Crime Boss : Rockay City

Le roi est mort, longue vie au roi ! Du moins, c’est ce que l’on dit lorsqu’il y a un nouveau roi succédant au précédent… Pour l’instant : battez-vous pour obtenir la place vacante sur le trône du plus grand parrain de la pègre ! 

Disponible sur PC, PS5 et XBOX series, Crime Boss : Rockay City est un action FPS roguelite sorti le 28 Mars 23, développé par INGAMES STUDIOS et édité par 505 Games.

Ce test a été réalisé sur une version PS5.

Crime Boss : Rockay City

Mes premières impressions sur le jeu ont été plutôt bonnes ! Une histoire de mafieux crapuleux, des flingues, de la drogue, des gros mots (beaucoup de gros mots, sérieusement), des morts… Ce n’est pas un jeu pour les enfants ! Les graphismes sont au rendez-vous, l’univers est rocambolesque, les clichés sont là et rien de tel que Chuck Norris pour jouer au shérif et aux voleurs. Je suis bien obligé d’avouer que c’est le seul dont je connaissais déjà vraiment la tête, mais Crime Boss : Rockay City s’offre tout un panel de stars hollywoodiennes dans ses rangs ! Je ne ferais l’affront d’en citer que deux comme si je les connaissais : Michael Madsen dans le rôle de Travis Baker, notre personnage principal, et Damion Poitier dans le rôle de Nasara qui est mon personnage préféré…

Il s’agit d’un action-fps qui propose des campagnes solo ou des missions en multijoueur en ligne.

Cinématique de "Crime Boss: Rockay City".

Il me faut aussi vous dire que le jeu est entièrement traduit en français, sauf les doublages. Et c’est là que j’ai malheureusement fait face à ma première déception (il n’y en a pas eu beaucoup) : le doublage du shérif Noris est… mauvais ? Alors que tous les autres nous donnent différentes saveurs de par leur parlé ou leur manière de parler, malheureusement Chuck ne semble pas à la hauteur et ça m’a désolé. Notre cowboy a un ton particulièrement inexpressif, je ne saurais vous dire si c’est habituel chez lui.

D’après la bande annonce du jeu, il s’avère que je m’attendais plus à un GTA-like que ce à quoi nous avons droit aujourd’hui, mais ça ne veut pas dire que j’ai été déçu par cette découverte. Je dirais même que j’apprécie le style de jeu ! Un die and retry FPS de gangsters dont l’histoire se révèle peu à peu… Aucune partie n’est la même, je vais finir par croire qu’en réalité j’aime bien les roguelites… 

"Écran titre" du jeu.

C’est quoi l’affaire, Boss ?

À Rockay City, la pègre sévit dans tous les coins de rue. Travis Baker n’est pas le dernier de ces voyous. En fait, c’est le chef de sa propre organisation et il n’est pas là pour rigoler. Il y a son nom écrit sur le trône et c’est lui qui y assiéra son cul le prochain : foi de Travis ! Il est épaulé par Casey, une blonde aux courbes voluptueuses qui nous met en contact avec tous les bons plans, Nasara, un afro américain tout en classe qui nous fournit des hommes, et Touchdown, le punk défenseur de nos terres qui éclate leurs gueules aux envahisseurs et conquiert les territoires !

"Nasara" et les caprices de Touchdown.
"Casey" de Crime Boss: Rockay City.
"Travis Baker" de Rockay City.
"Touchdown" de Rockay City

Ses principaux ennemis sont ces autres rigolos qui se prennent trop au sérieux et qui convoitent SON trône, Hielo, le Dragon… Mais après ces clowns de la pègre, on trouve aussi le shérif Norris qui cherche à nous choper ! Et là, ça fait bien plus mal… L’histoire évolue de jour en jour à Rockay City, on n’a pas le temps de traîner, rien ne reste gravé dans le marbre. Mais mourir fait partie des étapes d’apprentissage, on en revient toujours plus fort… 

Faut mettre tes lunettes, pauvre tâche

"Shérif Norris" de Crime Boss

La texture des cheveux rendait terriblement moche la première fois que j’ai ouvert le jeu ! Il suffisait bien sûr de changer la qualité des graphismes, je suis heureux de vous annoncer que ça n’a été la cause d’aucun lag de ma console, pour mon plus grand plaisir. Après tout, ce que j’aime le plus chez Nasara ce sont ses cheveux coiffés en arrière et sa barbe soignée, alors c’était important ! N’est ce pas…?

Les graphismes sont bons, très bien, je n’ai rien à redire. Je n’ai fait face à aucun bug de texture ou à aucun autre désagrément visuel. Question direction artistique de Crime Boss: Rockay City, on se retrouve dans les années 80 façon vieux film de gangster, ça ne décolle pas du thème ni des personnages qui sont tous la dépiction d’archétype différents de l’époque: Hielo pour les rappeurs, Touchdown pour les punks, Norris pour le shériff… Non mais vraiment : graphismes et D.A très plaisants, rien à dire ! 

Comment on vise déjà ?

