[Preview] Wardogs

Team17 revient. Cette fois, dans le monde des FPS. Et tout particulièrement des FPS à grande échelle. Mais ce dernier ne vient pas se positionner sur l’arcade. Au contraire, il joue la carte du réalisme et du combat de longue durée, une place qui n’est occupée que par quelques jeux tels qu’ARMA. Alors oubliez les Call of Duty et les Battlefield pour entrer dans un monde beaucoup plus exigeant.

Cette preview a été réalisée sur une version PC fournie par l’Éditeur.

Bienvenue sur Wardogs

À peine arrivés sur Wardogs, on est accueillis par un tutoriel. Ce dernier, assez simple, nous présente les bases du jeu. Il n’est pas sans rappeler des tutos comme celui du premier Modern Warfare, par exemple. On passe d’entrepôt en entrepôt pour y apprendre les bases : comment se procurer une arme, comment s’en servir, apprendre à réanimer ou encore à construire des fortifications.

Mais rien dans ce tuto ne vous prépare à ce que vous allez vivre. Une fois le tutoriel terminé, on est lâché dans la jungle, celle du choix du serveur. On est sur un retour aux sources : une liste impressionnante de serveurs officiels ainsi qu’une liste de serveurs dédiés. Quel plaisir. Effectivement, cela signifie que même si Team17 décide de fermer les serveurs officiels, il sera toujours possible de jouer.

Le jeu propose des menus simples. Pas de fioritures à la Call of Duty ou à la Battlefield. On a quelque chose d’archaïque et qui a fait ses preuves. Ce n’est pas joli, ce n’est pas plein d’animations, et on aime ça. Pas besoin d’un menu hors du commun si le jeu derrière ne suit pas. On y retrouve donc deux parties : en bas à droite, tous les éléments pour s’entraîner ou accéder aux serveurs ; et dans la partie supérieure, les catégories avec Play (la page par défaut), Unlock, Customize et Black Market. Les deux derniers ne semblent pas encore totalement actifs. Ils semblaient permettre l’achat de skins et de matériel (notamment des trousses de soin à prix réduit).

Partir de zéro

Wardogs n’a pas vraiment d’histoire. Trois factions s’affrontent pour obtenir un territoire. Pour le moment, le jeu ne propose qu’un seul mode, mais on peut espérer plusieurs modes dans le futur. Notamment parce que le mode de jeu est indiqué dans les menus. On pourrait également voir apparaître des serveurs non officiels moddés à l’avenir, mais nous y reviendrons plus tard. Pour le moment, ce qui m’intéresse, c’est notre petit soldat. Au début, on ne possède rien, on est quasiment à poil. On a quelques fusils de base, notamment un scout, ainsi qu’une protection basique et un sac à dos.

Comment débloquer plus d’équipements ? C’est simple, il suffit de jouer notre rôle. Mais attention, ce n’est pas comme un Battlefield où il suffit de le sélectionner. Pas de classe dans Wardogs. On gagne des points d’expérience en fonction de nos actions. J’achète des jumelles et je repère des ennemis, je deviens un éclaireur. Je vais à l’assaut et tue des ennemis, alors je prends des points d’assaut. Je sers de pilote pour transporter les troupes, cela me fait évoluer sur cette branche. Il est donc important d’essayer de se spécialiser un minimum au début.

Il faudra du temps et de la patience pour débloquer les différents éléments. Cela prend du temps, beaucoup de temps. Chaque déblocage doit en plus être acheté. À titre de comparaison, on retrouve un rythme similaire à ce que l’on a connu sur Battlefield 2 il y a fort longtemps. Même le rythme s’en rapproche, mais ça, nous y reviendrons.

Let’s fight !

On est enfin partis. On clique sur un serveur Wardogs et on rejoint une partie. Et là… Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il faudra apprendre sur le tas. On rentre dans une des factions et on se débrouille avec nos bases. Il faut se le dire, ce n’est pas pour tout le monde. C’est gratifiant de chercher et trouver comment progresser, mais cela demande un effort que beaucoup de joueurs ne feront pas, souvent habitués au format plus moderne d’un Call of Duty ou d’un Battlefield. Mais avec un peu de temps, on prend vite nos marques.

On se dirige donc vers le vendeur et on achète nos premiers équipements. Première chose à savoir : tous les serveurs officiels sont persistants. C’est-à-dire que l’argent dépensé l’est au niveau du compte. Il faudra donc essayer d’être rentable. Un élément qui a un effet positif et un négatif. Le positif est qu’il faut être dans la zone d’objectif pour gagner de l’argent. Le négatif va venir du fait que certains rôles sont plus simples ou plus safe, et cela peut pousser certains joueurs à privilégier la sécurité plutôt que la progression.

S’équiper

Parlons de l’inventaire dans Wardogs. Il se compose de plusieurs emplacements. On peut vraiment faire son équipement au détail près et cumuler les rôles. Tout d’abord, on aura nos armes et un équipement. Donc un fusil et une arme de poing. Pour finir, on aura du matériel qui permet de se spécialiser avec des objets. On y retrouve aussi bien des lanceurs antichars que des défibrillateurs ou encore des jumelles.

Avec tout ça, on peut aussi acheter de l’équipement de protection : casque, armure et veste. Et surtout un sac à dos. Il permet d’y stocker nos chargeurs, entre autres, mais aussi nos équipements. La veste tactique, elle, améliore la vitesse de rechargement par exemple. Attention tout de même : tout a un coût. Monétaire, bien sûr, mais aussi en termes de poids. Plus vous êtes lourd, plus vous êtes lent. Un ajout de réalisme qui rend le choix de l’équipement important, entre s’encombrer pour certaines situations ou être plus léger pour l’assaut.

