Bota Bota

Bota Bota est un one-shot écrit par Paru Itagaki et publié sous la collection seinen de Ki-oon. Le manga traite de sujets profonds tels que l’acceptation de soi, ou le besoin d’aimer ou de se sentir aimer lorsque l’on est différent. Il est paru le 02 octobre 2025.

Cette critique a été réalisée avec un exemplaire fourni par l’Éditeur.

Résumé de Bota Bota

D’amour et de sang, ou la poursuite du bonheur par Paru Itagaki ( Beastars) !

Mako désespère de trouver l’amour. Pourtant, elle est entreprenante, séduisante et a un travail stable… mais se met à saigner du nez dès qu’elle touche quoi que ce soit qui lui paraisse malpropre. Le moindre contact physique est une épreuve, et un baiser entraîne des torrents écarlates !

Elle a bien tenté de combattre son handicap en s’exposant à la saleté au péril de sa vie, mais rien n’y fait : son blocage psychologique semble insurmontable… Mako n’abandonne pas pour autant. Un jour, elle rencontrera bien un homme capable de supporter le sang, même au lit !

Après Beastars, Paru Itagaki s’attaque à la romance entre humains ! Et ce n’est pas plus simple qu’entre animaux… Dans ce récit en un volume, elle met à nu une femme moderne à la recherche d’amour, de sexe, mais surtout d’acceptation de soi.

Quatrième de couverture

L’amour ou la saleté

Mako est une jeune femme ayant une particularité qui lui gâche la vie… Elle est mysophobe. Elle est réticente à l’idée d’être en contact avec de la saleté, mais pas pour les mêmes raisons que les mysophobes “lambda”. Ce n’est pas vraiment la peur d’être contaminée ou d’avoir des bactéries qui pose problème ici. C’est la manière dont son corps réagit lorsqu’elle touche quelqu’un ou quelque chose de sale. En effet, son nez se met aussitôt à saigner au contact de la saleté, ce qui fait qu’elle évite en général d’être tactile avec qui que ce soit. 

Le fait de constamment saigner est un obstacle dans son envie d’être dans une relation, mais surtout d’avoir des rapports sexuels. Elle n’en peut plus de faire fuir les hommes à cause de sa situation… Mais elle ne désespère pas pour autant ! Au fond d’elle, elle sait qu’elle trouvera quelqu’un qui l’acceptera comme elle est. Et qui pourra peut-être l’aider à surmonter sa mysophobie. Si tant est qu’elle existe réellement…

L’impureté est un vilain défaut

Lorsque Mako revoit Ryunosuke, sa considération envers sa mysophobie change du tout au tout. Avec lui, elle comprend plusieurs choses. Déjà, sa condition serait la source d’un traumatisme plus profond, provoqué par sa mère lorsqu’elle était jeune. Cette dernière s’est malheureusement fait tromper par son mari, ce qui a bouleversé sa vie ainsi que celle de Mako. C’est à partir de ce jour-là que sa mère a monté une secte autour de la propreté, mais surtout autour de la pureté.

Mako a donc grandi en pensant que coucher avec un homme autre que l’homme de sa vie la rendrait impure. De même qu’elle ne devrait jamais utiliser son argent inutilement, pour ne pas prendre le risque que cet argent soit manipulé entre plusieurs mains. Toutes ces leçons inculquées par sa mère se sont fortement ancrées dans son esprit. À tel point que c’est à cause de cela qu’elle s’est mis à saigner du nez du jour au lendemain. Inconsciemment, son nez la met en garde concernant les impuretés des autres. Cela concerne aussi bien les trompeurs avec qui elle fait affaire, ou les hommes endettés qu’elle rencontre… Parfait pour lui éviter de relationner avec des personnes néfastes, finalement !

Mon avis sur Bota Bota

Bota Bota est une excellente surprise, qui vaut largement le détour si vous avez envie d’une histoire hors du commun. On retrouve bien là la plume de Paru Itagaki, qui nous offre des situations loufoques et une protagoniste particulièrement attachante malgré tout. Il est difficile de ne pas compatir avec Mako, d’autant plus quand sa mysophobie provient d’un traumatisme… C’est une femme qui ne se laisse pas découdre, peu importe à quel point elle fait fuir les hommes ou non. Et qui comprend finalement que le principal, c’est de s’accepter comme elle est !

Il y a toujours une chance pour qu’un one-shot nous laisse sur notre faim, mais ce n’était pas le cas ici. L’histoire est parfaitement bien rythmée, il n’y a ni le temps de s’ennuyer, ni le temps de trouver que tout s’accélère trop vite pour la protagoniste. Et pour couronner le tout, la conclusion de Bota Bota est vraiment satisfaisante !

Pour conclure…

Paru Itagaki nous offre un one-shot avec une histoire touchante centrée autour de l’acceptation de soi. La protagoniste, Mako, est en recherche active d’une relation et de rapports intimes pour soigner sa mysophobie. Mais à travers ses diverses rencontres, elle va prendre conscience que sa condition peut s’avérer bénéfique, et l’empêcher de relationner avec n’importe qui… Si vous appréciez les mangas dramatiques avec une petite touche de comédie, Bota Bota sera fait pour vous !

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