Après l’Omegaverse, voici le Dom/Subverse. Basés sur le BDSM, ces Yaoi intègrent la notion de Sub et de dom dans la vie de tous les jours. Remplacez donc les Alpha/Beta par des Dom et les Omega par des Sub. Les deux sont obligatoires pour avoir un équilibre sociétal. Le regard de la Bête vous plonge donc dans un essai clinique ou Aki et Mimoru, deux amis d’enfance, se retrouvent et s’offrent à la science. Disponible chez votre libraire préféré et sur Amazon depuis le 29 août 2025.
Cette critique a été réalisée avec un exemplaire fourni par l’Éditeur.


Le Subverse ! On vous explique tout
Le regard de la Bête se glisse dans un genre assez particulier. Le Subverse. Un genre assez similaire à l’Omegaverse mise à part qu’ici pas de grossesse entre hommes. Juste un besoin pour les «Dom» de dominer et pour les «Sub» d’être soumis. Le tout sexuellement bien sûr. Vous avez aussi les «Switch» qui eux sont capables de faire les deux et bien sûr les normaux qui rassemblent 50% de la population.
Les mots sont issus de la culture BDSM, une pratique sexuelle très encadrée, et que je rappel n’est pas à pratiquer à la légère.


Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez compter sur Shinou Ryo pour avoir posé sur papier le concept entier. Avant l’histoire vous pouvez donc lire les bonus avec notamment le lexique de cet univers, mais aussi l’explication «du regard de la bête» et le manque ressenti chez les personnages. Une fois les deux doubles pages lues vous êtes prêt pour découvrir l’histoire !
Aki, un Sub parmi tant d’autres

Aki est étudiant mais surtout un Sub. Il a ce besoin d’être dominé pour être épanoui. Un soir, alors qu’il joue avec un Dom, il croise un regard «Le regard de la Bête» une sorte de marquage quand un dom veut un Sub en particulier. Il semblerait que l’inconnu le désire lui et pas un autre mais Aki ne sait pas de qui il s’agit. Quand il apprend que les frais de scolarité vont augmenter, il répond à une annonce d’essai clinique. Mais il lui faut un dom !
Mimoru, Un dom qui s’ignore
Mimoru et Aki sont amis depuis qu’ils sont enfants. Après un dérapage que l’on ne connaîtra qu’à la fin du livre, ils se sont un peu éloignés. Mais Mimoru a toujours désiré Aki. Malheureusement il semblerait que ce soit un normal. En apparence. Et même si Aki ressent des choses pour son ami, être un Sub est une malédiction car il sait qu’il ne sera jamais heureux avec un homme autre qu’un dom.

Mais il semblerait que cet essai clinique va révéler pas mal de choses et notamment un trouble chez Mimoru. Est-il un dom Latent ? Ou bien peut-on passer de normal à dom par amour ? C’est la question dans cette histoire et je vous laisse le découvrir en n’en disant pas plus pour garder la surprise.
Une amitié à toute épreuve
Aki et Mimoru ont donc réussi à entrer dans l’essai clinique. Si Aki a des doutes sur Mimoru et son utilité, il découvre vite qu’il n’est pas si normal que cela. Aki va donc rapidement apprécier l’essai. Mais Mimoru lui, va avoir du mal. Questionnement, anxiété. Il ne se comprend pas et ne se souvient pas de ce qu’il se passe quand il devient un autre. Il devient alors rapidement une véritable énigme scientifique.
Le regard de la Bête est une histoire assez triste malgré les scènes sensuelles et les rires entre nos deux amis. On assiste à un amour qui ne peut s’exprimer à cause des statuts de chacun. Aki aime son ami mais il sait qu’il ne pourra pas être heureux car Mimoru est un « normal » A contrario Mimoru lui est prêt à tout pour avoir Aki et même à devenir un « dom ». Y arrive-t-il ? Comment ? Encore une fois je vous laisse le découvrir.
Mon avis sur Le regard de la Bête
Le Subverse ! L’Omegaverse a été une première pour moi. Le Subverse je n’en avais encore jamais lu et hormis des Boy’s Love trop clichés sur le BDSM, je n’ai pas eu d’expérience sur cet univers Yaoi. C’est donc une première pour moi et je dois avouer que j’ai bien accroché. Aki est adorable et malgré son statut de «Sub» il sait ce qu’il veut et il ne se soumettra pas à n’importe qui. Mimoru quant à lui est très attachant. Amoureux d’Aki depuis toujours, il est triste quand il ne le voit plus et on le découvre même dans leur passé.


La double personnalité de Mimoru (on va le dire comme ça) nous offre deux types d’hommes et à aucun moment je n’ai senti de malaise dans ma lecture ce qui est une bonne chose.
Les mangas BDSM sont souvent bourrés de clichés «t’aime ça ? Hein… Vilain garçon». Et je vous évite les fouets et trucs nauséeux qui peuvent pourrir vos lectures. Le regard de la Bête mêle Subverse et amour à la perfection et je valide à 100%. Un one shot très attachant.
Aki et Mimoru se retrouvent et ils se lancent dans un essai clinique. Bienvenue dans cette analyse BDSM. Un univers Subverse qui fait partie du milieu Boy’s Love. Une découverte totale pour moi et, je dois l’avouer, une pépite. Deux héros adorables qui n’ont rien de malsain et un amour à toute épreuve comme on les aime. Une histoire très psychologique qui se concentre sur ce que ressentent les personnages lors de leurs «Play» le tout imbibé de scènes sexy et torrides.




