After God – Tome 7

Cela fait maintenant deux ans que la série After God à débarqué en France aux éditions Glénat et nous venons d’atteindre le septième tome des aventures de Waka et Tokinaga. Sorti le 18 juin 2025 chez tous les bons revendeurs, After God tome 7 nous promet encore quelques révélations fracassantes, maintenant que Tokinaga à passé un pacte avec Alula pour réussir à sortir Waka et Nyababa du palais de Volof. Malheureusement pour le vétérinaire, ce sauvetage à un coût et il n’est absolument pas certain de pouvoir en payer le prix…

Cette critique a été réalisée avec un exemplaire fourni par l’Éditeur.

IPO homini lupus

Pardonner aux divinités ? Impossible…

Alors que des divinités ont envahi le Japon, la jeune Waka cherche à s’introduire dans cette zone dangereuse de Tokyo, bien décidée à retrouver son amie disparue. Seulement, la jeune fille est habitée par “quelque chose”… S’agit-il du déclencheur de la ruine et de la destruction ? Ou bien est-ce l’arme qui sauvera le monde ?
Sumi Eno explore le thème du déicide dans le monde contemporain avec des scènes extraordinairement détaillées et violentes qui sont sa marque de fabrique. Mais elle n’hésite pas non plus à ponctuer son récit de moments plus légers et drôles qui humanisent ses personnages.
Avec After God, Sumi Eno signe une œuvre intensément perturbante, mais dont la maestria graphique vous emporte aux frontières des pouvoirs et de la manipulation.

Glénat

Imaginez un monde où les dieux ne sont pas des sauveurs, mais des destructeurs. Dans After God, ces entités, appelées IPO (Idolatry Prohibited Organism), ont surgi trente ans plus tôt, laissant derrière elles un sillage toxique qui a contaminé l’air, l’eau et la terre. Aujourd’hui, c’est Tokyo qui porte la cicatrice la plus profonde : une grande partie de la ville étant désormais une zone interdite, saturée d’émanations mortelles. C’est dans ce décor que l’on fait la connaissance de Sachiyuki Tokinaga et de son chat parlant Nyababa, vétérinaire recruté par l’Institut de recherches anti-divinités.

Lors d’une ronde, il croise le chemin de Waka Kamikura, une mystérieuse adolescente qui affirme vouloir pénétrer en zone infectée pour retrouver une amie disparue. Mais leur échange est bien vite interrompu par l’attaque de Yon, une humaine asservie à une divinité, Ahwaz, en échange d’un fragment de pouvoir. C’est alors que Waka révèle son secret : derrière ses lunettes noires se cachent des yeux semblables à ceux des IPO, capables d’hypnotiser quiconque les croise. Mais ce n’est qu’un prélude. Car quand Yon menace Tokinaga, la vérité éclate : l’amie de Waka, Shion, n’a pas survécu à sa rencontre avec une divinité et Waka ne se trouve à Tokyo que dans un seul objectif : se venger et éradiquer cette entité.

Touchée par le sang de Tokinaga, Waka se transforme en Alula, l’IPO qui sommeille en elle depuis toujours, et terrasse son ennemie. Conduite à l’Institut, Waka est soumise à des tests pour évaluer son potentiel danger. Elle emménage dans la même résidence que Tokinaga et y fait la rencontre de Kiyoshi Obikawa, employé du service de maintenance et voisin bienveillant. Mais derrière son sourire, Obikawa abrite Orokapi, la divinité-serpent. Refusant les projets d’Ahwaz, il choisit finalement d’unir son destin aux humains, scellant un fragile pacte de non-agression. Pendant ce temps, Ahwaz rassemble de nouveaux serviteurs, dont un enfant capable de parasiter les corps et de les plier à sa volonté. Grâce à lui, Waka et Nyababa tombent sous l’emprise de Volof, un IPO à la forme de lapin, dépendant d’une drogue jadis fournie par Alula.

Une mission de sauvetage est lancée, mais elle tourne mal : Tokinaga et Orokapi se retrouvent piégés dans les couloirs labyrinthiques du palais de Volof. Isolée, Waka reprend conscience après sa transformation et réalise l’ampleur du danger : plus elle laisse Alula prendre le dessus, plus elle risque de disparaître à jamais. Le lapin tente alors de la séduire, lui promettant puissance et illusions de bonheur, mais son vœu le plus intime — ressusciter Shion — reste hors de portée. Car Volof, comme toutes les divinités, est incapable de comprendre la mort.

Frustré de ne pas obtenir la drogue qu’il convoite, l’IPO perd littéralement la tête : de son cou jaillissent des chèvres furieuses qui chargent Waka. Paniquée, elle s’enfuit dans les couloirs sans fin de ce palais cauchemardesque. Pendant ce temps, Tokinaga, Orokapi et son chat Yuzuki tentent de retrouver leur route. Mais lorsque le serpent pressent que son vieil ami Volof est en danger, il choisit de se séparer du groupe, enfermant Tokinaga et son compagnon félin à l’abri, avant de s’élancer à la recherche de Volof, priant de le retrouver avant qu’il ne soit trop tard…

