Dead Island 2

Le 6 septembre 2011 sortait Dead Island, un monde ouvert à la première personne et à l’ambiance digne d’un film de série B. Douze années plus tard, le 21 avril 2023, la suite, Dead Island 2, débarque sur nos consoles et nos PC avec de grandes promesses. Retrouvez-le sur PC, Playstation 4, Playstation 5, Xbox One et Xbox Series.

Dead Island 2 a misé gros avec son trailer chaotique. Une villa, des restes d’une fiesta où tout a explosé et de la musique de Kool & the gang en bruit de fond, mais est-ce que le jeu comble les lacunes du premier et surtout est-ce que les créateurs du jeu ont tenu leurs promesses ? C’est ce que je vais vous exposer dans ce test.

Ce test a été réalisé sur une version Xbox Serie X fournie par l’Éditeur.

Banoi, que de souvenirs

Vous aussi vous avez pris un billet direction Banoi pour vos vacances de 2011 ? Le soleil, les fiestas boum boum à la piscine et les gueules de bois le lendemain ? Allez ! On y retourne pour un bref résumé histoire de partager aux copains qui n’étaient pas là avant de commencer Dead Island 2.

Dead Island premier du nom nous envoyait sur une île touristique des plus agréables et nous avions le choix entre quatre personnages (un cinquième personnage est dans le DLC).

  • Sam B : Star du Rap et expert en armes contondantes
  • Xian : Membre des forces spéciales chinoise et experte en arme blanches
  • Logan : Ex-quarterback pro et expert en armes de lancer
  • Purna : Ex-flic de Sidney, garde du corps de VIP et experte en arme à feux

Rapidement, les vacances tournent au cauchemar et l’objectif est simple : quitter l’île. Même si pour cela vous devez servir d’homme à tout faire, quitte à livrer des bouteilles de champagne à une alcoolique dans un bungalow ou ramener le doudou d’une gamine à l’autre bout de l’île.

Durant votre voyage, vous allez traverser l’île et la fouiller en passant de région en région. À vous les égouts, la plage, la jungle et la ville.

Si Dead Island a séduit les fans de série B par son ambiance volontairement kitch, beaucoup de choses n’allaient pas. On reprochait beaucoup le fait que les personnages n’étaient absolument pas charismatiques, le scénario fade et la redondance des quêtes.

En douze ans, la franchise s’est étoffée :

  • Dead Island
  • Dead Island Riptide (Extension)
  • Escape Dead Island (Ambiance Cel-Shading)
  • Dead Island Retro Revenge (Jeu en pixel art contenu dans Dead Island Definitive Edition)
  • Dead Island Survivors (Sorti sur Android et iOS)

Mais ce que nous attendions tous, c’était la suite !

Attaque d'un zombie dans "Dead Island"

Viva Las Ve…Ah non, nous partons à Los Angeles !

Cette fois-ci, pas d’île paradisiaque. Nous partons dans une ville très connue et sa population qui fait face à une pandémie. Les morts reviennent à la vie, ils attaquent, ils mordent et hop, réaction en chaîne, le virus se répand.

C’est le moment de choisir votre personnage. Et là, Dead Island vous envoie la sauce. Vous n’avez pas quatre personnages mais six, tous aussi frappadingues les uns que les autres.

  • Jacob : Spécialité – Santé max
  • Bruno : Spécialité – Dégâts critiques
  • Carla : Spécialité – Résilience
  • Dani : Spécialité – Endurance
  • Ryan : Spécialité – Résistance
  • Amy : Spécialité – Agilité
"Jacob" personnage du jeu
"Bruno" personnage du jeu
"Carla" personnage du jeu
"Dani" personnage du jeu
"Ryan" personnage du jeu
"Amy" personnage du jeu

En ce qui me concerne, j’ai choisi Ryan. Étant de nature une joueuse assez « Fonce dans le tas » quand il s’agit de faire des brochettes de zombie, je me suis dit que sa résistance serait un atout pour moi.

Encore une fois, même si les personnages sont moins fades que dans le premier opus, leurs histoires restent assez peu explorées. Tout ce que l’on sait de Ryan par exemple, c’est qu’il est danseur (oui, ok, il est stripteaseur) et qu’il a un frère (que le jeu mentionnera une ou deux fois sans aller plus loin).

