
Duskfade est un jeu d’aventure qui sent bon l’inspiration des classiques de l’ère PlayStation 2. Au programme : un héros au grand cœur, un partenaire robotique, et des péripéties aux quatre coins du monde. Le jeu est disponible sur PC, PlayStation 5, XBOX Series X & S et Nintendo Switch 2 depuis le 23 juillet 2026.
Ce test a été réalisé sur une version PC fournie par l’Éditeur.
Nostalgie modernisée
J’ai tout de suite su dès le premier trailer que Duskfade était un jeu fait pour moi. Son esthétique chatoyante m’a immédiatement happée, telle la scène de flashback du critique de Ratatouille. J’étais de retour en plein déballage de ma PS2, prête à vibrer sur Jak & Daxter, Ratchet & Clank et Kingdom Hearts. Il faut dire qu’un protagoniste glissant sur des rails armés de ce qui pourrait passer pour une Keyblade en plissant les yeux, c’est tout de même assez évocateur.


Mais qu’en est-il vraiment une fois le jeu enfin entre mes mains ? Sensiblement tout ce que je décrivais plus haut : un délicieux mélange qui ne tombe jamais dans la copie carbone pour autant. Duskfade dispose de son identité propre, forgée sur l’esthétique de l’horlogerie. C’est joli, parfois criard, mais toujours évocateur de l’image qu’on se fait d’un jeu de plateformes en 3D.


Zirian, notre héros au grand cœur, évolue dans un monde marqué par les Maîtres Horlogers, aujourd’hui disparus à la suite d’une tragédie. Ses seuls autres habitants semblent être les Nébules, semblables à des nuages vivants, ainsi que sa sœur Allira. Mais tout va changer lors de l’apparition soudaine d’une gigantesque tour à la place de leur maison, plongeant Haute-Aiguille dans une nuit éternelle…


Acrobaties temporelles
Comme évoqué plus haut, Duskfade est un jeu d’aventure et de plateformes comme on en voyait pulluler dans les années 2000. Zirian dispose de la panoplie habituelle de roulades et de double-sauts. Avec un peu de maîtrise, on apprend très vite à exploiter l’élan d’une roulade pour se propulser encore plus loin, permettant une vraie liberté d’exploration très tôt. Sur le plan mouvement, rien à redire : Duskfade n’a rien à envier à ses inspirations.


Par la suite, pour compléter cette panoplie déjà fournie, Zirian apprendra d’autres capacités de déplacement. Grappin, glissade sur rails, planeur : rien de fondamentalement révolutionnaire pour le genre, mais leur exécution est toujours très réussie. D’autant que Duskfade nous introduit très tôt à des embranchements exploitant ces mécaniques dans ces zones, avant même que nous n’ayons accès à la compétence en question. De quoi motiver un deuxième petit tour de chaque zone au peigne fin.


Pour sauver sa sœur, Zirian va devoir briser les quatre chaînes qui ancrent la tour dans la réalité. Il ne sera pas seul dans cette aventure : Coucou, une création mécanique d’Allira, nous servira d’acolyte. On ne crache jamais sur une bonne dynamique de duo ! Bien que clichée par moments, leur relation permet un déroulement fluide du scénario tout au long de l’aventure. Et c’est le parfait prétexte pour développer l’univers de Duskfade, au travers de petites interactions optionnelles.


Entre l’aiguille et le pendule
Bien entendu, le périple pour sauver Allira ne se fera pas simplement en virevoltant partout. L’émergence de la Tour a également libéré un torrent de créatures noires comme l’encre, et prêtes à en découdre. Zirian devra faire jouer Minutero, l’épée de son grand-père, pour se tailler un chemin jusqu’aux ancres.


Toute ressemblance avec une Keyblade est, une fois de plus, totalement volontaire. Le fonctionnement de Minutero est assez proche, avec des combos simples. Si les ennemis du début du jeu se laissent terrasser sans trop de difficultés, il faudra ensuite apprendre à prioriser les plus dangereux. D’autant que Minutero peut renvoyer les projectiles, et même déclencher une attaque de zone en cas d’esquive parfaite, moyennant amélioration.


Ces améliorations se font à Haute-Aiguille, en échange des rouages de compétence dispersés un peu partout dans chaque zone de Duskfade. Notre efficacité au combat dépend donc d’une exploration assidue ! L’occasion aussi de débloquer de nouveaux costumes et apparences pour Minutero. Les animations qui se déclenchent à chaque collecte de pick-up rappelleront, là encore, de bons souvenirs aux fans de jeux de plateforme 3D.


Combat en retard
En progressant dans chacun des quatre niveaux majeurs de Duskfade, on obtiendra également de quoi varier la palette de combat de Zirian. Le pendule, par exemple, permet de briser les cristaux orange et de frapper bien plus fort. Mais notre héros pourra aussi compter sur des capacités redoutables se rechargeant en combat. Certains ennemis vers la fin du jeu ne peuvent d’ailleurs être vaincus sans elles.


Malheureusement, j’ai trouvé que seules deux sur les quatre valent vraiment le coup. C’est un des écueils du jeu à mon goût. Si les affrontements de boss nécessitent un minimum d’attention, les combats de Duskfade ne sont jamais bien passionnants. D’une certaine manière, le jeu réussit à parfaitement reproduire cet aspect-là des jeux de plateformes 3D également.


L’occasion de mentionner également que même en difficulté normale, j’ai constaté un petit pic de difficulté soudain sur les dernières heures du jeu. Rien d’insurmontable, mais de quoi laisser un vague arrière-goût amer une fois le jeu terminé. Pas de quoi effacer le plaisir que j’ai pu éprouver sur ma quinzaine d’heures de jeu néanmoins !


Mon avis sur Duskfade
C’est dans les vieux pots que l’on fait les meilleures soupes, et Duskfade confirme à peu de chose près ce dicton. On y retrouve ce qui faisait l’apanage des jeux de plateformes en 3D d’antan, souvent pour le meilleur. Mais on ne peut s’empêcher d’y apercevoir également le spectre ce qui nous faisait pester à l’époque. Il ne serait toutefois pas bien honnête de réduire Duskfade à son combat, tant le reste de l’aventure est bourré de charme.


J’ai d’ailleurs été agréablement surprise par la nature touchante de l’intrigue principale du jeu. Chaque boss vaincu déclenche un court flashback, nous dévoilant petit à petit les vecteurs du scénario. Je pensais être confrontée à une simple aventure clichée de sauvetage de demoiselle en détresse pour finalement apprécier une histoire touchante sur le deuil d’un être aimé.


En définitive, pour peu que vous ayez grandi avec ce type de jeu, Duskfade est une bouchée de “néo-nostalgie” fantastique. Le jeu ne se repose jamais sur les lauriers de ses inspirations et cherche constamment à apporter sa pierre à l’édifice, tout en lui rendant un bien bel hommage. D’autant que la direction artistique du jeu reste somptueuse, même sur consoles portables.

Duskfade prouve qu’il y aura toujours une place pour les jeux de plateforme en 3D, malgré quelques coquilles. Mais si c’est le prix à payer pour un projet passion aussi qualitatif, on s’en acquitte bien volontiers.
La note de la rédaction
Les notes de la rédaction
Les points positifs
Graphiquement impeccable
L’univers du jeu
Bande-son enchanteresse
Pile poil la bonne longueur
Les points négatifs
Le combat n’est pas toujours bien passionnant
Une difficulté en dents de scie sur la fin