Carpe requiem

Depuis que les divinités s’y sont installées, Tokyo est devenue une zone dangereuse. Au terme de négociations désespérées, Tokinaga est parvenu à récupérer Waka saine et sauve. Cependant, la jeune fille reçoit l’ordre de retourner dans sa ville natale. Pendant le voyage du retour, elle concrétise enfin son rêve : avoir un rendez-vous avec Tokinaga. Mais Alula, qui réside en elle, se manifeste en plein rendez-vous. Tokinaga révèle alors sa vraie nature à Alula…

Glénat

Sortis indemne du palais de Volof avec Waka et Nyababa qui avaient été séquestrés par l’IPO dans le tome 6 d’After God, Tokinaga constate que les tâches sur son corps se sont étendues et s’en ouvre à une Yoriko qui semble épuisée. Afin de la laisser se reposer il lui propose de mener la réunion du lendemain destinée à prendre des mesures suite aux récents développements rencontrés par l’Institut.

Après un rappel des faits depuis sa rencontre avec Waka, Tokinaga insiste pour que la priorité soit de faire obstacle aux humains dotés des pouvoirs des IPO. Il annonce également que Waka va devoir, pour sa propre sécurité, retourner au plus vite chez elle à Saga. Devant l’imminence de son départ, la jeune fille demande alors au vétérinaire de lui accorder un rendez-vous, ce qu’il accepte. Mais le moment romantique espéré par la jeune fille ne va pas se passer tout à fait comme prévu…

Découvrez un extrait d’After God – Tome 7 ici !

On va l’avoir dans le Nyababa…

Il faut bien le reconnaître, l’intrigue d’After God est un brin complexe et même si ce n’est pas la première fois que cela m’arrive dans un manga (Fool Night en est un bon exemple également), j’avoue que le petit résumé de l’intrigue présent au début du tome sous la forme d’une réunion à l’Institut de Recherche Anti-divinités m’a fait beaucoup de bien pour me rappeler des premiers tomes de la saga. Je le pressentais depuis un bon moment, mais Tokinaga n’est pas celui qu’il prétend et maintenant qu’il a, soi-disant, avoué sa véritable nature à Alula, je n’arrive pas à me départir de la sensation qu’il cache encore beaucoup de choses à cette dernière. Par ailleurs, le but qu’il peut bien poursuivre reste une énigme et j’ai énormément de mal à comprendre ce qu’il peut bien chercher à accomplir.

Du coup, j’ai de plus en plus de mal à soutenir le personnage, notamment par la façon dont il utilise Waka (qui a sincèrement des sentiments pour lui) afin d’atteindre l’IPO qui sommeille en elle. Cela bien sûr alors qu’il risque de causer la résurrection complète d’Allula qui arbore un visage de moins en moins humain au fil de ses apparitions. Ainsi, au vétérinaire jouant double jeu, je préfère désormais Obikawa/Orokapi dont les réactions faussement enfantine ont le don de me faire rire. Cependant, il reste un IPO dangereux capable d’une clairvoyance assez troublante quand il s’agit de ses congénères et c’est donc lui qui bien souvent permet au lecteur de comprendre certaines choses par ses réflexions pas si anodines que ça. Pour autant, ce tome manque cruellement de Nyababa, élément humoristique que j’adore et que je trouve indispensable à After God.

Ici son absence se traduit par un tome assez lourd où nous explorons le passé de Yako, fidèle servante aveugle d’Ahwaz qui a dans son enfance tué 80 personnes. En racontant son histoire elle va d’ailleurs effrayer l’un des enfants qu’elle a recueilli pour Ahwaz dans le tome 5 d’After God, ce qui va conduire ce dernier à se tourner vers l’Institut pour sauver ses soeurs. Dans le même ordre d’idée, les confessions de Tokinaga à Alula sur sa lâcheté et son rejet maladif de la souffrance et de la violence, nous montre une personnalité tordue et borderline, bien loin de l’image du scientifique qu’il montre à la société habituellement.

Mais je m’interroge sur les raisons de ce grand déballage qui à permis à l’IPO de déduire certains pouvoirs du jeune homme. Je ne peux m’empêcher de penser qu’il a fait ça à dessein même si ce dernier reste un total mystère, tout comme le but final recherché par Ahwaz, Orokapi et même Alula. Afin d’avoir encore plus d’éléments pour en tirer des conclusions, il va donc falloir attendre le 22 octobre 2025 et la sortie en librairie d’After God tome 10 pour voir, ou pas, des réponses à nos questions apparaître.

Pour conclure…

La situation se complexifie encore et toujours dans After God tome 7. Les diverses ambitions des uns et des autres s’enchevêtrent et on en arrive à ne plus vraiment comprendre qui cherche quoi au final. Heureusement que ce tome s’ouvre avec un rappel complet des faits depuis le premier tome, bien utile si vous avez du mal à raccrocher les wagons. Il est désormais évident que Tokinaga cache encore bien des choses  et il y a fort à parier qu’il n’a pas été totalement honnête avec Alula. Au final tout le monde joue un double jeu, sauf peut-être Waka qui est utilisée par tous sans aucune compassion. Maintenant que le passé de Yako a été dévoilé, il reste à espérer que Sumi Eno continue sur sa lancée et surtout que nous aurons notre dose de Nyababa (totalement absent de ce tome) dans le volume 8 d’After God qui doit sortir le 22 octobre 2025.

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