Dans notre sac, en plus des munitions, on y stockera plusieurs objets : mines, bandages ou encore matériaux de construction. Il est envisageable, par exemple, de s’encombrer avec de quoi construire, se déployer sur un lieu à fortifier, puis continuer sa route.

Rejoindre le champ de bataille

Encore une fois, rien n’est simple dans Wardogs. Pas de réapparition sur le chef d’équipe, pas de points de contrôle. Ou presque. Le champ de bataille est loin, il faut alors le ravitailler en hommes, mais aussi en équipements. Pour ce faire, il est possible de faire une longue marche, mais ce n’est clairement pas viable. L’autre option consiste à utiliser les véhicules.

Une fois de plus achetés par les joueurs, certains jouent un rôle de transporteur. Ce que j’ai fait aussi. Chaque joueur amené sur le front rapporte de l’argent. Plus ils restent en vie, plus cela rapporte. Il suffit alors de faire des allers-retours. Il est aussi possible de sacrifier des places pour transporter des caisses remplies de ressources pour aider sur le front.

Mais attention : en plus d’acheter les ressources, il faudra aussi entretenir le véhicule. Des dégâts en cas de collision ou d’attaque, mais aussi le carburant qui entrera en compte dans le budget. Il devient alors parfois compliqué d’être rentable avec un appareil aérien par exemple, surtout au début. Mais que c’est plaisant de piloter un hélicoptère !

Au combat

Une fois sur place, le principe est simple : trois factions s’affrontent sur le champ de bataille. C’est plus ou moins une guerre de position. Il faudra bien évidemment prendre du terrain, mais se précipiter conduit à notre perte. Surtout, prendre du terrain pour quel objectif ? Il n’y en a qu’un bien défini : la hot zone. Ce cercle jaune donne plus de points à l’équipe qui le possède. Mais contrairement aux apparences, ce n’est pas tout.

Il y a ces mystérieux objectifs : les drills. À première vue, ce sont des points avec un intérêt. De plus, ce sont de très bons points d’ancrage pour notre équipe. Mais pas que. Dans Wardogs, ils ont un intérêt beaucoup plus important : une fois activés, ils permettent d’attirer la hot zone. Il est aussi possible de construire des mini-drills pour l’attirer. Cela permet de forcer le combat sur un terrain favorable à notre équipe, et donc de prendre l’avantage.

Un vaste champ de bataille

La grande force de Wardogs, au-delà de son aspect stratégique, vient aussi de son terrain de combat. Pour le moment au nombre de trois, ces cartes proposent des terrains de jeu variés, chacune dans un environnement différent, plus ou moins dense en bâtiments. Cela permet d’adapter la stratégie en fonction des besoins.

Malheureusement, il est assez dur de prévoir ce que vont faire les joueurs. Peut-être que, par la suite, on verra apparaître des serveurs de teams, comme à l’époque de Battlefield 2, avec des règles pour permettre à chacun de s’amuser sans pour autant subir les trolls. Mais dans l’ensemble, les joueurs jouent le jeu. Ils profitent notamment du tchat de proximité.

On pourra tout de même faire un reproche au jeu : ses graphismes donnent une impression de déjà-vu. On retrouve de nombreux éléments qui rappellent d’autres jeux comme ARMA ou encore Escape from Tarkov. Mais cela n’enlève rien au gameplay, il y a juste une identité visuelle beaucoup moins marquée. Pour ce qui est de notre équipement, il semble y avoir quelques éléments de personnalisation, mais pour le moment, cela reste assez obscur.

Le futur de Wardogs

Team17 n’en a clairement pas fini avec Wardogs, et le futur s’annonce rempli de nouveautés. Tout d’abord, en octobre, nous aurons un reset. Ce sera l’occasion d’une saison 2, de l’arrivée de nouveaux véhicules et de nouvelles armes. Le but semble d’instaurer un système saisonnier. Cela semble à la fois être une bonne idée pour remettre tout le monde sur un pied d’égalité, tout en créant une situation un peu frustrante.

Une version console est également évoquée, ainsi que les serveurs de la communauté — ce qu’on appelait des serveurs dédiés. Ceux-ci permettront sûrement de jouer avec des modes de jeu différents ou des règles modifiées, tout en évitant les resets puisqu’ils seront hors serveurs officiels.

D’autres améliorations de confort de jeu ou encore de personnalisation sont annoncées, certaines étant déjà présentes dans les menus, comme le loadout rapide. Une option qui permettra d’acheter plus rapidement son équipement. À voir si les saisons arrivent avec d’autres éléments comme des récompenses et des rangs. On peut notamment retrouver la roadmap officielle sur le site.

Pour conclure…

Wardogs s’annonce plutôt bien. Exigeant, bien pensé avec dans l’ensemble une communauté pour le moment plutôt saine. Il persiste quelques cas problématiques de suspicion de cheat ou de team killer, mais cela semble être assez à la marge. Le gameplay est complet et propose de vivre des affrontements à grande échelle. Avec 100 joueurs par partie, le jeu se montre stratégique et chaque rôle a son importance. Le chat de proximité et la nécessité de travailler en équipe amènent naturellement les joueurs à collaborer dans la majeure partie des cas.

Les notes de la rédaction

Les points positifs

Guerre à grande échelle

Rôles définis par les actions

Proche d’une simulation

Chat de proximité

Serveurs dédiés

Les points négatifs

Déblocage lent

Quelques joueurs toxiques

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