet de Like a Dragon. Pourquoi un tel changement ? Outre le fait que Yakuza : Like a Dragon est un titre qui présente un tournant pour la série en mettant un nouveau héros à l’honneur en la personne d’Ichiban, le changement de nom serait (du moins c’est ma théorie) entérinée par les événements survenus à la fin de Yakuza : Like a Dragon.

Les comités d'accueil sont souvent nombreux dans "Like a Dragon Gaiden"

Impactant considérablement les grandes familles mafieuses japonaises (mais chut, pas de spoiler !) et poussant les créateurs à renommer définitivement Yakuza en Like a Dragon, ils ont sans doute préféré mettre dorénavant en avant un code de conduite (Like a Dragon) plutôt qu’une fonction (Yakuza) qui perd de son aura au fil des années et des lois anti-yakuzas. Je le répète, ceci n’est que pure spéculation de ma part !

On arpente "Sotenbori" de jour comme de nuit
la carte de "Like a Dragon Gaiden"

En ce qui concerne Like a Dragon Gaiden : The Man Who Erased His Name, pas de surprise à l’horizon, on reste sur du classique, en évoluant à Osaka dans le quartier fictif de Sotenbori que l’on a déjà assez largement exploré dans la licence. On retrouve également la pléthore de mini jeux signatures de la série (Mah-jong, Koi-koi, fléchettes, salles d’arcade, …), ainsi qu’un nombre conséquent, bien que réduit pour ce Gaiden, de quêtes annexes toujours aussi farfelues. Évidemment les activités comme le karaoké ou les bars à hôtesses sont aussi de retour, ces dernières étant d’ailleurs des actrices / streameuses filmées.

Les courses de petites voitures sont de retour dans "Like a Dragon Gaiden"
Les "hôtesses" du cabaret sont en prise de vues réelles
On peut même jour à la master system dans "Like a Dragon Gaiden"

Avec l’introduction d’Akame, un personnage féminin très cool et altruiste dans son aide aux sans-abris, Kiryu (avec qui elle forme un excellent duo) aura accès à un réseau d’informateurs invisibles et efficaces. Un enrobage futé et motivant pour délivrer les diverses quêtes annexes présentes dans le jeu. Pareillement, le Château et son arène de combat est un lieu de débauche haut en couleur où vous pourrez vous défouler en un contre un, un contre tous ou avec votre propre écurie de guerrier. L’occasion, si vous avez opté pour l’achat de la version Deluxe de retrouver de vieux amis tels que Goro Majima, Taiga Saejima et Daigo Dojima et de pouvoir lutter à leurs côtés.

Le "Château" lieu de toutes les extravagances
"Akame" le personnage féminin cool du jeu
Menu du réseau d'Akame dans "Like a Dragon Gaiden"

Un dragon qui ne manque pas de souffle !

Bien que Like a Dragon Gaiden : The Man Who Erased His Name soit une aventure narrative, l’accent est clairement mis sur la baston où chaque interaction avec un personnage risque de tourner au pugilat. Dans l’absolu ce n’est pas un problème puisque Gaiden possède un système de combat assez fun pour qu’on ne s’ennuie jamais malgré le nombre conséquent de lascars qui vont nous chercher des crosses. Comme le jeu a pour protagoniste principal Kiryu, c’est tout naturellement que les combats optent pour des affrontements en temps réel et non pour un système au tour par tour comme initié dans Yakuza : Like a Dragon.

Le "style Dragon de Dojima" implique des combats classiques

Ainsi, vous aurez le choix entre deux styles de combat, l’un reprenant les combats et techniques du Dragon de Dojima que les aficionados affectionnent tant et le style Agent, petit nouveau de cette itération. Dans ce dernier, vous aurez l’accès à toute une panoplie de gadgets à faire pâlir d’envie 007. Entre le grappin, les mini- grenades, les chaussures à réaction et même des drones, le choix est vaste. Cela étant, bien qu’amenant de la nouveauté, ces gadgets sont clairement dispensables et vous pourrez aisément vous dispenser de les utiliser. On se retrouve donc confrontés à des brouettes d’ennemis, et la mise en scène de ces rixes est toujours aussi explosive et galvanisante. C’est épique et on en redemande !

