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Disgaea 1 Complete

À l’occasion des 15 ans de la création de la série, Nippon Ichi Software nous gratifie d’un remaster du tout premier Disgaea dans une version qualifiée de « Complete » à destination de la PlayStation 4 et de la Nintendo Switch, avec une sortie européenne calée au 12 octobre 2018. Ensemble, nous allons voir ce que vaut cette édition par rapport aux précédentes, et sur la dernière-née de Nintendo.

Merci à Vautour013 pour ce test ! Vous pouvez le retrouver sur sa chaîne YouTube ainsi que sur sa page Facebook !

Histoire

Disgaea premier du nom est sorti sur PlayStation 2 en 2003, sous le titre « Disgaea : Hour of Darkness ». Le jeu fut un succès et des suites furent produites, dont une séquelle directe du 1 : Disgaea D2 — A Brighter Darkness, sur PlayStation 3 en 2012.

Ce premier épisode fut porté sur PlayStation Portable en 2006 avec un changement de sous-titre : Afternoon of Darkness, puis sur Nintendo DS en 2009 (Disgaea DS) avec pour la première fois une version française pour les textes. Enfin, il sortit sur Windows sous l’appellation Disgaea PC en 2012.

Disgaea 1 nous met dans la peau d’un jeune démon, Laharl, qui vient de se réveiller (ou plutôt de se faire réveiller) après un sommeil de plusieurs années. Il apprend de sa vassale Etna que son père, le roi Krichevskoy, est mort il y a 2 ans et que le royaume est aux proies de querelles intestines visant à accéder au trône. Laharl décide alors de revendiquer le titre de nouveau roi, son héritage légitime, le tout dans une histoire empreinte d’humour et de situations incongrues.

Gameplay

Disgaea est un Tactical-RPG. Ainsi, nous avons droit aux classiques arènes avec quadrillage et vue 3D isométrique, classes de personnages, limite de cases de mouvement et de distance d’attaque, levelling des personnages, de leurs compétences et de leur classe…

Mais alors, qu’est-ce qui différencie Disgaea du reste du monde ? Outre le ton humoristique complètement assumé de l’histoire, ce sont aussi les possibilités complètement What The Fuck qui nous sont offertes. Ainsi, là où la limite maximum de niveau est 99 ou 100, le titre de Nippon Ichi nous permet de monter jusqu’à l’hallucinant niveau 9999 !!! Du coup, vous l’aurez compris, les dégâts ne sont pas non plus limités aux alentours de 9999, ils peuvent s’élever à plusieurs millions.

Il est également possible d’enchaîner plusieurs attaques dans une sorte de combo ou même de déclencher des attaques simultanées avec un personnage adjacent, décuplant les dégâts infligés. Et l’allié ayant aidé a aussi le droit de porter une attaque après.

L’autre particularité de la série, c’est celle de porter et de lancer. Cela peut concerner un allié, un ennemi ou même des géoblocs. Le lancer permet de franchir des obstacles autrement impossibles à passer, comme une falaise ou un espace vide séparant 2 plateformes. Il est possible de soulever plusieurs personnages à la suite pour faire une immense tour. Jeter un ennemi sur un autre a souvent pour effet de faire disparaître un des monstres, mais en contrepartie d’augmenter le niveau de celui qui est visé. Les géoblocs, quant à eux, sont des modificateurs de case ayant divers effets allant de la téléportation en fin de tour à l’augmentation ou la diminution de la défense ou de l’attaque. Ces blocs doivent se trouver sur une case colorée pour que l’effet s’applique sur toutes les cases de cette même couleur. Il est aussi possible de les détruire, ce qui aura pour effet de supprimer le bonus, et si le géobloc est sur une case colorée, de déclencher une réaction en chaîne pouvant causer d’importants dégâts à la fois aux alliés et aux ennemis (s’ils sont sur les cases de la même couleur que la position du géobloc détruit).

Ajoutons à tout cela la fonctionnalité « Le monde des objets » permettant de pénétrer dans n’importe lequel d’entre eux et ainsi augmenter leur niveau. L’objet peut aussi bien être une arme qu’un consommable. Au sein de ce monde particulier où l’on doit enchaîner au moins 10 maps générées aléatoirement (ou utiliser un consommable pour sortir avant ce palier), on peut trouver des innocents. Ce sont des monstres vivants à l’intérieur des objets et pouvant leur donner des caractéristiques. Pour dompter un innocent, il faut le battre avant que les autres ennemis ne le fassent.

On pourrait en dire encore beaucoup sur les mécaniques de Disgaea tant le jeu en est riche. Je vais cependant m’arrêter là afin de ne pas tout dévoiler non plus. Ce qu’il faut retenir, c’est qu’il y a du levelling de partout et qu’il est possible de faire des choses complètement insensées.

Technique

Sur le plan technique, Disgaea 1 Complete est la version la plus aboutie, puisqu’outre une résolution HD, nous avons enfin droit à un aspect graphique des personnages retravaillés. En effet, dans la version PC, nous avions affaire à un amas de pixels se baladant dans des décors nettement plus fins. Ici, tout est fin et on se régale les yeux.

Le jeu est parfaitement fluide, que cela soit en mode portable ou sur la TV et le tout est tout à fait lisible. Cependant, les menus n’ont, semble-t-il, pas été retouchés et ne sont pas ce qui se fait de mieux niveau ergonomie. Côté sonore, on retrouve les thèmes classiques de la série, toujours entrainants et sympathiques avec des bruitages de qualité.

Disgaea dispose d’une très bonne traduction française, malgré une ou deux coquilles et il est possible de choisir entre les voix anglaises ou japonaises.

Il est possible de prendre des screenshots et des vidéos via la fonction intégrée à la console.

Un patch 1.0.1 est disponible depuis le 10 octobre, mais je suis actuellement incapable de dire ce qu’il apporte ou corrige. En tout cas, il y a un suivi et c’est toujours bon à prendre !

Conclusion

Pour qui n’a jamais joué au premier opus de la série Disgaea ou pour celui qui voudrait le redécouvrir, cette version Complete est parfaite. On retrouve l’humour et les mécaniques folles qui ont fait le succès du jeu pour un poids de 3,2 Go et un prix de 49,99 € en dématérialisé, ou 39,99 € en moyenne pour la version cartouche.

Les notes de la redaction
Les points positifs
  • Le premier Disgaea s’est fait une beauté
  • Les textes en français
  • Les voix jap dispo
Les points negatifs
  • Les menus du jeu ont mal vieilli

Une réponse à “Disgaea 1 Complete

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