Hell is Us

Bienvenue à Hadéa, un monde en guerre dans ce jeu d’aventure à la 3ème personne. Un monde semi-ouvert vous attend avec une petite particularité. Ici, pas de balise ni de mini-map, vous passez d’un endroit à un autre en véhicule sous forme de voyage rapide et vous allez devoir lire, observer et trouver votre chemin pour avancer dans l’aventure. Hell is Us est disponible depuis le 4 septembre 2025 sur PlayStation5, Xbox Series et PC pour 49,99€ la version de base.

Ce test a été réalisé sur une version PC fournie par l’Éditeur, puis sur PS5.

Un monde en guerre

Vous incarnez Remi dans Hell is Us. Natif d’Hadea, il a grandi en dehors et est devenu soldat des Nations Unies. Mais voilà qu’il déserte et se retrouve à chercher des réponses à ses nombreuses questions. C’est donc à travers lui que vous vous aventurez dans vos souvenirs pour vous sortir d’une situation compliquée.

Tout comme votre personnage, vous vous retrouvez au milieu d’un endroit inconnu sans savoir quoi faire. Vous vous engouffrez dans la forêt de Senedra. Le premier PNJ que vous croisez vous donne déjà des indices : suivre les Carillons. Et c’est ce qui va se passer durant tout le jeu ! Vous allez croiser des PNJ et il faudra les questionner et surtout écouter leurs informations. Des paroles que vous retrouverez dans une sorte d’arborescence qui regroupe tout ce que vous lisez ou entendez. C’est grâce à cela que vous allez avancer. Si un personnage vous informe qu’un groupe de survivants a fui vers les montagnes du nord-ouest, alors foncez là-bas. Chaque mot, chaque photo a son importance, si vous ne lisez pas ou n’écoutez pas, vous n’avancez pas.

Un univers diversifié à explorer

Quand on parle de guerre, on parle forcément de pays de désolation. Les premières zones sont d’ailleurs de ce type. Pas de soleil, la nuit, des marécages et des villages en feu. Mais quelques zones font office de havre de paix. Prenons comme exemple le lac de Cynon. Du soleil, de la verdure, et on pourrait presque dire “je m’arrête là et je me lance dans le squat de chalet”. C’est ce qui fait son charme à Hell is Us, le fait de ne pas juste visiter des zones sombres et désolantes. On peut aussi bien explorer ce genre de terre, tout comme on peut passer du temps sous terre dans des donjons ou bien juste profiter du panorama de certains lieux.

Mais admirer les lieux n’est pas votre mission. Il y a des portes à ouvrir, des coffres à fouiller et des énigmes à résoudre. Des indices vous attendent partout, il suffit juste de les trouver et de faire le rapprochement pour avoir la solution. Vous allez d’ailleurs avoir dans votre tablette une section spéciale sur les mystères afin d’y voir plus clair.

Votre tablette sera d’ailleurs votre seule amie. C’est elle qui a toutes les informations que vous trouvez et c’est elle qui va vous permettre de configurer votre drone, qui sera un bon allié lors des affrontements.

Les combats au front

On a parlé de l’exploration d’Hell is Us, parlons maintenant des combats. Si l’ambiance du jeu se rapproche plus de Death Stranding, les combats, eux, ont beaucoup été associés à Dark Souls. Pourquoi ? Parce que chaque coup ou esquive vous coûte de l’endurance. Et clairement, quand vous arrivez dans une vague de monstres, vous avez intérêt à y aller en douceur. Même en mode facile, le jeu peut se montrer punitif.

Les combats dans Hell is Us sont assez redondants. Déjà, le bestiaire n’est pas très diversifié, on a toujours ces monstres blancs, mais certains ont un skin différent et donc plus de force. C’est une dizaine de déclinaisons qui s’offrent à vous en plus des Haze, les petites anomalies colorées qu’il faut tuer avant de tuer un Walker (créature blanche). Bref, c’est sûrement le gros point noir du jeu. Quand on parle de Dark Souls, on parle de monstres inédits et de patterns de folie. Ici, il suffit de bien gérer son endurance pour s’en sortir, et surtout utiliser le drone.