Bien, maintenant que le personnage est choisi, c’est là que le jeu commence. Les zombies envahissent la ville et une bande de starlettes hollywoodiennes montent dans un avion pour fuir. Forcément, il y en a un qui a été mordu et c’est le crash en ville. Vous allez donc devoir aider Emma Jaunt, star de films, et son agent soumis. Néanmoins, vous êtes séparés et vous la rejoindrez dans sa magnifique villa qui sera votre QG lorsque vous aurez compris que vous êtes un élément clé dans cette pandémie.

Premières minutes "Dead Island"
Avion sur "Dead Island"

Tout comme dans le premier opus, vous rencontrez des gens qui ont élu domicile dans la villa de notre star et il va falloir les aider. Mais voilà qu’un survivant débarque (ah ah, je ne vous dis rien mais si vous avez joué au premier Dead Island ça va vous parler). Vous n’êtes pas d’accord sur la suite et vous partez devant pour trouver une solution.

Voilà en gros le scénario afin de vous éviter les spoils. Encore une fois, une histoire peu originale, mais je vous conseille de ne pas juger tout de suite. La fin de votre aventure pourrait vous surprendre. Le début du jeu ne faisait que me rappeler le premier, mais petit à petit j’ai dû avouer qu’en fait non il y a de la nouveauté. Et c’est donc là que je vous conseille de ne pas lâcher car la suite vaut le coup.

Une viande saignante, électrisée ou à point

Passons au gameplay. Nous partons sur un nouvel open world avec plusieurs régions à visiter. Vous retrouverez les habituels égouts, les plages désertes et deux villes, mais aussi des régions totalement nouvelles et qui vont vous surprendre, aussi bien par leurs ambiances visuelles que sonores.

Les armes et altérations d’état

Pour parcourir ce monde, vous allez avoir des armes. Les éternelles armes tranchantes, contondantes et à feu que vous allez pouvoir modifier en y ajoutant des modules et en les réparant. Niveau modules, on a un panel assez large et vous allez pouvoir jouer avec les éléments afin d’offrir à vos ennemis des altérations d’état.

  • Combustion : Mettre le feu aux zombies
  • Électrocution : Idéal pour leur remettre la lumière à tous les étages
  • Hémorragie : Ce n’est pas parce qu’ils sont morts qu’ils ne saignent pas
  • Étourdir : Idéal pour les stopper et en profiter pour les transformer en lasagnes
"L'établi" sur le jeu

L’environnement

Si Dead Island 1 vous permettait de fuir les hordes d’ennemis, Dead Island 2 quant à lui vous offre une autre possibilité. L’utilisation du décor sous la forme de barils de carburant, de transformateurs et de câbles électriques. Avant, nous pouvions jeter un bidon sur un zombie et tirer dedans pour y mettre le feu. Maintenant, tirer dans un bidon va répandre une flaque de carburant ou d’eau et c’est là que vous pouvez créer une scène digne de L’arme fatale. Balancez un mort en feu dans l’essence après lui avoir offert l’altération combustion avec une arme et vous verrez alors la mare prendre feu. Et si à côté il y a un objet qui contient du gaz ou du carburant, c’est l’explosion assurée ! Alors imaginez quand vous avez une compétence en plus qui vous permet d’éjecter des ennemis en flamme à tout va !

Bidon d'essence " Dead Island"
"Incendie" sur le jeu

Pareil avec l’eau, il suffira d’électriser votre proie et de la laisser dans une flaque d’eau ou une piscine pour créer un piège qui calmera les ardeurs de vos poursuivants. Dites-vous que même les extincteurs sur les murs peuvent exploser.

Un "écraseur" sur le jeu
"Colère sanguine" sur le jeu

Les cartes de compétences

Dans cet épisode, pas d’arbre de compétences que vous déverrouillez au fil du temps. Après Back 4 Blood et ses deck de jeux, Dead Island s’y met aussi. Au fil de l’aventure, vous allez déverrouiller des emplacements et des cartes pour améliorer votre combat. Votre deck est composé de quatre catégories :

  • Les aptitudes
  • La survie
  • Tueur
  • Numen (je n’expliquerais pas le mot pour ne pas spoiler l’histoire)
Compétance "Dead Island"

Les cartes vous sont données en accomplissant des quêtes, en évoluant dans l’histoire mais aussi en explorant le jeu. En plus d’améliorer vos armes, il va donc falloir réfléchir à une stratégie afin d’avoir le meilleur build possible pour réussir à survivre. Et devinez quoi ? Les cartes ont une DA magnifique. À quand le jeu de cartes réel ?

Inventaires et collectibles

Un open world n’en est pas un si on n’a pas des items à récupérer pour notre santé ou des collectibles pour les maniaques de la collection.

