
Treize films et des milliers de produits dérivés, une communauté de fans de Michael Myers, bref tout est aligné pour qu’Halloween : The Game soit accueilli avec les honneurs par les fans du genre. Il s’agit d’un jeu asymétrique en 1V4. Soit vous jouez Myers, soit vous êtes un des survivants. Qui l’emportera ? Retrouvez Halloween : The Game sur PC, XBOX Series et PlayStation 5 depuis le 8 septembre pour 40,99 €.
Ce test a été réalisé sur une version XBOX Series fournie par l’Éditeur.
L’ombre des slashers
Halloween : The Game met en scène Michael Myers, un des plus célèbres tueurs en série du cinéma d’horreur. Sorti en 1978, Halloween nous présente un petit garçon fortement perturbé. Après avoir tué sa sœur, il finit en asile. Une fois adulte, il réussit à s’enfuir et va semer le trouble à Haddonfield. Il est créé sous la forme d’un géant au masque blanc. Muet, le pas lourd, il observe dans l’ombre ses victimes et quand il apparaît devant vous, c’est déjà trop tard. On se souvient de cette mélodie stridente qui résonne dans le film à chaque fois qu’il est là.

Ce petit résumé de l’univers d’Halloween est important mine de rien car vous allez mieux comprendre le gameplay du jeu avec ça.
Un gameplay qui sort de l’ordinaire
Pour jouer à Halloween : The Game il faut choisir entre être le tueur ou être un des habitants lorsque l’on joue en Multi. Les personnages sont ceux du film et visuellement ils sont assez propres. On notera les bugs de texture qui font apparaître les détails à retardement.
Une fois votre camp choisi, vous pouvez entrer dans le matchmaking. Fort heureusement celui-ci est très rapide, je n’ai eu aucun souci pour jouer en ligne avec des joueurs.


Une fois sur une des quatre maps, vous pouvez foncer, mais dans Halloween : The Game l’objectif n’est pas de se cacher ! Si la plupart des jeux de tueur demandent à ce qu’on se cache et qu’on aille faire une ou deux manipulations pour se sauver de la map, ici il faut protéger les habitants de la ville, vos coéquipiers et trouver un moyen de vous échapper avec vos camarades. Ça peut passer par réparer une voiture ou bien suivre la police en réussissant les appels et bien d’autres.

Le tout en échappant à Myers ! Vous l’aurez donc compris, vous n’allez pas sauver votre peau, mais sauver la ville. Il faut donc parler aux habitants, les convaincre de téléphoner à la police et c’est aussi à vous d’utiliser les téléphones pour appeler les secours. Il faudra réussir les QTE pour que votre appel soit « convaincant ».
Ce n’est donc pas un copier-coller de Dead by Daylight. Halloween : The Game a son propre gameplay et c’est un plus.
Myers et les ombres
Jouer les survivants vous demandera pas mal de missions et fort heureusement, Myers est un personnage qui ne court pas après vous pour vous tuer, il reste fidèle au film. Dans l’ombre il vous traque.
Quand vous êtes aux commandes de Myers, votre mission est simple, tuer tout le monde ! Mais il serait inégal de vous laisser courir le couteau en l’air. Vous allez donc devoir cibler vos victimes et les observer dans l’ombre sans être vu afin d’avoir différents bonus de traque et donc trouver facilement vos proies.


Une fois une arme en main, lancez-vous dans la traque. Vous pouvez aussi utiliser le Shape Jump, une sorte de pouvoir surnaturel (qu’on n’a pas dans le film) et qui vous permet de profiter de l’ombre. Votre point faible est donc la lumière, alors attention où vous allez si vous voulez rester discret.
Myers est lourd à jouer et c’est volontaire, c’est d’ailleurs pour ça qu’il faut être stratégique et se faire discret. Oubliez le Myers bourrin si c’était votre idée, ici on joue l’ombre, on angoisse les joueurs en face et on attaque quand ils ne nous voient pas.
Un multijoueur qui tient la route et un mode solo qui fait tuto
Halloween : The Game est un jeu multijoueur. S’il bénéficie d’un mode solo, sachez que c’est le multi qui prime. N’achetez pas ce jeu si c’est l’histoire en solo qui vous tente, cette partie est assez rapide. Six chapitres s’offrent à vous pour jouer Myers et comprendre ses mécaniques. C’est une sorte de gros tutoriel pour ne pas se retrouver perdu en multijoueur.

On découvre l’histoire du premier Halloween, Myers s’évade et retourne en ville. Chaque chapitre est jouable en normal ou en difficile et croyez-moi, vu la lourdeur de notre tueur, vous n’aurez pas forcément envie de rejouer les chapitres. Mais les développeurs ont prévu ça et vous avez des défis disponibles afin de refaire les chapitres et de vous la jouer comme dans le film.
Le mode histoire est utile rien que pour apprendre à jouer et ne pas se retrouver lésé en multijoueur. Malheureusement vous n’êtes pas Myers dans la vraie vie alors quand une bande vous lamine avec des tessons de bouteille, vous avez envie de vriller car le VRAI Myers les aurait pulvérisés mais au moins vous comprenez le sens du jeu… Le tueur n’est pas fait pour le corps à corps, il est fait pour tracker et agir dans l’ombre.


