Bungô Stray Dogs – Tome 25

Après nous avoir laissé mariné avec un suspens intenable, Bungô Stray Dogs est de retour avec son tome 25 afin de connaître enfin le destin de l’humanité, scellée depuis que Dazai à perdu son duel contre Dostoïevski, que Fukuchi a eu raison de Fukuzawa et qu’Atsushi est à la merci d’Akutagawa. Pourtant l’Agence des Détectives armés ne semble pas abandonner le combat pour autant dans ce nouveau tome, disponible depuis le 11 juillet 2025 en librairie. Tout repose désormais entre les mains d’Aya, seule personne capable de venir en aide à Bram Stocker. La fin du combat est proche, mais connaissant Kafka Asagiri, il pourrait bien nous réserver encore quelques surprises.

Cette critique a été réalisée avec un exemplaire fourni par l’Éditeur.

À la recherche du tigre perdu

Après avoir été expulsé de son centre d’accueil, Atsushi Nakajima se retrouve seul et à la rue… il rencontre alors un étrange jeune homme du nom d’Osamu Dazai. Ce dernier fait partie de l’Agence des Détectives armés, une troupe d’enquêteurs aux pouvoirs paranormaux, à la recherche d’un mystérieux tigre mangeur d’hommes. Atsushi semble avoir d’étroits liens avec ce tigre, et se retrouve enrôlé malgré lui parmi ces fameux Détectives sur l’initiative de Dazai. Action et batailles entre illustres écrivains à Yokohama !

Ototo

Bungô Stray Dogs s’ouvre sur le destin brisé d’Atsushi Nakajima, un orphelin mis à la porte sans la moindre compassion. En cause : l’apparition d’un tigre blanc gigantesque, une créature terrifiante qui semble le suivre partout et a semé la panique à l’orphelinat. Seul, affamé, errant dans les rues de Yokohama, Atsushi pense toucher le fond… jusqu’au moment où son chemin croise celui d’Osamu Dazai, un homme excentrique qu’il sauve de la noyade. Reconnaissance ? Pas vraiment : Dazai lui reproche aussitôt d’avoir gâché sa tentative de suicide. Ce sauvetage improbable marque pourtant un tournant pour le jeune homme.

Atsushi est entraîné malgré lui par Dazai et son collègue Kunikida au sein de l’Agence des Détectives Armés, une organisation aussi singulière qu’inquiétante, dont les membres utilisent des pouvoirs surnaturels pour maintenir l’équilibre dans la ville. Mais la révélation est brutale : le fameux tigre qui hante Atsushi n’est pas une menace extérieure… c’est lui-même. Un pouvoir incontrôlé, enfoui en lui, dont il ignorait jusqu’à l’existence. Désormais membre de l’Agence, Atsushi se découvre enfin une famille et un but. Mais sa tranquillité est de courte durée : la redoutable Mafia Portuaire lorgne, elle aussi, sur le tigre blanc, et une lutte souterraine s’engage, ramenant à la surface les ombres du passé de Dazai. Et ce n’est que le début, car une menace autrement plus inquiétante se profile.

La secte des Anges Déchus piège l’Agence et la fait accuser de terrorisme, tandis que Dazai est enfermé dans la prison de Meursault. Ses camarades, eux, doivent affronter les terribles Chiens de Chasse, une unité d’élite dirigée par le héros de guerre Ôchi Fukuchi. Or, derrière son aura de légende, Fukuchi cache un pouvoir redoutable (celui du vampire Bram Stoker) et un projet bien plus sombre qu’il n’y paraît. À mesure que les masques tombent, les alliances se brouillent : Dazai et Dostoïevski, liés par le poison de Gogol, engagent un duel d’intelligence mortel, où s’entrecroisent manipulation, trahison et coups de bluff. Aux côtés de Sigma, Dazai avance ses pions avec un sang-froid déconcertant, révélant peu à peu l’ampleur de sa stratégie.

Pendant ce temps, Aya, restée avec Bram, se retrouve confrontée à Akutagawa transformé en vampire, tandis qu’Atsushi, bouleversé par les révélations de Teruko, doute de sa capacité à décider si le but que veulent atteindre les Chiens de Chasse est juste ou non. Résolu à retrouver ses compagnons, il s’échappe avec la bénédiction de Teruko. Mais le piège de Fiodor se referme : croyant avoir triomphé, Dazai et Sigma se retrouvent enfermés dans un ascenseur qui se remplit d’eau, prisonniers d’un plan implacable. De son côté, Atsushi atteint la tour où Aya et Bram sont retenus captifs. Lancé à leur secours, il est stoppé net par Akutagawa et le combat éclate, suspendant une fois encore le sort du monde à une poignée de vies.

Découvrez notre critique de Bungô Stray Dogs – Tome 1 à 21 ici !

Le Vieil Homme et la guerre

L’arme ultime, l’« Ordre Unique », est finalement activée.

Fukuchi va à l’encontre de sa promesse faite au chef des Nations Unies et ordonne l’invasion du monde, qui n’a désormais plus que quelques dizaines de secondes à vivre. Aya prend la décision la plus importante de sa vie pour tenter d’arracher de la poitrine de Bram l’épée qui y est incrustée… Atsushi est finalement maîtrisé par Akutagawa.

