Nippon Marathon

Nippon Marathon est un party games développé par Onion Soup Interactive et édité par PQube. Le jeu est disponible depuis le 17 décembre sur PC, PlayStation 4, Xbox One et Nintendo Switch.

Le marathon japonais de Nippon Marathon

Dans Nippon Marathon, vous pouvez incarner jusqu’à 4 personnes très atypiques, mais qui peuvent finalement se résumer par un mot : JAPON. Dites bonjour à l’homme-homard J. Darwin, puis au narval (licorne des mers) Elizabeth Nishibori, ainsi qu’à notre vieillard Zenbei « Xen Bae » qui a la bonne habitude d’être habillé en écolière, et sans oublier Snuguru Maestro, le furry à tête de chien propriétaire d’une agence matrimoniale. Vous l’avez probablement remarqué, mais ces personnes sont la représentation parfaite du WTF japonais que l’on pourrait retrouver dans une production visuelle japonaise (pour ne pas citer les jeux télévisés/mangas/animés). Leur but est le même : gagner le grand marathon du Japon, communément appelé « Nippon Marathon ». Malheureusement, la tâche ne sera pas aisée, car sur les milliers de participants, seulement 100 seront sélectionnés. De plus, Handsome Hazuki, l’actuel champion du marathon, est une nouvelle fois de retour pour mettre son titre en jeu. Ce dernier déchaîne les passions à tel point que même l’employée du journal NNBC (Nippon News Broadcasting Concern) a comme un orgasme à la vue ou la prononciation du nom du champion.

Je dois quand même vous mettre en garde, car même si Nippon Marathon tente d’exploiter l’univers WTF du Japon, ce dernier ne provient pourtant pas du « pays du Soleil Levant ». PQube est un éditeur situé au Royaume-Uni et le studio de développement est également du même pays, à Birmingham. Le jeu n’est donc pas développé par des Japonais, mais par des Anglais souhaitant transmettre la vision d’une personne n’ayant jamais été au Japon et connaissant la culture japonaise qu’à travers des émissions de télévision, etc. C’est d’ailleurs pour cela que le titre est aussi démentiel. On ne s’en plaint pas, car c’est clairement cet univers qui fait le charme de Nippon Marathon. Charme qui est accentué par la musique J-Pop et les commentaires en anglais, mais avec une prononciation provenant d’un Japonais.

Courir pour gagner

Avec ses huit courses, Nippon Marathon vous fera parcourir une partie du Japon sur un train, des chariots de supermarché et l’on vous fera même traverser une montagne en pleine tempête de neige pendant que des singes s’amuseront à vous lancer des bananes et à faire des selfies avec la caméra. Je ne vous avais pas menti, on est clairement sur un univers complètement barré. Pour gagner une course, vous devrez cumuler des points de popularité, le plus possible. Pour ce faire, vous gagnerez et perdrez des points en évitant les pièges de vos concurrents ou au contraire, en les faisant tomber dans les vôtres. Évitez de bousculer le public ou de vous prendre une banane d’un singe. En fait, tout est sujet à gagner ou perdre des points dans les courses, même se manger une pastèque ou être derrière la fumée d’un champignon vénéneux que transporte un concurrent. Une fois la ligne d’arrivée franchie, un algorithme calculera grâce à quelques paramètres votre popularité et votre classement. Je vous rassure, même si vous arrivez dernier, vous pouvez avoir la plus grande popularité et cela grâce aux étoiles. Dans la même veine que le jeu SpeedRunners, vous gagnerez une étoile si vous êtes le dernier debout et vous en pendrez une si vous tombez ou êtes trop éloigné des autres concurrents. Pour gagner une course, il faudra donc, si possible, être toujours devant en évitant les attaques de vos adversaires, mais aussi celles des singes, des chiens, des cyclistes, des chutes de neige… Bonne chance !

