
Bandai Namco nous propose de revenir dans l’univers de Code Vein pour un deuxième épisode. Le premier titre avait fait l’unanimité auprès des joueurs. Pour ma part, je vais découvrir la licence avec cet épisode. Et affronter un Souls-like malgré mon incompétence chronique pour ce genre de titre. C’est donc dans une spirale de morts et de respawn multiples que je me suis attelé à arpenter Code Vein II avec le regard d’un nouveau joueur. Aucune expérience, juste moi et le jeu pour se lancer dans cette aventure.
Ce test a été réalisé sur une version PC fournie par l’Éditeur.
Le monde en ruine de Code Vein II
Notre arrivée dans le monde de Code Vein II est assez chaotique. Une fois notre personnage créé, une étrange fille nous met de suite au courant de notre situation. On est mort, ramené à la vie grâce à la moitié de son cœur. Ce dernier battant dans notre dos. Un choix bien que discutable au vu de l’accessibilité de ce dernier. Mais c’est loin d’être notre seul souci. Effectivement, très vite, on rencontre Lavinia, une dame de très grande stature, très élancée, qui semble être la dirigeante de ce lieu. Cette dernière nous explique que le monde est sur le point de disparaître, que le chaos continue de s’en emparer, et que le sceau est sur le point de se rompre.

Beaucoup d’informations qui nous arrivent très vite. On est perdu, désorienté, à peine revenu d’entre les morts. Et, comme pour appuyer sur la gravité et l’urgence de la situation, une explosion éradique toute une zone. Notre guide nous rappelant encore une fois la gravité des événements en cours. C’est donc dans une situation d’urgence que nous commençons cette nouvelle vie.
C’est sans plus de cérémonie que nous sommes déjà envoyés en mission. Lavinia nous présente le voyage dans le temps. Nous voilà donc en 2177. On y fait la connaissance de notre premier compagnon d’armes : Noah, un humain, qui se bat contre l’invasion des monstres et qui nous prêtera rapidement main-forte. Mais ce n’est que le début de notre aventure dans ce monde déchiré.
Retour vers le futur
Après cette courte introduction, Code Vein II nous introduit à l’élément central de l’histoire. Pour pouvoir assurer le présent, il faudra comprendre le passé. En théorie sans le modifier, mais cela semble vite secondaire. On avance petit à petit entre les époques, chaque fois nous permettant de progresser. Soit en acquérant de nouveaux pouvoirs ou de nouvelles armes, soit tout simplement en nous donnant accès à plus de zones.


Chaque retour sera aussi l’occasion de faire avancer l’intrigue au travers de nos rencontres, mais aussi de découvrir l’histoire de nos futurs compagnons au travers de leurs souvenirs. On retrouve le mécanisme de flashback du premier (d’après mon indic). Ces phases courtes, purement contemplatives, ajoutent une réelle profondeur aux personnages, en plus de nous dévoiler des souvenirs cachés, souvent des moments difficiles, honteux, ou encore humiliants. Les protagonistes sont conscients de cette “incursion” dans leurs souvenirs.
Cela les rapproche du héros, les rend attachants, voire même montre une facette plus fragile de ces derniers derrière cette image forte qu’ils renvoient. Chacun d’entre eux ayant eu des rôles clés, soit d’assistant, soit de chef, ou autre héros.
MagMell
Mais qu’est-ce donc MagMell ? C’est le point central de toute notre intrigue. Le QG des chasseurs dans le présent, une académie dans le passé. Ce sera notre point de ralliement, notre zone de repos, de rencontre, mais aussi le lieu stratégique qui nous permettra d’améliorer nos armes et autres capacités. Les commerçants, gérés par le même personnage, semblent liés quelle que soit l’époque.



Au-delà de ce côté pratique, cet endroit semble être un lieu central à l’intrigue. Il est le berceau des chasseurs, mais aussi celui des savants qui ont mis en place le sceau. Son architecture est extrêmement moderne, ce qui tranche avec le continent. Sur ce dernier, on y retrouve des bâtiments plus classiques, quand en comparaison MagMell est composé de blocs d’acier et de structures modernes capables de résister à tout.
Seul élément en commun, qui semble être plus pour des raisons pratiques : les ascenseurs. Ils sont tous identiques. Des ascenseurs à l’ancienne. Que ce soit dans le passé ou le présent, ils sont là, fonctionnels, prêts à nous servir. C’est presque un petit running gag tout au long de notre aventure. Certains de nos partenaires plaisantent sur leur fonctionnement ou non.
Souls-like oblige
Passons maintenant au vif du sujet. Comment jouer à Code Vein II ? Pas de surprise, c’est un Souls-like. On y retrouve tout ce qui fait le genre avec les esquives et les attaques timées. Ainsi que les morts à répétition. Mais aussi des éléments comme les pousses, les potions et plus encore.
Les pousses
Équivalentes des feux de camp, les pousses sont souvent signes de salut pour notre aventure. Ces pousses sont des checkpoints, mais aussi des points de voyage rapides. Ils permettent, en cas de mort, de revenir à ce point. Bien évidemment, revenir ici après une mort fera revenir tous les monstres.


