Shadow Gambit : The Cursed Crew

Shadow Gambit : The Cursed Crew

Shadow Gambit : The Cursed Crew est un jeu développé et édité par Mimimi Games, sorti le 17 Août 2023 sur PC, PS5 et Xbox Series S/X.

Ce test a été réalisé sur une version PC fournie par l’Éditeur.

La rédaction remercie le Studio Mimimi Games pour la clé d’avant première qui a permis de tester Shadow Gambit : The Cursed Crew.

Pour votre information, ce test est garanti sans spoilers (sauf évidemment les premières heures du jeu afin de pouvoir vous présenter l’intrigue principale et les personnages principaux).

Embarquement pour Shadow Gambit : The Cursed Crew, Moussaillons !!

Shadow Gambit : The Cursed Crew est un jeu d’infiltration stratégique en temps réel développé par Mimimi Games.

Ce studio indépendant Allemand n’en est pas à son coup d’essai dans les jeux d’infiltration car ils ont développé Shadow Tactics : Blades of The Shogun en 2016 et Desperados III en 2020. Deux très bons jeux ayant reçu un très bon accueil des joueurs et de la presse spécialisée. Auréolé de ces deux succès, Mimimi Games décide de créer un nouveau jeu d’infiltration stratégique dans un tout nouvel univers : Un savant mélange de piraterie et de surnaturel.

Pari gagné ? Nous allons le découvrir tout de suite… Levez l’ancre, hissez la grand-voile, c’est parti pour l’aventure, marins d’eau douce !!!

Le roi des pirates des Caraïbes

Shadow Gambit : The Cursed Crew, se passe dans un univers alternatif qui se rapprocherait énormément de ce que nous appelons : L’Âge d’or de la piraterie. Thème toujours en vogue de nos jours grâce à des œuvres telles que One Piece et Pirates des Caraïbes.

Equipage de pirate dans One Piece
Pirates des caraïbes

Bienvenue dans les Caraïbes Perdues, moussaillons !!

L’histoire prend place dans un archipel d’îles nommé les Caraïbes Perdues. La Malédiction des Âmes Perdues hante ces îles. Les pirates frappés par cette malédiction ne peuvent pas mourir et sont condamnés à une vie d’errance. L’archipel est tombé aux mains de l’Inquisition de la Burning Maiden. Ces fanatiques tentent d’éradiquer toute trace du surnaturel et de corruption présents dans l’archipel et traquent les pirates afin de consumer leurs âmes dans un feu sacré.

Afia Manicato, une pirate maudite, se trouve dans une ville maritime et cherche à retrouver le navire nommé le Red Marley afin de trouver le trésor de son ex-capitaine : Mordechai. Mais celui-ci a laissé une énigme lors de sa disparition et celle-ci s’avère être cruciale pour l’Archipel et ses habitants. Malheureusement l’inquisition menée par Ignacia compte bien mettre la main sur le trésor et résoudre l’énigme… Et ce par n’importe quel moyen

Intrigante et mystérieuse 

Autant le dire tout de suite, je suis fan des pirates et de surnaturel… Quand le speech du jeu est sorti, mon âme n’a fait qu’un bon et a suivi d’un œil plus qu’attentif le développement de Shadow Gambit : The Cursed Crew. Et je n’ai pas été déçu du tout. L’histoire est intrigante et on cherche toujours à en savoir plus sur les tenants et aboutissements de la trame principale. Il faut dire qu’au début du jeu nous n’avons que très peu d’informations sur la situation actuelle et c’est voulu afin que nous nous posions les questions au fur et à mesure. Le côté extrémiste de l’Inquisition pose régulièrement question et on sent pointer au fur et à mesure qu’un sombre destin se trame pour notre Archipel

Ignacia
l'Inquisition prête à tout

On sent une grosse inspiration quand même à la saga Pirates des Caraïbes, surtout à l’épisode 1 par le côté malédiction qui fait penser à celle que subissent les pirates du Black Pearl avec un côté surnaturel et magique que n’aurait pas renié un certain HP Lovecraft (même si la folie ne semble pas être impliquée).

L’histoire est pour moi aussi essentielle que le Gameplay et on sent que les développeurs ont pris soin de la bichonner. Rebondissements, traîtrise, coups bas, bref de la piraterie pure enrobée par un délicat coulis de surnaturel avec de la chantilly

Après ce petit passage sur l’histoire du jeu, abordons (NDT : Vous avez vu le joli jeu de mot de la part du testeur ?), l’équipage, le bateau et le Gameplay de Shadow Gambit : The Cursed Crew.

A l’abordage, Moussaillons !!!

Nous naviguons, et par ses pouvoirs, Moi et mes frères vogueront

Premier gros point fort de ce jeu : l’équipage. Si au début de l’aventure, seule Afia est disponible, rapidement l’équipage devra être ramené à la vie pour faire voile vers de nouvelles aventures. 

