Rilakkuma et Kaoru

“Rilakkuma et Kaoru” est une série d’animation produite par le studio Dwarf (en collaboration avec San-X) et diffusée sur Netflix depuis le 19 avril 2019. La série comporte 13 épisodes, qui ne durent pas plus de douze minutes chacun.

Synopsis

Kaoru est une employée d’entreprise comme on en trouve habituellement au Japon. Elle travaille dur, n’a pas de petit-ami, mais peut compter sur ses mignons compagnons, Rilakkuma et ses amis, pour animer sa vie quotidienne et se sentir moins seule.

Rilakkuma et Kaoru

Rilakkuma et ses amis kawaii

Rilakkuma (son nom provient d’une combinaison de リラックス – relax – et クマkuma, qui signifie “ours”), c’est la mascotte emblématique de la compagnie japonais San-X. Créé en en 2003, ce gros ours en peluche marron devient rapidement une icône dans le kawaii japonais. Au Japon ou à l’international, tout le monde en raffole et on le trouve aujourd’hui sur énormément d’objets, allant d’une simple cuillère à une serviette de bain, en passant bien sûr par un sac à dos ou un parapluie… Le marketing autour de Rilakkuma est immense et toujours aussi populaire depuis sa création.

Dans la série, il n’est pas seul et se voit accompagné de Korilakkuma (le –ko provient du terme “enfant”, donc “petit rilakkuma”), un ours en peluche blanc et bien plus énergétique que Rilakkuma, ainsi que Kiiroitori qui, comme son nom l’indique, est un “oiseau jaune”. Ces trois personnages sont souvent (si ce n’est pas toujours) représentés ensemble puisque, selon leur histoire et l’histoire de la série, ils vivent et se sont rencontrés sous le même toit : chez Kaoru. Cette dernière s’est aussitôt entichée d’eux et ils ne se sont plus quittés par la suite. Bien que Rilakkuma, Korilakkuma et Kiiroitori soient beaucoup représentés au Japon, Kaoru quant à elle ne l’est pas. Elle est toutefois mentionnée mais elle n’est présente que dans cette série d’animation.

L’importance de l’amitié

La vie de Kaoru n’est pas toujours rose et facile. Comme tout le monde, elle est faite de hauts et de bas et il lui arrive de se sentir impuissante et déprimée. Elle aussi souhaiterait avoir un rôle important dans son travail, avoir un petit-ami parfait et se fiancer comme une de ses collègues, ou bien ne plus avoir à se remettre en question à la moindre difficulté… Cependant, elle n’a peut-être pas tout cela mais possède des amis en peluche qui lui offrent beaucoup de réconfort et qui sont toujours là pour elle lors de ces moments tristes. À défaut d’avoir une journée parfaite, Kaoru sait qu’en rentrant chez elle, elle n’aura pas à vivre ça toute seule et pourra compter sur le soutien de Rilakkuma et de ses deux autres compagnons. Alors oui, ils ne sont peut-être pas humains, mais ils possèdent énormément de qualités et sans doute bien plus que tous les humains que côtoient la jeune femme. L’entraide et la générosité sont des qualités universelles et que Kaoru reçoit sans avoir à quémander quoi que ce soit. C’est aussi ça, l’amitié : être présent pour ses amis dans n’importe quelle situation, pouvoir les faire sourire, les soutenir et leur apporter un peu de moral et ce même s’ils ne le demandent pas. Et je trouve que c’est merveilleusement bien représenté ici.

Rilakkuma et Kaoru

La particularité de l’animation

“Rilakkuma et Kaoru” est une série animée en stop-motion, ce qui signifie que des objets de la vie réelle sont utilisés afin de créer une animation. Dans le cas de cette série, les personnages humains sont faits en pâte à modeler et Rilakkuma et ses amis sont produits dans le même tissu que l’on utilise pour les peluches. On y retrouvera du plastique pour certains objets du quotidien, du coton, de la laine ou du simili-cuir pour reproduire des vêtements ou des chaussures… Les décors sont également produits sur le même principe, cela ajoute donc une dimension plus réaliste et la différence entre plusieurs matières, comme par exemple les humains en pâte à modeler et les objets, rend le tout un peu plus mignon selon moi. C’est la première fois que je visionne une série qui utilise cette technique (j’avais déjà adoré “L’île aux chiens” de Wes Anderson qui utilisait aussi le stop-motion), alors la combiner avec des personnages aussi mignons comme Rilakkuma est une bonne idée et nous donne encore plus envie de visionner la série.

Pour conclure…

Cette série peut sembler niaise aux premiers abords mais je la trouve très agréable à regarder. Certaines situations très japonaises y sont présentées, comme les pique-niques sous les cerisiers en fleurs, les festivals en yukata, mais aussi le fait de s’acharner au travail quitte à faire des heures supplémentaires… Le bon côté des choses, c’est que Kaoru n’est pas seule et qu’elle peut partager ces différents aspects de sa vie en bonne compagnie. La série est très courte et nous permet d’en apprendre plus sur ces mignonnes vedettes du Japon : de leur rencontre avec Kaoru jusqu’à leurs nombreuses péripéties ensemble…

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