En plus de cette fonction première, ces dernières servent à pas mal de petits ajustements avant un combat. On pourra par exemple changer de compagnon, augmenter notre niveau en utilisant des Nuées (une sorte d’énergie récoltée en tuant des monstres). Elles permettent aussi de modifier les formas de nos armes (les compétences) ou encore de discuter avec Lou, celle qui a partagé son cœur avec nous.
Les sources sont bien évidemment reprises de son aîné. Mais contrairement au volet précédent, elles sont introduites de façon très factuelle. Leur nom, ou la raison de leur présence, n’est pas évoqué. Ce qui est dommage pour les nouveaux joueurs. Mais je suis allé faire le curieux en achetant le premier, et on comprend un peu mieux. Le nom “source” vient du fait qu’elles servent à étancher la soif des revenants, ce que nous sommes.
Des alliés fidèles dans Code Vein II
Lors de nos aventures, en plus des sources, on croisera plusieurs alliés, comme Lou par exemple qui nous aide dans le présent. Mais aussi d’autres durant nos voyages temporels, ou tout simplement en remplissant nos objectifs. Ces alliés sont une aide précieuse. Ils pourront soit nous renforcer, soit nous prêter main-forte. Bien que cette mécanique soit, je trouve, un peu survolée. C’est aussi eux qui nous permettront de débloquer des codes sanguins.


Malgré tout, cette mécanique est à mon sens sous-exploitée. Pas de système d’équipement ou de programmation des actions. Ces derniers, lorsqu’invoqués, sont très utiles contre les monstres en groupe pour détourner l’attention. Alors qu’il vaut mieux fusionner lors des combats en un contre un contre des boss. Ceci permet de renforcer nos stats, mais c’est à peu près tout. Et même pour la prise de menaces, ils restent assez limités sur les groupes, la plupart des ennemis auront tendance à venir vers nous.
Néanmoins, ils ne sont pas juste une mécanique de jeu, ils font partie de l’histoire en plus d’être centraux à celle-ci. Dans Code Vein II, on garde la mécanique de flashback. On les découvre petit à petit, on s’y attache.
Équipement et code sanguin
Pour ce qui est de notre équipement. Celui-ci orientera notre façon de jouer. Déjà par nos armes. Le jeu offre une bonne variété de styles de combat, que ce soit à l’épée, la dague, ou encore avec des fusils, même avec une sorte de double-lame surdimensionnée maniée par des mains volantes. Chacune possédant des stats et des déclinaisons différentes, ainsi que des Format. Ces derniers sont une sorte de compétence d’arme.



Pour compléter ces armes, on équipera aussi une arme offensive et une défensive permettant la parade pour la défensive, et l’utilisation d’une attaque spéciale contre de l’ichor pour la deuxième. Puis le code sanguin qui orientera nos stats un peu plus tout en soutenant nos choix avec des passifs. Pour finir, on équipera une cage et des améliorations afin d’ajuster le tout. Mais attention à ne pas rentrer en surcharge.
En effet, Code Vein II limite la montée en puissance via ce mécanisme. Chaque choix fera varier les stats, remplissant une jauge. Dès que cette jauge est pleine, cela apportera un malus. Chaque statistique donnera un malus différent. Par exemple, si notre force passe en surcharge, alors pour chaque coup manqué, on perdra plus d’endurance. Cela peut être aussi un pari, chaque malus ayant une condition pour se déclencher.
Objets et consommables
Comme si tout cela ne suffisait pas, Code Vein II nous propose un ensemble de consommables et d’objets à récupérer. On peut les classer en 3 grandes catégories. Les consommables directs. Ils permettent de s’octroyer des avantages ou encore de soigner des altérations d’état comme le poison, voire d’y résister un peu plus.
On retrouve aussi des éléments de craft. Ils permettent de faire diverses recettes, chacune apportant des avantages, mais aussi des objets consommables. Il est bien sûr possible de les acheter à des PNJ, par exemple à MagMell, ou encore dispersés sur la carte. Tous ces objets seront d’une très grande aide. Mais en plus de tout cela, une dernière catégorie d’objets est encore plus importante : les objets d’amélioration.
Il y en a de différents niveaux, répartis sur la carte, et de différents types. Ils servent à améliorer les armes, nos soins, ou même nos cages. Ces dernières influençant directement l’efficacité de notre compagnon, il faudra donc en récolter un maximum afin de venir à bout des ennemis les plus puissants.
L’Open World de Code Vein II
Code Vein II s’inscrit dans la mode des Open World. Il nous propose une carte plutôt conséquente, celle-ci déformée en fonction de l’époque. Chacune d’elles possède sa propre carte et ses ennemis. La première faille se limite à notre île mais, très vite, on atteint le continent. Il est alors possible de remplir les objectifs dans l’ordre que l’on souhaite. On peut très bien avancer la trame principale ou un objectif secondaire, ou encore explorer les différents lieux d’intérêts.

