Maintenant que la guerre de succession entre dans sa phase finale, Tatari et ses alliés se retrouvent confrontés à la malignité d’Isha Lu et à la capacité de son Yokai affilié d’engendrer des Yokais de plus en plus forts. Devant ce péril qui frappe aux quatre coins de la ville, Tatari ne doit sa survie qu’à l’apparition d’une vieille ennemie, bien décidée à ne pas rester au royaume des morts. Ayant bondi sur les étals le 3 juin 2026, Tatari tome 7 voit la vengeance de Tatari tourner à la bataille rangée. Et si les ennemis d’hier étaient en fait les alliés de demain ?
Cette critique a été réalisée avec un exemplaire fourni par l’Éditeur.

Chat grain de yokai
Tatari, le chat yokai vengeur !
Jadis, dans l’ancienne capitale de Kyoto, vivait Tatari, un grand yokai chat métamorphe qui terrorisait la population. Mille ans plus tard, c’est en simple chat de gouttière qu’il vit non loin de chez Takeru et sa petite sœur Yuki. Ils s’entendent à merveille et, malgré leur pauvreté, mènent une existence heureuse dans un appartement miteux. Jusqu’au jour où Takeru est froidement éliminé… Tatari décide alors de prendre la place du garçon pour tenter de découvrir l’identité des assassins !
Glénat

La vengeance a un prix, et Tatari semble prêt à le payer. Derrière l’apparence d’un simple chat errant se cache en réalité un ancien yokai autrefois redouté à Kyoto. Lorsque Takeru, le jeune garçon qui lui avait offert son amitié, est assassiné, le bakeneko prend son apparence et se lance dans une traque sans merci pour retrouver les responsables. Son enquête le conduit jusqu’au clan Lu, une puissante organisation mafieuse déchirée par une guerre de succession où chaque héritier peut compter sur le soutien d’un yokai aux pouvoirs dévastateurs.

Entre alliances de circonstance, combats acharnés et ennemis toujours plus dangereux, Tatari poursuit un triple objectif : venger Takeru, protéger sa sœur Yuki et se frayer un chemin jusqu’à Belter Lu, l’assassin qu’il traque depuis le début de son périple. Après un affrontement particulièrement brutal contre Setsuna Andersen, la redoutable femme des neiges liée au responsable de la mort de Takeru, Tatari parvient enfin à éliminer sa cible.

Mais cette victoire tant attendue ne dure qu’un instant. Car derrière Belter se dresse Garand Lu, le véritable maître du clan, dont la puissance dépasse de loin tout ce que le yokai avait affronté jusque-là. De retour au Japon, alors que les tensions continuent de s’intensifier, Tatari est approché par Iraiya Lu, qui souhaite, elle aussi, renverser leur père. Méfiant, le chat démon refuse dans un premier temps son offre d’alliance, jusqu’à ce que la jeune femme lui propose de rencontrer Raiden, son yokai affilié et ancien compagnon de Setsuna.

Pendant ce temps, Garand poursuit ses manœuvres dans l’ombre. Son fils Isha, bien décidé à accroître encore son influence, dévoile de nouvelles créations bien plus puissantes que celles dont il disposait jusqu’alors avant de lancer une offensive contre Tatari, Konia et Iraiya. Une nouvelle bataille se prépare, et cette fois, le chat démon pourrait bien se retrouver face à des adversaires encore plus redoutables que ceux qu’il a déjà vaincus.
Le conte d’Andersen
Tatari a été poignardé par sa petite soeur Yuki, contrôlée par un yokai. Avant de s’effondrer, il la confie à Futaba… Alors que la situation semble désespérée, Setsuna, la reine des neiges, effectue un retour inattendu et attaque Domine et Ability, des Gene Richers ! Pendant ce temps, au parc d’attractions, Beriko a affronté Öllegård, et Raiden fait face à Liber à l’aquarium ! Ce dernier va être stupéfait par le “secret” qu’il va apprendre ! La stratégie d’Isha Lu place tout le monde en position défensive. Tatari survivra-t-il au coup de couteau qu’il a reçu ?!
Glénat

Poignardé par sa petite sœur, contrôlée par les yokais d’Isha Lu, à la fin du tome 6 de Tatari, le bakeneko est gravement blessé, poussant la personnalité de Setsuna à refaire surface pour continuer le combat. Opposée à Domine et à Ability, la femme des neiges déchaîne son pouvoir devant un Isha abasourdi. Lui qui prenait la nouvelle incarnation de Tatari pour une vulgaire copie, il se rend vite compte de son erreur. Du côté du parc d’attraction, Beriko est en mauvaise posture face à Öllegård, dont la capacité à se métamorphoser instantanément empêche le yokai sanglier d’être réellement efficace.

