Articles a la une

Derniers commentaires
test
Danganronpa Trilogy est une compilation sur PlayStation 4 regroupant les 3 titres canoniques de la licence à savoir Trigger Happy Havoc, Goodbye Despair et Killing Harmony. La compilation est développé par Spike Chunsoft et édité par NIS America.

Danganronpa Trilogy

Danganronpa Trilogy est une compilation sur PlayStation 4 regroupant les 3 titres canoniques de la licence à savoir Trigger Happy Havoc, Goodbye Despair et Killing Harmony. La compilation est développée par Spike Chunsoft et éditée par NIS America.

Un scénario bien ficelé

Un animé reprend l’intégralité de la trame scénaristique de Trigger Happy Havoc sous le nom de Dangaronpa: The Animation.

Dans Trigger Happy Havoc, nous incarnons un jeune homme du nom de Naegi Makoto faisant sa rentrée dans la célèbre Hope’s Peak Academy. Ce qu’il faut savoir, c’est que ce lycée regroupe l’élite dans tous les domaines. Qui plus est, aucun entretien n’est requis, la sélection se fait par tirage au sort dans une loterie à l’échelle nationale. Ce qui est bizarre, c’est que notre protagoniste n’a pas de « don » particulier dans un domaine, c’est un adolescent normal, il a juste eu la chance d’être tiré au sort et c’est pourquoi il porte l’identifiant « d’Ultimate Lucker » que l’on peut traduire par l’élève le plus chanceux. La vie semble belle pour Naegi sachant qu’il va rejoindre la plus grande institution japonaise et à ce que l’on dit, les élèves qui y ressortent deviennent des personnes riches et puissantes qui réussissent dans la vie. Eh bien, sachez que le cauchemar commence maintenant. À peine rentré dans l’établissement, Naegi se sent mal et perd connaissance. Il se réveille plus tard dans une salle de classe et remarque que cette dernière est barricadée, il décide donc de partir visiter les environs pour en apprendre plus. Lors de son arrivée dans le hall, il fait la connaissance de tous ses camarades, ces derniers lui apprennent que toute l’école est condamnée et qu’aucune issue n’est disponible, ils sont donc tous enfermés dans l’établissement. La panique gagne les élèves quand soudain une annonce se fait entendre, invitant les élèves à se rendre au gymnase pour la cérémonie d’accueil. Ils se rendent donc à l’endroit indiqué et découvrent le principal, un ourson mécanique sadique et déjanté du nom de Monokuma. Ce dernier leur apprend qu’ils sont enfermés pour toujours, mais qu’il existe un moyen pour sortir. Tuer tous ses camarades… Le cauchemar commence…

Avant de commencer Goodbye Despair, je vous conseille fortement d’avoir terminé la trame de Trigger Happy Havoc, sous peine d’être spoil, mais aussi pour mieux comprendre les références utilisées.

Pour Goodbye Despair, la base du scénario est la même à quelques détails prêts. Nous incarnons Hajime Hinata, un jeune garçon amnésique ayant lui aussi reçu une invitation pour la célèbre Hope’s Peak Academy, mais une fois les présentations faites, votre nouveau professeur, un petit lapin blanc et rose du nom de Usami, vous transportera sur l’île paradisiaque de Jabberwock. Bien sûr, Monokuma n’est jamais très loin et n’attend pas très longtemps pour lancer une nouvelle fois son jeu sadique.

