Dragon’s Dogma 2 + DLC Dark Arisen

Douze ans après le premier opus, le 22 mars 2024, sortait Dragon’s Dogma 2, développé par Capcom. Cet action RPG en vue à la troisième personne se déroule dans un monde ouvert très vaste dans lequel de nombreux événements aléatoires peuvent survenir. Deux ans après la sortie du jeu principal, le DLC Dark Arisen arrive, avec un tout nouvel environnement à explorer et une histoire à part entière. Le nom de ce DLC fait directement référence au premier opus, Dragon’s Dogma : Dark Arisen, sorti en 2013.

Ce test a été réalisé sur une version PS5 fournie par l’Éditeur.

L’histoire de Dragon’s Dogma et Dark Arisen

Nous incarnons un Insurgé, dont le cœur a été dévoré par un dragon. Amnésique, notre personnage devra traquer ce dragon et le combattre pour récupérer le trône qui lui est dû en tant qu’élu. Il sera accompagné de pions, des compagnons sans volonté propre que seul l’Insurgé peut faire apparaître via une dimension parallèle à l’univers, la Faille. Lors de leur périple, l’Insurgé et ses compagnons vont avoir vent d’un second insurgé, ce qui va amener nos compagnons dans une nouvelle région dans laquelle une entité maléfique sème la corruption.

Ce n’est pas la destination qui compte, mais le voyage

Lors de la sortie du premier jeu, Capcom s’est retrouvé avec une formule déjà intéressante pour l’époque (monde ouvert, escalade de créatures, pions contrôlés par IA…), mais s’est retrouvé limité par les technologies d’alors. Ce deuxième opus est donc l’occasion pour le studio de proposer une version plus proche de ce qu’ils auraient voulu proposer des années auparavant. C’est comme cela qu’est né Dragon’s Dogma 2. Capcom, le studio derrière de grandes licences telles que Resident Evil, Monster Hunter ou encore Devil May Cry, met sa touche reconnaissable dans cette licence. En effet, le directeur de Dragon’s Dogma 2 n’est autre que Hideaki Itsuno, réalisateur de plusieurs Devil May Cry.

Dragon’s Dogma 2 se compose de deux grandes régions à explorer, Vermund et Battahl, chacune avec un style bien défini. À ces régions s’ajoute Norgan, via le DLC Dark Arisen, dans un style complètement différent. Rassurez-vous, cette région est disponible rapidement, lorsque l’on découvre Vermund au début du jeu, et a une ambiance radicalement différente, ce qui est très… rafraichissant (et je ne dis pas ça parce que c’est une zone enneigée). Cependant, il est très fortement recommandé de s’y rendre avec au minimum le niveau 40, tant cette région est difficile. Au lancement, il faudra créer notre personnage à travers un menu très complet de personnalisation, avec parfois des options un peu trop précises, telles que les dents de notre personnage… Enfin, il faudra choisir une classe, appelée vocation (mage, combattant, archer, voleur), avec chacune ses spécificités, vous vous en doutez.

Votre pion principal sera également à choisir ou à personnaliser complètement à ce moment également. Ce dernier évoluera et montera de niveau en même temps que vous. Le jeu propose différents réglages de difficulté, permettant d’adapter l’expérience à son niveau. Le début de l’histoire est assez classique, et finalement l’histoire principale est assez convenue. Mais on comprendra vite que ce qui importe, ce n’est pas tant ça que l’exploration du monde. Contrairement à des mondes ouverts plus traditionnels, Dragon’s Dogma mise beaucoup sur les événements aléatoires et le voyage d’un point A à un point B plutôt qu’à la destination. En effet, lors de la sélection d’une quête, vous pourrez tomber sur plein d’événements aléatoires qui vont enrichir votre expérience, voire vous challenger. En résumé : il y a toujours quelque chose à voir et à faire dans Dragon’s Dogma.