Pendant ce temps, Raiden se retrouve face à Liber, pendant son rendez-vous à l’aquarium avec Iraiya. Conçu tout spécialement pour contrer les capacités électriques de son opposant, Liber cache en prime une très désagréable surprise pour Iraiya, la rendant momentanément incqapable de réagir et obligeant Raiden à se retirer avec sa maîtresse. Tandis que le plan d’Isha semble se dérouler sans accrocs, des éléments perturbateurs s’apprêtent à faire leur apparition. Et si la victoire n’était pas réellement le but recherché par Isha ?

Lisez un extrait de Tatari – Tome 7 ici !
Libéréééee, délivrééééeee, je n’obéirais plus jamais !
La guerre de succession aura bien lieu et le moment est venu pour Isha et Teider d’amorcer le mouvement. Je dois bien avouer que l’apparence physique d’Isha m’avait bien trompé au départ et je ne me serais jamais doutée qu’il était aussi calculateur et machiavélique. Penser à utiliser son Yokai capable d’engendrer d’autres démons, afin de donner naissance à des rejetons de plus en plus forts, cela tient de l’expérience d’un savant fou, lui que j’imaginais plutôt foncer dans le tas sans aucun plan. Par ailleurs, je suis assez déçue que Teider ne soit qu’un faire-valoir pour son frère au final, j’ignore ce qu’il espère retirer de cette alliance et il n’est pas impossible qu’une trahison pointe le bout de son nez au moment opportun.

Maintenant que les dommages collatéraux se multiplient, les forces en présence sont clairement scindées en trois groupes, certains héritiers de Garand Lu et une partie des Onmyoji étant derrière Tatari, quand les autres exorcistes sont à la solde de Garand Lu. Quant à Isha et Teider, ils comptent visiblement remporter la tête du clan Lu. J’en viens à me demander pourquoi le leader à la tête des Onmyoji est partie prenante de l’affrontement aux côtés de Garand, et ce alors que la guerre de succession qu’il a initiée met en péril des innocents, ce qui contrevient avec la mission des exorcistes. Au-delà de son aspect spectaculaire, le retour de Setsuna soulève également de nombreuses questions.

Là où je m’attendais à voir subsister une simple empreinte de sa personnalité après sa défaite, la femme des neiges semble désormais capable d’agir de façon totalement autonome en utilisant le corps de Tatari comme réceptacle. Ironiquement, celle qui a longtemps représenté l’un des plus grands obstacles sur la route de Tatari est aujourd’hui l’une des raisons de sa survie. Une situation qui transforme progressivement leur relation en une forme de cohabitation forcée, aussi imprévisible qu’intéressante à suivre. Une évolution intrigante qui brouille davantage la frontière entre les deux yokais et qui pourrait avoir des conséquences importantes pour la suite du récit. Après tout, si Setsuna est capable d’intervenir quand elle le souhaite, peut-on encore considérer Tatari comme seul maître à bord ? Si Setsuna peut désormais prendre le contrôle du corps de Tatari à sa guise, alors sa défaite était-elle réellement une défaite ?

J’espère bien que le manga ne va pas faire l’impasse sur les réponses à ces questions, mais avec deux volumes restant seulement à paraître, j’ai bien peur que Watari fasse l’impasse sur certains points, d’autant qu’il reste encore Bride et son père à vaincre, une fois Teider et Isha éliminés. Toutefois, je garde tout de même espoir que le manga trouvera une conclusion digne de son développement jusque-là et j’ai d’ailleurs hâte d’avoir enfin la réponse à mes questions. Peut-être y aura-t-il un début de réponse dans le tome 8 de Tatari prévu pour le 9 septembre 2026, mais rien n’est moins sûr !
Avec ce septième volume, Tatari continue d’accélérer la cadence en faisant converger toutes les intrigues vers l’affrontement final. Si l’ascension d’Isha en tant qu’antagoniste principal se révèle particulièrement convaincante, le manga soulève également de nombreuses interrogations autour des Onmyoji, de Garand Lu et des véritables motivations de certains protagonistes. À seulement deux tomes de sa conclusion japonaise, la série marche désormais sur une ligne de crête : celle qui sépare une fin mémorable d’un dénouement trop précipité. Reste à voir si Watari parviendra à apporter des réponses à toutes les questions encore en suspens. Une chose est sûre, malgré les inquiétudes, la curiosité est plus forte que jamais et on attend dorénavant le tome 8 avec impatience.