Une vie de lycéen pas ordinaire

Vous l’aurez compris, Danganronpa 1.2 Reload possède un scénario assez noir et vous demandera beaucoup de logique, car vous allez devoir enquêter. Vos journées se dérouleront de façon cyclique et commenceront par le Daily Life, moment de la journée que vous passerez en groupe avec vos camarades afin de discuter de l’école, de la situation dans laquelle vous êtes et de toutes les problématiques. De temps en temps, vous aurez le droit à des temps libres nommés « Free Time », ces derniers seront destinés à passer du temps privilégié avec un camarade afin de mieux le connaitre dans l’inimitié. Si vous passez 4 temps libres avec un personnage, vous aurez le droit à un skill. Par exemple, le skill que Celeste le parieur ultime vous donne vous permet de multiplier le gain de pièces. Lorsqu’un corps est découvert, vous passez en Investigation Time, il est temps d’enquêter pour chercher des preuves afin de résoudre le meurtre et de trouver une orientation sur l’identité du criminel. Une fois votre enquête terminée, Monokuma invite tous les élèves à se rendre à l’ascenseur pour participer au procès appelé Class Trial dans le jeu. Le principe de ce dernier est simple, vos indices servent de balles et vous devez tirer avec votre preuve sur l’argumentation de vos camarades pour appuyer votre fait. Le procès fini et le coupable révélé, il est temps de la punition… ou plutôt devrai-je dire de l’exécution. Oui, un élève a commis un meurtre et devrait normalement être récompensé, mais Monokuma a instauré des règles qui doivent être respectées. Parmi ces dernières, on n’a pas le droit de frapper le directeur sous peine d’être exécuté, on n’a pas le droit de prendre la tablette d’un autre élève, on ne doit pas se promener après le couvre-feu et surtout, on doit commettre des meurtres sans que l’identité de l’assassin ne soit découverte. Il faut savoir une chose, si un élève est accusé à mort d’un meurtre, tout le monde sera exécuté, sauf le tueur qui lui se verra libre.

Des différences minimes, mais présentes

Trigger Happy Havoc et Goodbye Despair se ressemblent beaucoup, mais quelques différences subsistent afin d’apporter un peu de fraîcheur au second opus. Dans Goodbye Despair, vous aurez le droit à une vue de côté lors de vos déplacements, alors que Trigger Happy Havoc ne vous permettait qu’une vue subjective. Au niveau des procès, Goodbye Despair se voit doté de nouveaux mini-jeux. Peu de changements entre les deux opus donc, mais cela n’est pas un mal en soi, car le contenu est immense et vous permettra de longues heures de jeu.

Avant de commencer Killing Harmony, je vous conseille fortement d’avoir terminé la trame de Trigger Happy Havoc et Goodby Despair, afin de mieux comprendre les lignes de dialogues faisant référence aux épisodes précédents, mais cela n’est en aucun cas nécessaire à la compréhension du jeu.

De retour en enfer

Nouvelle année scolaire, nouveau jeu de meurtre avec de nouveaux protagonistes dans ce Danganronpa V3: Killing Harmony. 16 nouveaux lycéens donc 16 nouvelles caractéristiques ultimes. Nous avons donc le droit à des personnages hauts en couleur et bien sûr clichés des mangas, comme la fille très mignonne ainsi que douce, le garçon ultra musclé, mais incapable de faire du mal à une mouche, le personnage mystérieux ainsi que le personnage qui fait passer la vie de ses amis avant la sienne. Dans ce cas-ci, nous avons le droit à de nouvelles capacités ultimes, nous retrouverons donc : pianiste, tennisman, astronaute, artiste, anthropologue, détective et bien d’autres. Malgré tous les talents des élèves, il est difficile de rivaliser avec Monokuma, l’ours mécanique qui prend un malin plaisir à torturer psychologiquement les élèves. Mais cette année, une surprise de taille attend les 16 étudiants, Monokuma est venu avec ses 5 enfants, les Monokumers (Monodam, Monokid, Monophanie, Monosuke et Monotaro). Ces derniers sont là pour amener une touche de plaisanterie enfantine, ce qui crée un décalage humoristique avec la situation.