On explore alors un monde en ruine. Chaque zone est cachée par un brouillard de guerre. Il faudra trouver le brouilleur pour révéler la carte. Ce dernier est indiqué par une zone rouge. Certaines zones seront aussi bloquées en fonction de notre progression, chaque interaction avec le passé ayant des conséquences sur le présent. On notera tout de même que l’histoire a parfois de petites incohérences. Par exemple, un personnage rencontré en 2177 qui ne nous reconnaît pas en 2179.
Afin de se déplacer dans ce monde plutôt vaste, on obtiendra une moto. Cette dernière permet d’éviter les ennemis ainsi que de se déplacer plus vite. Néanmoins, sa physique n’est clairement pas extraordinaire. Elle est lourde, peu réaliste. C’est vraiment un objet utilitaire et il n’y a pas vraiment de plaisir à l’utiliser. C’est juste un moyen de transport plus rapide pour aller d’un point à un autre.
Des combats exigeants
Mais le cœur de Code Vein II, ce sont ses combats. Après tout, c’est un Souls-like et il doit en tenir le rôle. Sur ce point, on ne peut pas le nier. On passe plus de temps à esquiver qu’à attaquer. Les combats sont plutôt intenses. Par contre, ils sont beaucoup moins rigides que ceux que l’on retrouve dans un Elden Ring par exemple. On gagne en dynamisme. En contrepartie, les ennemis aussi. On meurt, on apprend, on recommence. C’est extrêmement gratifiant de réussir un combat de boss éprouvant.



Par contre, certains monstres, voire certains boss, sont assez punitifs. Par moments même un peu injustes. Certains combats demandant juste d’améliorer notre équipement, ou notre niveau, ou alors de ne pas s’approcher du monstre. Effectivement, le point noir vient de certains ennemis qui tapent beaucoup trop vite. Notamment des espèces de banshees. Ces dernières ne laissent aucun répit, enchaînant attaque sur attaque, ne laissant aucune fenêtre pour frapper. On perd donc de notre précieuse vie pour finir par mourir sur d’autres monstres plus loin. Autre point qui laisse à désirer, la caméra. Elle est extrêmement proche, et sur les ennemis de grande taille le suivi est chaotique. Notamment sur un monstre utilisant une cloche, forçant la caméra à regarder vers le haut. On ne voit plus ce que l’on fait, où l’on marche. Des fois, on ne voit même plus les attaques du monstre. Une caméra plus éloignée pour les grands ennemis aurait pu rendre le jeu beaucoup plus jouable. Malgré ces défauts, les combats restent corrects.
Bandai Namco nous offre un bon jeu avec Code Vein II. En tout cas pour les joueurs qui découvrent le genre. Mais en creusant un peu, on y retrouve certains défauts qui malheureusement pourraient en décourager plus d’un. Et après quelques recherches, on retrouve une des critiques principales : le rythme des ennemis. Par moments, ils n’offrent aucune ouverture, les rendant extrêmement punitifs. L’histoire est correcte, les décors sympas avec quelques jolis panoramas sans pour autant être époustouflants. Ce volet aurait pu être un excellent jeu. Mais pour un jeu de ce genre, les combats sont centraux. Une caméra hasardeuse couplée à des ennemis parfois sans faille l’éloigne malheureusement du succès de son aîné.
La note de la rédaction
Les notes de la rédaction
Les points positifs
Combats dynamiques
Des compagnons attachants
Variante de styles de combats variés
Gameplay fluide et dynamique
Les points négatifs
Certains ennemis trop rapides
La moto peut fun à piloter
La surabondance de possibilités




