Moero Chronicle Hyper

Moero Chronicle Hyper est un RPG coquin développé par Compile Heart, édité par Idea Factory et sorti sur Nintendo Switch le 26 avril 2019.

Histoire

On suit l’histoire de Io, un jeune homme avec des pensées perverses et ayant du mal à s’exprimer auprès de la gent féminine. Lui et son amie fille-monstre Lilia vont partir vers Monstopia, la cité des filles-monstres, suite à une augmentation des conflits entre les humains et ce peuple. Io est donc chargé de découvrir le pourquoi de la situation et d’y remédier. Sur son chemin, il fera la connaissance d’Otton, une… otarie perverse chasseuse de culottes.

Moero Chronicle Hyper

Gameplay

Moero Chronicle est un Dungeon-Crowler, c’est-à-dire que votre périple ne sera qu’une succession de donjons. Ces donjons seront bien sûr découpés en plusieurs parties ou étages. Lorsque vous avancez, vous dévoilez la carte au fur et à mesure. L’avancée se fait en vue à la première personne, comme sur Etrian Odyssey par exemple, et vous pourrez, outre le fait d’avancer, reculer ou tourner à gauche et à droite, faire des pas de côté (ce qui vous permet de continuer à regarder en face de vous).

Moero Chronicle Hyper

Les combats sont aléatoires, même si certains ennemis sont bien visibles dans les donjons, car liés à des événements. Tous les combats se déroulent au tour par tour, l’ordre étant déterminé par l’agilité des protagonistes. Io ne combat pas, il se contente d’être en support, l’équipe combattante est, elle, exclusivement composée de filles. Il aura le choix entre stocker de la magie (ce qui aura pour effet d’augmenter sa jauge de désir), de relâcher la magie stockée sur une alliée (ce qui augmentera sa puissance selon le pourcentage de la jauge de désir), d’utiliser des objets (soins par exemple), de ne rien faire ou de fuir. Il faudra gérer la jauge de désir correctement, car si elle atteint 100 %, Io ne sera alors plus en mesure de faire quoi que ce soit pendant un certain temps.

Les filles peuvent, elles, attaquer physiquement ou utiliser une compétence. Elles peuvent également se défendre ou utiliser l’action « Charm » qui sert à sortir Io de sa torpeur plus rapidement lorsque sa jauge de désir a explosé, mais aussi à augmenter la statistique Desire-P de la lanceuse. Les attaques disposent de 4 types différents, et il faudra utiliser le bon face à vos adversaires pour effectuer un maximum de dégâts.

En battant plusieurs fois les mêmes monstres, certains décideront de vous accompagner. Il sera alors possible de les lier aux membres de votre équipe afin qu’elles disposent de bonus divers. Cela se fera en ville à l’auberge.

Les boss sont des filles-monstres et pour les vaincre, il faudra que la jauge d’excitation d’Otton atteigne la valeur « Max ». Pour cela, il faudra bien évidemment attaquer votre adversaire, mais aussi et surtout détruire des parties de son armure. Chaque partie dispose de résistances différentes aux types d’attaque. La barre de vie des boss est composée de plusieurs parties (de couleurs différentes) et lorsqu’une barre est vide, le boss devient temporairement faible et ne peut pas attaquer. On ne va pas le cacher, le but est de mettre son ennemi à poil (ou presque). Quand la jauge d’Otton est pleine, on change de mode de jeu. Ici, il faudra… exciter la demoiselle en la touchant, la caressant ou la pinçant, soit via l’écran tactile, soit via les boutons de la manette. Une fois la nouvelle jauge pleine, Otton va… jouir des pièces d’or et votre ennemi deviendra alors votre alliée. Vous pourrez alors l’ajouter à votre équipe de combattantes.

Technique

Le jeu est composé de décors en 3D pour les donjons et de sprites en 2D pour les personnages et les monstres. Le rendu n’est pas mauvais, mais n’est pas non plus extraordinaire. La partie 2D en revanche est de qualité, même si le design des monstres est clairement perturbant pour certains.

L’écran tactile pour la séquence de « capture » des boss ne m’a pas semblé très précis, rendant le mini-jeu terriblement aléatoire et frustrant.

La musique se laisse écouter, mais ne restera pas non plus dans les annales. Le jeu est doublé en japonais, ce qui est sympa. Cependant, les textes ne sont disponibles qu’en anglais et le jeu s’avère extrêmement bavard. Les discussions entre les différents personnages sont beaucoup trop longues et finalement assez ennuyeuses, on aura tendance à les passer au bout d’un certain temps.

Moero Chronicle Hyper

Conclusion

Moero Chronicle Hyper est un RPG qui n’est clairement pas destiné aux plus jeunes. En soi, le jeu n’est pas mauvais, les mécaniques de combats sont certes classiques, mais pas inintéressantes, cependant l’enrobage en rebutera plus d’un. Il faudra en effet arriver à faire fi de toute la perversité de certaines scènes et aussi avoir le courage de lire un minimum les interminables dialogues. Personnellement, je m’attendais à des filles assez peu vêtues, mais pas à autant de mécaniques à la limite de la pornographie.

Si le jeu vous intéresse malgré tout, il a tout de même une bonne durée de vie. Il coute 19,99€ sur l’eShop et nécessite 3,5 Go d’espace libre pour être installé.

Les notes de la rédaction

Les points positifs

Un bon dungeon-crawler

Les sprites des personnages sont de bonne qualité

Les points négatifs

Trop bavard et tout en anglais

Trop pervers

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