Une course contre la mort

Danganronpa V3: Killing Harmony reprend le principe des opus précédents. 16 étudiants sont enfermés dans un lieu et doivent s’entretuer pour survivre. À chaque mort découvert, un procès s’enclenche pour découvrir le coupable. Si la personne désignée n’est pas la bonne, le coupable est libre de vivre sa vie tandis que les autres étudiants seront punis. Dans le cas où le coupable désigné serait le bon, il sera puni et les autres élèves seront libérés pour continuer leur jeu de survie. Le principe n’a pas changé, car la recette fonctionne parfaitement. Dès le lancement, on se fait un avis sur les personnages, à chaque mort, nous avons déjà notre avis, sans dire que les indices découverts nous amènent à nous faire une idée du coupable. De plus, il est question de mensonges, trahisons, rebondissements ainsi que des révélations. Les étudiants ont perdu la mémoire et se remémorent des souvenirs au fur et à mesure de l’aventure, ce qui permet au joueur de découvrir qui sont les personnages en même temps qu’eux. Il est à noter que le scénario du jeu n’est pas la seule chose à suivre, au fil des épisodes, des personnages ont laissé leur marque, on y fait des références parfois, ce qui est un plus pour la continuité du lore.

Tout naturellement, pour savourer pleinement la licence Danganronpa, il faut aimer lire et réfléchir. Le scénario bien qu’intéressant est complètement au-delà de la logique et du raisonnable, il est établi comme un manga donc certaines situations sont totalement impossible dans le réel. Dangaronpa V3: Killing Harmony garde les forces des anciens épisodes, mais surtout ses faiblesses. En tant que visual novel, le rythme du jeu est extrêmement lent, les personnages parlent beaucoup afin d’installer un sentiment de complicité entre les protagonistes, ce qui permet d’avoir plus d’informations sur eux, mais avant d’avoir de l’action, vous devrez attendre les investigations/procès. Mais ne soyons pas trop critiques, la narration du jeu est tout de même intéressante. Vous apercevrez beaucoup d’interventions salaces sur la culotte de Kaede Akamatsu, sur la poitrine généreuse de Miu Iruma, mais aussi des références sur d’autres jeux ou mangas. De plus, Danganronpa V3: Killing Harmony est sous-titré dans un français de qualité, les jeux de mots, les blagues ainsi que l’ensemble des dialogues sont parfaitement retranscrits afin d’être au plus près de la VO.

Un peu de nouveautés

Comme l’ayant dit précédemment, Dangaronpa V3: Killing Harmony reprend la formule des deux épisodes précédents. L’aventure s’articule au long de 8 chapitres (avec l’introduction et l’épilogue) pour une durée de vie avoisinant les 30 heures de jeu. Vos journées s’articuleront entre vie en communauté, temps libre, investigations et procès, afin de trouver la solution pour mettre fin à ce jeu morbide. Comme dans les opus précédents, le pouvoir de l’amitié sera votre seule arme contre Monokuma, vous devrez donc passer du temps avec vos camarades de classe afin de tisser des liens et en apprendre plus sur eux en leur offrant des cadeaux.

Danganronpa Trilogy est une compilation sur PlayStation 4 regroupant les 3 titres canoniques de la licence à savoir Trigger Happy Havoc, Goodbye Despair et Killing Harmony. La compilation est développé par Spike Chunsoft et édité par NIS America.

Une fois que 3 personnes découvrent un corps, une annonce est faite pour signaler à tout le monde que les investigations commencent. Vous devrez trouver des indices, des preuves, interroger tout le monde pour connaitre leur alibi. Mener l’enquête est très intéressant, cela n’est pas long ni redondant, car chaque meurtre est différent. Néanmoins, aucune nouveauté n’est à noter concernant cette phase de gameplay. Une fois que vous avez regroupé vos preuves, il est l’heure d’aller au procès qui se situe au Temple du Jugement. Les procès sont beaucoup trop longs, pratiquement 1 h 30 à débattre sur qui est le coupable. Bien que ces derniers soient intéressants grâce aux multiples rebondissements ou réfutations, ils demandent beaucoup de concentration. Pour réfuter les paroles de vos amis ou corroborer avec eux, vous devez soumettre une preuve à condition de vous en souvenir. Parfois, vous devez utiliser les dires de l’un de vos camarades, mais ce dernier se nomme « Témoignage de XXX », il est difficile de se souvenir de toutes les infos à la vue de la longueur du procès.