On dynamise les personnages au max pour donner de la saveur
Comme beaucoup de jeux de ce genre, on peut vite s’ennuyer. On s’installe dans une routine et finalement chaque partie se ressemble. En tant que tueur vous arrivez, vous visitez les maisons, trouvez une arme et hop on commence par tuer les habitants et on traque dans l’ombre les joueurs. Les PNJ ne sont pas malins, ce qui donne encore plus de facilité.
Quand vous êtes un survivant, c’est un peu pareil. On trouve une arme et hop on file passer les appels et trouver le moyen de s’échapper. Ajoutez à cela que vous avez deux types de joueurs, ceux qui pensent qu’il faut courir partout pour survivre et ceux qui vont être plus discrets et qui ont compris le jeu.
Afin de ne pas trop s’ennuyer dans les parties routinières, on a la possibilité de dynamiser nos personnages avec des améliorations sous forme de cartes que vous allez pouvoir utiliser pour donner du jeu. Vous pouvez aussi discuter avec les PNJ afin de les emmener avec vous ou de leur donner des ordres (se cacher, téléphoner, etc.). Des petits plus qui vous permettront de changer un peu le jeu et de surprendre le tueur.

Côté tueur vous allez pouvoir jouer avec les disjoncteurs. N’oubliez pas que la lumière est votre point faible alors coupez le courant pour pouvoir utiliser votre Shape Jump.
Mon avis sur Halloween : The Game
Halloween : The Game tire son épingle du jeu parmi les nombreux jeux du genre. Dead by Daylight continue d’attirer du monde et il reste LE jeu de tueur le plus attrayant. Alors inutile de sortir un copier-coller surtout que les DLC de DBD offrent de multiples tueurs en série dont le grand Michael Myers. En sortant son propre jeu, il fallait donc s’attendre à quelques soucis d’accueil. Les joueurs espèrent une version aussi dynamique que DBD alors qu’au final nous sommes sur un jeu qui colle au film. Myers ne court jamais dans ses films et grâce à ça, on retrouve l’ambiance qu’on connaît.
J’ai apprécié le fait que le jeu se rapproche de l’œuvre originale. On se promène sur la map en se demandant où est le tueur. Est-ce qu’il nous observe ? Oui ! Et vous le comprenez quand l’aura orange apparaît et trahit votre cachette. Mais ce n’est pas tout, par moments, la petite mélodie stridente retentit et là vous vous retournez… Personne, ou bien si, vous venez de le voir et vous courez. Mais comme dans le film vous vous arrêtez pour voir où il est et… Il est plus là.

C’est sûrement LE point positif que je retiens dans ce jeu. Halloween : The Game est fidèle à l’œuvre et mon cœur de fan en est heureux. Mais mon côté gameuse n’apprécie pas le jeu. Quand on a des joueurs qui courent partout et n’ont pas compris le jeu, on s’agace vite. Quand le tueur est un joueur qui préfère foncer plutôt que jouer le jeu de l’ombre, on rage car la partie perd de sa saveur.
Graphiquement le jeu est génial et comme on peut jouer avec les ombres, celles-ci ont de l’importance et les développeurs ont bien travaillé sur ça.
Mais les bugs… Même sur console j’en ai eu. Les cadavres qu’on cache mais la tête dépasse de la poubelle, le couteau qui vole dans l’air alors que je suis censée le tenir ou bien encore les textures qui apparaissent tardivement.
Avec quelques recherches j’ai pu constater que sur PC c’était encore pire ! Je dois donc m’estimer chanceuse d’avoir joué sur console.
L’ambiance des films est là ! Myers a ce côté impressionnant et lourd dans ses pas, malheureusement c’est tout ce qu’il a. Étant un personnage muet et sans émotions de base, il est compliqué de voir en lui un tueur effrayant dans le jeu. Ce qu’on ressent dans le cinéma n’est pas forcément perçu de la même façon dans un jeu. Le jouer c’est être souvent frustré quand on tombe sur un survivant et qu’on n’arrive pas à le rattraper. Côté survivant, on a les mêmes que dans le film et les fans apprécieront. Malgré le fait de pouvoir ajouter des bonus à nos personnages, les parties restent bien trop routinières et ennuyeuses. L’idée du gameplay est bonne mais à mon avis pas assez exploitée.
La note de la rédaction
Les notes de la rédaction
Les points positifs
Fidèle à l’œuvre
Myers colle au mythe (muet, le pas lourd et la petite musique qui le signale pour nous angoisser)
Le mode multijoueur via la console tourne bien et je n’ai pas de souci à trouver des joueurs
Un mode solo qui aide à apprendre à jouer Myers
Gameplay original
Les scènes où Myers achève sa proie
Les points négatifs
Des bugs (surtout de textures sur console)
Un gameplay original mais très lourd
Des sessions de jeu bien trop redondantes
La fin des parties part en vrille quand il s’agit de se sauver (ça retire le charme)
IA aux fraises…
Prix trop élevé pour ce genre de jeu
Un mode solo qui apprend à jouer Myers mais pas les survivants