La sensation d’exploration et de voyage est ici poussée à son paroxysme car peu importe la direction que l’on emprunte, on ne sait jamais ce qui va nous arriver. L’imprévu est le mot d’ordre de l’exploration de cet univers. En tant que nouvelle joueuse de cette licence, je me suis parfois sentie perdue devant toutes ces mécaniques originales et différentes de ce que l’on peut voir habituellement. C’est vraiment très intéressant, bien que cela puisse parfois être épuisant sur de longues sessions de jeu ou sur des quêtes que l’on a simplement envie de mener à bien sans accroc. Quand on est habitué à d’autres styles de RPG, cela peut être déroutant au début, car on n’est pas autant guidé et pris par la main, et il faut s’accrocher pour comprendre les tenants et aboutissants de la série.

Il en sera de même pour les déplacements. En effet, ici les déplacements rapides sont limités et cadrés. Ici, pas de possibilité de voyages à tout va. Il faudra emprunter un chariot à bœufs (et donc payer, sans être sûr de voyager en toute sécurité), ou utiliser des portacristaux, dont les emplacements sont limités, et qu’il faudra activer lorsqu’on en croise un. À noter que dans l’extension Dark Arisen, il faudra utiliser un système de cristal propre à l’extension, ce qui complique encore la chose, mais reste totalement fidèle à l’esprit de la licence qui veut miser sur la découverte de l’univers et des interactions en forçant le joueur à se déplacer un maximum à pied sur la carte. Ce qui différencie encore Dragon’s Dogma 2 des autres RPG, ce sont les combats !

Mais avant de parler de ces derniers, il me semble important de parler des pions. Vous l’aurez compris, les pions sont des PNJ contrôlés par IA. Des compagnons qui vous accompagnent et qui ont été invoqués et sélectionnés par vos soins. Notre équipe peut se composer de quatre personnages, dont l’Insurgé. Le pion que vous créez ou choisissez en début de partie sera comme un second personnage que vous pourrez personnaliser comme votre personnage principal, que ce soit en termes d’équipement ou de compétences. Les autres pions recrutés via la Faille seront eux les avatars créés par d’autres joueurs, qui vous accompagneront dans votre aventure mais sans que vous ayez la moindre possibilité de les pimper. Néanmoins, ils pourront vous conseiller en fonction des lieux qu’ils ont déjà explorés avec le joueur auquel ils appartiennent, vous guider aussi parfois, vous aider à looter, et surtout vous seconder lors des combats.

Cela leur donne une personnalité propre et des interactions uniques avec chacun d’entre eux. En plus, ils progressent réellement et apprennent. Par exemple, si mon pion est convoqué par un autre joueur, lorsque je reprendrai ma partie, il pourrait avoir des informations nouvelles en fonction du lieu visité avec cet autre joueur. Ou encore, ils apprennent petit à petit la meilleure manière de combattre certains monstres, etc. Concernant les combats, ils présentent des options classiques telles que la frappe, l’esquive, le tir, les sorts… mais également d’autres choses plus originales comme grimper sur les monstres, les faire tomber, ou encore utiliser les objets environnants pour les lancer sur des ennemis (voire lancer un ennemi sur un autre, ce qui est particulièrement jouissif).

En termes de bestiaire, on a beaucoup de variété d’ennemis, bien que certains soient très (trop parfois) répétitifs, comme les gobelins par exemple, et dans le DLC Dark Arisen, certains sont une adaptation des monstres présents dans la première map (gobelins des neiges, etc…). Mais là où Dragon’s Dogma surprend, c’est qu’au détour d’un sentier ou d’un pont, on puisse tomber sur un monstre, comme un cyclope ou un taureau géant. C’est à ce moment-là qu’il est intéressant de pouvoir varier notre manière de jouer en profitant de l’environnement, de la physique du jeu, ou de monter sur le monstre pour attaquer sa tête ou ses points faibles, par exemple.

