Dorohedoro

Dorohedoro (ドロヘドロ) est un anime produit par le studio MAPPA et diffusé sur la chaîne japonaise Tokyo MX du 12 janvier 2020 au 29 mars 2020, pour ensuite être diffusé mondialement sur la plateforme Netflix en mai. Adapté du manga du même nom, il est écrit par Q. Hayashida et publié dans le Monthly Ikki de 2000 à 2014, dans le Hibana de 2015 à 2017, et dans le Monthly Shōnen Sunday de 2017 à 2018. Le manga est constitué de 23 volumes, et se répertorie en tant que seinen. Sa particularité repose sur son genre, mêlant à la fois fantaisie, horreur et gore, avec une pointe d’humour qui donne un côté moins morbide à l’histoire.

Synopsis

Dans cette adaptation de Dorohedoro, nous suivons l’histoire de Caiman, un jeune homme à la tête de reptile et qui a perdu la mémoire lors d’un accident. Cet accident, il le doit à un mage, celui qui lui a infligé cette apparence et qui le pousse ainsi à posséder une force physique hors-norme et à se mettre à la quête de ses origines. Qui était-il avant de se transformer en reptile ? Qui est l’homme qui l’a transformé ? Accompagné de Nikaido, une femme propriétaire d’un restaurant dans lequel Caiman adore dévorer des gyozas, ils se mettent tous deux à la recherche de cet homme, quitte à mettre leur vie en péril. La seule piste que possède Caiman est la tête d’un homme inconnu, enfoui dans le fond de sa gorge. Ainsi, lors de rencontres fortuites et violentes avec des mages, avant de leur intimer le coup de grâce, Caiman ne se gêne pas pour les engloutir le temps de quelques secondes, le temps que cet homme, toujours logé en lui, puisse fournir l’information dont il a besoin. “Tu n’es pas lui”, c’est ce qu’il révèle aux mages avant qu’ils soient tués, pour indiquer que Caiman n’a malheureusement pas trouvé son malfaiteur.

Plusieurs mondes sont présentés dans cet anime. En premier lieu, nous avons Hole : une sorte de bidonville où l’anarchie est omniprésente. Ici, la loi du plus fort est de rigueur et il n’est pas rare d’apercevoir des mages qui souhaitent expérimenter de leur magie sur des personnes lambda. Caiman travaille d’ailleurs dans un hôpital de ce monde, spécialisé dans les victimes de magie. Ensuite, il y a le monde des mages. Comme son nom l’indique, c’est là-bas que résident les mages, un monde parallèle au Hole. Les deux sont reliés par des portes dimensionnelles qui apparaissent à l’aide de magie. Cette dernière, quant à elle, est incarnée par de la fumée noire, tous les mages en possèdent et leur fumée sont toutes différentes les unes des autres. Plus les mages sont puissants, plus ils sont riches.

Un groupe d’antagonistes importants

Dans cette première saison, les mages que nous retrouvons le plus souvent font partie d’un groupe tenu par un mage très puissant et riche, En, un homme capable de transformer tout ce qui se trouve sur son passage en champignon. Dans ce groupe, nous trouvons Shin, Noi, Ebisu et Fujita. Mais Shin et Noi sont ceux qui se confrontent le plus à Caiman et Nikaido. Reconnaissables par leurs masques, marque de fabrique des mages, ils sont là pour mettre des bâtons dans les roues aux deux protagonistes pour qu’ils cessent de tuer des mages et pour les empêcher de trouver celui qui a jeté ce sort sur Caiman. Du moins… La situation se retourne aussitôt qu’En se rend compte de la force de ce cher Caiman et de son avancée, et, à cet instant, il souhaite lui-même se mettre en quête de ce mage, et le retrouver bien avant lui. La route de notre héros est donc parsemée d’obstacles qu’il surmonte un à un, ou non, mais il n’abandonne jamais et s’engage même à protéger quiconque souhaitera se battre à ses côtés, que ce soit Nikaido ou bien ses collègues de l’hôpital. Ses valeurs sont importantes malgré sa soif de vengeance.

De l’horreur, de l’humour et… de la CGI

Pour ceux qui redoutent la CGI dans l’univers de l’animation, navrée de vous décevoir, mais celle-ci est bel et bien présente dans Dorohedoro. De mon point de vue, je ne la trouve pas dérangeante puisqu’elle fusionne plutôt bien avec le côté gore et dark de l’histoire. Cependant, ça ne permet pas des mouvements très fluides et des combats très épiques, mais pour une première saison, le travail est bien fait. En plus de l’aspect gore, il y a une dimension comique, sans doute pour atténuer toute la terreur qui s’immisce dans cette histoire. Les blagues sont bien trouvées, bien moins présentes que dans le manga cela dit, mais cela suffit pour donner l’envie de continuer les épisodes et de terminer l’anime d’une seule traite. Cela vaut le coup d’œil lorsque nous avons envie de découvrir un genre un peu différent de ce que nous regardons d’habitude, avec un opening loufoque et qui annonce rapidement la couleur concernant la suite.

Pour conclure…

Avec un total de seulement 12 épisodes, Dorohedoro nous emporte dans un monde insolite et macabre, sans pour autant nous effrayer et nous provoquer des crises d’angoisse. L’humour est au rendez-vous, et l’histoire, bien qu’étrange en premier lieu, nous offre tout de même l’opportunité de nous attacher aux personnes, qu’ils soient bons ou mauvais. J’ai beaucoup apprécié ce juste milieu entre combats et moments humoristiques, c’est ce ce qui fait le charme de Dorohedoro et c’est ce qui nous pousse aussi à lire le manga, ou à attendre impatiemment la saison 2, qui n’a malheureusement toujours pas de date de sortie précise.

Dans le même genre

Laisser un commentaire