
DELTARUNE est le deuxième jeu du désormais célèbre Toby Fox, qui s’est fait connaître avec UNDERTALE. Véritable projet de cœur du développeur farfelu, le jeu est publié depuis 2018 sous forme d’épisodes. Les chapitres 3 et 4 sont disponibles sur PC, Switch, Switch 2 et PlayStation 4 & 5 depuis le 4 juin dernier.
Ce test a été réalisé sur une version PS5 fournie par l’Éditeur.
Le jeu est intégralement en anglais ou japonais, sans projet de traduction officiel. Une compréhension poussée de la langue peut être requise.
Le chien embêtant a encore frappé !
DELTARUNE est une énigme qui ne cesse de générer intrigue et anticipation. Débarqué sans crier gare un 31 octobre 2018 sous la forme d’un “logiciel questionnaire” gratuit, le premier chapitre du nouveau jeu de Toby Fox avait la lourde tâche de succéder à UNDERTALE. Un nom qui pèse son poids dans la communauté des jeux indépendants, tant son impact se fait encore ressentir aujourd’hui. Mais DELTARUNE se veut différent. Cette fois-ci, peu importe nos choix, la fin sera la même. Mais qu’en-est-il du voyage en lui-même ?


DELTARUNE se présente sous forme de chapitres par souci de temporalité. Toby Fox reste un développeur indépendant, à l’équipe relativement réduite. Afin de ne pas faire patienter les fans trop longtemps, cela fait donc presque sept ans qu’une newsletter mail nous tient informés des avancées. Le chapitre 2 est sorti en septembre 2021, toujours gratuitement. Nouveau chapitre, et toujours plus de questions que de réponses. Quelle est la relation entre Kris et le joueur ? Qui est ce mystérieux Chevalier ?


Il faudra attendre près de quatre ans pour que de nouveaux morceaux du puzzle nous soient livrés. DELTARUNE chapitres 3 + 4 débarquent en même temps que la Switch 2, cette fois-ci moyennant paiement. Un règlement qui s’engage à être unique, puisque les futurs chapitres du jeu seront des mises à jour gratuites. Il est donc important de garder en tête que le jeu n’est pas encore complet au moment de la rédaction de ce test.
La légende de la DELTA RUNE
Comme c’est la première fois que nous parlons de DELTARUNE sur le blog, commençons par le commencement. Le jeu se présente comme un RPG rétro, où l’on incarne Kris. Notre héros de fortune vit dans une ville peuplée de monstres, et s’en démarque par sa nature humaine. Pourtant, à part un mutisme prononcé, notre protagoniste vit un quotidien scolaire assez classique. Jusqu’au moment où la remise de l’école est plongée dans le noir…
Kris et Susie, un monstre présenté comme l’enfant terrible de sa classe, se retrouvent propulsés dans un monde parallèle. Équipés comme des protagonistes de RPG, ils y font la rencontre de Ralsei. Ce “prince des ténèbres” plein de gentillesse leur apprend alors à se défendre dans ce nouveau monde. Mais pas seulement : Kris et Susie prennent connaissance de la Prophétie pour la première fois.


Cette Prophétie annonce la venue de trois héros qui sauveront le monde. Sa destruction est annoncée par les Fontaines sombres. Le trio doit sceller ces Fontaines afin d’éviter que le monde des Ténèbres n’anéantisse celui de la Lumière. Bien sûr, la description de ces héros colle pile poil à Susie, Kris et Ralsei. C’est donc le début d’une longue aventure, aux rebondissements multiples…
Défilé de distractions
C’est tout ce que je mentionnerai de l’histoire de DELTARUNE pour ce test. Le jeu met un très gros accent sur l’importance de sa narration. Il serait donc dommage de vous priver du plaisir de la découverte. Tout comme UNDERTALE en son temps, DELTARUNE est un jeu qui se savoure davantage à l’aveugle. D’autant que le postulat de départ est que nos choix n’ont aucune conséquence. De quoi rassurer celles et ceux qui s’inquiètent d’obtenir la “bonne” fin.
Niveau gameplay, DELTARUNE reprend les fondations RPG de son prédécesseur. Il est toujours question d’un mélange entre exploration de zones, énigmes, mini-jeux et combats. Exit les rencontres aléatoires d’UNDERTALE cependant, les ennemis sont directement présents sur les cartes. Certains segments nécessitent l’esquive de projectiles en temps réel.