Pour ce faire, il va falloir collecter deux ressources : les Perles Noires et les Énergies d’Âmes qui seront vos récompenses après avoir terminé des missions au fil de l’aventure.

Chaque membre d’équipage dispose de plusieurs capacités (actives ou passives) que celui-ci peut utiliser lors des missions. Afia peut par exemple se téléporter pour éviscérer un ennemi ou se cacher sans se déplacer physiquement, Toya peut utiliser un sifflet pour attirer les ennemis, John Mercury peut jeter son ancre sur ses ennemis … Pour éviter les spoilers je ne vous parlerai pas plus des autres personnages mais sachez que chacun représente un archétype de ce genre de jeu, du classique mais efficace.

Afia Manicato dans Shadow Gambit : the Cursed Crew
Suleidy dans Shadow Gambit : the Cursed Crew
Toya d'iga dans Shadow Gambit : the Cursed Crew

Là où Shadow Gambit : The Cursed Crew trouve une part d’originalité, c’est que le jeu, dans la trame principale, vous demandera de choisir quel personnage ressuscité. Des dilemmes intéressants qui peuvent plus ou moins faciliter l’aventure (du moins lors de votre première partie).

Chaque membre d’équipage peut également accomplir des missions d’équipage. Celles-ci permettent d’approfondir chaque personnage un peu plus et cela permet un plus grand attachement aux protagonistes (NDT : Je vous admire tellement Toya Sensei ^^)

Yo ho sur l’heure, Hissons nos couleurs

Shadow Gambit se base sur un Gameplay de perspective isométrique. Une fois la mission sélectionnée sur la carte, il faut choisir également l’équipe qui fera la mission, on choisit son point de débarquement et c’est parti !!!

Chaque carte est un mini “open-world” et plusieurs façons de mener à bien la mission sont possibles. Tout dépendra des membres d’équipage que vous avez choisi d’emmener avec vous. Un seul point commun des missions est de devoir s’échapper de l’île (une fois les objectifs remplis) en passant par un portail de retour, relié au Red Marley. Le reste ne dépend que de vous et de vos compétences.

Portail de retour dans Shadow Gambit : The Cursed Crew
mission en cours dans Shadow Gambit : The Cursed Crew

Réflexion, stratégie, planification sont dans ce jeu des mots qui ont une grande importance. Si une petite erreur peut se rattraper, sachez que le jeu sera de plus en plus exigeant et punitif pour les éventuelles erreurs. En 3 mots : RÉFLÉCHIR AVANT D’AGIR !!

Deux systèmes propres à Shadow Gambit, vont vous aider dans vos missions : Le mode Ombre et les souvenirs.

Le mode Ombre vous permet de mettre le jeu en pause et de planifier une action par personnage et de toutes les réaliser simultanément. Quasiment indispensable dans certaines missions, maîtriser ce mode est primordial.

Les souvenirs sont un système de sauvegarde qui vous permet de recharger rapidement une partie en cas d’erreur. Il est donc conseillé de sauvegarder très régulièrement afin de ne pas devoir recommencer la mission.

Le mode Ombre
Les souvenirs

Là où Shadow Gambit est original, c’est que ces 2 systèmes sont expliqués dans la trame de l’histoire

Hissez ho, l’âme des pirates, Jamais ne mourra

Le Red Marley est vraiment un bateau pirate fantôme dans la plus pure tradition des fictions sur les pirates. Si ce n’est qu’il est doté d’une conscience propre qui gère le bateau, qu’il est le pourvoyeur des âmes et le lieu de rassemblement de votre équipage. 

Poupe du Red Marley (Shadow Gambit : The Cursed Crew)
Loading (Shadow Gambit : The Cursed Crew)
Proue du Red Marley (Shadow Gambit : The Cursed Crew)

C’est sur lui que vous choisirez les missions principales ou celles d’équipage. Le bateau est classe, imposant et original (surtout vis à vis de la personnification du bateau qui peut communiquer avec les membres d’équipage). C’est également lui qui vous fait progresser dans l’histoire et vous guide dans vos choix. Un élément positif de plus dans le jeu 🙂
Après avoir abordé (NDT : non mais franchement vous l’avez vu ? ^^) le Gameplay, passons à la partie réalisation technique de Shadow Gambit : The Cursed Crew afin de voir si tout cela tient la route.

Une réalisation en demi teinte

Disons les choses directement, la réalisation est très agréable à l’œil. Les développeurs ont fait du bon travail et il faut le souligner, les commandes répondent bien et le jeu est plutôt intuitif.
Gros points positifs : le jeu est en français au niveau des textes et les dialogues sont entièrement doublés en anglais !!

Cependant plusieurs points négatifs me semblent importants à relever. On va peut-être me dire que c’est du pinaillage mais je me devais de les relever car, pour moi, cela gâche un peu l’expérience de jeu si prometteuse depuis le début.

Céparoù ?