Selon la vocation de votre personnage et les interactions avec les pions, l’expérience sera totalement différente. Ce qui fait encore varier l’expérience de jeu, ce sont les cycles jour/nuit. En effet, de nuit la visibilité est très réduite, malgré une lanterne que l’on porte constamment à notre ceinture, mais en plus des ennemis différents vont faire leur apparition. Cela rend la nuit inquiétante et dangereuse et pousse le joueur à profiter des feux de camp. Ces derniers, disposés un peu partout sur la map, permettent à notre personnage et à ses compagnons de se reposer, se nourrir, dormir et passer le temps jusqu’au petit matin. Cela donne une dimension très réaliste et immersive au voyage, ce qui, encore une fois, participe grandement à l’esprit de Dragon’s Dogma.

Pour rester dans le réalisme, l’inventaire va être, à mon sens, la chose la plus pénible. En effet, le poids est limité, et même si les pions peuvent porter une partie du matériel, eux aussi ont une limite, ce qui force le joueur à partir avec le strict nécessaire. Rassurez-vous, des coffres de stockage sont disponibles dans les auberges, ce qui est très important car le loot est fort présent, et permet, entre autres, d’améliorer notre équipement auprès d’un marchand. Enfin, la partie graphique est sympathique, très classique dans les différents environnements, mais cela renforce ce côté réaliste du monde et la cohérence avec les différentes contraintes mentionnées ci-dessus, tout cela malgré les monstres originaux, la magie, etc.

Les nouveautés propres au DLC Dark Arisen

En plus d’une nouvelle région et d’une nouvelle histoire, l’extension Dark Arisen propose des nouveautés très intéressantes qui vont varier et enrichir le gameplay. C’est le cas des reliques, du loot mystérieux qui devra être évalué par des PNJ particuliers, et qui ne sera dévoilé qu’à ce moment-là, transformant la map en une loterie géante. Il y aura aussi les donjons des 12 Rites oubliés, éclatés sur toute la map du jeu dans les différentes régions. De nouvelles compétences, de nouvelles armes, de nouveaux équipements sont également ajoutés pour enrichir les différentes vocations.

À la sortie du jeu principal Dragon’s Dogma 2, beaucoup de critiques avaient été faites sur les déplacements rapides et leurs restrictions. En amont de la sortie du DLC, une mise à jour gratuite a amélioré le voyage rapide grâce à l’ajout de la Transpierre éternelle, qui permet un voyage rapide réutilisable. En effet, jusque-là, lorsqu’une pierre était utilisée pour voyager rapidement, cette dernière était détruite, forçant le joueur à réfléchir à l’importance de sacrifier un tel artefact. Une autre mise à jour gratuite a également permis de passer de quatre à six compétences équipables, ce qui offre davantage de possibilités en combat. Pour rappel, il est préférable de ne pas faire le DLC lorsqu’on a un niveau trop bas. Il est conseillé d’avoir au minimum un niveau 40, car cette nouvelle zone est assez difficile.

Pour conclure…

Dragon’s Dogma 2 est une expérience unique dans le monde des RPG. Son focus sur le voyage, son système de pions et les combats qui peuvent vite devenir épiques font tout le sel de cet opus. Le DLC Dark Arisen offre des ajouts considérables et bienvenus à cette licence, tandis que les mises à jour gratuites rendent certaines mécaniques plus accessibles, notamment le voyage rapide, sans sacrifier ce qui fait l’ADN de l’univers. Véritable jeu à la manière d’un livre dont vous êtes le héros, chaque expérience est unique. Enfin, cerise sur le gâteau, ce jeu immense, ainsi que son DLC, font également leur apparition sur la Switch 2, en plus des autres plateformes habituelles.

La  note  de la  rédaction

4/5

Les notes de la rédaction

Les points positifs

Système de combat varié et dynamique

Liberté et immersion

Système de pions

Durée de vie énorme

Difficultés ajustées

Amélioration du voyage rapide

Les points négatifs

Gestion du poids

Manque de clarté pour un débutant

Vous devriez Lire aussi
HappyFunland

Dans le même genre

Laisser un commentaire

En savoir plus sur GeeksByGirls

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture