Kuroi Tsubasa

Kuroi Tsubasa est un Visual Novel développé par BlackWing Gaming et Ratalaika Games, sorti le 4 Avril 2022 sur PC, Switch, PS4 et 5 ainsi que Xbox Series.

Ce test a été réalisé sur une version Nintendo Switch fournie par l’Éditeur.

Point extrêmement important avant de commencer ce test, le jeu est entièrement en anglais, ce qui peut rebuter (à juste titre), une partie du public visée par ce genre de jeux. La maîtrise de la langue de Shakespeare est donc indispensable pour profiter du jeu à 100%.

Les Ailes noires aka Kuroi Tsubasa

Kuroi Tsubasa est un Visual Novel développé par un petit studio indépendant espagnol Ratalaika Games ayant réalisé pas mal de Visual Novel ces trois dernières années et qui fait aussi du portage de jeux sur les différentes consoles dans le monde et Blackwing Games.

Après ce petit aparté personnel et cette précision, abordons enfin Kuroi Tsubasa 🙂

Tout d’abord, le test est garanti sans spoilers (si ce n’est les 2 premières heures du jeu), étant un jeu narratif, son principal attrait est l’histoire qu’il va nous conter. Voici donc le synopsis de ce Visual Novel.

Un démon a réussi à sortir des enfers pour venir sur notre monde, mais lors de son évasion un problème survient !! L’ordre devra être rétabli et pour ce faire il va devoir s’allier au personnage principal de l’histoire : Kureha Kurono qui est une employée de bureau lambda (oui oui tout est normal) et prendre possession de la peluche fétiche de Kurono pour en faire son réceptacle (tout est normal encore une fois). Pourquoi elle, me direz-vous, eh bien parce que le démon émettant une énergie négative a besoin d’une personne avec une énergie positive et c’est la seule qu’il a rencontrée dans notre monde (oui oui c’est toujours normal). Et c’est là que notre aventure commence !!

Comme dit précédemment, Kuroi Tsubasa est un Visual Novel, je ne vous ferai pas l’affront dans ce test de vous expliquer quel type de jeu cela représente. Sachez juste que Kuroi Tsubasa est tout ce qui se fait de plus classique pour un Visual Novel. Le développeur nous annonce environ 120 000 mots pour cette aventure. 

Ne pouvant juger ce type de jeu sur le Gameplay, il convient donc de l’aborder sous ses autres caractéristiques : l’histoire et la réalisation graphique.

This is your story

Kuroi Tsubasa est ce genre de jeu où l’histoire doit être un point positif, tant sur sa trame scénaristique que sur les thèmes abordés dans l’intrigue.

L’histoire d’une Magical Girl et d’un Démon

L’histoire est un classique de l’animation japonaise et de l’univers des Magical Girls (Sailor Moon et compagnie) à la différence notable qu’ici c’est un démon dénommé Blackwing dont le but dans la vie est de ne vouloir rien faire, passer son temps à jouer, se balader, bref glandouiller, et se la couler douce sur Terre. Sauf que lors de son arrivée dans notre monde, son ombre s’est détachée de lui et prend possession des humains ressentant de puissantes émotions négatives (haine, colère, peur, avarice, etc …).

Ne voulant pas de problème sur Terre, il va charger Kureha de se débarrasser de son ombre à chaque fois que cette dernière prend possession d’un humain MAIS en lui cachant la vérité sur ses origines démoniaques et en se faisant passer pour un ange. Kureha étant un “peu” crédule voire candide, elle accepte la situation et aide Blackwing. Celui-ci lui donne donc des pouvoirs démoniaques et la transforme en Magical Girl. Kureha change d’apparence, ses cheveux deviennent violets et des crocs apparaissent mais Blackwing lui dit que tout est normal …

Bref, les voici prêts et affûtés pour empêcher l’ombre de Blackwing de commettre des méfaits pour permettre à ce dernier de se la couler douce sur Terre.

Le casting

Si l’histoire tourne autour de Blackwing et de sa volonté de paresser, Kureha est vraiment le personnage principal de l’intrigue et toutes les interactions avec les autres personnages passeront par elle (facile à justifier quand ton partenaire est une peluche volante possédée par un démon 😁). En ce qui concerne les personnages secondaires, là aussi c’est du classique.