"Trousse de soin" sur le jeu

Les trousses de soins sont toujours là et, bien sûr, les barres protéinées et les canettes de boisson pour se soigner quand on rampe entre deux hordes de rôdeurs aussi. Vous allez aussi pouvoir récupérer les objets pour crafter vos améliorations d’armes, pour fabriquer vos munitions et pour fabriquer vos soins. Là-dessus, rien n’a changé et, forcément, si vous voulez du stock, il va falloir prendre le temps d’explorer les nombreuses habitations et les différents lieux dans ce monde qui part en vrille.

Niveau collectibles, on est sur des journaux (audio et écrits), des petits mots laissés par les survivants et des objets de quête. Merci de nous avoir mis les objets en avant. Si vous voyez une sorte de poussière au-dessus d’un objet, c’est que c’est à collectionner ou important pour l’histoire, compliqué de passer à côté, chose qui arrive souvent dans les Open World.

Petit conseil de survivant, ayez toujours des fusibles sur vous. Ce sont eux qui vont vous permettre de déverrouiller certaines portes qui parfois regorgent de ressources et de munitions. Attention toutefois, ce n’est pas toujours safe. Ça se mérite une canette, vous croyez quoi ?

"Item" Dead island

Certaines caches d’objets sont verrouillées par des clés ou cartes magnétiques spécifiques, et devinez quoi ? 90% du temps, l’objet est sur un mec que vous n’avez pas envie d’affronter. Mais si vous voulez ce qu’il y a dans le coffre, il faudra vous mouiller un peu.

L’encarta des morts

Le bestiaire de Dead Island n’est pas une nouveauté, ne vous attendez pas à des monstres inconnus. On reste sur les écraseurs, les baveux et les hurleurs qu’on retrouve dans tous les jeux de zombies. Mais ça, c’est la base du bestiaire. Chacun d’entre eux a ses variants et souvent ce sont des ajouts élémentaires (feu et électricité).

"Trainards" sur le jeu

La nouveauté est là car, tout comme votre personnage, vous découvrez ces monstres et vous ne savez pas forcément comment les tuer. Certains sont immunisés contre le feu, l’électricité ou l’hémorragie, et d’autres ont des parties du corps plus sensibles que d’autres. Mais pour savoir tout ça, il va falloir tuer.

Eclateurs sur "Dead Island"

Chaque monstre a un profil et un palier à déverrouiller. La rencontre vous débloque le premier, ensuite il faudra en tuer un certain nombre pour avoir d’autres informations et ainsi de suite. Autant dire qu’il y a du travail si vous voulez être incollable sur les habitants de ce nouveau monde.

Bienvenue à Zombieland

Ah, ce film, on le connaît tous, n’est-ce pas ? Son côté cliché, kitch et ses musiques pendant les scènes de baston. Eh bien, ici, c’est pareil. Et autant vous dire que quand j’ai affronté mon premier boss, je dansais presque avec ma manette. En effet, lors de combats importants, vous êtes accompagnés par de la musique. Et pas n’importe quoi, le genre de musique qu’on entend dans nos films d’humains en décomposition. Je n’aurais même pas été surprise d’entendre à un moment un bon petit AC/DC pendant que j’ouvrais le crâne d’une brute sur la plage pendant le coucher de soleil.

Villa dans "Dead Island"

Pour le reste du jeu, on est sur une ambiance plus chill afin de rester concentré sur les cris et les souffles rauques qui viennent vous chatouiller la nuque comme dans certaines lignes de métro.

Visuellement, le jeu a bien évolué. Normal en douze ans et encore heureux. Néanmoins, je suis assez déçue que les créateurs aient gardé le côté inexpressif des visages des PNJ. C’est dommage car avec plus de travail sur les expressions cela aurait été top.

J’ai relevé quelques bugs, du genre « je reste coincée dans un mur et je vois les coulisses du jeu derrière ». Il aura fallu que je relance pour poper en dehors du bâtiment et pouvoir reprendre mon aventure. Espérons une mise à jour rapide. Outre cela, j’ai aussi eu quelques rollback qui m’ont pas mal énervée. Le zombie au bout de la pièce qui d’un coup se retrouve devant moi et me grignote les épaules, ce n’est pas top, surtout quand on est au milieu d’une horde.

