
DOOM : The Dark Ages – Revelations est le DLC faisant suite directe aux événements du jeu de base. On y retrouve notre Doom Slayer enfermé au Purgatoire, un étrange lieu trompeur. Mais vous savez désormais très bien ce qu’il se passe quand on essaie de contenir une force inexorable… Le jeu est disponible sur PlayStation 5, XBOX Series X & S et PC depuis le 7 juillet 2026.
Ce test a été réalisé sur une version PS5 fournie par l’Éditeur.
Jusqu’au dernier
Nous avions laissé un Doom Slayer blessé mais victorieux à la fin des événements de The Dark Ages. Et ce DLC, sobrement intitulé Revelations, enchaîne directement après cette conclusion. Une connaissance du jeu de base est donc plus que recommandée, d’autant que mécaniquement, Revelations part du principe que vous êtes déjà rodée à son gameplay explosif. Un petit tour de remise en selle par la Morgue 3.0, le mode arène libre du jeu, et ça repart !


Spoilers légers donc, mais la fin d’Ahzrak de nos mains n’a pas pour autant signé l’arrêt de la menace de l’Enfer. Enhardi par cette victoire et libéré de ses chaînes Maykr, le Slayer projette un assaut sur le Haut conseil. Mais pour accéder à leur chambre réputée inaccessible, il lui faudra d’abord marcher en plein territoire démoniaque en quête de l’Oracle.


Cette tablette mystique est la clé qui permet au Slayer de se mesurer au Haut conseil de l’Enfer. Mais une fois face à ces six figures sombres, le Sbire, un haut prêtre infernal qui suivait précédemment Ahzrak, rit de nous. Ni une, ni deux, le Slayer lui règle son compte sur place. Malheureusement, ce dernier est ressuscité par la sombre magie du Haut conseil, et transformé en boss qui nous inflige une sacrée déculottée.


La défaite ? Connaît pas
Est-ce donc ici que la quête vengeresse de Doomguy s’achève ? Bien évidemment que non. Déjà, parce qu’il y a d’autres jeux après, pardi. Mais surtout parce que le Haut conseil juge préférable d’enfermer le Slayer dans le Purgatoire, de crainte de ne pouvoir le contenir dans la mort. Un choix pertinent, quand on se remémore ses péripéties de zombie dans The Dark Ages !


Toujours trop énervé pour mourir, notre protagoniste se réveille meurtri, mais soigné. Son bouclier a été détruit et son armure est en piteux état. En prenant ses marques dans la demeure qui l’accueille, on fait la rencontre de loin de l’Architecte, qui promet de réparer notre équipement. Ce démon semble avoir dessiné le Purgatoire, conçu pour confronter ses prisonniers à leurs plus grandes douleurs. Et pour en sortir, il faudra passer trois épreuves de force mentale.


Qu’à cela ne tienne : aucun défi ne peut nous retenir, et une lance mystique semble attendre notre venue. Même l’Architecte nous indique ne pas connaître son origine, ni pouvoir s’en servir. Vous vous doutez de la suite : le Slayer la réquisitionne sur le champ. En la touchant, nous sommes téléportés dans un tutoriel sur son fonctionnement. Les boucliers, c’était pour 2025. En 2026, dans Revelations, on joue de la lance à chaîne.


Chain Spear Man
Cette lance est une transplantation d’une partie du gameplay de DOOM Eternal, tout en gardant les codes de The Dark Ages. On peut toujours parer les attaques vertes avec en attaquant avec, ce qui a aussi pour capacité de détruire instantanément les boucliers plasma et les armures surchauffées. Pratique pour rester hyper agressif.


En revanche, exit la ruée vers les ennemis du bouclier. Comment réduire la distance avec eux dans ce cas ? Deux options, qui feront sourire les fans d’Eternal : un dash libre, ou avec le crochet à viande. Vous pouvez prendre le paragraphe de mon test de The Dark Ages où j’explique que le Slayer est un tank sur pattes et imaginer que ce tank peut désormais virevolter partout.