Cela va de Puka qui est une Otaku, travaillant avec Kureha, mais cachant sa passion, à Yamamii qui est un musicien de rue ultra optimiste, en passant par Onizuka un vendeur de Konbini qui ressemble à un Yakuza, et de Tanaka son patron clairement abusif et tortionnaire avec les femmes. Certains personnages cachent de lourds secrets et il va falloir les découvrir pour progresser dans l’histoire.

Tout ce petit monde se croise et se recroise et les personnages vont apprendre à se connaître, à progresser ensemble et à s’ouvrir davantage aux autres.

Puka de Kuroi Tsubasa
Tanaka de Kuroi Tsubasa
Yamamii de Kuroi Tsubasa

L’histoire est bien écrite et pas mal de rebondissements et de suspense sont présents, bien que les monologues de Blackwing s’extasiant sur la moindre petite chose de notre monde (en tout cas au début) ne soient pas forcément pertinents et cassent un peu le rythme de la narration

Des questions se posent au fil de l’histoire telles que : Est-ce que Kureha va se rendre compte que Blackwing la manipule ? Est-ce que Tanaka va continuer à être un gros salop ou va-t-il payer pour sa bêtise ? Est-ce qu’untel va être corrompu par l’ombre de Blackwing ?

Les réponses vous seront apportées dans le jeu alors vous savez ce qu’il vous reste à faire 🙂

L’art n’est qu’éphémère

Sans vouloir qualifier le titre de “passable” graphiquement, il faut reconnaître que la réalisation graphique est en dent de scie tout au long du jeu

Le “level design” est correct bien que vraiment pas original, il s’agit ni plus ni moins d’une ville japonaise et de son infrastructure (immeuble, appartements, locaux d’entreprises, etc.), pas de fantaisie ici, un pur cliché japonais vu et revu dans pas mal d’animés et de jeux vidéo.

Le “chara design” est réellement le parent pauvre de Kuroi Tsubasa. Autant Kureha est très bien dessinée et détaillée (normal il s’agit de l’héroïne me direz-vous) mais le reste du casting est plus que passable, surtout en ce qui concerne les personnages masculins dont les traits semblent bâclés, certains personnages secondaires n’ont même pas de visage ce qui pourrait faire penser à des fantômes. Cela manque clairement de finesse et de maîtrise pour certains sprites, comme illustré ci-dessous.

tête bizarre Kureha dans Kuroi Tsubasa
Les fantômes sont parmi nous

Cela n’aide vraiment pas à se plonger dans l’histoire ni à se l’approprier. Je ne dis pas qu’il faut que tous les personnages soient des canons de beauté, mais au moins que le niveau de soin et la qualité soient les mêmes pour tous les protagonistes (principaux ou secondaires). Surtout quand on parle de sprites 2d
D’autant que quelques bugs graphiques apparaissent en fin de scénettes, quand les sprites partent sur les côtés, régulièrement, ils clignotent et reviennent au milieu de l’écran. Ce n’est pas un bug gênant mais si vous additionnez tous ces petits points cela impacte l’expérience de jeu de manière négative.

Pour conclure…

SI Kuroi Tsubasa a des qualités évidentes, Il faut reconnaître que l’histoire met du temps à démarrer, et certains passages traînent en longueur, mais je me suis laissé prendre au jeu et l’envie d’en savoir davantage est bien présente.

Néanmoins, l’expérience aurait été beaucoup plus agréable et appréciable si le chara design n’était pas à ce point en dent de scie

Kuroi Tsubasa est une bonne aventure qui aurait mérité une meilleure réalisation dans certaines facettes du jeu.

La  note  de la  rédaction

2/5

Les notes de la rédaction

Les points positifs

Histoire intéressante …

Certains designs de personnages …

120 000 Mots d’histoire, mais …

Durée de vie conséquente (pour un Visual Novel)

Les points négatifs

… Mais longue à se mettre en place

… Mais qualité graphique non constante

… Beaucoup de monologues

Petits bugs lors des transitions entres les scènes

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