Un jeu bien trop gourmand

De base, je devais présenter ce test avec une version PC. Si mon PC gamer fixe ne tenait pas la cadence, j’ai dû me rabattre sur mon PC portable gaming plus puissant.

Le fixe ne tenait pas graphiquement, je voyais les vecteurs de fabrication dans le jeu et les décors étaient donc en polygones. Quant à mon PC portable, le moindre combat me faisait freezer le jeu et boum c’était le crash. À moins que vous ayez un avion de chasse, vous pouvez oublier de jouer sur PC.

Je me suis donc rabattue sur une version PlayStation 5 et là j’ai enfin pu savourer le jeu graphiquement. Un réel plaisir et une fluidité qui m’a réconciliée avec l’aventure.

Les bonnes actions

En plus de l’aventure principale, vous allez pouvoir aussi rendre service. Tout au long de votre aventure, vous allez trouver des objets. Ourson en peluche, pendentif, photo, etc. Ces objets vont vous paraître anodins, et pourtant si vous les donnez à certaines personnes, vous réaliserez de bonnes actions et vous serez grassement récompensé durant votre aventure. Ce sont en quelque sorte les quêtes secondaires du jeu et certaines ne sont disponibles que jusqu’à un certain moment, alors attention.

Mon avis sur Hell is Us

Hell is Us et moi, ce n’était pas super bien parti. Vous vous doutez bien que crasher toutes les cinq minutes m’agaçait. Surtout que dans ce jeu, vous repopez à la sauvegarde, alors si cela fait 1 heure que je tourne en rond et que j’ai oublié de toucher une Save, je peux vite exploser de rage.

Une fois passée sur PlayStation 5, mon voyage à Hadea a radicalement changé. J’ai pu apprécier les graphismes et la stabilité du jeu sans m’inquiéter de crasher le jeu au moindre combat.

J’ai rapidement associé l’ambiance à Death Stranding, et si le graphisme ne m’a pas dérangée, la musique d’ambiance m’a vite agacée, elle. Contrairement à Death où les musiques étaient géniales.

Outre ces soucis, j’ai pu savourer mon voyage avec des régions qui s’enchaînent mais ne se ressemblent pas. Nous sommes loin du monde ouvert promis, mais plutôt un semi-ouvert qui fait tout aussi bien son boulot. Le fait de devoir fouiller, explorer et chercher où aller nous offre le même temps de jeu et le même plaisir que dans un monde ouvert.

Malgré tant de beauté, j’ai encore un goût amer en jouant. Le bestiaire. Avec un aussi bel univers, pourquoi ne faire que deux types d’ennemis avec dix dérivés à côté ? Certes, les Haze ont des éléments (émotions), la rage, la tristesse et j’en passe, mais cela n’offre pas réellement de différence. Mes combats sont toujours les mêmes et j’aurais aimé avoir des monstres différents en fonction des zones ou bien un énorme monstre de zone à battre. Mais non, je dois juste m’amuser avec eux.

Les améliorations d’armes sont assez simples mais n’offrent que peu de choses. Hormis l’installation des glyphes, les armes n’ont rien de fou. Quant au drone, il est très utile mais il ne sort pas du lot. J’aurais aimé un arbre de compétences pour le personnage, mais bon.

Pour conclure…

Hell is Us plaire comme déplaire. C’est un jeu qui ne fera pas l’unanimité. Certes, il est graphiquement beau, mais il va vite calmer les joueurs PC s’ils n’ont pas une machine de guerre. Quant aux joueurs consoles, ils prendront leur pied graphiquement, mais l’absence d’orientation dans les quêtes peut vite refroidir. Finalement, Hell is Us est tout simplement un OVNI qui offre de l’originalité et qui séduira surtout par cela.

La  note  de la  rédaction

4/5

Les notes de la rédaction

Les points positifs

Une ambiance surprenante

Des régions qui ne se ressemblent pas

Un grand jeu d’enquête

Combat fluide sur console

Les points négatifs

Injouable si on n’a pas le bon PC

Une bande-son qui agresse les oreilles

Un bestiaire trop léger à mon goût

Pas d’aide dans les quêtes. Le manque d’orientation peut agacer et refroidir les joueurs qui aiment les maps

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