La touche L2 de la manette, je commence à retenir les touches des manettes de jeu ! Surtout qu’elles ne sont pas changeables, donc il vaut mieux que j’enregistre. Pour apprendre tout ça, il y a un tutoriel qui explique le déroulé d’une mission : l’ai-je fait ? Oui bien sûr, je suis mort rapidement donc j’ai jugé que savoir sauter, viser et tirer était suffisant pour commencer ma campagne. Ça l’était ! Ou presque, bien sûr, il y a quelques touches qu’il faut prendre en main, comme le changement d’arme ou l’envoi d’ordres aux bots…

"Écran mort" du jeu.

Mais parlons du concept plus général du Gameplay : un action FPS roguelite, comment ça marche ? En mode solo, la campagne démarre avec Travis niveau 1, au fur et à mesure, on braque des magasins, on cambriole, on tue des adversaires, on acquiert de l’expérience… Et on meurt ! Dans Crime Boss: Rockay City, on meurt constamment, ça fait partie du jeu. Travis, notre personnage principal, ne perd pas l’expérience acquise. Seulement les jours et les conquêtes ! On recommence à zéro, mais avec plus d’expérience pour ne pas rater une nouvelle fois. Enfin, jusqu’à ce qu’on rate de nouveau et qu’on revienne à la charge, mais c’est le jeu… J’aime beaucoup le fait de pouvoir faire évoluer mon Gameplay avec les essais, il s’avère parfois que la discrétion vaut mieux que le mode bourrin et j’adore observer l’environnement pour savoir comment agir, ce qui est l’un des points clés du Gameplay des opérations. Par exemple : repérer la salle des caméras pour aller les désactiver, intimider les gardes plutôt que de les tuer, ne pas faire de bruit ni foncer…

Map de "Rockay City".

Mais ça, c’est seulement pendant les opérations de cambriolage ! Il y a plusieurs sortes de missions qui se déroulent de manières différentes. Les cambriolages par exemple sont variés, passant d’un fourgon blindé ou d’une bijouterie à de simples hold-ups, des guerres de territoires où il faut activer le mode bourrin automatiquement sinon on se fait allumer, et les missions un peu plus… d’histoire ? Je stagne autour des premiers jours dans le jeu, mais j’ai pu faire face à une mission qui mixait furtivité et tueries, elle était appréciable ! Bien sûr, plus on fait de tueries, plus le shérif Norris sera derrière nos talons… déjà qu’à chaque mort on voit sa tête, faudrait pas non plus qu’il vienne nous passer les menottes ! 

À côté de ça, nous avons droit à une petite gestion du territoire via une carte ou à la vente du butin qui nous présente les bons ou mauvais moments pour vendre un type d’objets ou un autre. Améliorer les armes de nos hommes, les nôtres, recruter du personnel… tout ça pour le perdre encore et encore… Un jour je dépasserai les dix jours dans ce jeu !

"Mission" de Crime Boss: Rockay City.

Mis à part la campagne solo, nous avons aussi le mode coop qui est disponible ! Sous deux formes : une sorte de campagne multijoueur, ou des parties courtes. On peut rejoindre ou créer une session, le Gameplay est le même mais sans les bots (ou avec si on remplit les cases vides). Là dessus, il s’avère que je suis assez déçu qu’une coop en ligne soit possible mais pas une coop en local (ou alors je n’ai pas trouvé comment faire, mais j’ai tenté plusieurs fois sans succès). Je ne sais pas à quel point il est difficile de scinder un écran en deux, mais puisque ça a déjà été vu sur plein de jeux dont des FPS : dommage.

"IA" deCrime Boss: Rockay City.
Vous voulez un petit café peut être ?
"IA" de Crime Boss.
Mettre vos sacs dans le coffre ça serait trop vous demander ?

Les bots sont des entités présentes dans chaque partie du jeu que ce soit pour remplir des cases ou aider la partie solo : ils fonctionnent bien… la plupart du temps. Et puis quand ils ne fonctionnent pas bien, ils mettent trois plombes à jeter leur sac dans le coffre de la voiture ou encore à te suivre dans les opérations. Ou bien ils aiment aller se perdre dans des zones aléatoires tandis qu’ils étaient sur le chemin pour aller encaisser l’argent… Des fois, ils sont un peu compliqués à gérer. Heureusement, ça n’arrive pas si souvent que ça et on peut prendre leur contrôle s’ils sont allés se perdre quelque part pour une raison obscure. Leur compagnie étant indispensable pour réussir certaines missions, heureusement qu’ils sont là tout de même !

Pour conclure…

Crime Boss : Rockay City est un jeu solo/multijoueur au langage très vulgaire et où l’on joue un parrain de la mafia : ce n’est pas tout public ! L’univers est génial, les personnages sont amusants, le Gameplay est cool… J’ai beaucoup aimé ! Vraiment mon seul regret c’est de n’avoir pas trouvé la possibilité de faire une coop locale. 

La  note  de la  rédaction

4/5

Les notes de la rédaction

Les points positifs

Les graphismes

L’ambiance de vieux film mafieux bien amenée

Bon casting

Expérience de jeu fun

Gameplay diversifié

Multi-joueur en ligne

Les points négatifs

Doublage de Chuck Norris

Pas de Multi-joueur en local

Les bots font parfois n’importe quoi

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