Alisa Developer’s Cut

Alisa, sorti le 22 octobre 2021 sur PC, est un  jeu d’action – aventure horrifique qui rend hommage au légendaire Resident Evil et autres jeux du même genre des années 90. Casper Croes, par ce jeu, a voulu replonger les joueurs dans l’âge d’or des jeux d’horreur avec les mécaniques du type : caméra fixe, endroit cloîtré etc. Le jeu est disponible depuis tout ce temps sur PC mais il sort sur Xbox le 6 février 2023. Une démo est aussi disponible avec la première partie de Dollhouse.

Ce test a été réalisé sur une version Xbox Serie X fournie par l’Éditeur.

L’ histoire d’Alisa Developer’s Cut

Alisa Developer’s Cut, dans les années 1920 un univers fantasy abrite une garde royale. Suite à un vol de plan, plusieurs soldats sont envoyés aux quatre coins du pays. Vous incarnez l’un d’eux. Alisa. Dans sa petite tenue noire et armée vous partez avec votre collègue en mission. Après une course dans les bois car vous avez repéré le criminel, vous tombez dans une prairie et vous vous faites attaquer.

À votre réveil, vous portez une tenue d’Alice au pays des merveilles et vous courez comme une quiche. Vous voilà dans un manoir gigantesque envahi par des poupées et autres jouets bizarres. Comment allez-vous vous en sortir ?

Nous sommes sur une histoire assez basique et c’est le but. Pour la petite histoire, Alisa n’est pas un portage des années 90. Non, c’est bien un jeu récent (2021) créé dans l’optique de nous renvoyer au bon vieux temps des jeux d’horreur (Resident Evil, Dino Crisis, Silent Hill etc.). L’idée est donc de redevenir des adolescents dans nos canapés et pour cela, on retrouve toutes les mécaniques du moment. L’histoire plate et insipide ne met clairement pas le jeu en lumière.

Des mécaniques reprises mais pas toujours bien gérées

La bonne vieille époque des caméras fixes. On ne savait pas ce qu’on pouvait trouver au détour d’un couloir. Les sauvegardes se passaient au compte-goutte car à l’époque la save automatique n’était qu’un fantasme et on se soignait avec des herbes ou des sprays type déodorants. Tout cela est repris !

Les caméras fixes

Le plus gros stress dans ces jeux c’est quand on ne sait pas ce qui nous attend derrière le point de vue. Si dans les jeux de l’époque on avait des grognements, des traînements de pied ou bien encore des bruits étranges, ici nous avons des petits rires glauques de poupée ou les couinements d’un tricycle. Alors quand vous fermez une porte, surtout tendez l’oreille. D’ailleurs, je vous recommande de jouer à ce jeu avec un casque.

Les sauvegardes au compte-goutte

Ruban encreur et autre objet de save, ici c’est une petite marionnette dans un mur qui vous propose, contre un rouage denté, de sauvegarder. Cool, c’est pas cher ! Oui sauf que mine de rien une roue plus une roue ça monte vite et ce sont des rouages en moins à dépenser pour vous payer des améliorations. Car oui, contrairement à certains jeux des années 90, vous pouvez vous payer de nouvelles armes, des medikits et d’autres trucs utiles dans votre aventure.

Des ennemis glauques et des soins rares

Et enfin le clou du spectacle, le bestiaire ! Il n’y a pas que des poupées dans cet univers. Vous allez aussi croiser cinq boss (qui sont immondes; désolée mais dans les années 90 on avait des boss assez sympas) mais aussi des créatures tout droit issues d’un Alice au pays des merveilles très glauque. Le gros cuisto, les petits je-ne-sais-quoi en tricycle. C’est d’ailleurs dommage car à l’époque les pixels nous empêchaient d’apprécier le charisme des monstres et maintenant qu’on a goûté (enfin personnellement) aux jeux nouvelle génération bah forcément on est moins fan.

Les soins ici c’est des Medikits, trouvables sur votre chemin mais aussi achetables chez la marionnette pour quelques rouages. Des rouages crantés que vous récupérez sur les créatures que vous tuez. Autant vous dire qu’ils sont très rares. Surtout qu’ici pas de niveau facile, normal etc. On a une seule difficulté et elle est bien hard.

Avant ça fonctionnait, mais ça c’était avant

Dans les années 90, ce genre de jeu cartonnait. Aujourd’hui seuls les anciens et les accros du retro gaming peuvent apprécier ces jeux et même s’il a été finaliste du Horror game Year 2022, Alisa ne va pas forcément plaire à tout le monde. Par chance, c’est un jeu petit budget. Une quinzaine d’euros.

