Mandragora : Whispers of the Witch Tree

Incarnez l’une des six classes proposées dans cette Dark Fantasy unique. Affrontez les monstres avec votre personnage dans un monde en déclin. Rencontrez des alliés, aidez-les et faites évoluer votre personnage afin de venir à bout de cette aventure qui vous fera rager mais qui vous fera aussi halluciner avec ses décors magnifiques. Retrouvez-le à 39,99€ sur Steam, Xbox Series, Playstation 5 et Nintendo Switch le 17 avril 2025.

Ce test a été réalisé sur une version Xbox Serie X fournie par l’Éditeur.

Une aventure fantastique au goût de Souls

Les hommes ont abandonné leur monde aux monstres. Ils se terrent désormais derrière les murs de briques et d’ignorance érigés par leurs chefs. La joie, le plaisir sont des joyaux précieux aujourd’hui hors de portée des masses. Tel n’est pas le monde qui vous avait été promis. Partez le reconquérir à la faveur de la nuit !

Primal Game Studio

Mandragora : Whispers of the Witch Tree a des allures de Metroidvania quand on voit le gameplay et la carte du jeu. Ajoutez-y un côté aventure, des niveaux à gagner et des compétences à débloquer pour donner un côté RPG et surtout…Le fait de devoir récupérer ses essences quand on meurt, un peu à la Souls. On pourrait donc se dire que ce jeu est un mélange grossier de tous les types de jeux qui se vendent bien. Eh bien non. Mandragora a réussi à tout associer et devenir un jeu qui vous fera voyager. Magie, chevaliers, créatures et une sombre histoire d’inquisition, l’ambiance en prime et le tout dans une super aventure digne de certaines Dark Fantasy.

Bienvenue à Faelduum

Après une magnifique cinématique, vous comprenez ce qu’il en coûte de désobéir. Vous, un inquisiteur qui n’a jamais été déloyal au Roi Prêtre, voilà que vous avez fait du zèle. À vous donc de réparer les dégâts. Faelduum et ses 75 lieux à découvrir sur une map pleine de surprises. Comme dans tout Metroidvania, vous n’avez pas accès à tout, tout de suite. Il va falloir certains pouvoirs et même des objets comme le grappin pour passer les niveaux. Parfois, la porte est juste là, mais il va falloir tout traverser pour réussir à rejoindre ce que vous cherchez.

Mandragora promet une quarantaine d’heures de jeu et, en soi, ce n’est pas plus mal. Il y a tellement de choses à faire entre l’exploration et les améliorations. Autant vous dire que si vous voulez tout voir, il vous faudra bien cette quarantaine d’heures.

Parmi les six classes disponibles, vous avez surtout deux styles de combat. La magie ou la lame. J’ai personnellement tenté les deux. Je me suis plus rapprochée de la lame, on ne va pas se mentir, sur ce genre de jeu c’est le top. Néanmoins, sur certains passages, on pleure de ne pas avoir de mage finalement. Mais en soi, peu importe ce que vous choisissez, vous allez quand même galérer. À vous de configurer la difficulté. Notez toutefois qu’à partir du niveau 25, vous pouvez mélanger un peu et créer une sorte de classe hybride (ajout de points sur d’autres arbres de compétences).

Un voyage sombre et plaisant

Que ce soit la forêt sinistre, les donjons ou bien encore les marais, chaque biome dans Mandragora a sa propre identité, ses ennemis à proprement parler, mais surtout son ambiance. Vous allez constamment voyager. L’OST qui vous accompagne dans chaque région est d’ailleurs composé par Christos Antoniou, déjà bien connu pour son travail dans le monde de la musique. Quoi de mieux pour accompagner cette Dark Fantasy ?

En plus des biomes, vous avez aussi les PNJ. Chacun a un design sombre, le tout agrémenté de jeux de lumière. Les PNJ sont d’ailleurs très utiles dans Mandragora. Sans eux, pas de quêtes. De plus, il vous sera difficile de faire évoluer votre héros. Car oui, certains vous seront d’une grande aide une fois que vous les aurez aidés en premier. Donc surtout, ne les négligez pas.

