Un recueil regroupant douze histoires du maître de l’horreur japonais. Histoires étranges nous plonge dans un univers maîtrisé à la perfection par notre cher Junji Ito. Angoisse et légendes en tous genres sont au rendez-vous sous les traits d’un roman écrit par Kaoru Sawada et illustré de quelques planches par Junji Ito. Un livre qui ravira les fans, disponible chez votre libraire préféré et sur Amazon depuis le 15 avril 2026.
Cette critique a été réalisée avec un exemplaire fourni par l’Éditeur.


Une parution qui fait froid dans le dos
Histoires étranges : La ville funéraire, c’est quatre cent huit pages de nouvelles issues de l’imagination de Junji Ito. Les histoires sont de base des mangas illustrés par le Maître de l’horreur. Mais ici, elles sont couchées sur le papier sous la plume de Kaoru Sawada. Chaque page vous fera frémir d’horreur et vous plongera dans ce qui fait tout le charme de l’œuvre de Junji Ito.

C’est donc douze nouvelles qui vous attendent. Des histoires que vous connaissez sûrement si vous avez déjà lu les mangas de Junji Ito. Mais ici, elles vous sont présentées à l’écrit avec quelques planches de manga pour vous mettre dans l’ambiance si vous ne connaissez pas encore le seigneur de l’horreur.
Ce projet a été confié à quelqu’un qui ne connaît que trop bien le créateur de cet univers. En effet, Kaoru Sawada n’est autre que le scénariste en chef de l’anime Junji Ito collection, sorti en 2018.
Une plume bluffante pour un univers que l’on adore
On peut se demander s’il est utile de se plonger dans ce recueil si l’on connaît déjà les histoires d’Ito. Eh bien, puisque moi-même j’ai déjà chroniqué certains de ses recueils mangas, je peux vous répondre. Oui, plongez-vous dedans ! De sa plume, Kaoru Sawada sait trouver les mots pour vous donner des sueurs froides. L’ambiance est glauque et pesante. Si Ito arrive à nous créer des angoisses avec ses dessins, Sawada, lui, arrive à le faire du bout de sa plume sans aucun souci.


Les nouvelles sont courtes et intenses et on ne s’ennuie pas une seule fois. De plus, le format étant assez court, cela nous permet de lire les histoires une par une puisqu’elles sont détachées les unes des autres.
Des créatures pleines d’effroi
Les histoires étranges vont surtout cibler des créatures. Chacune a un destin funeste et Ito a su jouer sur les peurs les plus anciennes. Parmi les plus connues, nous avons la porte de la mort, l’inconnu mais aussi des peurs plus incompréhensibles comme celle des trous. Ajoutez à cela des créatures horribles comme la femme limace, et croyez-moi, vous aurez des soirées d’effroi de prévues avec ce livre.

Chaque histoire est unique et ne fait pas suite aux autres nouvelles dans ce recueil. Mais on y voit un point commun : l’imagination d’Ito et la passion de Sawada. Que vous connaissiez ou non ces histoires, la lecture de ce livre vous plongera dans un univers unique et oppressant.
Un esprit follement imaginatif
Junji Ito est le maître de l’horreur, ce titre au Japon est à lui. Mais vous ne le connaissez pas forcément, alors voici un petit récapitulatif de sa vie.
Monsieur Ito est né en 1963 dans la préfecture de Gifu. Sa sœur aînée dessinait et c’est donc très jeune qu’il s’inspire de son art et commence le dessin. Autant dire que c’est donc une histoire de famille. Le dessin reste une passion mais ne l’empêche pas de faire des études et de devenir dentiste. Un beau métier, vous allez me dire. Mais l’art l’appelle encore et toujours. Il met un terme à sa carrière et se lance en 1987. Il commence la publication de Tomié. Avec le temps, Junji Ito fait ses preuves et le voilà maintenant connu comme l’un des meilleurs mangakas d’horreur du Japon, si ce n’est LE meilleur même. Adoré par beaucoup de gens dans le milieu,il n’est pas rare de voir son nom sur certaines œuvres. On peut d’ailleurs citer «Sutures», dont je vous ai déjà parlé. Écrit par Hirokatsu Kihara, celui-ci a fait appel à Ito pour les illustrations et le duo a très bien matché.
Mon avis sur Histoires étranges : La ville funéraire
On me demande mon avis sur des œuvres de Junji Ito ? Eh bien, c’est encore un coup de cœur. Bien que je connaisse déjà les mangas du seigneur de l’horreur, pouvoir les lire à travers la plume d’un fan est encore plus agréable. Surtout que, même si j’aime les mangas, j’ai aussi une grande passion pour les nouvelles et les romans. Donc forcément ce fut un plaisir de découvrir Histoires étranges : La ville funéraire.

La plume de Sawada est très addictive et à aucun moment je ne me suis ennuyée. Les illustrations de Junji Ito donnent le ton et illustrent à la perfection. Quand à la longueur de l’œuvre, on est sur quelque chose de ni trop long, ni trop court au final, et c’est très agréable. Une douzaine de nouvelles, c’est plus qu’acceptable pour le prix. Mais ayant eu entre les mains «Dans l’ombre», qui était magnifiquement relié (couverture rigide et papier cartonné épais), je dois avouer être un peu déçue d’avoir une couverture souple et aucun effort de reliure pour un roman. J’aurais largement préféré, mais ce n’est qu’un détail. Cela ne remet pas en cause la qualité d’écriture de Sawada et les illustrations d’Ito.
Des dessins artistiquement glauques, des mots accrocheurs sous une plume addictive et une ambiance à couper le souffle. Mélangez tout et nous avons un magnifique cocktail angoissant avec ce livre. Découvrez les douze nouvelles de Junji Ito que Sawada Kaoru a souhaité écrire de sa plume. Tout est là pour vous faire frémir. Fan ou non du maître de l’horreur, si vous aimez les ambiances légendes urbaines, vous saurez aimer ce livre.