En plus de cette nouvelle mobilité, réaliser des esquives parfaites charge notre lance. Ces charges peuvent ensuite être dépensées pour réaliser des coups mortels : estoc étourdissant, plongeon de zone ou encore lancer de trident. De quoi ajouter des verbes très solides à notre répertoire de gameplay déjà bien rempli. Surtout que le Slayer récupère son bouclier tronçonneuse à partir de la deuxième épreuve de Revelations, pour encore plus de possibilités.


Menu qualitatif
Ces fameuses épreuves sont parmi les meilleurs niveaux de The Dark Ages à mon goût. Outre la sélection de nouveaux démons coriaces, dont l’Arch-vile dans une version délicieusement pénible, Revelations exorcise un de mes plus gros soucis avec le jeu de base : la peur de rater quelque chose. Car exit les secrets indiqués sur la carte ainsi que les points de non-retour : une fois un niveau terminé, notre Slayer peut se téléporter d’autel en autel librement. De quoi encourager un retour dans les niveaux à notre rythme.


D’autant que, par défaut, chacun des quatre niveaux principaux de Revelations comporte son lot de portes infranchissables. Marquées d’une clé violette, il faudra terminer le DLC pour pouvoir accéder à ce contenu “fin de jeu”. De quoi récupérer les améliorations finales pour notre lance à chaîne, ou l’armure Praetor du Slayer. Vous avez bien lu, l’armure Praetor, celle de DOOM 2016. Le titre n’est pas Revelations pour rien !


Dernière surprise, quatre niveaux DOOM classiques sont cachés derrière certaines de ces portes violettes. Les terminer permet de débloquer le shotgun originel en version survitaminée, qui partage donc son rôle avec la BFC. Une BFC qui nous est d’ailleurs confisquée le temps de faire le DLC une première fois ; un choix judicieux à mes yeux.


Mon avis sur DOOM : The Dark Ages – Revelations
Outre le simple fait que j’adore avoir un bon prétexte pour relancer DOOM : The Dark Ages, Revelations est un excellent DLC conceptuellement. Les nouvelles zones font plaisir visuellement, et Finishing Move continue de régaler à la bande-son. Le focus sur le Slayer est appréciable, surtout les séquences flashback au gameplay classique et les rapports qui vont avec. Les amateurs de lore seront servis : Revelations en est rempli !


Néanmoins, malgré un contenu plus que suffisant, difficile de ne pas rester amère sur sa cinématique de fin. Sans spoiler, disons que nous n’avons pas encore tout à fait atteint le point de connexion avec DOOM 2016. Et vu les licenciements massifs chez id Software par Microsoft, même si le studio assure rester opérationnel, je ne peux m’empêcher de craindre pour la suite de la licence.


Pour autant, je ne peux que vous encourager à jouer à DOOM : The Dark Ages – Revelations. C’est du DOOM de très haut calibre, qui réussit à renouveler une formule pourtant déjà bien dépoussiérée dans le jeu de base. Je souhaite en tout cas de tout cœur que ce ne soit pas la dernière fois que le Slayer crève l’écran.

DOOM : The Dark Ages – Revelations poursuit dans la lancée qualitative de son jeu de base. Surchargé de mécaniques mais jamais brouillon, j’y ai passé d’excellentes heures. Même si The Dark Ages ne vous a pas forcément séduit, la proposition de réconcilier les deux extrémités du spectre de gameplay DOOM moderne fonctionne vraiment à merveille.
La note de la rédaction
Les notes de la rédaction
Les points positifs
Du grand DOOM, dans ses visuels ou ses sons
Variété de gameplay toujours plus riche
L’exploration libre des niveaux, nettement plus agréable
Pas de contenu bourratif
Les points négatifs
On en voudrait plus !




