Resident Evil 3

Resident Evil 3 est un survival-horror disponible sur PlayStation 4, Xbox One et PC. Le titre est développé et édité par Capcom.

Un petit rappel

Pour les joueurs ne connaissant pas la licence Resident Evil, ce troisième opus de la licence a vu le jour le 18 février 2000 sous le nom Resident Evil 3 : Nemesis en Europe pour la PlayStation première du nom. Le jeu sortira le 24 novembre 2000 sur PC, le 22 décembre sur Dreamcast, le 30 mai 2003 sur GameCube et enfin une version disponible sur le PSN verra le jour le 1er mars 2012. L’enjeu est le même que pour le remake de Resident Evil 2 sorti en début d’année dernière. Il faut mettre le jeu au goût du jour sans pour autant dénaturer l’œuvre d’origine, un pari risqué lorsque l’on s’attaque à l’une des licences iconiques du genre survival-horror.

Un bon coup de jeune

Je ne vous le cache pas, mes souvenirs de Resident Evil 3 sont beaucoup moins présents que ceux de Resident Evil 2. La faute étant que le jeu était plus court ? Plus simple ? Moins complexe dans son approche ? Néanmoins, une chose reste gravée dans mon esprit, un monstre gigantesque qui nous pourchasse en hurlant « STTTARRRSSS !!! » Notons également que ce troisième opus signe l’apparition de l’action dans la licence. Auparavant de purs jeux de survie, la licence Resident Evil prend un tournant à partir de cet épisode. La survie fait place à plus d’action, vous faites parler la poudre bien plus souvent qu’avant. La trame scénaristique de ce remake est la même que celle du jeu d’origine. Vous incarnez Jill Valentine, un agent des S.T.A.R.S, une unité d’élite de la Police. Votre mission est de survivre à une épidémie arrivant sur la ville de Racoon City, créée par la diffusion du virus T. Ce virus a la particularité de transformer les humains en zombies assoiffés de sang. Jill Valentine a déjà survécu au cauchemar qu’était le manoir Spencer, il y a deux mois. Arrivera-t’elle à survivre à cette nouvelle épreuve ? Petite information : les événements de Resident Evil 3 commencent quelques heures avant les événements de Resident Evil 2, puis en même temps, pour finir après ces derniers.

Les débuts de l’épidémie

Resident Evil 3 vous met directement le pied à l’étrier. L’aventure à peine commencée, le cauchemar fait son apparition. Comme je l’ai mentionné plus haut, nous sommes au début de l’épidémie de Racoon City, il y a encore beaucoup d’humains, les chaines d’informations diffusent des messages d’alerte, la panique s’installe et un ami vient vous rendre visite, le Némésis. Dès le début de l’aventure, il s’invite chez vous pour tenter de vous tuer. Il est à noter que le début du jeu fait appel à de nombreux angles de caméra très réussis, ce qui donne une réelle tension dans la poursuite. Arrivés en ville, nous ressentons vraiment la panique des citoyens, les gens courent dans tous les sens, ça crie, les véhicules sont accidentés dans tous les coins et surtout les zombies tentent de croquer tout ce qui bouge. Jill tentera donc de fuir ce cauchemar avec son ami Brad Vickens, également membre des S.T.A.R.S , et fera la connaissance de Carlos, un soldat de l’UBSC, un groupe de soldats luttant contre les menaces biologiques d’Umbrella et travaillant pour eux (ironique, non ?). Ils tenteront de s’échapper et d’aider les citoyens à fuir Racoon City, mais rien ne se passe comme prévu.

On regrettera cependant que Resident Evil 3, à l’instar de son prédécesseur, prenne de la distance avec l’œuvre d’origine. Plusieurs scènes importantes se sont vues effacées ou transformées au lieu d’être retravaillées. Il en est de même avec le système de choix présent dans Resident Evil 3. Lors de certaines scènes, vous pouviez choisir quelle action effectuer. Dans ce remake, cette mécanique de gameplay est absente. Il aurait été nettement plus appréciable de garder l’essence du jeu de base avec tout ce qui le constituait et de le retravailler plutôt que de supprimer. Cependant, ce remake de Resident Evil 3 apporte un certain dynamisme au sein de son scénario, moins long que celui de Resident Evil 2, il est bourré d’action et s’enchaîne très vite. Sans oublier que Jill est un vrai soldat, quoi qu’il lui arrive, elle n’a jamais peur et est toujours prête à affronter qui que ce soit.

Combattre pour survivre

Le but du jeu est tout naturellement de combattre pour survivre à ce cauchemar. Il faudra se frayer un chemin à travers les rues dévastées de Racoon City, résoudre le peu d’énigmes présentes et tenter de trouver votre salut en cherchant un moyen de fuir. Tout ce qui fait la magie de cette aventure est qu’en plus des différentes créatures qui vous barreront la route, vous aurez Némésis aux fesses la plupart du temps. Ce projet biologique ne rigole pas du tout, il est rapide, agile et surtout très puissant. Pour échapper à ce monstre, il faudra esquiver ses attaques, utiliser des grenades et utiliser le décor. Bien heureusement, la ville de Racoon City possède des barils d’essence ou des transformateurs électriques qui permettront de ralentir le Tyran afin que vous puissiez fuir. Sa mission principale est de vous tuer, il vous suivra donc partout sauf dans les salles de sauvegarde ou dans les petites boutiques de la ville.

