Ratchet &Clank: Rift Apart

Voici enfin le jeu que beaucoup attendaient pour justifier l’achat d’une PlayStation 5 ! Ratchet & Clank: Rift Apart est l’exclusivité Sony de l’été, sorti le 11 juin 2021. Les attentes des fans étaient au plus haut après la diffusion des bandes-annonces de gameplay promettant des chargements instantanés, des graphismes proches d’un film d’animation et un nouveau personnage jouable.

Un jeu de plates-formes en bien plus que trois dimensions

Dans Ratchet & Clank: Rift Apart, on retrouve nos héros Ratchet le lombax & Clank le robot au centre d’une parade célébrant leurs exploits, qui vire rapidement au désastre quand leur sempiternel ennemi, le Dr Nefarious, décide une fois de plus de semer la discorde en s’emparant du Dimensionateur, une arme capable d’ouvrir des failles vers d’autres dimensions. En en ouvrant une aléatoirement, il met en danger la stabilité de toutes les dimensions ! Promptement vaincu, il réussit cependant à ouvrir une faille vers une dimension où « il gagne toujours », et dans laquelle sont aspirés nos héros… les faisant atterrir dans la ville de Nefarious City, où un certain Empereur Nefarious serait adulé par toute la population galactique. Séparé de Ratchet, Clank fait la rencontre de Rivet, une autre lombax similaire à son ami et pourtant différente sur quelques aspects, à l’image de sa dimension. Cette dernière souffre également des agissements de leur Nefarious, puisque des failles se manifestent un peu partout ! Ratchet, Rivet et Clank se mettent donc en quête des plans et des composants requis pour fabriquer un nouveau Dimensionateur avant qu’il ne soit trop tard…

Un film jouable

Visuellement, Ratchet & Clank: Rift Apart est le premier jeu PS5 qui me fait vraiment prendre conscience de la qualité visuelle apportée par le Ray Tracing. Pour rappel, il s’agit d’une technologie qui apporte une gestion et des réflexions de lumière réalistes, permettant notamment à beaucoup de matériaux d’afficher des reflets du monde et des personnages en temps réel. Insomniac Games, en bons magiciens qu’ils sont, ont même trouvé le moyen de concilier cette technologie plutôt vorace en ressources avec un mode d’affichage à 60 images par secondes ! Combiné à des textures en 4K soignées, des effets de particules toujours plus complexes et des paysages qui donnent envie de s’arrêter à chaque instant pour dégainer le mode photo, Ratchet & Clank: Rift Apart nous fait comprendre que l’on joue bel et bien sur une console next-gen. Chaque planète a son identité propre, des marécages acides à la planète volcanique en passant par un repaire de pirates robotiques ou encore une ville dystopique aux airs cyberpunk. Je salue également le travail d’animation qui nous donne vraiment l’impression d’interagir avec un long métrage : Ratchet et sa contrepartie dimensionnelle Rivet sont satisfaisants à contrôler et chaque arme nous donne un feedback intense à chaque tir, tant visuellement que physiquement, via la manette DualSense. Les vibrations de cette dernière sont encore plus impressionnantes que dans les autres jeux que j’ai pu essayer sur la console auparavant, et l’utilisation des gâchettes adaptives permet à presque toutes les armes de disposer d’un tir secondaire, qui s’actionne en fonction de la force avec laquelle on appuie sur celles-ci. Il sera ainsi possible d’effectuer des tirs précis avec l’arme de base en enfonçant légèrement la gâchette ou de passer à un mode rafale plus chaotique en l’enfonçant pleinement. Avec le Chasseur de têtes, un fusil de sniper, c’est la gâchette L2 de visée qui est mise à l’honneur : une pression légère déclenche le viseur, et un appui total ralentira l’action pour un court instant ! Ces ajouts se greffent au gameplay déjà bien rôdé de la série, ce qui ne dépaysera pas les fans mais ne découragera pas les nouveaux venus non plus. Plusieurs modes de difficulté sont d’ailleurs au rendez-vous, permettant de profiter de l’histoire sans tracas ou au contraire de tester ses compétences dans les niveaux plus avancés où chaque munition devient cruciale. Et je n’ai pas encore parlé de l’audio du jeu, qui  prend réellement vie en jouant avec un casque grâce à l’audio 3D de la console ! Chaque arme a une réelle présence sonore, et les environnements déjà vibrants visuellement s’animent encore un peu plus dans les oreilles. Mention spéciale à la VF par ailleurs, qui est vraiment excellente, à tel point que j’ai préféré faire le jeu avec. Tout est fait pour régaler les sens, et c’est totalement réussi.