J’adore le concept des ralentis quand on fait un coup magistral. Mais là, il y en a trop et, en plein combat contre trente suceurs de gorges, c’est vite déstabilisant. Et enfin, même si les morts doivent sortir de quelque part, les voir popper du sol, c’est un poil abusé et dommage. Surtout quand on est dos au mur et que d’un coup on meurt car on se fait taper par un mort qui est apparu pile entre le mur et soi. Je préfère entendre les sprinteurs de loin qui courent et se rapprochent, c’est déjà plus logique.

Mon avis sur Dead Island 2

Cinématique "Dead Island"

Je rentre de Los Angeles après avoir jeté mes survivants et laissé Ryan décompresser. L’histoire du jeu n’est certes pas originale mais nous offre de nombreuses surprises scénaristiques. Il faudra compter une vingtaine d’heures si vous ne faites que ça et que vous ne prenez pas le temps d’explorer. Sachez aussi que le boss de fin peut vous donner du fil à retordre si vous n’avez pas un bon build de cartes et des armes suffisamment améliorées.

L’histoire n’est pas longue mais vous avez 6 personnages à jouer et plus d’une trentaine de quêtes annexes, 24 quêtes pour l’histoire et des missions d’objets à trouver, à faire, sans compter le bestiaire à découvrir. Alors autant dire que même l’histoire terminée, si le 100% vous fait saliver, il y a moyen d’avoir encore plein d’heures de jeu à faire.

Je suis ravie d’avoir pu retrouver le côté défouloir et position improbable des zombies dans le jeu, pouvoir faire décoller un zombie avec une batte, leur assener des coups de grâce et les faire passer par des balcons, cela vous offre des fous rires.

"Zombie" dans Dead Island 2

L’ambiance sonore dans Dead Island 2 est complètement dingue, et ça, j’adore. J’avais l’impression d’être Tallahassee dans Zombieland. Les créateurs ont réussi à nous offrir une suite à Dead Island en comblant certaines des lacunes pointées du doigt à l’époque.

Si, au début, je râlais un peu car je pouvais prévoir les régions à visiter tant ça ressemblait à son prédécesseur, le jeu m’a vite fait changer d’avis avec des régions surprises auxquelles je ne m’attendais absolument pas. D’ailleurs, petit coup de cœur sur la fête foraine et son boss qui m’aura bien fait rager !

"Fête foraine " sur le jeu
Arcades sur "Dead Island"

Dead Island 2 n’est pas la perfection, ni le gros jeu de l’année, mais à mon sens il n’a aucun souci à se faire une place aux côtés de Resident Evil 4 et Dead Space qui sont sortis cette année.

Alors, il a certes encore des lacunes à combler et notamment ce manque de charisme sur les héros et les personnages qu’on croise, mais il a su s’imposer avec des nouveautés. Par contre, je ne suis pas d’accord, je veux un bâton licorne qui fait des paillettes et qui empale les zombies sur sa corne ! Malheureusement oui, les armes sont très simples, malgré un design recherché pour certaines. Mais j’aurais adoré avoir un peu plus d’armes loufoques, surtout quand on trouve des bouées licorne et parts de pizza dans les piscines, il aurait été agréable de conserver l’idée sur nos armes.

Pour conclure…

Je termine ce test en remerciant l’équipe de Dead Island 2 pour cette suite que nous attendions tous. Certes, le jeu n’est pas parfait, mais lequel l’est ? Si on le compare au premier, ce nouvel opus nous offre de la nouveauté, un décor inédit et une ambiance loufoque et kitch comme on l’aime. On nous plonge dans une grande ville mais, mieux que ça, on nous offre la chance de se prendre pour un acteur dans certains passages du jeu. Pour moi, Dead Island 2 est à faire, il y a énormément de possibilités dedans et on ne voit pas le temps passer.

Si vous passez chez Emma, n’oubliez pas de faire coucou à Andrea, elle aboie beaucoup mais elle ne mord pas, promis.

La  note  de la  rédaction

4/5

Les notes de la rédaction

Les points positifs

Des héros badass et un respect de l’égalité des genres

Le deck de compétences

La possibilité de créer des pièges avec le décor

L’ambiance musicale pendant les combats importants

Le retour d’un survivant de Banoi

Diversité des quêtes

Des décors très beaux et originaux

Les points négatifs

Quelques bugs (Rollback, Passe muraille…)

Pas de niveau de difficulté (les novices devront courir)

Des zones parfois vides et inutiles

Difficulté parfois illogique (Trop de spawn de zombie d’un coup ou de zombie spéciaux)

Manque d’originalité dans l’histoire

Personnages peu charismatiques et sans expressions

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