Le point technique de Resident Evil 3

Soyons francs, le RE Engine fait des merveilles. Les visages, les effets de lumière, les textures de la peau du Némésis sont très réussis. Bourré d’action, Resident Evil 3 tourne la plupart du temps à 60 fps. Par contre, la PlayStation 4 PRO souffle pas mal avec tout cela, on peut sentir que le jeu est gourmand. Les voix sont également d’une grande qualité, je prends plaisir à jouer en VF, car il est important de souligner que les comédiens de doublage ont fait un réel travail de qualité.

Survivre à plusieurs

Resident Evil 3 se dote d’un mode multijoueurs qui se nomme Resident Evil : Resistance. Ressemblant à Evolve ou Dead By Daylight dans sa construction, 4 survivants humains doivent échapper à un escape game mortel orchestré par un protagoniste d’Umbrella. Ces survivants doivent remplir un objectif comme reconstruire un objet en trouvant les pièces dans la zone de jeu, détruire des bio-cœurs ou encore éteindre des terminaux. Tout l’enjeu est que le temps vous est compté, chaque erreur fait diminuer le temps qui vous est imparti, il faudra donc finir rapidement votre objectif avant que le compteur n’atteigne zéro. De ce fait, les survivants se séparent pour couvrir une plus grande zone de recherche, ce qui facilite le travail du Mastermind. Ce dernier a pour mission de tuer les survivants. Le joueur incarnant le maître de jeu doit donc placer des cartes afin de ralentir ou de tuer les autres joueurs incarnant les survivants. Tout naturellement, cela fait appel à votre fibre sadique, car la sournoiserie est maîtresse ici. Chaque carte jouée utilisera de l’énergie et sera remplacée dans votre main afin que vous ayez toujours 4 cartes en main. Vous pouvez incarner l’une des créatures que vous avez invoqué afin de maltraiter vous-même les survivants. Le Mastermind possède des monstres allant du zombie rampant au projet biologique comme Mister X ou William Birkin infecté par le virus T. Les survivants, quant à eux, ont un archétype avec des compétences spéciales qui se rechargent avec le temps. Par exemple, Valérie peut soigner ses coéquipiers et trouver les objets plus facilement, Tyrone est expert au corps à corps et booste la force de ses camarades et ainsi de suite.

Ce mode multijoueurs permet d’avoir une autre vision de Resident Evil en nous plongeant dans un escape game mortel mais je ne vous cache pas que cela est frustrant à souhait lorsque l’on joue du côté des survivants. Chaque morsure de zombie ponctionne du temps, sachant que les munitions sont limitées, on ne peut pas se permettre de tuer chaque créature qui se trouve sur la zone de jeu. Les armes de corps à corps sont destructibles, de ce fait, il faudra utiliser des points pour les réparer. En plus des zombies, le mastermind peut poser des pièges au sol, ce qui ralenti encore les survivants et je ne vous parlerai pas des projets biologiques. Ces ennemis sont comme un éléphant dans un magasin de porcelaine, ils arrivent sur la zone de jeu et défoncent (c’est littéralement le bon mot) les survivants. Ils les attrapent par la tête, les soulèvent et les enfoncent dans le sol. Très résistants, ils sont pratiquement invincibles aux balles et votre seul salut sera de survivre jusqu’à leur disparition (car leur temps est limité). Lancer une partie en mastermind vous demandera beaucoup de patience car l’attente est très longue. À l’heure où j’écris ce test, je n’ai pu faire qu’une partie en incarnant ce rôle après 15 minutes d’attente, tandis qu’en survivant, je trouve une partie en 30 secondes. Je tiens à signaler qu’en fin de partie vous gagnez des points qui servent à acheter des loot boxes, qui sont aussi présentes dans le store en échange d’argent réel. Vous voyez où je veux en venir…

Pour conclure…

Techniquement au top, Resident Evil 3 nous met direct dans le feu de l’action. Grâce à son rythme soutenu et sa durée de vie assez faible, le titre de Capcom permet au joueur de ne jamais relâcher son attention, car le Némésis n’est jamais très loin. On aurait aimé que le titre fasse plus de référence à Resident Evil 2, qui se déroule en parallèle à un certain moment du scénario. Le mode multijoueurs, quant à lui, manque d’équilibrage et devient vite frustrant lorsque vous jouez survivant.

La  note  de la  rédaction

4/5

Les notes de la rédaction

Les points positifs

Qualité technique indéniable

Le côté action non-stop

Le rythme du jeu

Le Némésis

La qualité du doublage

La boutique de fin

Les points négatifs

La durée de vie

Le mode multijoueurs

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