Dazai, quant à lui, gît, une balle dans la tête, dans les murs de la prison de Meursault… Les Détectives armés sont dos au mur face à une situation qui les dépasse de toutes parts. Pendant ce temps, Sigma, perdu dans les souvenirs de Dostoïevski, est sur le point de lever le voile sur le terrible secret de ce dernier, alors que Fukuchi et Fukuzawa se livrent un dernier combat décisif pour le sort du monde entier !

Ototo

Alors que l’Ordre Unique a été activé à la toute fin du tome 24 de Bungô Stray Dogs, qu’Atsushi perd du terrain face à un Akutagawa changé en vampire et que Dazai s’est pris une balle dans la tête, il ne reste qu’Aya pour sauver la situation. Malheureusement, son plan pour séparer Bram Stocker de l’épée qui l’entrave est un échec, la table jetée dans le vide n’étant pas assez lourde pour séparer le vampire et l’épée plantée dans son tronc. Mais c’est sans compter sur la détermination et le sens de la justice d’Aya qui la pousse à se sacrifier pour sauver Bram et l’humanité.

De son côté Fukuchi, persuadé de sa victoire, baisse sa garde et c’est le moment que choisit Fukuzawa pour repartir à l’attaque, dans un duel ou les deux anciens amis jouent leur vie. A Meursault, c’est un Dostoïevski triomphant qui rejoint Gogol et se voit remettre l’antidote, récompense de ce jeu de la mort contre le pilier de l’Agence des Détectives. Alors qu’il savoure sa victoire, Fiodor à la désagréable surprise de voir son ennemi revenu d’entre les morts pour le contrer une dernière fois. Mais ces ultimes sursaut de courage seront-ils assez puissants pour déjouer les plans de Dostoïevski et des Chiens de chasse ? 

Qui veut la peau de l’Agence des Détectives ?

Après la fin de ma lecture du dernier tome de Bungô Stray Dogs, je dois bien avouer que je me rongeais les sangs (et les ongles) à savoir ce qu’il adviendrait de nos héros en plus que mauvaise posture. Si j’ai découvert le volume 24 avec plusieurs mois de décalage, cela a au moins eu pour vertu de ne pas m’avoir laissé attendre trop longtemps avant la sortie des chapitres suivants. Même si je me doutais que tout n’était pas perdu, il faut bien reconnaître que Kafka Asagiri à le sens du suspens et une capacité à me surprendre phénoménale.

A tel point que je ne tente même plus de me livrer à mon jeu favoris à savoir pronostiquer les futurs mouvements des protagonistes, tant ceux-ci se révèlent souvent aller à l’encontre de mes prédictions. Pourtant j’aime entraîner mon cerveau à résoudre des énigmes et je suis une adepte des cahiers d’enquêtes, qu’ils mettent en scène Sherlock Holmes, le Comte de Monte Cristo ou un personnage de Franck Thilliez, mais dans le cas présent je n’arrive tout simplement pas à anticiper. Surtout en ce qui concerne le duel des deux cerveaux que sont Dazai et Dostoïevski, capables d’avoir toujours deux coups d’avance l’un sur l’autre.

Voilà qui prouve une nouvelle le talent du scénariste de Bungô Stray Dogs pour façonner une intrigue aussi passionnante qu’intelligente, car le risque, quand une intrigue s’avère trop complexe, est de faire décrocher le lecteur ce qui n’est absolument pas le cas depuis le début de la série. Pour autant, j’ai une petite frustration et elle concerne Bram Stocker. Je vous en avais parlé, j’attendais avec impatience de découvrir l’incarnation de l’un de mes écrivains favoris, qui, cerise sur le gâteau, s’est avéré être un vampire.

J’ai été ravie de découvrir que Brammy prenait de plus en plus d’épaisseur et d’importance notamment au cours du tome 23 de Bungô Stray Dogs et je comptais bien le voir sans son épée plantée dans le corps. De ce point de vue là, mon souhait a été exaucé. Cependant, ce ne fut que pour une courte durée et je regrette tellement que nous n’ayons pas pu en apprendre plus sur son passé, ni  de le voir réellement à l’œuvre. Il serait dommage que le comte reste aussi sous-exploité car il est à mon sens l’un des personnages les plus intéressants du conflit en cours, ne serait-ce que par le duo qu’il forme avec Aya. Je prie pour que nous revoyons bientôt le maître des vampires, mais pour cela il va encore falloir patienter un bout de temps jusqu’à la sortie encore inconnue de Bungô Stray Dogs tome 25.

Pour conclure…

Une nouvelle fois, Bungô Stray Dogs rebat les cartes de son intrigue avec un tome 25 ou il est impossible de prédire ce qui va arriver. Il semblerait toutefois que la lutte touche à sa fin et que le conflit se dirige vers sa résolution, et ce, qu’elle qu’en soit l’issue. Du moins il semblerait car avec la passion de Kafka Asagiri pour les twists bien ficelés, rien n’est moins sûr. Il serait redondant d’encore vous vanter les mérites de la narration parfaitement construite, servie par les graphismes somptueux de Harukawa Sango et je préfère vous laisser le plaisir de la découverte de ce volume, qu’il va falloir savourer puisque le tome 25 de Bungô Stray Dogs, dont la date de sortie est encore inconnue, risque bien de se faire attendre.

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