Maintenant que nous connaissons désormais les origines de Kuroe et que sa “sœur” vient de faire son apparition, la jeune fille va devoir faire face au combat le plus difficile de sa vie. Mais pour sauver ses amis et Minami dont elle est toujours éprise, la lycéenne est prête à tout, même à mettre sa vie en danger. Voilà le thème central que Spica Aoki développe dans ce tome 6 de Kaijû Girl Carameliser, parut le 31 mai 2024, toujours aux éditions Ototo. Les kaijû vont se déchaîner pour notre plus grand plaisir. GRAAAAOOOOUUUU !
Cette critique a été réalisée avec un exemplaire fourni par l’Éditeur.

La belle est la bête
Kaijû : littéralement “bête étrange”, les kaijû sont d’immenses créatures surpuissantes semant le chaos. Ils sont d’origine surnaturelle, mais l’activité humaine peut avoir une influence sur leur apparition.
Entre amour et destruction, découvrez une comédie romantique d’un nouveau genre !
Kuroe souffre depuis toujours d’une maladie transformant des parties de son corps au gré de l’intensité de ses émotions. Mais la lycéenne, jusqu’à présent solitaire, essayant tant bien que mal d’éviter aussi bien celles et ceux qui la méprisent que les autres, va se transformer en créature gigantesque au contact du garçon le plus populaire, son crush, Arata Minami.
Ototo

Kaijû Girl Carameliser commence avec Kuroe Akaishi une lycéenne qui présente une maladie particulière. Dès qu’elle se laisse submerger par ses sentiments, elle voit des parties de son corps se métamorphoser en membres de kaijû. Habituée à la solitude forcée, la jeune fille véhicule une image d’être asocial auprès de ces condisciples. Tout aurait pu continuer ainsi, si elle n’avait pas attiré l’attention d’Arata Minami, le garçon le plus populaire de sa classe. Malheureusement, l’amour de Kuroe pour Minami est tellement fort qu’elle se trouve totalement changée en Kaijû dès qu’ils se rapprochent un peu trop.

Dans ces conditions, pas facile d’entamer une relation, mais devant la patience de son petit ami Kuroe finit par s’ouvrir et à se faire des amis en la personne de Rairi, l’influenceuse, Manatsu, la fan d’Harugon (la version Kaijû de Kuroe) et Daichi, un écolier à l’apparence d’étudiant. Après un certain nombre de quiproquos, Minami et notre héroïne se séparent, mais c’est à ce moment-là que la mère de la jeune fille retourne sur l’île où elle a trouvé l’œuf de Kuroe, provoquant accidentellement le réveil de la sœur de notre héroïne. Cependant, le Kaijû prend son envol et se dirige vers la ville…
Monstres & Cie
“Je ne suis qu’une simple lycéenne !!”
Un immense Kaijû ailé a atterri à Tokyo. Un quiproquo en entraînant un autre, Arata et Kuroe se sont manqués de peu, mais celle-ci parvient tout de même à rassembler son courage et à se transformer pour faire face à la bête.
Quelle sera l’issue de ce combat ? Face au danger auquel Kuroe est confronté, comment Minami va-t-il réagir ?
Ototo

Attaqué par Akae dans la fin du tome 5 de Kaijû Girl Carameliser, Kuroe, sous sa forme d’Harugon, se dresse pour faire rempart au Kaijû déchaîné. Sous les yeux effarés de Daichi et de Minami présents sur le pont, et de Seina, Rairi et Manatsu, en vol stationnaire dans l’hélicoptère de cette dernière, la lycéenne se défend dents et griffe contre son adversaire. Tandis qu’une attaque touche sévèrement Harugon et cause l’effondrement du pont où se trouvent les deux garçons, Minami qui s’est aperçu de sa méprise, décide de rejoindre Harugon après avoir mis l’enfant en sécurité. Au péril de sa vie et bien décidé à se faire entendre du kaijû blessé, Arata entreprend d’escalader le dos de sa belle. Va-t-il réussir à l’aider ?

Lutte fratricide
Comme je le disais dans ma critique de L’Amour est dans le Thé tome 1, Kaijû Girl Carameliser m’a réconcilié avec le shōjo en proposant une approche pour le moins originale des amours adolescentes, qui cachent en prime une critique assez fine des problèmes d’identités que l’on rencontre tous à cette période charnière de notre vie (Cf. la critique du tome 1 de Kaijû Girl Carameliser). Cela tient à ses personnages tous aussi complexes les uns que les autres, qui sont des illustrations assez parlantes de tous les complexes et différences que l’on rêve de gommer.

Toutefois, maintenant que tout ce petit monde est en place, il fallait bien que Spica Aoki relance son intrigue afin de ne pas lasser son lecteur. La bonne idée qu’elle a eue, au-delà de nous révéler en grande pompe les origines de Kuroe, c’est de faire de ce tome 6 un combat dantesque entre La lycéenne transformée et sa sœur Akae qui elle est un Kaijû jusqu’au bout des ailes. On le sait, ces créatures typiquement japonaises hantent l’imaginaire des créatifs depuis des décennies, que ce soit dans les films (Godzilla, Pacific Rim), les séries (Monarch : Legacy of Monster) et même dans les animés (Kaijû N°8).

Il était donc logique que la mangaka dote son œuvre d’un ennemi capable de rivaliser avec Harugon, l’alter ego monstrueux de son héroïne. Cela a également le mérite de mettre nos tourtereaux face à leur sentiments qu’ils ne peuvent plus cacher devant l’urgence et le danger de la situation. Il est désormais temps pour Kuroe d’être pleinement acceptée pour ce qu’elle est par l’homme qu’elle aime, tout en acceptant de se dévoiler complètement à lui. La grande question qui reste en suspens est de savoir si Daichi, Rairi et Manatsu sont aussi prêts à accueillir Kuroe dans sa bizarrerie. On le saura dans le prochain tome de Kaijû Girl Carameliser dont la date de sortie n’est pas encore connue pour l’instant.

Kaijû Girl Carameliser tome 6 est intégralement centré sur le combat entre Harugon et Akae. L’occasion pour Spica Aoki de faire évoluer à vitesse grand V la relation entre Kuroe et Minami. Devant le danger représenté par le Kaijû ailé, la jeune fille n’aura pas d’autre choix que de mettre sa vie en jeu pour protéger ses amis et ses proches. Mais elle pourra compter sur le soutien de Minami qui compte bien l’aider à garder l’ascendant sur sa “sœur”. Reste à savoir, quand la crise sera passée, si notre héroïne assumera encore de s’être mise à nu. Réponse dans le futur tome de Kaijû Girl Carameliser, dont la date de sortie est pour l’instant toujours inconnue.




