Etrian Odyssey Origins Collection

Etrian Odyssey revient sur PC et Nintendo Switch dans une version HD. Proposant de vivre ou revivre les trois premiers volets de la saga au travers d’une version HD de ce jeu d’aventure et d’exploration de donjon à l’ancienne.

Ce test a été réalisé sur une version PC (Steam Deck).

Bienvenue dans le labyrinthe… ou presque

Etrian Odyssey Origins Collection de Atlus revient avec les trois premiers jeux de la série. Tous commencent sensiblement de la même façon. Vous êtes accueilli par le gérant de la guilde des aventuriers. Après un bref échange sur la ville et ce labyrinthe mystérieux qui s’y est ouvert, trêve de bavardage, à vous de jouer.

(guilde) premier
(guilde) deuxième
(guilde) troisième

Très vite, on entre dans le vif du sujet, on crée notre équipe de toutes pièces en choisissant les classes de notre équipe de cinq. Le choix est cornélien, et il est bon d’y passer un peu de temps afin de pouvoir créer un groupe équilibré. Une fois notre équipe d’aventuriers formée on peut… Se diriger vers les autorités compétentes. Effectivement, tout le monde ne peut pas entrer dans le labyrinthe et il faudra passer une petite épreuve pour avoir le droit d’y circuler librement.

L’épreuve est la même dans les trois aventures. Entrer au premier étage et en faire le plan. Évidemment, le jeu ne nous laisse pas de suite livré à nous-même. On rencontre très vite un garde qui nous donne les bases de la cartographie avant de nous demander de revenir une fois la carte finie.

Nos premiers pas

Ça y est, c’est le moment de partir à l’aventure, ou presque. Il va falloir passer la fameuse épreuve de cartographie. Quel meilleur moment pour aborder le fonctionnement de l’exploration ? Bien, commençons par le début dans ce cas. Première chose, le jeu est dans un style assez old school même pour l’année de sa sortie en 2008 sur Nintendo DS. Il reprend les codes des anciens donjons crawler.

(labyrinthe) entrée
(labyrinthe) exploration

Le déplacement se fait case par case, il est possible de tourner sur soi-même pour voir les alentours. Chaque déplacement, donc changement de case, compte comme « un tour » mais on y reviendra. Pour finir, chaque déplacement fait progresser une sorte de détecteur qui part de bleu pour finir à rouge. Celui-ci est une sorte de détecteur de rencontre avec des monstres.

Pour finir, notre interface. Celle-ci est découpée en trois zones. La première partie est bien évidemment la vue de notre groupe, montrant ce qu’il y a devant nous. Ensuite, on a un panneau latéral avec une partie inférieure qui montre un zoom de la carte et suit notre progression. Pour finir, la partie supérieure montre la carte au complet mais, elle permet aussi d’accéder à des outils afin de dessiner sur la carte et indiquer les éléments importants. Cette fonctionnalité vitale va nous suivre tout au long de l’aventure.

La Cartographie

On arrive dans la partie importante d’Etrian. En effet, bien que chaque jeu apporte son lot de quête, son histoire, la cartographie est clairement ce qui est mis en avant, chaque étage regorgeant de petits secrets. Et pour accomplir votre rôle de cartographe, on ne manque pas d’outils.

Tout d’abord, la carte remplit chaque case que vous parcourez mais, il est aussi possible de les remplir soi même, d’en définir des contours, ou même d’y apposer un symbole en cas de découverte importante. Viennent alors deux grandes familles de joueurs. Les rushers qui voudront toujours descendre plus bas et les complétionistes qui voudront définir la moindre case, le moindre raccourci dans le labyrinthe.

Dans les deux cas c’est long, et surtout compliqué avec la difficulté de jeu normale. Il faudra bien s’équiper et faire des allers-retours avec la ville afin de toujours aller un peu plus loin mais aussi améliorer votre équipe, voire l’ajuster pour pouvoir réagir aux différents ennemis.

Un dédale sans fin

Passons aux différents éléments que l’on croise dans le labyrinthe, et ils sont nombreux. Tout d’abord tout ce qui est lié à l’exploration. Les différents labyrinthes d’Etrian regorgent de mystères dans chaque jeu, mais aussi chaque strate apportant son lot de surprises. Basiquement, les éléments qui seront les plus fréquents seront les portes. Effectivement, par moment notre progression rencontre de larges portes ornementées, certaines libres d’accès quand d’autres demanderont de trouver un cristal pour les déverrouiller.

