Like a Dragon : Ishin !

"Like a Dragon : Ishin !" Ecran d'accueil

Depuis plusieurs années maintenant, la licence Yakuza connaît un succès phénoménal et grandissant en Occident. Rebaptisée désormais Like a Dragon, cette série fleuve compte pas moins de deux nouveaux opus en préparation, un spin-off chargé de faire la jonction entre Yakuza : Like a Dragon et son successeur à venir en 2024 : Like a Dragon 8. Dans ces conditions, il n’est pas étonnant que le Ryū Ga Gotoku Studio ait choisi de faire patienter les fans avec le remake d’un titre jusqu’ici exclusif au Japon : Yakuza : Ishin ! Renommé pour l’occasion Like a Dragon : Ishin !, ce titre dérivé est prévu pour une sortie sur PC, PS4, PS5, Xbox One et Xbox Series le 21 février 2023. Nous avons eu la chance de pouvoir le tester en avant-première et on a voyagé par delà les mers et le temps pour atterrir à Kyoto en 1867. Ça vous la coupe hein !?!

Ce test a été réalisé sur une version PS5.

Le samouraï mi-loup, mi-dragon et re-mi-loup derrière

"Ryoma Sakamoto" est le héros de l'histoire

Like a Dragon Ishin suit Kazuma Kir… euh… non pardon, Ryoma Sakamoto, un samouraï qui rentre dans sa ville natale de Tosa après avoir fini son apprentissage de bretteur. Doté d’un grand sens de la justice, Ryoma, à peine arrivé, s’oppose à des guerriers d’une classe supérieure à la sienne. Arrêté, il ne doit sa fuite qu’à l’intervention de son père adoptif, Toyo Yoshida, un éminent magistrat, qui lui demande son aide pour un projet qu’il a monté avec son frère adoptif. En effet, sous une apparente loyauté et obéissance totale au régime, les deux hommes veulent faire tomber le gouvernement pour abolir le système de classes sociales en vigueur dans l’archipel. Mais alors que Ryoma et son frère se rendent en secret au palais pour une dernière réunion stratégique avec Toyo, celui-ci est assassiné par un mystérieux meurtrier masqué.

les décors sont grandioses dans "Like a Dragon : Ishin !"

Accusé à tort du crime, notre héros quitte Tosa sur les traces de l’assassin, qui utilise la technique de l’école Tennen Rishin, un style de combat usité dans les plus hautes sphères d’un groupe bien connu de l’époque Edo : le Shinsen Gumi. Afin de découvrir l’identité du tueur, Ryoma va alors intégrer ce groupe de guerriers emblématique sous l’identité d’Hajime Saitō. Mais dans un pays sur le point de changer radicalement de visage politique, Ryoma devra se battre pour faire éclater la vérité. Ce n’est pas la première fois que Kazuma et ses amis changent d’identité le temps d’un spin-off, puisqu’en 2008 sortait Ryu ga Gotoku Kenzan ! dont les événements prenaient place au 17ᵉ siècle.

Le "système de carte" améliore les combats

Pour cette nouvelle itération, le Ryū Ga Gotoku Studio a choisi de revisiter la fin du Bakufu, une période bien connue des occidentaux tant elle a été l’objet de nombreuses adaptations en manga et animé. Si les habitués de la franchise risquent d’être déconcertés par le rythme un peu lent du début de l’aventure, ils retrouveront avec plaisir les protagonistes iconiques de la saga dans des versions plus charismatiques que jamais. On se plaît à les voir camper d’autres rôles que les leurs, d’autant que leur personnage en vient à être très vite effacé par leur nouvelle identité. Le sens de la mise en scène, où l’intensité dramatique côtoie l’humour le plus absurde, est également de la partie, et ce n’est pas pour nous déplaire.

L'humour est toujours aussi déjanté dans "Like a Dragon : Ishin !"

La métempsychose du dragon

Comme nous l’avons déjà vu, Like a Dragon : Ishin ! est donc un remake de Yakuza : Ishin ! sorti sur PS3 et PS4 quasiment huit ans jour pour jour avant sa nouvelle version (22 février 2014). Ceux qui ont découvert la série avec Ishiban (Yakuza : Like a Dragon) ou avec les spin-off Judgement (d’excellente facture) ne devront pas s’étonner de l’aspect vieillot d’Ishin, que ce soit niveaux visuels ou gameplay, hérités d’un titre qui, jadis, tournait à la fois sur PS3 et sur une PS4 fraîchement débarquée. Malgré une refonte graphique qui améliore considérablement les choses, on ressent bien derrière cette couche de polish les limitations techniques du jeu original qui n’ont pas réellement fait l’objet de retouches de la part des développeurs qui se sont surtout focalisés sur l’aspect esthétique du titre.

On retrouve 4 "style de combat" différent

Toutefois, ne soyons pas de mauvaise foi, des différences, il y en a, et de taille, à commencer par le moteur du jeu. Si Ishin premier du nom a été développé avec le moteur maison du Ryū Ga Gotoku Studio : le Kiwami, pour le remake, les développeurs ont changé leur fusil d’épaule en utilisant l’Unreal Engine 5. Autre changement d’importance, auparavant vous ne pouviez avoir accès au système de “cartes d’escouades” que dans une arène spéciale. Ici, une fois débloquées, elles vous accompagneront au cours de tous vos combats. Le fan service est permanent, beaucoup d’éléments de sound design sont repris de la saga originale, tout comme la structure en chapitres traditionnelle de la franchise.

On peut se lier d'amitié avec tout le monde, même avec les chiens dans "Like a Dragon : Ishin !"