Globalement, DELTARUNE propose beaucoup de segments de gameplay alternatifs. Il est rare de progresser bien longtemps sans croiser de dialogue ou de mini-jeu farfelu. De ce fait, on a rarement le temps de s’ennuyer. C’est d’autant plus le cas dans le chapitre 3 par exemple, de par sa thématique jeu télévisé. La fatigue d’une mécanique n’a pas le temps de s’installer car on passe sans cesse à autre chose.


Affrontements au sommet
Bien entendu, DELTARUNE ne fait pas l’impasse sur ses combats. UNDERTALE a fait sa renommée par son système original qui incitait à épargner les adversaires. C’est toujours le cas ici, mais en plus poussé. Car nous n’incarnons plus un seul personnage, mais trois. Une équipe haute en couleurs, qui devra apprendre à travailler ensemble au fil des chapitres.
Comme dans UNDERTALE, lorsque c’est le tour de l’ennemi, nous prenons le contrôle d’un cœur rouge à déplacer dans l’espace. Le but est d’éviter les projectiles qui affluent dans notre direction. Chaque ennemi a sa manière d’attaquer, toutes plus déjantées les unes que les autres. Si vous êtes fan de « bullet hell », vous vous sentirez comme à la maison. Ces phases sont d’ailleurs pleinement exploitées contre les boss pour faire briller leur personnalité. Même en combat, l’histoire reste au premier plan dans DELTARUNE.


Outre la méthode habituelle de dissuasion des ennemis, le combat reste une option valable. Ce sera parfois même la seule qui pourra être employée. Impossible donc d’ignorer complètement son équipement, même en jouant pacifiste ! Chaque chapitre comprend également un boss caché particulièrement coriace. DELTARUNE n’est habituellement pas un jeu bien difficile, mais ces rencontres demanderont patience et mémorisation.
Mon avis sur DELTARUNE
Il y aurait tellement de choses que je voudrais écrire dans ce test. Depuis le premier chapitre en 2018, je n’ai eu de cesse de me pencher sur les théories des fans sur l’univers DELTARUNE. Chaque nouveau chapitre ajoute son lot de questions, mais met également doucement en lumière pas mal de réponses. Des réponses que je ne peux pas vous partager ici sous peine de spoiler la surprise…


Pourtant, je ne peux que vous implorer de vous intéresser à DELTARUNE. C’est un univers attachant, fascinant, déroutant. L’humour y est superbement bien écrit, avec cette sauce spéciale Toby Fox qui fait toujours mouche. Mais DELTARUNE sait aussi comment créer de la tension, de l’angoisse, de l’anticipation. Le chapitre 4 est une montagne russe d’émotions qui réussit à faire progresser l’intrigue sans alourdir le rythme.


Visuellement, on accroche ou pas au style de DELTARUNE, mais chaque chapitre est un prétexte à découvrir des designs toujours plus inspirés. Le chapitre 3 brille tout particulièrement sur ce point. Et musicalement, Toby Fox ne cesse de nous régaler les oreilles. Entre leitmotifs évocateurs et compositions parfaitement maîtrisées, la bande sonore de DELTARUNE est d’ores et déjà culte.
DELTARUNE est un de ces jeux indépendants qu’il faut faire. Il n’est pas question de jeu surcoté, de hype superflue. C’est bien simple, j’avais presque oublié à quel point j’aimais cet univers à force d’attendre les chapitres 3 et 4. Hésitante à reprendre ma partie, je n’ai finalement pas pu reposer ma manette. Que vous attendiez sa complétion ou que vous rejoigniez le train en marche : jouez à DELTARUNE, le voyage en vaut la peine.
La note de la rédaction
Les notes de la rédaction
Les points positifs
Direction artistique remarquable
L’OST de haut vol
Un gameplay revu et corrigé, moins répétitif
L’intrigue prenante
La partie submergée de l’iceberg DELTARUNE
Un humour qui fait toujours mouche, même après tant d’années
Les points négatifs
L’attente de la suite !