Les combats en mode "Agent" permettent d'utiliser des gadgets
Ici les "chaussures à réaction"
Autre exemple de combat dans "Like a Dragon Gaiden"

Est-ce un Yakuza ? Est-ce Kiryu ? Non ! C’est Joryu !

Depuis ma dernière incursion dans le monde de Yakuza avec Like a Dragon : Ishin !, j’avoue ne pas avoir eu le temps de me plonger dans le reste de la saga. C’est donc avec des connaissances parcellaires du passé de Kazuma que je suis partie à l’assaut de Gaiden. Devant le nombre de références aux épisodes précédents, et pour profiter au mieux de l’intrigue, j’ai très vite arrêté de jouer pour aller prendre un cours intensif sur l’histoire de Kazuma, avant de continuer ma partie. Si fondamentalement, ne pas connaître la vie de Kiryu n’est pas un frein en soi, le fan service est tellement présent qu’il est désagréable de passer constamment à côté. Le récit prend également une autre dimension quand on est au fait des événements de Yakuza : Like a Dragon, les timelines des deux titres étant concomitantes et s’entremêlant fréquemment.

Kiryu en mauvaise posture dans "Like a Dragon Gaiden"
le menu des "aptitudes"

Pareil, les références à Judgement sont présentes et raviront les fans de Yagami et Kaito. Encore une fois, le scénario dépeint à nouveau l’époque avec dérision et c’est un régal. J’avoue être un peu plus dubitative sur l’inclusion des hôtesses en vidéo qui créent un décalage assez bizarre, mais illustre bien le côté loufoque qui a toujours caractérisé la franchise. Un grand casting a d’ailleurs été réalisé pour les recruter, ce qui a permis à des femmes comme KSon, une VTubeuse fan de la licence, de voir son rêve de côtoyer Kiryu se réaliser via sa participation à Gaiden.

Le mode photo de "Like a Dragon Gaiden"
L'arbre de compétence dans "Like a Dragon Gaiden"
Une hôtesse en "prise de vue réelle"

Par ailleurs, la multiplicité des combats constitue un défouloir que j’ai beaucoup apprécié parcourir, d’autant que l’intrigue est assez courte pour éviter tout sentiment de lassitude. Une excellente introduction à Like a Dragon 8, passage obligatoire pour comprendre tous les tenants et les aboutissants du prochain épisode. J’en ressors donc avec une forte envie d’enchaîner directement avec Infinite Wealth, et vu ma patience proverbiale, je suis ravie qu’il ne me reste qu’une poignée de semaines à attendre avant de pouvoir mettre la main dessus.

À très bientôt "Kiryu"
Pour conclure…

Avec Like a Dragon Gaiden : The Man Who Erased His Name, le Ryū Ga Gotoku Studio signe ici un excellent spin-off, surtout pour les fans de la première heure et du légendaire Kazuma Kiryu. Malgré une intrigue au départ trop tirée par les cheveux, une aventure principale un peu courte et un sentiment de “recyclage” assez prégnant, il est toujours agréable de retrouver et d’incarner le dragon de Dojima, dans une formule qui certes a fait ses preuves, mais reste surtout diablement efficace. Un trait d’union indispensable entre les événements de Yakuza 6 et de Like a Dragon 8 : Infinite Wealth, une petite friandise qui donne forcément envie de se ruer directement sur le prochain épisode. Fort heureusement, ce dernier est attendu pour le 26 janvier 2023, ce qui ne nous fait plus que deux petits mois à attendre.

La  note  de la  rédaction

4/5

Les notes de la rédaction

Les points positifs

Le plaisir de retrouver le légendaire Kazuma Kiryu

Une histoire (et notamment un dénouement) qui fera vibrer le cœur des fans

Une formule éprouvée, mais toujours aussi efficace

La mise en scène des combats toujours aussi explosive et galvanisante

Les points négatifs

Certains trouveront l’aventure principale un peu courte

Un effet “recyclage” qui se fait clairement sentir

Un début un peu trop tiré par les cheveux

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