Iron Harvest

Iron Harvest est RTS (Real-time strategy) sur les thèmes de l’univers dieselpunk et des mechas développé par King Art Games et publié par Deep Silver. Le jeu est sorti sur PC le 1er Septembre 2020. Une sortie est également prévue sur console pour le futur.

Thème et origine

En temps normal, on aurait attaqué directement sur l’histoire du jeu mais on va d’abord commencer avec un mot qui, peut-être, vous aura fait tiquer (ou pas) : L’univers du dieselpunk. Aujourd’hui, tout le monde connaît le cyberpunk, basé sur de la science-fiction, le futur avec les robots, les voitures qui volent etc. Les initiés connaîtront aussi peut-être l’univers steampunk (steam = vapeur en anglais) qui se déroule dans un XIXème siècle dominé par la première révolution industrielle du charbon et de la vapeur. Eh bien, le dieselpunk, c’est un peu le cousin du steampunk. C’est un univers basé sur les découvertes en rapport avec l’essence et qui se déroule entre la Première Guerre Mondiale et les années 50.

C’est donc dans un univers dieselpunk que se déroule Iron Harvest. Le titre s’inspire d’un jeu de plateau appelé Scythe, pour 1 à 5 joueurs, conçu par Jamey Stegmaier et publié par Stonemaier Games. L’histoire se déroule dans les années 1920. Le monde commence à peine à se remettre des horreurs de la Première Guerre Mondiale. Toute cette guerre s’articulait autour de la cité-État appelée “L’Usine”, d’où émergeaient d’immenses mechas lourdement armés et qui eurent un grand impact dans ce conflit. Malgré la fin de la confrontation, “l’Usine” maintenant abandonnée continua d’être un objet de convoitise pour les pays voisins.

Iron Harvest
Je suis resté un certain temps sur cette image…

Les nations que l’on retrouve dans le jeu de base sont la Polonia, la Rusviet et la Saxonie (respectivement sur la Pologne, l’Union soviétique et l’Allemagne).

À quoi on joue ?

Le jeu nous offre 3 campagnes, une par nation.

Le jeu débute avec la campagne sur la Polonia, qui fera aussi office de tutoriel pour les différents aspects et commandes du titre. On fait la connaissance d’Anna Kos, jeune fille de Polonia à la belle chevelure rousse. Elle vit avec son frère Janek et son père Piotr. Après une chasse au cerfs avec son frère qui vous apprendra les rudiments du jeu, Anna et son frère manquent de se faire tuer par un ours. Ce sont des soldats de Polania pilotant des mechas qui les sauvent in extremis. Enthousiasmé par leur vue, le frère part avec eux afin de leur montrer la direction de leur village, laissant sa sœur seule. C’est alors qu’un ourson apparaît, faisant fuir la jeune fille. L’ourse tuée avait un petit. Pleine de remords,  Anna rentre dans son village pour y voir son frère se faire recruter par des soldats de Polonia. Malgré sa promesse de revenir, ce sera la dernière fois qu’Anna verra son frère. La scène s’arrête sur l’image de la triste Anna qui se voit rejointe par l’ourson qui n’a nulle part où aller. On avance un peu dans le temps. La Polonia est maintenant aux mains de l’armée de la Rusviet à cause d’un traité signé avec la Saxe. C’est dans cette époque troublée que l’on retrouve Anna qui, faisant route avec son père, apprend que des membres de la résistance demandent à le voir de toute urgence. Son père lui ordonne d’aller rejoindre des villageois dans un campement situé dans les bois. Mais sur son chemin, elle rencontre des soldats Rusviet. Ils cherchent quelqu’un…  Vous jouerez donc Anna, qui a bien grandi et qui est devenue une tireuse hors pair. Elle sera rejointe par l’ours devenu un compagnon fidèle et obéissant mais aussi une vraie machine à tuer. C’est un long périple aux côtés d’Anna qui vous attend dans cette campagne pour défendre le peuple de Polonia.

Afin de ne pas vous spoiler allègrement l’histoire, je ne vous décrirai pas les autres campagnes. Sachez seulement qu’en plus de ces 3 là contenues dans le jeu de base est venue se greffer la campagne de la révolution Rusviet avec le DLC sorti en décembre 2020. Et à l’heure où je vous écris, on attend la venue de la première extension de Iron Harvest, nommée Operation Eagle et dont le sujet est  la nation de l’Union américaine d’Usonia, qui mise principalement sur ses unités volantes pour décrocher la victoire.

Et pour ceux que la campagne ne passionne pas, sachez que le jeu ne vous laissera pas seul dans votre coin. Iron Harvest vous proposera aussi des défis à remplir qui ne sont pas piqués des hannetons, des escarmouches contre l’IA mais aussi du multijoueur avec des parties simples mais aussi des parties classées (eh oui, il y a un classement). Au fur et à mesure que vous jouerez, vous gagnerez une monnaie in-game afin de personnaliser votre profil, comme par exemple de jolies dorures pour votre avatar, et accessoirement mettre la pression à votre adversaire quand il le verra (la victoire, ça commence déjà avec l’écran de présentation des joueurs comme m’a dit un grand maître).

Gameplay

Pour ce qui est du gameplay, ceux qui connaissent des classiques du genre tels que Company of Heroes, je ne vais pas vous apprendre grand chose car cela est très semblable. On contrôle nos unités avec la souris, on clique sur l’unité que l’on veut attaquer ou l’endroit où l’on veut la déplacer, bref la base. On peut aussi choisir la façon dont l’unité va utiliser l’environnement. Par exemple, des unités à pieds vont pouvoir se mettre à couvert derrière un élément du décor afin de subir moins de dégâts. Et évidemment, on respecte la stratégie d’Obi Wan Kenobi : Celui qui contrôle les hauteurs a gagné. L’unité qui sera sur un point surélevé prendra l’avantage sur celle qui se situe en bas. Pour certaines, telles que les terribles mechas ou encore l’artillerie, il sera possible et même indispensable de contrôler la direction dans laquelle elles visent.

On pourrait croire que dans une guerre de mechas, les simples soldats ne sauront servir que de chair à canon. Eh bien non, car il y a une autre spécificité intéressante, c’est que vos soldats n’ont pas un équipement fixe. Il sera possible de faire ramasser de l’équipement. De ce fait, de simples soldats pourront ainsi être transformés en terribles unités équipées de lance-flammes semant la mort parmi les soldats ennemis ou encore armés d’armes lourdes afin de faire face aux mechas ennemis. Cela apporte un vrai plus et rend les soldats importants car personnalisables. Et ce qui fera la différence dans les affrontements, ce sera souvent les unités uniques et héros tels que notre Anna et son ours.

Continuons encore un peu avec les soldats, voulez-vous ? Car ce sont eux, et plus précisément les sapeurs, qui ont pour charge de construire votre base. Et attention, ici, vous n’êtes pas là pour construire une jolie ville avec rues et jardins assortis mais pour gagner la guerre. Dans cette optique, vous n’aurez à bâtir que quelques bâtiments pour créer vos unités.  Et il faudra les défendre. Vous aurez donc la possibilité de construire des bunkers, des murs de sacs de sable, des barbelés et des mines afin de freiner l’ennemi. Mais tout cela a un coût. Il y a 2 types de ressources dans Iron Harvest : le fer et l’essence. Vous devrez donc prendre des points de production pour en obtenir ou encore en ramasser là où elles sont disséminées.

Un gameplay simple en soi. Mais il faudra le maîtriser parfaitement si vous voulez vaincre. Combien de fois dans la panique d’une attaque ai-je placé mes soldats du mauvais côté d’un mur ou envoyé mes unités directement sous le feu d’une mitrailleuse en croyant la contourner (je sais, je ne suis pas doué… ). Et en multijoueur, tout se base sur la vitesse, la récupération efficace de ressources et bien sûr l’abus de certaines mécaniques. Je vous donne comme exemple un fil barbelé bien placé qui bloque le passage ou une pièce d’artillerie que l’on aura préalablement placé comme appât.

La Technique 

 Au niveau de la technique, malgré mon désir de rester objectif, j’avoue avoir pas mal frétillé sur ma chaise dès le lancement du jeu. Les écrans de chargement sont justes magnifiques et vous lancent directement dans cet univers. Le jeu est bien conçu et les graphismes sont très beaux. On apprécie les petits détails apportés notamment dans la modélisation des unités, tout est fait avec beaucoup de soin et de passion. Et puis… Des mechas quoi ! En voir un détruire un bâtiment de briques pour affronter des soldats se croyant à l’abri est quelque chose de jouissif. Et parlons un peu de l’audio… Oui oui, l’audio ! Si, comme moi, vous avez choisi d’avoir les dialogues dans leur langue d’origine, je vous assure que vous allez avoir envie d’apprendre des langues de l’Est. Les musiques sont très belles et pas du tout prise de tête. L’IA quant à elle se veut agressive même si elle semble parfois un peu perdue, et vous pouvez toujours user des mécaniques du jeu pour la contrer. Les mechas se coincent parfois (bug ou feature ?). Je n’ai pas rencontré de crash mais ce n’est pas forcément le cas de tout le monde.

Ça claque non ?

Mon Avis

Pour moi, c’est un très  bon RTS. Évidemment, il ne vaut pas un Starcraft, et ceux qui y voyaient la suite symbolique de Company of Heroes seront déçus, mais si vous ouvrez vos chakras à l’univers, vous saurez apprécier le jeu.  Le thème du dieselpunk est vraiment prenant. On sent bien que le jeu a été fait avec beaucoup de soin et de passion et s’appuie sur une technique solide et des concepts bien pensés venant d’autres RTS. Et le multijoueur apporte le challenge qui attirera peut-être ceux que le campagne rebute. Je pense sincèrement qu’il ne manque pas grand-chose pour en faire un très grand RTS. Je peux suggérer humblement une IA un peu plus travaillée ou encore un panel d’unités plus grand.  Mais dans l’ensemble, ça reste une très belle découverte.  Et puis… Des mechas quoi !

Pour conclure…

Je regrette d’être passé à côté aussi longtemps. Je ne suis pas un habitué des RTS, même si j’ai fait mes armes sur des classiques, mais celui-ci se démarque vraiment du lot par son univers. Je vous encourage à le prendre, il est disponible chez notre partenaire Instant-Gaming pour 36,98 euros. Pour cette somme, vous aurez le jeu de base et le DLC sur la nation des États-Unis, et croyez-moi, ce n’est pas cher payé.

La  note  de la  rédaction

4/5

Les plus et les moins

Les notes de la rédaction

Les points positifs

Un Univers soigné

Une campagne captivante

Un gameplay assez solide

Des mechas quoi !

Les points négatifs

Le bouton “Quitter” est dans Options

Des soucis d’IA et de pathfinding parfois

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