Bien évidemment, on y trouve pas mal de récompenses diverses et variées dans des coffres. Celle-ci décrites comme des cadeaux laissés par d’autres aventuriers sont souvent des consommables pour nous aider. Finalement, on pourra aussi récupérer des ressources dans certains lieux spécifiques si un ou plusieurs de nos membres d’équipes possèdent la compétence adéquate.

En plus de tout cela, le labyrinthe regorge de petits events. Souvent disposés dans les culs de sac, ils sont divisés en deux grandes catégories. La première est juste de petits évènements parfois positifs, parfois négatifs avec une petite phrase. Souvent, ils se concluent par une petite découverte parfois utile. Les deuxièmes sont des événements pour les quêtes données dans les différents comptoirs. Des espèces de taverne, ou bar dans lesquelles on trouvera des quêtes secondaires.

Pour finir, on croisera d’autres aventuriers afin d’orienter notre exploration par moment nous bloquant la voix, par moment nous demandant de l’aide apportant un peu de vie à ce grand labyrinthe peuplé de monstres.

Un monde de dangers

Maintenant que l’on a vu toutes les merveilles qui remplissent ce mystérieux labyrinthe, on peut maintenant passer à ce danger caché dans les fourrés, prêt à vous sauter dessus à chaque virage. Et pour cela on va revenir sur notre interface, et en particulier sur le petit détecteur entre la zone de jeu et la zone de cartographie. Effectivement, à chacun de nos mouvements, la couleur de ce petit indicateur se rapproche de plus en plus du rouge jusqu’à prendre cette couleur indiquant un danger proche.

(combat) raptor
(combat) grenouilles

Vient alors l’heure de la rencontre avec nos opposants. En général par groupes d’un à cinq pour la majorité des combats. Les ennemis ont chacun une apparence propre, des capacités, des forces mais surtout des faiblesses. Bien que les premiers combats soient assez simplistes, Etrian nous rappelle rapidement qu’il faudra faire preuve d’astuce, et surtout réfléchir à nos actions avant d’agir.

Si l’on passe outre la difficulté “l’histoire”, comme son nom l’indique, est faite pour l’histoire et rend littéralement impossible le fait de perdre un combat. Dans les autres modes on prend facilement des dégâts, et les monstres peuvent être assez résistants. Il n’est pas rare de perdre un de nos compagnons après un mauvais choix.

Chaque monstre rencontré une fois enregistré donnera des infos précieuses pour faciliter les prochains combats mais, aucun n’est sûr. Les points de « mana » se consommant très vite surtout au début, on privilégiera donc au maximum les coups normaux. En plus, tout coûte de l’argent. La résurrection, les soins, les consommables. Il sera en effet plus judicieux de rentrer pour se reposer plutôt que de payer pour une résurrection beaucoup plus chère.

Un passage en ville

Durant nos explorations, il sera nécessaire de retourner régulièrement en ville pour se reposer, racheter des consommables ou tout simplement rendre des quêtes et améliorer son équipement. Chacune de ces possibilités est proposée en différents lieux. L’auberge permettant de se reposer et se soigner. L’herboriste quant à lui, ou encore hôpital selon le jeu permet de se soigner.

Bien que les noms diffèrent, les trois volets d’Etrian sont organisés de la même façon. En premier l’auberge, ensuite la partie qui fait office de lieu de résurrection. Vient ensuite le marché, puis une sorte de taverne qui servent respectivement à acheter de l’équipement et à trouver des quêtes.

Nous avons bien évidemment les locaux de guilde qui permettent de gérer notre ou nos groupes. On y retrouve aussi ce qui fait office d’autorité compétente comme la salle de Radha pour le premier volet d’Etrian quand respectivement le deuxième et troisième ont le palais du Duc et le Sénat.

Petite particularité tout de même pour le troisième volet qui réunit soin et réanimation dans l’auberge afin d’accueillir un port. Celui-ci apporte une nouvelle façon d’explorer. Et pour finir, l’entrée du labyrinthe.

Devenir plus fort

Afin de progresser toujours plus loin, il faudra évidemment faire évoluer et progresser nos compagnons de voyage. Pour ce faire, il y a deux grands axes. Le premier par le niveau de nos aventuriers, et le deuxième par leur équipement.

Pour ce qui est de leurs niveaux, ils montent au fil des quêtes et des combats. Chaque niveau donnant la possibilité de dépenser des points d’aptitude afin de débloquer des compétences, ou des améliorations passives comme plus de vie au travers d’un arbre. Cette méthode assez passive de progresser demandera tout de même de choisir judicieusement où mettre nos points fraîchement gagnés.

(competence) arbre
(arme) unlock

Pour ce qui est de l’équipement, il se trouve soit dans le labyrinthe au gré de nos pérégrinations, soit au marché. Au début assez vide, celui-ci se remplit au fur et à mesure qu’on apporte des matériaux. En effet leur revente débloque de nouveaux objets à acheter tels que des armures, des armes, ou des consommables.

Il est vital d’améliorer ces deux axes afin de pouvoir parer aux combats qui nous attendent. Un équipement obsolète, ou des compétences pas ou peu adaptées à notre étage actuel conduisant souvent à une mort rapide et douloureuse.

Un Gameplay tactile

Soyons un peu plus terre à terre et penchons-nous sur le Gameplay, les contrôles et autres possibilités. Etrian propose une expérience quasiment similaire à celle sur DS. Les labyrinthes bien que passés en HD sont sensiblement les mêmes et les commandes aussi. Ça se sent particulièrement pour la cartographie.

J’ai testé le jeu sur PC et SteamDeck en fonctionnement clavier, full manette et hybride manette et tactile. Le jeu prend vraiment tout son intérêt dans son Gameplay et son interface avec un écran tactile et une manette. La Switch en devient presque le support par excellence pour y jouer.

Effectivement, si on prend par ordre de confort. Les contrôles avec seulement la manette sont peu intuitifs et ralentissent énormément la fluidité du jeu. Afin de pouvoir tracer, les touches nombreuses rendent la cartographie un peu chaotique.

Avec un setup PC standard clavier souris, on obtient un bon équilibre. La souris permettant de remplacer plutôt efficacement le côté tactile qu’offre une Nintendo DS. Mais, cette fois on ressent le fait qu’il soit fait pour manette. Les clicks souris devenant une espèce de chaos peu intuitif dans les menus. On finit par faire toute la navigation au clavier.

Pour finir, avec un set up écran tactile et manette comme le propose la Switch ou encore le Steam Deck Etrian devient beaucoup plus fluide et plaisant. En effet, les commandes en deviennent intuitives. On souhaite se déplacer, pas de problème, on utilise le stick. On choisit nos actions comme la plupart des jeux en tour par tour. Finalement, quand vient le moment d’ajouter un tracé sur la carte ou un marqueur, il suffit de le faire au doigt de façon naturelle. Si la Switch exploite elle aussi le tactile aussi bien alors c’est le meilleur set up pour jouer à Etrian.

Un dépaysement total ?

Pour finir parlons un peu des décors. Cette version HD de la série des Etrian, et plus précisément des premiers épisodes est clairement un remaster. Les décors sont les mêmes, les monstres et aventuriers aussi. Le jeu n’est pas moche, mais il est assez répétitif dans les décors.

Sur un support comme sur la DS cela avait une bonne justification. Mais, sur un support comme le PC ou une Nintendo Switch, cela est assez mince. L’avantage reste tout de même le poids du jeu qui est de moins de 3Go et surtout, du fait qu’il tourne sur n’importe quelle machine.

Pour conclure…

Pour conclure, Etrian Odyssey Origins Collection est un bon jeu, comme il l’était déjà sur DS. Ce remaster au final risque de moins attirer les joueurs ayant déjà poncé le jeu sur la console portable de Nintendo surtout sur un PC le côté portable étant vraiment plaisant. Par contre, de nouveaux joueurs attirés par des jeux un peu genre rétro pourraient se laisser tenter pour vivre cette expérience.

La  note  de la  rédaction

4/5

Les notes de la rédaction

Les points positifs

Un bestiaire copieux

La difficulté exigeante

Fonctionne parfaitement sur Steam Deck

Tourne sur les petites config

Contenu assez énorme

Les points négatifs

Juste un pack HD

Des décors répétitifs

Les menus sont peu fonctionnels à la souris

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