Le Pathfinding des personnages et des adversaires est primordial dans ce genre de jeu et la moindre erreur de parcours peut avoir des conséquences désastreuses. Shadow Gambit malheureusement rencontre régulièrement ces problèmes et c’est vraiment frustrant de se dire que notre personnage a, par moment, l’intelligence d’un petit caillou… J’ai souvenir d’un de mes personnages (Toya pour ne pas le nommer) qui a entrepris de contourner le bateau par la nage en sautant de la rambarde alors que la porte que je lui ai demandé d’ouvrir était littéralement 3m devant lui… Le pire, c’est quand cela arrive en pleine mission et que cela fait tout capoter

Frustrant je vous dis et on se découvre un langage aussi fleuri que celui du capitaine Haddock (normal pour un jeu de pirate et de marin ^^).

Cékoiça ?

Autre problème, et là aussi cela peut être impactant pour l’expérience de jeu : l’absence de certaines bulles d’aide dans l’UI du jeu.

Attention, je ne parle pas des bulles présentes sur les compétences des personnages mais de tout le reste, en particulier sur le bateau. Celui-ci étant le point de rassemblement du jeu, c’est un écran que nous allons voir très régulièrement. Malheureusement la première impression donnée, pour moi, n’est pas la bonne car plein d’icônes ne contiennent aucun renseignement. En particulier la barre en haut de l’écran et les 2 compteurs qui y sont accolés.

problème d'icones

Ce n’est qu’au bout de plusieurs missions que j’ai compris à quoi cela correspondait et je trouve cela un peu impactant sachant que ces 2 ressources sont MEGA importantes pour l’histoire. À part ces deux gros points négatifs au niveau de la réalisation, le reste c’est du tout bon ou presque : quelques petits problèmes de rotation de caméra à noter cependant, mais rien de gênant.

Abordons (NDT : bon d’accord, j’arrête ^^) maintenant le côté artistique de Shadow Gambit : The Cursed Crew. Ce n’est pas parce que nous sommes des pirates que nous ne pouvons pas être distingués !!

Les pirates du style sont prêts !!

La direction artistique de Shadow Gambit se concentre sur les 2 thèmes principaux du jeu : la piraterie et le surnaturel et cela se ressent dans la DA et la BO du jeu.

L’art des pirates

Que se soit au niveau des modélisations des îles, du bateau et des modèles en 3D, la direction artistique est très agréable et colle bien à l’esprit pirate et superstition. De ce point de vue c’est une réussite même si on ne peut pas, par moment, reconnaître quel type d’ennemi est devant nos personnages car le design se ressemble un peu (surtout quand la caméra est un peu éloignée).

design ennemis

En ce qui concerne les différents arts du jeu, c’est également un quasi sans faute. Que ce soient les sprites, les cartes, les icônes, tout est superbement illustré. C’est impressionnant, sachant surtout que nous avons là un jeu indé !!

Carte de l'Archipel
Sprite

La musique des pirates

En ce qui concerne la musique, la composition a été confiée à Filippo Beck Peccoz qui n’en est pas à son coup d’essai avec Mimimi Games car il a déjà composée celles de Desperado III et Shadows Tactics. Le monsieur est donc en terrain connu et délivre ici une BO très “pirate” dans le bon sens du terme. Toutes les musiques collent à l’action ou la situation. Mention spéciale à la chanson de pirates composée à l’occasion (que je vous propose d’écouter ci-dessous) et également à un des thèmes de l’Inquisition qui se veut sombre et angoissant, renforçant encore une fois notre sensation de malaise envers cette organisation.

Les dialogues et les répliques sont doublés en Anglais et c’est un vrai bonheur auditif. Entre les accents qui font mouche à chaque fois, les expressions et le langage des pirates, tout est de très bonne facture et c’est un travail admirable !! 

L’ambiance sonore de Shadow Gambit est vraiment au top et renforce l’immersion dans ce monde si particulier. Du tout bon !!

Pour conclure…

Shadow Gambit est un très bon jeu d’infiltration stratégique en temps réel, il renouvelle le genre codifié depuis des années en ajoutant du surnaturel et une histoire prenante. La direction artistique est efficace et percutante. La réalisation se montre à la hauteur si ce n’est les problèmes de Pathfinding principalement. Un quasi sans faute de la part de Mimimi Games !! Yo Oh !!! Quant à moi, je vous laisse car j’ai l’Inquisition aux fesses … J’ai dû passer trop de temps en compagnie des pirates maudits sur le Red Marley !!! Mais je réembarquerai bientôt pour de nouvelles aventures !!!! Hissez Haut, marins d’eau douce !!

La  note  de la  rédaction

4/5

Les notes de la rédaction

Les points positifs

Savant mélange entre la piraterie et le surnaturel

Histoire et univers très intéressants

Direction artistique alléchante

Gameplay classique mais pas trop

Musique et ambiance sonore invitant à la piraterie

Les points négatifs

Gros ralentissements à certains moments

Pathfinding parfois désastreux

Système de bulle d’aide non présent par moment

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