Portés disparus : les temps de chargement dans Ratchet & Clank: Rift Apart

Ce qui renforce vraiment l’expérience selon moi, c’est la quasi absence de temps de chargement de toute l’aventure. Grâce au SSD de la console, changer de planète prend littéralement deux secondes, et c’est sans parler du concept de failles dimensionnelles au cœur du jeu. Des failles sont ainsi parsemées dans les environnements pour permettre à nos héros de se repositionner instantanément dans l’espace, permettant embuscades et exploration toujours plus poussées. À de nombreuses reprises, Ratchet comme Rivet se retrouvent projetés dans des failles leur faisant changer complètement de décor en un claquement de doigts ! Au cours d’un combat contre un mini-boss par exemple, on passe de Nefarious City à un décor boueux, avant d’être renvoyé de nouveau sous la pluie de la cité dystopique. Seul bémol, ce genre de mise en scènes en combat n’arrive que très peu de fois, mais c’est le genre d’événement scripté qui est vraiment mémorable, à l’instar de la séquence de début de jeu où Ratchet change plusieurs fois de dimensions à cause des agissements de Nefarious. Le jeu est également parsemé de poches dimensionnelles à trouver, qui consistent en de petits challenges de plates-formes avec des pièces d’armures à débloquer à la clé. J’ai apprécié que les bonus apportés par ces armures soient actifs même en n’appliquant pas l’armure concernée, permettant de faire des petits mélanges ou même de garder les costumes de base des héros. Entrer et sortir de ces poches se fait sans aucun chargement, ne cassant jamais le rythme de l’exploration des différentes planètes. Deux de ces dernières utilisent même un système de cristaux à frapper pour changer de dimension en temps réel, nécessitant de jongler entre des versions délabrées ou fonctionnelles d’une opération de minage et d’un complexe sous-marin.

Un sans-faute ?

J’ai adoré Ratchet & Clank: Rift Apart. Les nouveaux personnages sont attachants, le ton de l’histoire sait jongler habilement entre humour et sérieux – contrairement au reboot du premier jeu sur PS4, un peu trop dans le comique dessin animé. Il m’aura fallu une petite douzaine d’heures pour le finir à 100%, et j’ai déjà hâte de relancer ma partie en mode Défi pour parcourir de nouveau ses planètes et glaner les derniers trophées qu’il me manque pour atteindre le platine. J’ai bien quelques petites critiques à faire ça et là, notamment sur le peu de quêtes secondaires proposées tout au long du jeu, mais la relative linéarité de l’aventure ne m’a pas plus dérangé que ça. Seul réel bémol, que j’aimerais beaucoup voir corrigé dans une éventuelle mise à jour : le jeu pause l’action quand on utilise le menu de sélection d’armes. Dans un titre proposant une vingtaine d’armes et encourageant activement d’en changer à la volée, j’ai trouvé que ces interruptions cassaient un peu le rythme des gros affrontements. Il est possible d’ajouter quatre armes à une sélection rapide attribuée aux touches directionnelles de la manette, mais c’est rarement suffisant… et en comparaison avec DOOM Eternal – un jeu connu pour son action frénétique et son gameplay reposant sur le changement constant d’armes – qui opte pour ralentir l’action par défaut plutôt que de la stopper, j’aurais préféré qu’Insomniac Games choisisse un système similaire pour garder un maximum de dynamisme dans les moments d’action.

Pour conclure…

Ratchet & Clank: Rift Apart fait partie de ces jeux qu’il faut faire si vous possédez une PlayStation 5, sans aucune hésitation. Splendide d’un point de vue technique et très solide du côté du gameplay, il ravira les fans les plus aguerris comme les néophytes, et il est une véritable démonstration de force de ce que la console a dans le ventre.

La  note  de la  rédaction

5/5

Les notes de la rédaction

Les points positifs

– Un véritable film d’animation interactif

– Des affrontements spectaculaires, à l’écran comme dans la manette

– Les temps de chargement sont souvent invisibles

Les points négatifs

– La roue des armes qui interrompt souvent l’action

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