Danganronpa Trilogy est une compilation sur PlayStation 4 regroupant les 3 titres canoniques de la licence à savoir Trigger Happy Havoc, Goodbye Despair et Killing Harmony. La compilation est développé par Spike Chunsoft et édité par NIS America.

Notons que les procès du jeu ont eu le droit à quelques nouveautés. De nombreux mini-jeux sont encore présents comme les débats non-stop, la désignation d’indices, les anagrammes, les débats panic et les réfutations (qui ont été revus pour offrir une nouvelle formule). De nouveaux mini-jeux viennent étoffer ceux déjà présents. Vous aurez dorénavant le duel d’opinions, le procès se scinde en deux équipes avec chacune une idée de la culpabilité d’une personne et le but sera de soumettre des contre-arguments pour briser l’argumentation adverse. Le Psycho Taxi vous mettra au volant d’un véhicule à la façon OutRun et votre but sera de donner des réponses à certaines questions (le même principe que le Logic Dive de Danganronpa 2: Goodbye Despair). Néanmoins, la plus grosse nouveauté de gameplay est sans nul doute la possibilité de mentir. Pour faire simple, vous prêchez le faux pour connaitre la vérité, vous pourrez soumettre de faux indices pour que le coupable soit enclin à faire une erreur, comme donner une explication qu’il est le seul à connaitre. Danganronpa 3: Killing Harmony est très complet dans ses mécaniques de gameplay et créées donc une certaine lourdeur et longueur lors des procès.

Le point technique de Danganronpa Trilogy

Bien que le genre visual novel se prête à de longues lignes de textes, Danganronpa Trilogy a une durée de vie énorme. Vous avez tout d’abord les scénarios principaux des 3 titres, une fois terminés, les modes bonus se débloquent. Je ne vais pas vous le cacher, Daganronpa Trilogy est un simple portage de la version VITA de Trigger Happy Havoc, Goodbye Despair et Killing Harmony. Les titres ont donc le droit à un upscale afin de pouvoir être affichés en 1080p sur PlayStation 4 et 4K sur PS4 PRO. Heureusement que la direction artistique et que le chara-design sont au top pour permettre un bon rendu sinon nous aurions des textures de piètre qualité. Pour ce qui est de la bande-son, il n’y a rien à dire, elles sont de très bonne qualité et en totale adéquation avec le thème abordé. Rappelons que Killing Harmony est sous-titré en Français, ce qui est une première dans la licence.

En conclusion, Danganronpa Trilogy permet à tous les joueurs d’avoir tous les titres canoniques de la licence Danganronpa. Si vous ne connaissez pas cette licence, je vous la recommande chaudement, car il est rare de trouver des jeux possédant une trame scénaristique de bonne qualité avec des rebondissements totalement imprévus. L’écriture et la narration des 3 titres sont une grande qualité et c’est pourquoi je suis fan de cette licence, le côté sombre et morbide de la situation est totalement dédramatisé par l’humour de Monokuma. Je tiens à souligner que la compilation coute 45 € ce qui est donné pour le nombre d’heures de jeu qu’offrent les titres. On regrettera cependant que les deux premiers titres ne soient pas localisés en français contrairement aux troisièmes, ce qui pourrait poser problème aux joueurs n’étant pas familier avec l’anglais, sachant qu’un certain niveau est demandé pour les enquêtes ou les procès.

Les notes de la redaction
Les points positifs
  • Immersion totale
  • Un contenu colossal
  • Les procès de qualité
  • La possibilité de refaire les chapitres
  • Le personnage de Monokuma
  • Direction artistique au top
  • Le troisième épisode en français
  • Les Monokumers
Les points negatifs
  • Un portage paresseux
  • Pas de sous-titre FR pour les deux premiers épisodes

4 reponses à “Danganronpa Trilogy

  1. Lire ton compte-rendu me donne envie d’essayer ce jeu. J’aime beaucoup le scénario, mais c’est dommage qu’il soit en anglais, car mon niveau dans cette langue est basique. J’espère que le troisième opus aura une version française.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *