Horizon Call of the Mountain

Menu d'accueil de "Horizon call of the Mountain".

Pour marquer la sortie de son dernier casque VR le 22 février 2023, Sony a déployé un pack contenant le PSVR2 et le jeu qui viendra sublimer sa sortie : Horizon Call of the Mountain. Troisième opus de cette saga qui s’est largement imposée comme l’une des plus iconiques des exclusivités PlayStation, la promesse d’un jeu hors du commun est d’autant plus importante que ses prédécesseurs avaient déjà marqué le coup en décrochant des notes faramineuses. 

Entre paysages grandioses, machines majestueuses et gameplay prodigieux, Guerilla Games et Firesprit ont intérêt de faire fort pour qu’Horizon Call of the Mountain atteigne à son tour des sommets.

Ce test a été réalisé sur une version PS5 (avec le PSVR 2).

En quête d’une nouvelle histoire

Adieu Aloy, bienvenue à toi Ryas. L’histoire d’Horizon Call of the Mountain débute dans la peau de ce Carjat de l’ombre appartenant au groupe éponyme, ennemi de notre Nora. Débarquant comme prisonnier, Ryas devra faire ses preuves pour retrouver sa liberté, mais sa quête le mènera bien plus loin, à la recherche de son frère. 

Tout au long de douze missions, nous devrons évoluer au travers de la montagne, suspendus au-dessus de paysages à couper le souffle. Parsemée de cascades et enfouie au milieu des nuages, la montagne nous offre un panorama unique, digne des décors de la saga, mais dont la beauté est décuplée par la VR. Un brin sensible aux charmes de la nature, nombreuses seront les pauses que le joueur prendra pour dévorer des yeux ces flancs de montagne. Se tournant et se retournant, levant les yeux au ciel pour admirer le soleil, la VR nous époustouflera tout particulièrement une fois les pieds dans le vide. Offrant réellement des sensations de vertige, la rivière 500 mètres plus bas ou le vide complet nous glacera le sang, coincé entre peur et émerveillement.

Outre les phases d’escalades quasiment omniprésentes, nous devrons affronter diverses machines revenues tout droit de l’univers d’Horizon Forbidden West et d’Horizon Zero Dawn. Pour cela, Ryas se verra équipé d’un arc et d’une fronde, capables de tirer des flèches ou des projectiles altérés. Comme dans les autres volets de la saga, les monstres seront plus ou moins sensibles ou résistants à ces altérations et présenteront des points faibles.

Profitez des paysages dans "Horizon Call of the Mountain".
Réussissez les "douze missions" de l'histoire.
Passez les points de contrôle.

Une vue imprenable

Une fois le casque VR enfilé, Horizon Call of the Mountain nous parachute en plein dans son univers. Sur un bateau accompagné de nos geôliers, nous découvrons ce que nous avons tant attendu : l’univers d’Horizon en plus vrai que nature. De l’eau à la texture fluide de part et d’autre de la barque, puis des machines telles que nous en avons tant combattues apparaissent entre les fougères. À peine débarqué, un spectacle se dresse tout autour de nous pour nous immerger au plus près de ce que nous propose le PSVR2. Des visuels magnifiques, l’impression qu’un grand-cou va vraiment nous écraser et le retour haptique du casque et des manettes au passage d’une machine nous captivent, le tout en glissant le long de l’introduction. Cette première scène pose clairement le décor, au point que les développeurs ont même introduit un “Safari de machine” dans le menu. Ce dernier se déroule de la même façon que la scène d’introduction, avec plus de contenu. Vous êtes donc sur une barque et vous pouvez admirer toutes les machines du jeu.

Admirez les "machines".
Ne regardez pas dans le "vide" !

Si la direction artistique est superbe, les graphismes peinent un peu à suivre. Pas toujours très nets, parfois un peu grossiers, ajoutez à ça un peu de flou lointains lié au casque PSVR2 malgré un réglage aux petits oignons, et la montagne perd un peu de son charme. Heureusement, l’aspect sonore avec la bande-son et les bruitages lui rendent un peu de son attrait.

Les phases de combat se suivent et ne se ressemblent pas. Si elles sont toutes rythmées par un Gameplay bien défini – bloquant le déplacement libre et ne nous permettant de nous déplacer en rond qu’en esquive -, la diversité des machines, le lieu et l’environnement à utiliser les rend toutes uniques. Pour les plus pacifistes ou les gros trouillards, certains combats peuvent être évités en privilégiant la furtivité.

Concernant les déplacements, le Gameplay va se diversifier au cours de l’histoire. En effet, nous débloquons différents équipements comme un grappin, une poulie ou encore des piolets, permettant d’augmenter les possibilités de déplacement. On note que tant au niveau des combats que du déplacement, les touches sont très simples à prendre en main et à maîtriser.

En ce qui concerne le motion sickness, une diminution du champ visuel permet de diminuer le mal de mer. Ce n’est cependant pas une solution miracle et moi la première, j’ai tout de même eu le ventre parfois retourné. L’absence de déplacement par téléportation ne permet pas de réduire au maximum cette impression, mais on ne peut pas en vouloir aux développeurs, cela ne collerait pas avec l’expérience du jeu.

L’histoire d’Horizon Call of the Mountain dure de huit à dix heures, et pour un jeu VR, ce n’est ni trop court, ni trop long. Comptez toujours deux petites heures en plus si vous souhaitez le finir à 100 % avec la sélection de chapitres. 

Un gameplay adapté aux "combats".
Un nombre important de "réglages".
Utilisez des piolets pour escalader dans "Horizon Call of the Mountain".

L’appel de la montagne

Aloy approuverait-elle ce nouvel opus malgré son remplacement ? Assurément ! Loin de dépasser ses prédécesseurs, Horizon Call of the Mountain nous offre une expérience totalement inédite qui n’a, en dehors de l’ambiance et du contenu du jeu, pas grand chose à voir avec ce que nous avions déjà pu expérimenter. C’est justement ça que j’ai tout particulièrement apprécié. Nous replongeons dans l’univers d’Horizon avec ses machines, ses paysages et sa bande-son, tout en expérimentant un Gameplay qui n’a plus rien à voir avec ce que nous avons déjà connu. Le passage de la troisième à la première personne est déjà un grand chamboulement qui nous place plus encore au cœur de l’action. 

Le changement de personnage ne m’a pas ébranlée pour deux sous. Bien qu’étant particulièrement attachée à Aloy, le fait d’être dans une vue à la première personne ne m’a finalement fait ressentir la compagnie du personnage comme le ferait un jeu à la troisième personne. Je n’ai d’ailleurs développé aucune attache envers Ryas, qui restera un personnage anecdotique à mes yeux.

Ce qui m’a vraiment fait vibrer, c’est ce voyage au travers de la montagne où ce n’est plus Aloy qui fait l’effort de grimper, mais moi. Fini de rester sur son canapé un doigt sur le joystick et l’autre sur croix, devenir un bon grimpeur dans Horizon Call of the Mountain, ça se mérite. En ce sens, si l’escalade dans l’histoire reste une promenade de santé, bien que physique, devenir meilleur qu’Aloy dans le hub défi sera une autre paire de manches. Escalader jusqu’à la fin de l’histoire nous fatiguera déjà les bras, mais réussir le défi face au score d’Aloy relève d’une bonne grosse séance de sport. Enchaînements de sauts, ascensions de corniche en corniche et utilisation optimale des équipements, nous fera ressentir la vraie difficulté à laquelle est confronté un grimpeur hors-pair. 

Les affrontements contre les machines ont eux aussi été source de plaisir et de douleur. Si la satisfaction de décocher une flèche en plein dans le point faible et de venir à bout de ces animaux de métal était bien présente, le mouvement pour prendre la flèche et bander l’arc ou la fronde finissait par devenir un supplice dans les derniers combats.

Certains chapitres m’ont très clairement procuré plus de plaisir que d’autres. En dehors de la superbe introduction, les derniers chapitres nous offrent des affrontements sans pareille et des déplacements incroyables entre immenses sauts au-dessus du vide et tyroliennes rapides, longues et bien placées. 

Étant adepte des 100 % j’ai bien aimé aller chercher toutes les balises à viser, mais j’ai, en revanche, détesté empiler tous les cairns. La physique du jeu est certes poussée à un niveau très élevé, mais pas assez pour nous faire ressentir l’effet de la gravité sur les cairns. Combinons le décalage entre l’inclinaison des pierres perçue par les joueurs et celle une fois le caillou posé, et l’on obtient un bon exercice prise de tête qui m’a juste donné envie de balancer toute cette caillasse.

Prenez une pause pour admirer les "paysages".
Amusez-vous à battre "Aloy".
Utilisez votre équipement dans "Horizon Call of the Mountain".
Pour conclure…

Horizon Call of the Mountain est le titre phare du PSVR2 et il le mérite. Reflétant totalement l’ambiance de la saga Horizon tant par son contenu que par son aspect technique, il coche absolument toutes les cases d’un bon jeu VR, même si ses graphismes laissent parfois un peu à désirer.

La  note  de la  rédaction

5/5

Les notes de la rédaction

Les points positifs

Un rendu visuel vertigineux

Un bon aspect sonore

Un Gameplay simple, diversifié et efficace

La durée de vie du jeu

L’utilisation optimale de la technologie du PSVR2

Les points négatifs

L’histoire est sympa, mais sans plus

Les graphismes parfois un peu limites et flous

Les cairns

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