Qu’est-ce qui ne prend plus maintenant ? La rigidité du personnage. On retrouve l’époque où Jill Valentine pesait 1 tonne et qu’on rageait plus sur le fait qu’elle était injouable plutôt que sur notre skill de gameurs. On en rit au début mais au bout d’une heure de jeu et peu de sauvegardes on va vite s’agacer et réclamer de la fluidité.

Le système de visée est tout aussi hasbeen. J’ai eu un mal fou à ne pas gâcher mes munitions et en plus c’est sur des ennemis qui ne bougeaient pas trop alors imaginez dès que j’avais Monsieur salto ou bien encore les fantômes à vélo. Les munitions sont déjà très limitées. J’ai tenté la visée automatique mais personnellement chez moi elle ne lock pas toujours les ennemis.

Même si le jeu remplit toutes les conditions pour rendre hommage à nos souvenirs de jeunes gamers, la sauce ne prendra pas chez tout le monde.

Mon avis sur Alisa Developer’s Cut

Je vais donner deux avis. Un premier sur le jeu comme si j’y jouais dans les années 90 et mon deuxième avis sur le fait d’y jouer en 2023 sur une console Next gen.

  • Années 90 : Baby Harley découvre un jeu nommé Alisa à score game (oui, on va rester dans le rétro à 100%). J’ai joué à Resident Evil et Dino Crisis. Les magazines disent qu’Alisa est un jeu qui y ressemble. L’histoire n’est pas la plus passionnante mais j’adore Alice au pays des merveilles alors forcément ce petit côté Wonderland à la sauce horreur j’adore. Les ennemis sont assez originaux et on a un bestiaire assez étoffé. Les boss ne sont pas foufous et assez plats. L’univers est étendu. Un manoir, une sorte de Freaky Show, un jardin bref on change pas mal de décor, c’est sympa. Je trouve quand même qu’il manque quelque chose. Peut-être des personnages secondaires, une histoire plus détaillée…
  • Année 2023 : Mamie Harley et sa Xbox séries X découvre ce jeu hommage à l’âge d’or de l’horreur des années 90. Génial ! Un jeu qui veut rendre hommage à Resident Evil et tous les autres jeux du même type. Let’s go… Je me suis retrouvée dans l’ambiance, ça je ne vais pas le nier. Les pixels, les têtes affreuses des personnages. Le doublage horrible qu’on retrouvait dans nos jeux . D’ailleurs, il manque la petite intro à la sauce Resident Evil avec des vrais acteurs en mode nanar. Mais c’est tout ce que je vais retenir. 

Ok l’ambiance est là, même le gameplay est là, j’ai joué un 33 tonnes au joystick et ma patience a vite vrillé. Quand je me pose sur Resident Evil director’s cut par exemple, je joue aux flèches directionnelles. Le joystick, c’est imbuvable, désolée. Le jeu est donc oui un hommage et en soi l’idée est sympa mais non désolée je crois que je n’ai plus la patience de jouer comme à l’époque et pourtant du retro gaming j’en ai fait.

Mais si l’ambiance est géniale, l’histoire originale et le côté souvenir nostalgie présent… le gros point noir, c’est le système de combat. Les ennemis sont pour certains très lents donc la visée est supportable. Mais quand on a des ennemis qu’on ne peut pas fuir car ils vont trop vite et qu’il nous est presque impossible de les tuer sans se faire toucher et lutter après pour trouver des soins… aïe. C’est sûrement le gros bémol du jeu pour moi.

En conclusion, mon côté baby gameuse qui a grandi depuis ses 10 ans avec Resident Evil adore l’idée de ce jeu. En termes d’histoire et d’ambiance. Le côté wonderland et Freakyshow est génial.  Mais mon côté moderne n’est pas séduit. Après avoir joué sur pas mal de jeux récents. Je ne ressens pas le besoin ni l’envie de me plonger dans cet hommage qu’est Alisa Developer’s Cut. Néanmoins les nostalgiques aimeront. Mais attention au système de combat trop lourd et imprécis.

Pour conclure…

Alisa est un jeu daté de 2021 créé pour rendre hommage à une époque où les jeux d’horreur étaient très présents sur les étals des magasins. Beaucoup de titres marquent encore l’esprit des joueurs et c’est sur cela qu’Alisa joue …

La  note  de la  rédaction

2-5/5

Les notes de la rédaction

Les points positifs

Un concept sympathique (Alice au pays des merveilles dans un manoir)

Un hommage à nos souvenirs de l’époque dans les années 90

Pas mal de clins d’œil que les anciens comprendront

Une ambiance sonore glauque et angoissante

Les points négatifs

Des défauts qui rappellent la bonne époque, mais pas forcément supportables maintenant (Personnage lourd, Tirs imprécis)

Boss peu charismatiques

Histoire plate

Un jeu sympa sur PC, mais inutile sur console Next Gen

Personnage insipide

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