Ce qui fait la force de ce jeu, c’est le ragdoll qui va très loin. Pour vous résumer simplement, dans un jeu basique de 2018, quand vous tuez quelqu’un, il tombera d’une certaine façon. Par exemple, s’il avance, il tombera en avant. Dans Nippon Marathon, c’est comme cela, enfin… presque. En plus, vous ajoutez que votre personnage pourra glisser sur n’importe quoi, car tout est propice à vous faire faire tomber. Dans certaines situations, le ragdoll peut être à votre avantage. Par exemple, il m’est arrivé de me prendre les pieds dans une barrière en sautant, puis de finir tête la première dans la cible en papier pour grappiller quelques secondes dans une des activités proposées par Nippon Marathon. À l’inverse, si la particularité du ragdoll est intéressante, les animations, elles, semblent un peu bancales. Ici, il n’est pas question de parler des graphismes, car étant très subjectif, certains n’aimeront pas l’aspect du jeu, alors que d’autres trouveront que c’est ce qui donne son charme et son univers WTF au titre. Là où je veux en venir, c’est qu’il y a eu du recyclage, car le jeu est pauvre en animation. Après plusieurs courses et activités, vous verrez toujours les mêmes choses. C’est pourquoi il est vivement conseillé de jouer à plusieurs pour renouveler l’expérience de jeu. Petite mention spéciale pour les saletés de shibas qui attaquent alors que la course n’a pas commencé.

Party Games ?

Nippon Marathon ne serait pas un party games s’il n’avait pas d’autres activités à proposer ! Ces deux activités uniquement jouables à 2 ou plus qui nous sont proposées. La première, intitulée « L.O.B.S.T.E.R », consiste à faire la plus grande distance sur un parcours donné. Dit comme cela, c’est plutôt simple. Pourtant, c’est l’activité la plus compliquée du jeu à mon sens. Je n’ai jamais réussi à compléter un parcours. Vous ne devez pas tomber et rester rapide pour atteindre la fin. Tous, hormis le gagnant, auront le déshonneur de gagner une lettre qui, une fois attaché aux autres, donnera trois mots suivant la longueur choisie : LOBSTER, PRAWN et EBI. Entre chaque round, Surfin’ Jack Cactus tournera la roue pour savoir quel bonus vous aurez lors du prochain parcours.

Pour la seconde et dernière activité, nous avons Go-Go Trolley Bowling. Comme son nom l’indique, nous allons faire du Bowling… avec un chariot de supermarché ! Il n’y a pas grand-chose à dire sur cette activité, elle parle d’elle-même. Vous devez positionner le chariot et ensuite vous élancer pour tomber dedans et faire tomber le maximum de quilles. Parfois, des obstacles entraveront la piste, comme des bidons ou des paravents. Le gagnant sera celui qui aura le plus de points, logique. J’ai apprécié cette activité, mais je m’en suis vite lassé. Je me suis rendu compte que simplement bouger un tout petit peu une quille faisait quand même gagner un point. C’est tout de suite moins drôle.

Mon avis sur Nippon Marathon

Il y aurait encore beaucoup à dire sur ce Nippon Marathon, mais cela vous enlèverez le goût de la découverte. Ce sont les situations cocasses qui sont drôles et bien que le mode histoire ne soit pas forcément ce qu’il y a de plus intéressant, je n’ai personnellement pas trop pu en profiter à cause de deux bugs majeurs m’empêchant de sauvegarder ma progression, puis de pouvoir charger les cinématiques pour accéder aux courses suivantes. À l’heure où j’écris ces lignes, il y a fort à parier que les développeurs planchent déjà sur la question et peut-être que ces bugs sont maintenant résolus. Dans tous les cas, je me souviendrais de Nippon Marathon comme un party games sympathique, non pas pour son mode histoire, mais pour son univers WTF.

Pour conclure…

Nippon Marathon est un bon party games si l’on est friand des univers japonais WTF. Je vous conseille de ne pas vous arrêter aux graphismes et modèles 3D du titre, car sa force réside dans les activités et bien évidemment, le fait de jouer à plusieurs. Toutefois, il aurait été sympathique d’ajouter un mode multijoueur en ligne et de ne pas se limiter à du local. Une version française ne serait pas de refus également !

La  note  de la  rédaction

4/5

Les notes de la rédaction

Les points positifs

Univers barré…

Sympa à plusieurs…

L’activité L.O.B.S.T.E.R qui me rappel le jeu télévisé Takeshi’s Castle

Le commentary

Les points négatifs

Pas de VF

…mais pas de mode en ligne.

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