Ryoma ? Ishin dans les brocantes !

Le traditionnel "karaoke" est de retour
On pourra aussi planter des légumes dans "Like a Dragon : Ishin !"

Niveau gameplay, Like a Dragon : Ishin ! mélange des éléments de RPG avec, dans les combats, du beat’em up. En incarnant Ryoma, vous aurez le choix entre quatre types de combat : Bagarreur (combat à mains nues), Bretteur (combat au sabre), Tireur (combat au pistolet) et Danseur endiablé (qui combine sabre et pistolet). Chaque style possède son propre arbre de compétences que vous pourrez faire évoluer avec des orbes gris utilisables sur n’importe quel arbre et des orbes de couleurs affiliés à un seul style de combat.

Le sytème d'arbre de compétences dans "Like a Dragon : Ishin !"

En ce qui concerne les mouvements, pas de surprise, entre les esquives, les contres et les combos ainsi que la possibilité de changer de style en plein affrontement, il y a de quoi faire. Et si on y ajoute la possibilité de déclencher des coups spéciaux, avec des cinématiques impressionnantes, lorsque la jauge de ferveur est remplie, on se retrouve avec un système de combat réglé au cordeau et jouissif à souhait. En tant que capitaine du Shinsen Gumi, vous n’irez pas au front seul, bien que ce soit le cas à l’écran, puisque vos escouades vous accompagneront partout sous la forme de cartes vous conférant divers avantages contre vos adversaires. Autre point intéressant, ces mêmes adversaires pourront parfois être recrutés, après avoir été vaincus, pour rejoindre vos rangs.

On peut également augmenter ses armes dans "Like a Dragon : Ishin !"

Il existe également un système de vertu, points que vous gagnerez en effectuant diverses bonnes actions ou prières dans les temples et qui vous permettront d’acheter certains items bien utiles, ainsi que de faire augmenter votre jauge de réputation qui modifiera la réaction des habitants de Kyoto à votre égard. Ne vous inquiétez pas, vu la pléthore de missions annexes, vous aurez l’occasion de vous bâtir une réputation de Saint, et même si l’humour habituel des Yakuza, absurde et jusqu’au boutiste, semble un poil plus sage dans Ishin, ce dernier recèle malgré tout plusieurs perles bien barrées qui vous feront éclater de rire. De quoi ne pas voir défiler les nombreuses heures qu’il vous faudra pour en venir à bout, comptez entre 60 et 80 heures pour le finir.

Augmenter sa "vertu" est important

Kiryu n’est pas franc, mais il est vaillant

Si je ne suis pas une fan de la saga Yakuza, je suis par ailleurs une grande adepte du Shinsen Gumi et de la période du Bakumatsu. Je connais cependant très bien les autres opus de la saga puisque mon cher et tendre est, quant à lui, un inconditionnel du travail du Ryū Ga Gotoku Studio et de sa franchise phare. J’étais extrêmement curieuse de voir comment les développeurs allaient remettre au goût du jour Like a Dragon : Ishin !, et surtout comment ils avaient réussi à concilier des faits historiques avec la folie caractéristique des autres épisodes.

La récolte est prête dans "Like a Dragon : Ishin !"

Je dois dire que je n’ai absolument pas été déçue. Si les Yakuzas canoniques se passant dans un Japon plus ou moins moderne ne m’intéressent absolument pas, voir la formule transposée à une période historique qui me passionne m’a galvanisée. Finalement, il ne me manquait que cela pour m’ouvrir à la franchise, même si parfois l’humour un peu trop absurde et poussé m’a un peu perdue, tout comme la mini-carte d’ailleurs, qui se trouve être parfaitement opaque dans mon cas.

Le paln de "Like a Dragon : Ishin !"

N’ayant déjà pas un sens de l’orientation très développé, j’ai passé de longs moments à chercher mon chemin sans arriver à me repérer dans les différents quartiers de Kyoto. Mais le système de combat, la masse de missions et activités annexes à la quête principale ont achevé de me convaincre. J’attends désormais l’arrivée de Like a Dragon Gaiden : The Man Who Erase His Name avec un œil neuf, et je prie pour que le spin-off Kenzan ! fasse lui aussi l’objet d’un remake disponible dans nos contrées.

Tout le monde respecte Ryoma dans "Like a Dragon : Ishin !"
Pour conclure…

En tant que remake, Like a Dragon : Ishin !, s’il a bénéficié d’un lifting graphique de bon aloi, souffre toujours d’une caméra un peu rigide et de graphismes un peu datés par rapport aux standards actuels. Mais le brio du titre en termes de narration, de système de combat et de générosité dans les missions et activités à mener fait qu’on lui pardonne aisément ces quelques petits défauts, qui s’oublient d’ailleurs très vite en cours de partie. Un épisode assez classique qui ne révolutionne à aucun moment ce qui a été fait au cours de la licence, mais au final n’est-ce pas ce que les fans attendaient ? Une excellente production qui viendra compléter parfaitement votre ludothèque et fera souffler un vent de révolte dans votre cœur.

La  note  de la  rédaction

4/5

Les notes de la rédaction

Les points positifs

Les personnages emblématiques de la franchise qu’on adore retrouver dans un rôle différent

Un système de combat toujours aussi jouissif

Un fan service appréciable et apprécié

Un scénario d’une intensité dramatique très forte qui côtoie toujours un humour décalé

Les points négatifs

Un aspect graphique un peu daté

Une caméra pas toujours ergonomique

Des premières heures trop sages par rapport aux épisodes récents

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