Des combats durs et plein de challenge

Le voilà, le côté Souls que l’on cherche dans ce jeu du chaos. C’était la promesse lors de son annonce. Des combats pour nous challenger. Est-ce le cas ? Tout à fait. Certes, quand on parle de Souls, on pense à Dark Souls, Elden Ring, mais surtout à leurs Boss géants et magnifiques. Ici, nous sommes dans une aventure en 2D, donc vous vous doutez bien que le spectacle ne sera pas le même. Mais c’est là toute la difficulté. Droite, gauche, sauter, se baisser… Les patterns sont limités mais la concentration est au max. Les créatures sont déjà bien dessinées, mais alors les boss ont quant à eux un niveau de détail hallucinant et l’ambiance des combats est géniale. Tuer un boss du premier coup est rare, même après un certain temps de jeu. Autant vous dire que vous pourrez exploser de joie quand vous aurez réussi à le mettre au sol ! La victoire n’en sera que plus plaisante encore.

Afin de pouvoir vaincre sans trop de difficulté les monstres de cette aventure épique, il va falloir tout de même faire un peu d’expérience et surtout éviter de perdre ses âmes. Quand vous mourrez, vous les perdez là où vous êtes mort. Il faudra donc revenir sans mourir afin de pouvoir les récupérer, sinon c’est perdu. 

Pour avoir des essences, il va falloir combattre les monstres, avancer vos quêtes, mais vous allez aussi pouvoir prendre des contrats sur le panneau d’affichage et les réaliser. Il faudra au moins tout cela pour monter en niveau. Les essences vont vous permettre de gagner vos niveaux et débloquer des points de compétence pour améliorer votre inquisiteur dans Mandragora.

Mon avis sur Mandragora : Whispers of the Witch Tree

C’est un Oui ! À condition d’aimer les Metroidvania, de souffrir en combat et d’accepter le côté punitif du genre. Si vous voulez juste un jeu d’aventure, passez votre chemin. Revenons donc à nos moutons. Mandragora : Whispers of the Witch Tree a son charme. Déjà avec son histoire qui va nous tenir en haleine jusqu’au bout, mais surtout avec son design peint à la main. Que ce soit les monstres aux détails hallucinants, le décor dessiné et animé avec soin ou bien encore les petits effets de combats, tout ici va vous transcender dans un monde de Dark Fantasy comme on les aime.

Le côté punitif de Mandragora : Whispers of the Witch Tree est assez présent mais pas injuste. La moindre petite erreur nous coûtera la vie, mais à côté, si on entraîne son personnage et qu’on gère bien les compétences, les combats peuvent vite devenir des points stratégiques. D’où l’importance des PNJ, si vous ne venez pas les voir régulièrement, vous allez passer à côté de pas mal d’évolutions importantes pour votre personnage.

Que du positif, hein ! Mais il y a aussi du négatif. J’ai eu un bug très agaçant et heureusement j’ai pu réparer ça. Après quelques heures de jeu intensif, j’ai voulu quitter le jeu. Je fais cela proprement en allant au menu d’accueil. Le menu ne s’est jamais affiché. Vu que les temps de chargement sont parfois très longs, je me suis dit que c’est normal. Au bout de quelques longues minutes, j’ai coupé le jeu. Quand je l’ai relancé, impossible de retourner à ma sauvegarde. J’ai donc dû désinstaller le jeu et le réinstaller pour que ça fonctionne à nouveau… Personnellement, je ne me voyais pas tout recommencer…

Pour conclure…

Une Dark Fantasy qui vous fera rager avec ses combats stratégiques et brutaux. À vous de gérer l’évolution de votre personnage afin de retrouver la Lanterne des sorcières et pouvoir sauver Faelduum. Une aventure en 2D type Metroidvania qui vous fera rêver mais aussi cauchemarder malgré quelques bugs parfois très agaçants.

La  note  de la  rédaction

4-5/5

Les notes de la rédaction

Les points positifs

Une histoire de Dark Fantasy palpitante

Un OST de Christos Antoniou au top

Un level design peint à la main

Six classes à jouer (magie, lames)

75 niveaux à découvrir

40h de jeu de prévues

Les points négatifs

Bugs parfois très chiants

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